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ISBN : 2262017611
Éditeur : Perrin (03/05/2001)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 9 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Perrin - 04/2001)


De 1955 à 1957, la République française a dépêché en Algérie l'un de ses meilleurs agents secrets, Paul Aussaresses. Même si son nom est encore inconnu du grand public, dans les cercles très fermés des services spéciaux, cet ancien parachutiste de la France libre, baroudeur de la guerre d'Indochine et fondateur du 11° Choc (le bras armé du Sdece), était déjà considéré comme une lég... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Houbbabzh
  06 décembre 2017
On savait même si nos hommes politiques de l'époque dont certain(s) au plus haut plan de l'etat français par la suite, on fait semblant de ne pas savoir ...on croirait réentendre ce que l'on a entendu à la fin de la seconde guerre mondiale à propos de la collaboration et des exterminations ...
Là un homme a le courage de parler, mais attention , nulle part on n'a le droit à la description de scènes de tortures.Mais on apprend par lui que les chefs militaires et politiques étaient au courant et approuvaient ...
Mais, pourtant historienne, je ne savais pas du tout que les coupables n'étaient pas jugés mais exécutés, et il y en a eu, tout comme les meurtres et les attentats sanglants.....les exécutions servant à pallier à une justice impuissante à faire régner l'ordre.
Le témoignage est sans fioritures, d'une précision toute militaire, et l'auteur ne cherche pas d'excuses, il n'en demande pas d'ailleurs...
Il faut comprendre aussi que les troupes de paras ou de la légion envoyées en Algérie venaient de subir les atrocités de la guerre d'Indochine, qui suivaient celles de la seconde guerre. Tout un état d'esprit de soldats ayant vu les leurs tomber, ou ayant été libérés des camps vietcongs après avoir subi eux-même les tortures des camps de prisonniers.
Ce livre a éclairé ma lanterne, j'ai mieux compris l'état d'esprit de ces hommes, qui torturaient pour ...la patrie et avec l'assentiment de l'Etat français .
Evidemment je n'approuve pas, mais dans le contexte de l'époque ces agissements étaient dans la continuité des événements de la décennie...
Un livre qui laisse songeur et qui nous montre aussi que jusqu'à une époque pas si lointaine, le sujet était tabou.On mentionnait la guerre d'Algérie , mais ...l'événementiel, pas les dessous peu reluisants ...




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ADuby
  02 juin 2018
Difficile de noter un tel livre. Il y a certes une certaine qualité d'écriture et si les situations décrites ne donnent pas de suspense (ce n'est pas un roman) on a envie de savoir jusqu'où l'auteur est allé dans l'ignominie. Militaire de carrière, Aussaresses avoue ce que tout le monde savait sans jamais osé le dire publiquement jusqu'à son livre : la France a torturé en Algérie. Et c'est lui qui était principalement chargé de cette sale besogne. Il faut donc reconnaître un certain « courage » dans son aveu. Au moins lui le reconnaît et l'assume au contraire des politiques de l'époque qui se cachaient tous derrière leur petit doigt, qui faisaient semblant de ne pas savoir... Les Edgar Faure, François Mitterrand, Pierre Mendes-France, Guy Mollet, de Gaule (qu'il ne cite jamais), etc. Tous plus hypocrites les uns que les autres. Mais si Aussaresses se targue d'être plutôt un intellectuel, il a torturé et tué sans jamais éprouver de remords. Les violents, les assassins, les meurtriers étaient tous du côté du FLN dont les actions sont décrites en détails pour essayer de mieux nous en convaincre. Il justifie ses propres atrocités au nom de la Justice et affirme qu'il aurait été impossible de juger équitablement les Algériens arrêtés, sinon l'appareil judiciaire se serait enrayé tellement il y avait d'arrestations (p. 153). Tuer après avoir torturé plutôt que juger. Comme un aveu que la France était devenue une dictature en Algérie. Cette France qui, aujourd'hui, donne des leçons de démocratie…
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EFourn
  10 octobre 2015
Voilà une magnifique justification de l'utilisation de la torture et de l'exécution sommaire ! La torture pour faire cesser les « attentats terroriste » du FLN à Philippeville et à Alger, et l'exécution sommaire pour faire gagner du temps aux pauvres juges et éviter d'enrayer la machine judiciaire !
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jsgandalf
  09 mai 2012
L'Algérie laisse des traces profondes dans la l'histoire française. Un ancien, pas encore général à l'époques revient sur son métier d'officier de renseignement d'abord à Philippeville puis en plein bataille d'Alger au ordre du général Massu. Sans pathos Aussaresses revient sur ses actions : recherche de renseignement, torture, exécution de prisonniers. Un livre très dure à lire. Evitons de juger ces hommes, qu'aurions nous fait à la même époque placé au même poste.
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Birhacheim
  24 octobre 2009
La vérité crue...
On savait que l'armée française avait torturé en Algérie.
On savait que la bataille d'Alger n'avait pas été une bataille comme les autres: véritable course poursuite entre l'organisation politico-admnistrative du FLN et les parachutistes dela 10ème DP du Gal Massu.
L'enjeu: la terreur sur Alger, les attentats aveugles, la volonté du FLN de faire basculer définitivement la population musulmane dans son camp et les européens d'Algérie dans l'autre, le rpole du PC algérien, les porteurs de valises européens,…
Les paras ne voulaient pas de cette bataille, ils l'ont cependant gagnée. Gagnée au nom de la France, sur ordre de Paris en utilisant le contre-terrorisme et ses méthodes expéditives.
Ausaresses nous présente son rôle central, ses missions, ses méthodes sans fard, sans honte et sans regret. Il assume.
Aux éditions Perrin en 2001.
Lien : http://www.bir-hacheim.com/s..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
andreas50andreas50   13 juin 2018
Le couvre-feu décidé par Massu fut rapidement mis en place. Les patrouilles exécutèrent les ordres et tirèrent sur tout ce qui bougeait. On laissa les morts sur place. On n'avait pas le temps de s'en occuper et il fallait qu'on les voie bien. Pour être crédibles, les parachutistes devaient en effet se montrer plus redoutables que le FLN.
Des exécutions sommaires ainsi pratiquées dans les rues d'Alger prouvaient la détermination du gouvernement dont nous étions le bras armé. Elles frappèrent tant les esprits que, le lendemain, les dénonciations commencèrent à affluer.
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andreas50andreas50   12 juin 2018
Une fois entré dans le bureau de Massu, comme je n'avais rien à perdre, je n'ai pas mâché mes mots :
- Mon général, je préfère vous dire que je n'étais pas volontaire pour ce poste. Pas du tout volontaire !
- Je le sais bien, mon vieux, fit-il avec un petit sourire. Ça prouve au moins que vous avez compris ce qu'on attend de vous et c'est mieux comme ça : nous allons gagner du temps et le temps presse. Sachez simplement que vous êtes l'homme de la situation. C'est pour ça que vous avez été choisi. Aujourd'hui, le FLN tient Alger et nous le fait savoir tous les jours. Il le fait savoir au monde entier. Non seulement le FLN tient Alger, mais ses principaux chefs y sont installés. Tout le monde le sait. Aujourd'hui, Aussaresses, nous allons les liquider, très vite et par tous les moyens : ordre du gouvernement. Puisque vous n'étiez pas volontaire, vous savez que ce n'est pas un travail d'enfant de chœur.
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andreas50andreas50   14 juin 2018
Quant à l'utilisation de la torture, elle était tolérée, sinon recommandée. François Mitterrand, le ministre de la Justice, avait, de fait, un émissaire auprès de Massu en la personne du juge Bérard qui nous couvrait et qui avait une exacte connaissance de ce qui ce passait la nuit. J'entretenais les meilleures relations possibles avec lui et je n'avais rien à cacher.
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jsgandalfjsgandalf   04 mai 2012
Que ceux qui liront cet ouvrage se souviennent qu'il est plus aisé de juger hâtivement que de comprendre, plus commode de présenter ses excuses que d'exposer les faits.
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jsgandalfjsgandalf   04 mai 2012
L'action que j'ai menée enAlgérie, c'était pour mon pays, croyant bien faire, même si je n'ai pas aimé le faire.Ce que l'on fait en pensant accomplir son devoir, on ne doit pas le regretter.
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Video de Paul Aussaresses (7) Voir plusAjouter une vidéo

[Réactions tortures du général Aussaresses]
Reportage. Après la publication du livre du général Paul AUSSARESSES, où il avoue avoir pratiqué la torture pendant la guerre d'Algérie, sans exprimer de regrets, plusieurs hommes politiques se sont exprimés sur l'opportunité de la création d'une commission d'enquête. Commentaire sur images factuelles et pages du "Monde", alternant avec une interview du général AUSSARESSES (archives...
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