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ISBN : 2365330363
Éditeur : Asphalte (10/10/2013)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 26 notes)
Résumé :
« Moscow », c'est le surnom de l'île de Mosqueiro ? un lieu dédié aux loisirs et à la villégiature pour de nombreux habitants de Belém. Pas pour Tinho Santos : la petite bande dont il fait partie écume l'île dès que vient l'obscurité. Avec ses amis, il se saoule, se drogue et vole en toute impunité. Mais Tinho n'est pas qu'un simple délinquant juvénile : quelque chose d'encore plus sombre couve en lui... Orange mécanique à la brésilienne, Moscow est un texte court e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
LunaZione
  10 février 2014
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une masse critique organisé par Babelio. Il faut dire que c'est surtout le fait que l'auteur soit brésilien qui m'a poussé à postuler : je trouve ce pays assez fascinant, du coup, j'étais curieuse de découvrir une histoire qui se déroulait là-bas.
J'ai vraiment passé un très bon moment avec Moscow, que j'ai dévoré. Il faut dire aussi que l'histoire est très courte puisqu'elle ne fait qu'une petite centaine de pages...
Moscow est vraiment un livre très étrange car très violent, mais d'une façon assez sournoise. Cette violence est totalement banalisée par Tinho - le personnage central - qui l'a vit comme si c'était normal, du coup, ça m'a paru normal à moi aussi... Et ça en devient vraiment dérangeant ! Je me suis posée beaucoup de question avec ce roman, surtout parce que ma réaction m'a fait peur et que je me suis une nouvelle fois rendue compte que les belles plages de sables fins et d'eaux turquoises n'étaient pas forcément synonymes de paradis...
Je n'ai pas trop su quoi penser de Tinho : toute cette violence qui l'entoure fait qu'on peut difficilement s'identifier à lui, surtout quand il en prend part. Il est vraiment dans un monde qui n'est pas le notre et fait des choses qu'on ne pourrait pas lui pardonner et pourtant... il est assez touchant. C'est un peu comme si il ne se rendait pas compte des frontières qu'il dépasse et des conséquences. Il m'a donné l'impression que personne ne lui ai jamais appris la différence entre le bien et le mal. Au fond, ce n'est qu'un enfant et c'est ce qui est aussi dérangeant : on se sent vraiment impuissant face à cet ado dans cette spirale infernale !
L'écriture d'Edyr Augusto est très intéressante puisqu'elle nous plonge directement dans les pensées de Tinho : on est tout de suite plongé dans l'action. Certains passages sont assez mystérieux, mais les données qui arrivent au fur et à mesure finissent par tout éclaircir. L'histoire est vraiment dynamique et avec beaucoup de caractère.
Moscow est un livre à découvrir si la violence ne vous fait pas peur.
Lien : http://lunazione.over-blog.c..
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encoredunoir
  14 février 2014
Quelques mois seulement après la publication de Belém, Edyr Augusto est de retour chez Asphalte avec un deuxième roman tout aussi sombre et certainement plus percutant, ne serait-ce que parce qu'il fait seulement une centaine de pages et que la violence du précédent ouvrage se trouve ici très concentrée.
Entraperçue dans Belém, l'île de Mosqueiro, « Moscow », lieu de villégiature des riches habitants de la capitale du Pará, est ici le théâtre des forfaits de Tinho Santos et de sa bande d'adolescents et de jeunes adultes, belenenses pauvres ou issus de classes plus aisées, qui jouissent de voler, de violer, de tabasser.
C'est par la voix de Tinho qu'Edyr Augusto nous fait pénétrer ce monde et c'est ce qui fait la force de son roman. Cette narration à la première personne qui n'évoque que succinctement le contexte dans lequel a grandi le personnage permet d'éviter habilement l'habituelle justification des actes par la violence sociale sans pour autant l'exclure totalement. Car si Tinho est habité par une violence incontrôlable, ses amis, y compris ceux qui semblent issus de familles plus riches, ne sont pas en reste. C'est en fait toute une génération en perte de repères que nous présente Augusto ; abandonnée par celle de leurs parents qui, à l'image de Mara, la mère de famille cédant au charme de Tinho, pense avant tout à l'assouvissement de ses propres désirs.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne prend pas de gants. Jouant des contrastes entre l'image de papier glacé d'une île des amoureux dédiée aux loisirs d'une population arc-en-ciel habitée par une extraordinaire joie de vivre et celle d'une île de perdition pour une jeunesse sans repère et assoiffée de sexe brutal et de violence gratuite, entre le jour et la nuit, entre la plage et la profondeur d'une forêt qui ne peut pourtant pas complètement digérer cadavres que l'on y balance, Edyr Augusto transforme le paradis supposé en authentique nasse pour Tinho et sa bande comme pour leurs victimes.
