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Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 274276531X
Éditeur : Actes Sud (24/01/2007)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 812 notes)
Résumé :
Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder le dernier versant de son existence avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de ses habitants, il entreprend d'écrire un livre dans lequel seraient consignés ses souvenirs, ses lapsus, ses grandes et petites histoires mais aussi celles des gens qu'il a croisés, rencontrés ou aimés... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
michemuche
  29 juillet 2015
" Je veux parler de bonheur et de bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l'on se sent à l'unisson avec le monde ".
J'ai refermé ce livre il y a quelques heures, j'ai un peu de mal à trouver mes mots devant un récit qui m'a profondément marqué.
" Brooklyn Follies "est mon deuxième roman de Paul Auster et j'avoue je suis devenu "accro " .
accro à son style et à sa thématique.
Nathan Glass à 60 ans , un divorce, un cancer en rémission, cet ancien assureur à l'esprit cynique cherche un endroit idéal pour finir ses jours.
Brooklyn le rappelle à son bon souvenir.
Entre écriture et bouquiniste Nathan observe le quartier de sa jeunesse.
La rencontre de son neveu Tom Wood va réveiller en lui des sentiments enfouis, l'amour filial ...
Ces retrouvailles vont être le point de départ à une série d'évènement toutes plus touchantes les unes que les autres .
Une galerie de personnage atypique, Harry le bouquiniste, la petite Lucy, la fragile Aurora, Nancy la jeune maman sublime.
De ces rencontres naitra " l'hôtel existence" un endroit intemporel, un refuge pour les âmes égarées.
Difficile d'être objectif quand on a lu et adoré un livre mais quand je pense aux nombreux livres de Paul Auster qui m'attendent.....
" Je veux me rappeler tout cela.
Et si tout, c'est trop demander, alors une partie. Non, plus qu'une partie.
presque tout."
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Crossroads
  07 juillet 2012
Le grand Jacques aurait pu chanter : non , Paul , t'es pas Auster !
Fort d'un récit somme toute classique , basé sur les thèmes universels que sont l'amour , le temps qui passe , la solitude , la réussite , Auster nous balance une histoire toute en sensibilité et en retenue , balayant au passage , d'un revers slicé coupé rétro banane du plus bel effet , tous les poncifs inhérents à de tels questionnements existenciels .
Brooklyn Folies est un roman qui sonne juste et voici son histoire...
Non Johnny , « qui sonne juste » est une expression couramment usitée , inutile d'aller ouvrir la porte...soupir...noir c'est noir...
Situation spatio-temporelle Mr Spock ? Brooklyn , étonnant non ?
Situation historique éleve Angeli ? Pré - 11 Septembre ? Excellent ça , tout aussi surprenant qu'inespéré...
Et le splitch , plich , pritch , raaaahh , le pitch dans tout ça ? J'allais y viendre...
Assez peu de protagonistes à se mettre sous la dent , voire sous le dentier pour nos amis de la maison de retraite «  Ce n'est qu'un au revoir «  que je salue bien bas...
Commençons par Nathan Glass , colonne vertébrale de ce récit qui , la soixantaine égratignée par la vie , décide d'emménager à Brooklyn pour y attendre lucidement un repos qu'il saura sans appel .
Voguant au gré des rencontres au sein de cette ville qu'il apprécie un peu plus chaque jour , quelle ne fut pas sa surprise d'y retrouver , travaillant dans une ancienne librairie , son petit filou de neveu Tom Wood , alors prédit en son jeune temps à un avenir radieux . La trentaine désillusionnée , Tom sévit journalierement sous la coupe protectrice d'Harry Brightman , aussi malheureux en amour qu'au jeu , comme quoi les adages...Harry , sous des dehors respectables , affiche un profil beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît . Véritable escroc ayant déjà sévi malencontreusement dans le monde de l'art , ce dernier ne reve que de partir sur un dernier gros coup qui pourrait s'avérer etre celui de trop en cas de lamentable naufrage . And now , la petite touche douceur dans ce monde de brutes , séquence émotion ! A toi Nico...
Lucy , la jeune niece fantomatique de Tom , refait soudainement surface sans crier gare ! Et pour cause , puisqu'elle ne dit mot...La fille de sa soeur , qu'il vit aussi souvent que Gérard Depardieu aux alcooliques anonymes , deviendra le catalyseur de tout ce petit monde bien décidé à lui prodiguer tendresse et attention qui lui firent , jusqu'ici , cruellement défauts .
