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ISBN : 284186894X
Éditeur : Michalon Editions (30/08/2018)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 16 notes)
Résumé :
" Le mouvement des passagers dans le wagon m'oblige à le frôler pour sortir de la rame. J'avance sans réfléchir. Rien d'autre que l'intensité de ce face-à-face encore vivant ne peut s'infiltrer jusqu'à mon cerveau. Je m'en remets au rythme de mes pas qui m'éloignent de lui. J'écoute cette musique pour éviter de penser.
Cette musique est celle de ma survie, ou de ma plus belle erreur. "

Poussée par le mystère d'une rencontre improbable et encha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  12 octobre 2018
***
Alors qu'elle est seule dans le métro parisien, Eve croise le regard d'un homme qui la désarme. Une rencontre du hasard qui va bouleverser la vie qu'elle mène, entourée de ses 2 enfants et d'Antoine, l'homme de sa vie. Une rencontre qui va soulever les voiles qui assombrissent parfois son quotidien, qui pèsent sur ses épaules depuis si longtemps... trop longtemps...
C'est une fois de plus grâce aux 68 premières fois que je découvre cette jolie plume que possède Peire Aussane. Pour ce premier roman, elle nous entraine dans les pas d'une jeune femme perdue dans une vie sans réelle consistance, comme prisonnière d'un léger brouillard.
Sans être malheureuse, Eve sent un manque, un vide... Elle se sait habitée par le souvenir de sa grand-mère, exilée au Japon bien avant sa mort. Et quand elle décide, sur un coup de tête de partir pour Tokyo, elle ne pense pas trouver ce qu'elle ne croyait pas chercher...
Au delà des réponses, c'est la liberté, la force d'exister et le souffle léger qu'elle emporte avec elle, pour ne plus les laisser s'échapper.
Une écriture fine, toute en douceur, avec un travail méticuleux sur les personnages, donnent à ce premier roman une teinte de bonheur simple... Un joli moment de lecture !
Lien : https://lire-et-vous.fr/2018..
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hcdahlem
  17 septembre 2018
Pour ses débuts, Peire Aussane a réussi un très joli roman qui raconte avec une plume légère et sensuelle l'odyssée d'une artiste-peintre qui va s'envoler pour Tokyo où elle trouvera des réponses aux questions qui la hantent.
« Plus que deux stations avant Concorde, où je change de ligne. Deux minutes d'une magie délectable. Une éternité. Je prends le temps d'observer les traits de ce visage ami. Je contemple la manière dont ils se meuvent les uns par rapport aux autres. Ils dansent ensemble, une danse en forme de prière. Son regard est tranquille et vaillant. Si ses yeux parlaient, ils auraient une voix douce, un débit mesuré et un accent discret. Ils sont légèrement plissés et sa peau hâlée me parle d'Orient. » Voilà comment une rencontre dans une rame de métro va changer la vie d'Ève, même si ce regard insistant posé sur elle ne dure que quelques minutes, car la narratrice de ce superbe premier roman à une correspondance à prendre pour retrouver sa Alixe, meilleure amie. Mais tout comme elle a de la peine à quitter les tableaux qu'elle peint lorsqu'elle est dans sa phase créative, elle conserve l'intensité de ce face-à-face et cette sensation d'abandon, de don total de soi pour ce bel inconnu. Elle ne se rend d'ailleurs pas compte que son portable disparaît à ce moment.
Résidant près d'Arles avec son mari Antoine et ses deux enfants, elle profite de quelques heures de liberté pour visiter l'exposition Soulages au Centre Pompidou et déjeuner avec Alixe. Car ses parents sont ravis de s'occuper de leurs petits-enfants. Quant à Antoine, spécialiste des parfums, il est à Moscou où ses talents de «nez» sont demandés pour la création d'une essence à base de caviar.
Après avoir raconté à Alixe cette troublante rencontre et la perte de son portable cette dernière promet de le localiser. Elle y parviendra et pourra annoncer à Ève que son téléphone se promène désormais à Tokyo, ajoutant qu'elle y voit une invitation du voyageur croisé dans le métro.