Sans porter de jugement donc, avec seulement le regard acéré du journaliste qu'il est, l'auteur fait voler en éclat l'image lissée d'un Brésil loin des favelas de Rio ou Saõ Paulo. Il appui là où ça fait mal et dresse le portrait inquiétant d'une jeunesse à laquelle on n'a su inculquer aucune valeur autre que celle de la recherche du plaisir et de l'étanchement immédiat des pulsions. Roman d'une rare violence, Moscow crée le malaise, fouille dans le cerveau reptilien de ses personnages – et du coup un peu dans le nôtre – et nous laisse sidérés.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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eireannyvon
  12 février 2014
L'île des Amours!
Retour au Brésil pour ce second roman d'Edyr Augusto après "Belém". Mosquiero est une île au large de cette ville, les jeunes la nomment Moscow.
Dans sa préface l'auteur nous explique son rapport avec cette terre entourée
d'eau :
- Je me balade, tout seul, en compagnie de mes souvenirs. Les gens, les événements, les odeurs, les amours, la vie. Moscow parle de violence sans culpabilité.
Pour la violence, ce livre commence fort, très fort! Un couple est pris à parti sur une plage par un groupe d'hommes dont fait partie le narrateur de ce livre. Ils sont violés tous les deux et dépouillés de la plupart de leurs effets personnels. Et cela continue, passage à tabac d'un homme et retour chez lui le lendemain car Brown voulait coucher avec son épouse enceinte! Lui refuse, il a des principes, Brown est passé le premier donc elle est à lui, et il ne veut pas passer ensuite!
La boisson et un peu de drogue, du football (on est au Brésil) avec sa bande comme coéquipiers mais le match se termine en massacre et un adversaire finit gravement blessé à l'hôpital! Lui termine la nuit en buvant jusqu'à plus soif avec ses amis!
Graça, une superbe métisse, l'envoûte littéralement, il tente de la séduire mais à chaque fois quelque chose ou quelqu'un contrarie ses plans. Avec Mara c'est le contraire, pas de plan mais une victoire totale, le sexe avec un grand S, le plaisir avec un grand P.
Mais tout est cher comme partout et il faut renflouer le tiroir caisse, avec un coup, un gros coup de préférence! Qui foire bien sûr.
Des tournois de dominos, des soirées sur la plage avec des filles d'un soir, d'autres au bistrot avec le reste de la bande....la vie....un coup réussi, un peu de fric...Graça toujours omniprésente dans ses pensées. Et Beto, ce fils à papa qui tourne lui aussi autour d'elle! Mais dans les îles comme ailleurs la mort rode et peut être brutale!
Le personnage principal est bien évidement le narrateur. Son sens de la moralité est bien caché sous la pulsion de la violence et du plaisir immédiat. Tabasser un homme ou violer une femme ne lui pose aucun cas de conscience. Mais parfois il se laisse aller à se poser cette question : c'est quoi le grand amour! Sans attendre la réponse il se précipite sur le premier jupon qui passe. Il est en extase devant Graça, il a une relation presque normale avec Dondinha, une amie d'enfance, mais a aussi une aventure sexuelle effrénée avec une femme d'âge mûr, Mara! Son point faible...une certaine obsession pour le cou des femmes!
Ses amis et complices sans foi ni loi sont de tous les mauvais coups, qui se ressemblent s'assemblent, dit le proverbe! C'est l'équipée sauvage!
J'aime bien l'écriture saccadée, moderne, phrases courtes et parfois sans verbes, qui donne du rythme au récit....
Une version brésilienne, insulaire, balnéaire et ensoleillée d"Orange mécanique"! de la grisaille britannique à exubérance de Mosquiero, mais les hommes sont les mêmes!
Un court roman violent, un Brésil loin des cartes postales, des plages et de la joie de vivre. Pour le narrateur c'est une version un peu différente de Sea, Sex and Sun . Sea, elle est là mais il n'en profite pas ou peu ; Sex, il en abuse et abuse aussi de certains corps féminins ; Sun comme la mer cela fait partie du décor.
Un parcours sanglant dans un endroit paradisiaque!
Lien : http://eireann561.canalblog...
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Altona
  24 février 2014
Dans l'onglet « recommandations » personnalisées de Babelio, je trouve, en vrac, les rubriques suivantes : « viol », « dépression », « suicide », « esclavage », « culpabilité », « chômage »…
Accoutumée aux lectures difficiles et à la violence en littérature, j'étais donc a priori bien armée pour découvrir Moscow du Brésilien Edyr Augusto, paru aux éditions Asphalte et gagné grâce à l'opération Masse critique (merci !).
Eh bien, ce court roman arrive en tête des lectures les plus dures faites ces derniers mois, ex aequo avec le Jour où Nina Simone a cessé de chanter (D. al-Joundi, M. Kacimi).
Tinho, personnage principal et narrateur de cette histoire, fait partie d'une sorte de gang sévissant sur l'île de Moscow, surnom de l'île de Mosqueiro. Entre viols, cambriolages, assassinats, sexe, drogue, alcool, et mêlant divers milieux sociaux, c'est un roman noir, très noir que le journaliste brésilien nous donne à lire. Les phrases courtes font écho à la brutalité de l'action et le lecteur, fasciné, ne trouvera ici aucune condamnation morale. Tinho est un personnage étrange, que l'on ne peut s'empêcher de trouver attachant malgré sa noirceur et son absence de lucidité sur ses actes.
Un roman que je conseille mais dont vous ne sortirez pas indemnes !
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dunoirdupolar
  24 juillet 2014
Il y a eu Orange mécanique, Les chiens de paille, Tueurs-nés... Nous pouvons ajouter un petit nouveau...
"Moscow" est le nom donné à l'île de Mosqueiro, près de Belém. Dans ce petit roman Edyr Augusto nous plonge dans une ultra-violence sans retenue. Nous suivons le personnage de Tinho Santos au coeur d'une turpitude à vous glacer le sang !
Ames sensibles veuillez vous abstenir !
Juillet. Ce sont les vacances pour Tinho. Il passe le plus clair de son temps avec ses potes, Quico, Dinho et Brown. A eux quatre, ils forment une petite bande déjantée qui écume l'île durant la nuit. Et ils ne mettent aucun frein à leur violence :
Quand ils dépouillent un "fils à papa", ils le violent, et font pareil avec sa petite amie. Quand la soeur d'un pote se fait emmerdée par un membre de gang, ils foncent chez lui et le défoncent. Brown, viole la femme du gangster, pourtant enceinte. Quand ils participent à un tournoi de foot, ils finissent par fracasser le crâne d'un adversaire. Quand ils cambriolent une maison, ils peuvent laisser des cadavres derrière eux... Et quand leurs sales besognes sont terminées, ils vont tranquillement descendre des verres dans le rade de Barba.
Mais à côté de cette violence il y a aussi de l'amour. Tinho a le béguin pour Graça. Il ose à peine lui parler et lui avouer ses sentiments tellement elle l'intimide. A cette gêne, s'ajoute un autre problème : un dénommé Béto. Un fils à papa qui roucoule autour de Graça, ce qui a le don de faire monter la haine en Tinho, et quand cette dernière monte trop haut, il doit l'évacuer. C'est la raison pour laquelle, un matin, il rentre chez lui les mains couvertes de sang...
Quand on referme le livre on se pose une question : d'où cette violence peut-elle bien émerger ? Soit Edyr Augusto a un côté très sombre en lui, soit il s'est inspiré d'une ou plusieurs histoires vraies. La première réponse me semble plus rassurante, car le degré de violence atteint le paroxysme de la cruauté. Certaines scènes sont à la limite du dérangeant et cela dès la première page. Bien sûr, cet effet est dû à la qualité de l'écriture : crue, sèche et frappante. Par petites salves de phrases courtes et avec le détail juste, Edyr Augusto installe une ambiance machiavélique au sein d'un lieu idyllique. Et le comble, c'est qu'on se presse de tourner chaque page, impatient de connaître la suite de l'horreur !
YB.

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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2013
Les insulaires étaient pêcheurs, concierges ou travaillaient dans l’hôtellerie. Mosqueiro était bucolique. C’est là que j’ai passé mes vacances d’enfance et d’adolescence. Les premières amours. Les premières fêtes. Les amitiés. Le vendredi, en fin d’après-midi, les pères de famille arrivaient de Belém pour y passer le week-end.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2013
Cet après-midi, dans ce lit, je suis devenu un homme. Un autre truc que je te dois, Mara. Elle m’a fait à manger. Tendresse. Des petites discussions de rien. Des rires. Ce que seule la femme peut offrir à l’homme. Elle veut pas que je revienne à Mosqueiro. Mais elle veut me revoir à Belém. Elle veut revivre cette folie. Quand on s’est échangé ce regard, les yeux dans les yeux, malgré la différence d’âge, elle s’est dit que ça allait être génial. Et ça l’a été. Je réponds oui, mais à cet instant, je me dis que je sais pas comment je vais m’en tirer. Tout peut arriver. On finit dans les bras l’un de l’autre, mélancoliques, en attendant l’heure de la séparation.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2013
J’en sais rien, mais on peut faire peur. Sans pitié. Faites des têtes de méchants. Cachez vos gueules en relevant vos t-shirts. Pour avoir l’air encore plus méchants. On s’appelle pas par nos prénoms. Tout le monde s’appelle « mec », c’est tout. Allez, on y va.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2013
C’est quoi, l’amour ? C’est ce désir sexuel, ou c’est le désir de l’autre, le désir de l’avoir à côté de nous, pour toujours, et de lui parler éternellement ? Ou alors quelque chose d’encore plus grand, que je connais pas ? Ou cette sensation forte, que je comprends pas non plus et qui des fois me pousse à… Mais j’ai pas envie de penser à ça.
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rkhettaouirkhettaoui   15 novembre 2013
Je reste là à regarder Andréa en train de bouger. Superbe. On dirait une panthère. Tous ses gestes sont sensuels, même sans qu’elle le veuille. Mais je crois que c’est recherché. Les femmes, ça fait jamais rien par hasard.
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Video de Edyr Augusto (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Edyr Augusto
Chronique de Pssica, d'Edyr Augusto. Editions Asphalte
Retrouvez toutes les vidéos ici : http://goo.gl/23DkUZ
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