Une histoire toute simple , celle de tout un chacun devant se dépetrer d'une vie banale et insipide avant que la grande Faucheuse ne vienne solder les comptes . Un récit familial touchant ou chacun interagit à son niveau , prouvant , si besoin était , que rien n'est jamais figé ! Dans un Brooklyn à l'ambiance pré-apocalyptique , Auster nous délivre un pur moment de bonheur , véritable conte philosophique secrétant et dispersant alentour un prodigieux taux d'endorphine à sa lecture !
Auster , Les Inconnus avaient deja tout dit : aucun doutage , c'est bouleversifiant !!
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Cath36
  10 avril 2013
Paul Auster est un écrivain puissant : puissant par son imagination débridée, puissant par son style jubilatoire et foisonnant, puissant par la richesse de son vocabulaire et puissant dans sa façon de construire son récit (tellement fluide qu'il semble improvisé au fur et à mesure), puissant par la complexité psychologique de ses personnages et leurs liens, bref Paul Auster est un TRES grand écrivain qui ne m'a jamais déçue moi non plus et je me faisais la remarque qu'il est dommage de lire trop souvent de livres médiocres quand il existe de tels écrivains. Sa vision sur notre société est à la fois juste et profondément humaine, et chacun peut se sentir proche de ses personnages. Ecrivain complexe, Auster est à la fois très américain dans sa façon de percevoir le monde qui l'entoure (extrêmement réaliste) et tout à fait universel dans sa manière de la décrire, je ne sais pas si je m'exprime bien. Mais j'aiiiiime et j'admire !
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JIMEDE
  31 juillet 2015
On peut être passionné de littérature américaine et ne jamais avoir lu d'Auster. Bizarre mais c'est comme ça. J'ai très souvent feuilleté ses livres, - ne serait-ce que chaque année sur le joli stand d'Actes Sud du SLP - mais à chaque fois, avec un sentiment irraisonné de "pas envie".
Et puis un jour, il faut que cela cesse, que l'on retrouve la raison, qu'on arrête de faire l'enfant. Et c'est partie pour Brooklyn Follies. Avalé d'une traite. Résultat : pas d'effet "waouh" mais un gros coup de coeur.
D'abord parce que New-York. Et pas Manhattan, Brooklyn. Avec cette atmosphère élégamment décrite, fidèlement reconstituée, tellement particulière.
S'y croisent et s'y retrouvent des personnages désabusés : Nathan, revenu pour y finir sa vie ; Tom, revenu de ses rêves de brillante carrière au profit d'une vie simple et sans enjeu ; Harry, revenu de prison pas complètement "guéri" ; Aurora, revenue d'une vie sex, drug & rock'n roll pour se ranger avec sa fille auprès d'un illuminé ; et Lucy, Rachel, Marina et les autres...
Et d'un seul coup, au gré d'une rencontre, l'amour vient bouleverser ces mornes vies résignées. le sexagénaire, autrefois inapte à la réussite d'une harmonie familiale, renaît au contact d'un neveu, d'une petite-nièce, puis de sa fille. La mère après s'être sacrifiée pour sauver sa fille, se voit offrir une dernière chance salutaire de bonheur. Nancy, autrefois trahie et bafouée, reprend espoir dans les bras de Rory...
Tous ont en commun d'avoir eu une chance de reprendre leur vie en main, et de l'avoir saisie, pour tenter de rejoindre leur "Hôtel de l'Existence".
Paul Auster maîtrise remarquablement son récit, d'un bout à l'autre d'une histoire dont le rythme, lent mais sans faiblesse, constitue sans aucun doute le point fort.
Ce premier pas franchi, place aux autres !
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Missbouquin
  12 juillet 2013
Premier roman de Paul Auster que je lis depuis ma déception avec le Voyage d'Anna Blum qui m'avait semblé étrange et obscur (à relire désormais !), qui s'est révélé très vite être un excellent livre, et m'a donné envie de lire toute la bibliographie de cet auteur découvert en France par Hubert Nyssen, jeune directeur des éditions provinciales Actes Sud ! Auteur mondialement connu et reconnu désormais, monstre sacré des lettres américaines contemporaines.
Nathan Glass est un simple commis d'une caisse d'assurance vie. Quand il prend sa retraite, se remettant à peine d'un cancer du poumon, il se considère comme un homme fini et n'aspire qu'à vivre paisiblement une fin de vie obscure. Pour cela, il décide d'abord de rompre avec ses habitudes et de s'installer dans le quartier de Brooklyn, New-York sans être New-York. