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ISBN : 226402383X
Éditeur : 10-18 (30/05/1996)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 1247 notes)
Résumé :
Sous le vernis d'un genre, chacune des phrases de Jane Austen attaque les conventions, traque les ridicules, et finit avec une grâce exquise par pulvériser la morale bourgeoise, sans avoir l'air d'y toucher. Les héroïnes de Jane Austen lui ressemblent, elles aiment les potins mais détestent bavardages, grossièreté et vulgarité. La pudeur, le tact, la discrétion, l'humour sont les seules convenances qu'elles reconnaissent... Et si Jane Austen mène les jeunes filles a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (182) Voir plus Ajouter une critique
angie22
  10 juin 2014
Quel talent, quelle plume ! Combien d'auteurs contemporains seraient près à vendre leur âme au diable contre la moitié du talent de Jane Austen ?
Si Elizabeth Bennett est piquante, sarcastique et pleine de charme, Anne Elliot est douce, sensible et sensée, sage et encore belle malgré ses 27 printemps (un âge où, à l'époque, une célibataire a tout lieu de croire qu'elle le restera). Comment une héroïne si parfaite peut-elle émouvoir le coeur du lecteur ? Tout simplement parce que ses doutes et sa modestie nous la rendent plus crédible, plus réelle. On s'attache à cette femme intelligente et profondément bonne comme à une amie fidèle et sincère. Elle mérite l'amour du capitaine Wentworth comme aucune autre.
La plume toujours acérée de Jane Austen face à la société bourgeoise et aristocratique de l'époque est, là encore, bien présente; mais l'auteur semble avoir mis toute la sagesse de son « grand » âge dans le caractère de l'héroïne de « Persuasion ».
Un seul reproche vis-à-vis de ce roman : je suis obligée de le rajouter à ma liste pour une île déserte !
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Eve-Yeshe
  09 juin 2015
Veuf et père de trois filles, le baronnet Walter Eliot est ruiné. Il doit laisser sa propriété en location pour se retirer à Bath. Sa fille Elisabeth le suit tandis que ses deux autres filles restent dans la région, Ann toujours célibataire à 28 ans trouvant refuge chez sa soeur Mary.
Les nouveaux locataires de la propriété arrivent, il s'agit de l'amiral Croft et de sa femme. Celle-ci a un frère, le Capitaine Wentworth, qui a été fiancé il y a quelques années avec Ann. Celle-ci n'avait pas donné suite à cette liaison, suivant l'avis de son amie, Lady Russell, qui trouvait le capitaine d'un rang inférieur indigne d'Ann.
Mais les années ont passé, le capitaine rend visite à sa soeur, il a réussi et s'est enrichi, il cherche à se marier. Anna n'a pas oublié Wentworth...

Ce que j'en pense :
C'est le deuxième roman de Jane Austen que je lis, et je l'ai beaucoup aimé.
On retrouve une description précise de la société de l'époque, avec les nobles attachés à leurs privilèges, la nécessité pour les filles de se marier avec quelqu'un de leur rang, ou à défaut un homme qui a une belle situation donc beaucoup d'argent.
Les personnages sont bien étudiés, leur fonctionnement psychologique, leurs qualités et leurs défauts, leur snobisme. L'auteure dépeint très bien les relations familiales, la fille aînée dominatrice qui forme pratiquement un couple avec son père, la deuxième soeur, Mary qui s'est « richement mariée » à Charles et qui est énervante au possible avec sa personnalité histrionique, (elle aurait beaucoup plu à Freud), toujours malade pour qu'on s'occupe d'elle, occupant le plus possible le devant de la scène) au détriment de notre héroïne, Ann.
Ann est une personne posée, qui réfléchit, toujours dans l'empathie, prête à s'effacer pour les autres. Elle lit beaucoup, des poèmes, de la prose mais ne peut partager cela avec personne dans la famille. Elle est tellement différente.
Jane Austen parle très bien de la persuasion : comment une personne peut faire taire ses sentiments sous l'influence de son entourage. Il y a la famille qui veut absolument pousser Ann à renoncer à son amour pour le capitaine uniquement au nom du prestige du titre, pour le père qui est baronnet, au nom de la mésalliance aussi pour Elisabeth, car ils sont, tous deux, très vaniteux. Il y a la persuasion dans l'intérêt d'Ann, par erreur de jugement comme le fait l'amie dévouée Lady Russel. « Elle se soumit en silence, mais profondément humiliée »
Il y a aussi l'auto-persuasion : Ann essaie de modifier son propre raisonnement, ses sentiments parce qu'elle-même est convaincue qu'elle ne peut pas intéresser les autres, en particulier le capitaine. Parfois on se demande même si elle n'agit pas de façon sacrificielle.
L'auteure nous livre aussi une réflexion sur la soumission par rapport au courage, la patience, la résignation, l'altruisme qui sauve.
