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ISBN : 2757823930
Éditeur : Points (03/11/2011)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Révolutionnaire, yogi, philosophe, poète, visionnaire, Sri Aurobindo fait partie de ces êtres hors du commun dont l’œuvre, inextricablement liée aux expériences de sa propre existence, nous raconte l’histoire d’une « vie divine ». Son enseignement, fidèle à la cosmologie des Védas, se démarque cependant des voies traditionnelles. Par le biais de son « Yoga intégral » ? synthèse de tous les yogas existants ?, il propose une éducation totale de l’homme par un travail ... >Voir plus
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   27 septembre 2017
Quand l'immersion dans le Surmoi est complète, il n'y a pas d'ego, pas de Moi distinct, aucune forme de personne ou de personnalité séparée. Tout est une Unité indivisible et indiscernable, libre de toute formation ou portant en elle toutes les formations sans en être affectée; elle peut être réalisée d'une manière ou de l'autre. C'est une réalisation où toutes choses se meuvent dans le Moi unique et ce Moi est là, stable dans tous les êtres; il y en a une autre plus complète et plus approfondie où non seulement c'est ainsi, mais où tous sont réalisés avec éclat comme le Moi, le Brahman, le Divin. Dans la première il est possible d'éliminer tous les êtres comme des créations de Maya, en laissant le Moi unique comme seul vrai: dans l'autre il est facile de les considérer comme de vraies manifestations du Moi, non comme des illusions. Mais on peut aussi considérer tous les êtres comme des âmes, des réalités indépendantes dans une Nature éternelle dépendant du Divin seul. Telles sont les réalisations caractéristiques du Surmoi familières au Védânta.

Dans la réalisation du yoga de la Connaissance, on se sent vivre dans l'ampleur de quelque chose de silencieux, sans forme et universel (appelé le Moi) et tout le reste n'est que formes et noms; le Moi est réel, rien d'autre. La réalisation de “mon Moi dans d'autres formes” est une partie de cela ou un pas vers cela, mais dans la réalisation complète le “mon” doit disparaître pour qu'il n'y ait que le Moi unique ou plutôt le Brahman seul. Car le Moi n'est qu'un aspect subjectif du Brahman, comme l'Îshwara est son aspect objectif. Telle est la “Connaissance” védântique. Son résultat est paix, silence, libération. Quant à la Prakriti active (mental, vital, corps), le yoga de la Connaissance n'a pas pour but de la transformer — ce serait inutile puisque l'idée est que si la libération est venue, tout cela disparaîtra à la mort. Le seul changement recherché est l'élimination de l'idée de l'ego et la réalisation que seul est vrai le Moi suprême, le Brahman. (pp. 42-43)
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enkidu_enkidu_   27 septembre 2017
L'univers entier, selon la Science, n'est qu'un jeu d’Énergie - on l'appelait autrefois une Énergie matérielle, mais on doute maintenant que la Matière, scientifiquement parlant, existe, sinon en tant que phénomène d’énergie.

L’univers entier, selon le Vedânta, est le jeu du pouvoir d’une entité spirituelle, le pouvoir d’une conscience originelle, qu’elle soit Mâyâ ou Shakti, que le résultat soit une illusion ou une réalité.

Dans le monde, et dans la mesure où il s’agit de l’homme, nous ne sommes conscients que de l’énergie mentale, de l’énergie de vie, de l’énergie dans la matière ; mais on suppose qu’il y a aussi une énergie ou une force spirituelle derrière elles d’où elles tirent leur origine. Dans les deux cas, toutes choses résultent d’une Shakti, énergie ou force. Il n’y a pas d’action sans une Force ou une Énergie accomplissant l’action et amenant sa conséquence.

En outre, ce qui n’a pas de force en soi est ou quelque chose de mort, ou quelque chose d’irréel, ou quelque chose d’inerte et qui n’a pas de conséquence. Si la conscience spirituelle n’existe pas, le yoga ne peut pas avoir de réalité, et s’il n’y a pas de force yoguique, de force spirituelle, de yoga-shakti, alors le yoga ne peut avoir aucune efficacité.

Une conscience de yoga ou une conscience spirituelle qui ne contient pas de pouvoir ou de force peut ne pas être morte ou irréelle, mais c’est évidemment quelque chose d’inerte, sans effet ni conséquence. De même, un homme qui s’embarque pour devenir un yogi ou un gourou et qui n’a pas de conscience spirituelle, ou pas de pouvoir dans sa conscience spirituelle (force yoguique ou force spirituelle) proclame une contre vérité et est soit un charlatan, soit un imbécile qui se leurre lui-même ; ou plus encore si, n’ayant pas de force spirituelle, il prétend avoir ouvert une voie que d’autres peuvent suivre.

Si le yoga est une réalité, si la spiritualité est un peu plus qu’une illusion, il doit exister une force yoguique ou une force spirituelle. (pp. 55-56)
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enkidu_enkidu_   26 septembre 2017
Né le 15 août 1872 à Calcutta, Aurobindo Ghose passe les premières années de sa vie à Rangpur (aujourd’hui au Bangladesh). Son père, un médecin bengali, l’envoie dès l’âge de sept ans faire ses études en Angleterre où, pendant treize années, de Manchester au collège royal de Saint-Paul de Londres puis à l’Université de Cambridge où il achève ses études en recevant divers prix, le jeune homme fait l’apprentissage de l’Occident. Il étudie le latin, le grec, l’anglais, le français, l’italien, l’espagnol et l’allemand, ainsi que l’histoire, la géographie, l’arithmétique et la littérature anglaise ; il compose ses premiers vers en anglais et lit directement dans la langue d’origine Shakespeare, Shelley, Keats ou encore la Bible, sans parler d’Héraclite, Platon et Plotin. Malgré de nombreuses privations, il poursuit brillamment ses études et, entre deux poèmes, commence à éprouver le désir de libérer l’Inde de l’impérialisme anglais. Bien qu’ayant réussi les épreuves du concours pour travailler dans l’administration de l’empire des Indes, il refuse de faire carrière dans un pays occupé par les Anglais, allant même contre le souhait de son propre père, qui meurt pendant le retour de son fils, après qu’a été annoncée par erreur sa disparition dans le naufrage d’un navire.

Son retour sur le sol natal, le 6 février 1893, est vécu comme une profonde expérience. Deux jours après, il commence son activité politique, parallèlement à son nouveau travail dans la principauté de Baroda (Gujarat), en écrivant des articles pour un journal de Bombay. Il apprend aussi le sanskrit, le marathi, le gujurati, le bengali et se plonge intensément dans l’étude de la littérature et des traditions religieuses de l’Inde qu’il avait jusque-là ignorées. Entre autres fonctions, il enseigne le français puis l’anglais à l’Université de Baroda, compose, traduit et publie des poèmes, tout en établissant des contacts avec diverses sociétés secrètes. (intro., p. 11)
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Video de Sri Aurobindo (4) Voir plusAjouter une vidéo

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Fondée en 1968, Auroville, dans le sud de l'Inde, voulait être le lieu d'une vie communautaire universelle où chacun vivrait en paix, dans une totale harmonie, au-delà des croyances, des nationalités et des opinions politiques, à la recherche d'un homme nouveau. Ville expérimentale dont le nom est inspiré du philosopheindienSri Aurobindo? Utopie du XXe siècle? En 2008, comment a...
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