Ève choisit de partir pour la capitale japonaise. Outre son téléphone, elle entend profiter de son séjour pour tenter de retrouver les traces de ses grands-parents, exilés dans l'Empire du soleil levant après leur divorce.
Préférant le romantisme à la vraisemblance – mais dans un roman l'imaginaire a tous les droits – Peire Aussane va conduire Ève dans une fumerie d'opium où une vieille dame viendra lui parler de sa grand-mère, va lui faire retrouver son téléphone et l'inconnu du métro et même lui offrir la possibilité, en regardant par la fenêtre, de voir s'éloigner le taxi d'Antoine…
Mais n'en disons pas davantage, sinon que l'on prend beaucoup de plaisir à lire ce roman qui fait la part belle aux sens. La vue, essentielle pour un peintre, l'odorat essentiel pour un «nez», mais aussi le goût, le toucher, le goûter et l'ouïe permettent au lecteur de ressentir les émotions et de se laisser embarquer dans ce conte qui, à l'instar du taïso («préparation du corps»), cette gymnastique douce japonaise dénoue les énergies et vous fera vous sentir bien.

Lien : https://collectiondelivres.w..
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AMR
  06 janvier 2019
Ma treizième lecture dans le cadre de cette session Rentrée Littéraire 2018 des 68 premières Fois : Deux stations avant Concorde de Peire Aussane.
Ce roman est l'histoire d'une rencontre et de retrouvailles ; une femme un peu perdue dans sa vie, une artiste, en couple et mère de famille, part sur un coup de tête au Japon, sur les traces de son téléphone portable volé, comprend un mystère entourant ses grands-parents et trouve un sens à sa vie.
C'est bien écrit, rythmé. L'alternance des points de vue, entre le JE de l'héroïne et la narration omnisciente, est originale et scande harmonieusement le récit. Les personnages secondaires sont très stylisés tandis que la personnalité de la principale protagoniste est, au contraire, très travaillée. Ce roman propose des approches poétiques, sensuelles, érotiques dans un choc des cultures française et japonaise…
La principale clé de lecture tourne selon moi autour des relations de couples et familiales ; il y a une réelle volonté de consolider le lien conjugal et de lui donner un second souffle dans un respect mutuel ; les rapports mère-fille sont intéressants tant dans les non-dits que dans les efforts pour se comprendre malgré tout. Et, surtout, il y a une belle transmission entre une grand-mère et sa petite fille.
Mais voilà, je partage cependant un ressenti plutôt mitigé car je n'ai ressenti aucune émotion à la lecture de ce livre. Ève, l'héroïne, m'a prodigieusement agacée dans son incapacité à « réaliser un acte banal […] sans le transformer en exercice psycho-analytique », dans sa torsion de la vie pour en extraire un sens toujours plus compliqué, dans sa facilité pour tout plaquer, prendre un avion et partir au bout du monde, se donner et se reprendre.
Soit ce n'était pas, pour moi, le bon moment pour lire ce premier roman…
Soit je ne suis pas descendue du métro à la bonne station et comme, se faisant, j'ai gardé mon téléphone, la suite de l'histoire n'était plus pour moi.
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ValerieLacaille
  19 janvier 2019
C'est une histoire bien jolie et limpide que nous propose Peire Aussane dans son premier roman. Deux adjectifs qui qualifieraient parfaitement son héroïne, Eve. Un prénom qui n'est d'ailleurs pas si anodin. Celui de la première femme de la Création ; ici celui d'une femme qui comprend intrinsèquement ce qu'est la relation de couple : un compromis entre liberté personnelle et satisfaction de l'autre.
On entre en douceur, voire, hélas, ennui, dans cette histoire de femme blessée au plus profond d'elle-même, qui doute de tout, de son mari, d'elle-même, de sa descendance maternelle, au point de souffrir physiquement de ses douleurs morales. Et puis il y a cette rencontre visuelle dans le métro, ce téléphone volé, ce voyage vers le Japon qui s'impose, et Eve, tout comme le récit, s'envole. Enfin, de l'action ! Et cette activité émotionnelle et sensuelle va tracer un chemin narratif jusqu'à « l'apothéose » finale.