On voit les personnages évoluer, quand ils en sont capables, par touches successives, les mots échangés timidement, les mains qui se frôlent. Parfois, l'auteure ne fait que suggérer et on voit les choses changer. Parfois, Ann peut irriter le lecteur, car on pourrait la croire faible et immature, alors qu'elle est mal à l'aise dans sa famille bouffie d'orgueil, qui juge les gens selon leur rang.
Jane Austen est en avance sur son époque, elle nous parle du pouvoir des livres sur l'esprit, comme on parle aujourd'hui de l'effet thérapeutique des livres, la préférence pour la prose à la poésie dans certains états émotionnels.
On retrouve dans « Persuasion » le thème des deux prétendants, l'un sincère, vraiment amoureux, l'autre manipulateur qui intrigue pour arriver à ses fins : le bon et le méchant, face à la jeune fille timide. Ce n'est peut-être plus aussi caricatural dans la société moderne mais est-ce bien sûr ?
Les descriptions des lieux, (notamment Lyme, Charmouth dans le chapitre 11) des personnages sont excellentes, et j'ai dévoré ce livre avec le même enthousiasme que « Raisons et sentiments » il y a quelques années. C'est une plume que j'ai eu du plaisir à retrouver. Je pense que je vais lire toute l'oeuvre de Jane Austen en gardant pour la fin « Orgueil et préjugés » qui est le meilleur semble-t-il. (En tout cas j'ai adoré le film). Ils sont tous téléchargés sur ma liseuse. Je viens de commencer: "Emma".
Note : 9,2/10 Coup de coeur bien sûr!
Challenge 19e siècle

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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Marple
  16 juillet 2015
Persuasion m'a semblé assez différent des autres livres de Jane Austen que j'ai lus, Orgueil et préjugés, Lady Susan ou Northanger Abbey. Dans ceux-là, on se régale certes de la finesse de l'analyse psychologique et de l'ironie piquante, mais on a aussi un plaisir de midinette devant la belle histoire d'amour romantique...
Point de ça dans celui-ci, qui est d'une autre trempe et d'un autre genre. Bien entendu, il y est question d'amour, de mariage, de condition sociale et de relations humaines, car ce sont les sujets de prédilection de Jane Austen, auxquels elle s'est vraisemblablement intéressée toute sa vie.
Mais ce livre est plus mûr, plus sage, plus réfléchi, à l'image de son héroïne Ann, femme douce et posée de déjà 27 ans. L'ironie est toujours là, la famille d'Ann s'y prête à merveille, mais elle n'est plus gratuite, elle vise à montrer la différence entre Ann et les siens. De même, Ann n'est pas une jeune fille toute en vivacité et en joie de vivre, mais une femme qui par le passé s'est trompée et laissée influencer, qui en a payé le prix et qui y a réfléchi.
D'où des remarques très intéressantes sur la prudence, l'influence et la persuasion, ou encore sur la différence entre fermeté d'esprit et obstination opiniâtre bornée... Evidemment, on est chez Jane Austen et ces considérations ne prennent pas la forme d'un pensum moralisateur indigeste, mais plutôt d'une fable amoureuse tendre et profonde.
A certains moments, j'ai regretté la passion romanesque d'Orgueil et préjugés et les torrents de larmes qu'elle m'a fait verser. A d'autres au contraire, je me suis réjouie de trouver matière à réflexion, ainsi qu'un récit plus vraisemblable et plus fin. En tout état de cause, je n'ai pas épuisé le sujet et Persuasion m'a persuadée que je devrais le relire un jour...
J'ai beau voir ses explications sur les mariages arrangés, les dots et les situations exprimées sous forme de titre ou de rente, je ne comprends toujours pas comment une femme aussi manifestement brillante et intuitive en matière de relations humaines que Jane Austen a pu rester célibataire... alors que des bécasses comme Mary épousent des hommes riches et gentils comme Charles.
Challenge XIXeme siècle 3/xx et challenge Variétés.
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PiertyM
  24 mars 2014
Un merveilleux livre que j'ai savouré avec délicatesse car chaque mot, chaque phrase dans ce livre m'est apparu comme une boule d'oeuf qui faisait rebondir mon coeur à chaque minute. Mon attention a été emprisonnée en quelque sorte, que j'y suis allée aussi doucement, lentement et surement, mon seul souhait: ne laisser échapper aucun détail. On sent bien que tout détail a sa raison d'être, autrement dit j'avais peu peur de briser l'oeuf....oooooooohhhhhh
Au début, comme c'est dans mes habitude de ne jamais lire un livre car cela m'ennuie énormément, je lis trois ou plus de livres à la fois. Alors ce jour là Persuasion était mon troisième livre choisit, et je me rappelle qu'à chaque fois que j'essayais de le lire je m'arrêtais à la deuxième page sans jamais la finir non plus. Mais ce jour là je me suis dit que j'allais juste lire 50 pages, ensuite retrouvé les deux autres livres déjà entamés. A ma grande surprise, mon attention s'est détournée du livre que quand j'ai fini de le lire ...aaahhh...je l'ai lu, je l'ai dégusté d'un seul trait en dépit du ralentissement de mon rythme...
Un livre où chaque moment est précieux tant pour l'auteure que pour le lecteur. Un livre calme, paisible, agréable et sans prise de tête, on s'agite moins, les personnages sont présents à leur juste valeur. le plus fascinant est le cheminement, on avance tout doucement comme si on participait à l'évolution de l'intrigue dans le cerveau de l'auteure, la plantation du décor au début nous emmène doucement à découvrir une histoire d'amor qui subit des remontrances de la sociétés, de la bourgeoisie, des âmes perverses attachées aux matériels, aux titres et aux noms influents de l'époque.
Mais comme les deux âmes amoureuses, par leur perspicacité et leur bon sens, ont su garder leur amour pur, après huit ans de séparation (persuasion de la société qui condamnait à l'époque le déséquilibre de fortune dans un mariage), malgré la rancune du passé qui leur insinue une indifférence extérieure, elles n'ont pas hésité de craquer l'un pour l'autre lors de leurs retrouvailles et de laisser parler leur coeur...
Dans ce livre, on lit beaucoup plus les points de vue de l'auteure que l'imagination que peut produire dans une intrigue. Jane Austen nous ouvre ici une fenêtre d'un moment lointain où la quête des fortune justifie le mariage, la position de la femme est limitée à tout point de vue, la quête de l'héritage peut entraîner à une chasse à l'homme, et encore, et encore plus, l'auteure critique toujours sa société sur ce point: Fortune et titres ne garantissent pas l'intelligence de l'homme si bien ses héroïnes ne cherchent pas de princes charmants qui font battre leur coeur sans raison valable plutôt elles cherchent des hommes intérieurement suffisants à eux même.
C'est comme on le voit avec le capitaine wenvorth qui se voit refuser la main d'Anna parce qu'il ne présente aucune garantie de fortune. Parce qu'il est aussi un homme de grand esprit, cet échec attisera sa flamme de travailleur déterminé. Il accède enfin à une grande fortune au prix de son dur labeur. A ce moment, quand il revient huit ans après, personne ne pourra lui refuser la main cette fois-ci...
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Mimeko
  13 février 2018
Cela fait huit ans maintenant qu' Anne Elliot, s'est laissée convaincre de refuser sa main à Wenthworth, un jeune officier de marine désargenté. Depuis, la situation financière de la famille s'est compliquée et le père, désargenté, doit louer le manoir familial à une relation proche de Wentworth et déménager à Bath. Anne doit gérer ce changement de vie, entre une soeur ainée et un père au bord de la ruine mais dont la fatuité insupportable ne facilite pas la transition, son autre soeur capricieuse et exigeante et les relations de la gentry anglaise, habituée à un train de vie qu'il faut maintenir coûte que coûte. Avant ce départ, Anne est amenée à fréquenter de nouveau le jeune homme, de retour de guerre contre la France. Troublée alors qu'elle pensait avoir tourné la page, elle lutte contre ses sentiments.
Je n'ai pas ressenti avec Persuasion, le coups de coeur que j'avais eu pour les romans de Jane Austen, Raisons et sentiments et Orgueil et préjugés, j'ai eu le sentiment que la romance prenait le pas sur l'analyse fine et tellement intelligente de la nature humaine dans son sens large que j'avais tant aimé dans ces précédents romans ...j'aurai dû être plus attentive à la mention dans la préface sur la traduction : "en 1882, Hachette publia une nouvelle version, due à Mme Letorsay, reprise dans ce volume. Si elle emprunte certains raccourcis..." ; j'ai eu effectivement le sentiment que certaines parties du texte avait été tronquées ce qui a un peu gâché ma lecture. Cela reste néanmoins une lecture agréable, légère mais néanmoins abordant des sujets plus graves comme le respect de ses sentiments, le fait de ne pas vouloir se mentir à soi-même, les influences exercées par certains, et la faiblesse de caractère d'autres.