Un premier roman un peu balbutiant, qui promet d'autres écrits plus aboutis.
Un auteur probablement à suivre.
Lu dans le cadre des 68 premières fois.
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nilebeh
  09 décembre 2018

Parisienne que je suis, j'ai évidemment vérifié le lieu de l'action : partie de Lamarck-Caulaincourt, Eve est donc sur la ligne 12 (le vert foncé, diraient les enfants et les touristes), et deux stations avant Concorde, c'est Saint-Lazare. Une gare qui porte le nom d'un miraculé. Eve elle-même, peut-être ?
Le décor est planté : nous sommes à Paris, le personnage central, Eve rend visite à ses parents domiciliés rue Lepic (c'est à Montmartre, près de la station Lamarck) ; elle vit à Arles avec son mari Antoine et ses deux enfants adorables. On découvre Alix son amie d'enfance et aussi qu'elle a traversé des moments de grande dépression ponctués de phases de désintoxication. Eve peint, adore Soulages qu'elle va visiter régulièrement à Baubourg et tente de vivre avec application.
Quand « deux stations avant Concorde » son regard croise celui d'un homme aux yeux étirés, tout son être implose. Il vient de se passer quelque chose qui relève de l'explosion nucléaire. Sa vie entière lue au filtre de cet incident lui devient tout à coup insupportable. Elle raconte l'épisode à Alix, précise que l'individu a dû lui subtiliser son téléphone portable et semble si retournée qu'Alix - apparemment enquêtrice confirmée - géolocalise le portable à...Omotesando, un quartier chic de Tokyo !
Et Alix prend un billet d'avion, réserve un R-B&B pour sa copine. Antoine le mari qu'on sait volage est à Moscou pour son travail (il est « nez »), les enfants sont casés, il n'y a plus qu'à se laisser porter. Jusqu'où ?
Car l'histoire semble donner lieu à d'étranges réminiscences dans la mémoire d'Eve. Sa grand-mère et son grand-père, divorcés, ont chacun refait leur vie au Japon. Quand elle est morte, la grand-mère tant aimée tenait un morceau de journal serré dans sa main, mille fois recopié par Eve, l'artiste qui reproduit les idéogrammes sans les comprendre. Et parvenue à Tokyo, c'est en suivant les indications de ce morceau de papier qu'elle va trouver des réponses au passé, au présent qu'elle ne supporte plus très bien et construire son avenir sur de nouvelles bases.
Il aura fallu le coup de foudre du métro pour que tout bouge dans sa vie.
Roman plein de délicatesse, aux contours et aux nuances aussi déliés et fins qu'une calligraphie japonaise, « Deux stations avant Concorde » est l'itinéraire d'une femme sensible, blessée mais forte et déterminée, en s'appuyant sur le message des anciens - valeur très asiatique - , à reconstruire une vie plus en accord avec ce qu'elle est profondément.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   17 septembre 2018
Plus que deux stations avant Concorde, où je change de ligne. Deux minutes d’une magie délectable. Une éternité. Je prends le temps d’observer les traits de ce visage ami. Je contemple la manière dont ils se meuvent les uns par rapport aux autres. Ils dansent ensemble, une danse en forme de prière. Son regard est tranquille et vaillant. Si ses yeux parlaient, ils auraient une voix douce, un débit mesuré et un accent discret. Ils sont légèrement plissés et sa peau hâlée me parle d’Orient. 
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mireille.lefustecmireille.lefustec   05 décembre 2018
Je me ramènerai tout entière en France, entière et légère. J'ai quelques heures pour m'organiser, trouver les bons outils pour faire en sorte que les quelques dizaines d'années qui suivent se souviennent de ce moment, pour inscrire à la surface de chaque jour l'empreinte de ma légèreté. p. 154
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ValerieLacailleValerieLacaille   19 janvier 2019
Les livres sont les réponses aux questions qui hantent ses pensées.
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mireille.lefustecmireille.lefustec   05 décembre 2018
Chaque pas est une victoire, car le miracle est toujours là. Ce miracle d'être présente, de ne pas rêver d'ailleurs et d'autrement, de se suffire, d'être émerveillée.
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