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critiques presse (1)
Telerama   06 juillet 2011
Les amours empêchées d'une héroïne tout sauf résignée.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (133) Voir plus Ajouter une citation
regencyregency   30 octobre 2013
"I can listen no longer in silence. I must speak to you by such means as are within my reach. You pierce my soul. I am half agony, half hope. Tell me not that I am too late, that such precious feelings are gone for ever. I offer myself to you again with a heart even more your own than when you almost broke it, eight years and a half ago. Dare not say that man forgets sooner than woman, that his love has an earlier death. I have loved none but you. Unjust I may have been, weak and resentful I have been, but never inconstant. You alone have brought me to Bath. For you alone, I think and plan. Have you not seen this? Can you fail to have understood my wishes? I had not waited even these ten days, could I have read your feelings, as I think you must have penetrated mine. I can hardly write. I am every instant hearing something which overpowers me. You sink your voice, but I can distinguish the tones of that voice when they would be lost on others. Too good, too excellent creature! You do us justice, indeed. You do believe that there is true attachment and constancy among men. Believe it to be most fervent, most undeviating, in F. W.

"I must go, uncertain of my fate; but I shall return hither, or follow your party, as soon as possible. A word, a look, will be enough to decide whether I enter your father's house this evening or never."
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Gwen21Gwen21   29 juin 2013
Vous transpercez mon âme. Je suis partagé entre l'angoisse et l'espoir. Non, ne me dites pas qu'il est trop tard, que ces précieux sentiments ont disparu à jamais. Je vous offre de nouveau un cœur qui vous appartient encore plus totalement que lorsque vous l'avez brisé [...].
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Eve-YesheEve-Yeshe   12 juin 2015
… Je mériterais le mépris si j’osais supposer que la véritable affection et la confiance appartiennent seulement aux femmes. Non, je vous crois capables dans le mariage de toutes les grandes et nobles choses. Je crois que vous pouvez supporter beaucoup tant que… (Permettez-moi de le dire), tant que vous avez un but. Je veux dire tant que la femme que vous aimez existe et vit pour vous. Le seul privilège que je réclame pour mon sexe (et il n’est pas très enviable, n’en soyez pas jaloux), c’est d’aimer plus longtemps quand il n’y a plus ni vie ni espoir »
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mathilde08mathilde08   26 août 2012
Arrivés dans Union Street, un pas rapide et qui lui était familier se fit entendre derrière eux. Elle eut le temps de se préparer à voir Wentworth. Il les rejoignit, puis parut indécis sur ce qu'il devait faire ; il se tut et la regarda. Elle soutint ce regard en rougissant. Alors l'indécision de Wentworth cessa et il marcha à côté d'elle.
Charles, frappé d'une pensée soudaine, dit tout à coup :
-Capitaine, où allez-vous ? A Gay Street, ou plus loin ?
-Je n'en sais rien, dit Wentworth, surpris.
-Allez -vous près de Camden Place ? Parce qu'alors je n'ai aucun scrupule à vous prier de me remplacer, et de donner votre bras à Anne. Elle est un peu souffrante ce matin et ne doit pas aller seule si loin ; et il faut que j'aille chez mon armurier. Il m'a promis de me faire voir un superbe fusil qu'il va expédier, et si je n'y vais pas tout de suite il sera trop tard.
Wentworth n'avait aucune objection à faire à cela, il s'empressa d'accepter, réprimant un sourire et une joie folle.
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akcdakcd   27 janvier 2018
Anne n’avait pas besoin de cette visite à Uppercross pour apprendre que le passage d’un milieu à l’autre, même distant de trois milles seulement, comporte souvent un changement total de conversations, d’opinions et d’idées. Elle n’y avait jamais séjourné auparavant sans en avoir été frappée ou sans avoir désiré que d’autres Elliot eussent, comme elle, l’avantage de voir combien inconnues ou inaperçues ici étaient les affaires qui, au château de Kellynch, étaient traitées comme étant de notoriété générale et d’intérêt public ; pourtant, avec toute son expérience, elle croyait qu’elle devait maintenant se résigner à sentir qu’une nouvelle leçon, dans l’art de connaître le néant que nous sommes hors de notre propre cercle, lui était devenue nécessaire ; car, arrivant comme elle le faisait, le cœur plein du sujet qui avait complètement absorbé l’une ou l’autre maison de Kellynch pendant plusieurs semaines, elle s’était certainement attendue à un peu plus de sympathie et de curiosité qu’elle n’en trouva, dans les remarques faites séparément, mais très semblables, de M. et Mme Musgrove : « Alors, Mademoiselle Anne, Sir Walter et votre sœur sont partis ; en quel endroit de Bath pensez-vous qu’ils se fixeront ? » et cela, sans beaucoup attendre la réponse, ou dans le commentaire des jeunes filles : « J’espère que nous, nous irons à Bath en hiver ; mais souvenez-vous-en, papa, si vraiment nous y allons, nous devons y choisir un beau quartier… Nous ne voulons plus de vos Queen Squares ! » ou dans la conclusion inquiète de Mary : « Ma parole, je serai bien arrangée quand vous serez tous partis prendre du bon temps à Bath ! »
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Jane Austen’s novels are so readable in part because she wasn’t an ordinary kind of novelist: she wanted her work to help us to be better and wiser people. Her novels had a philosophy of personal development at their heart.
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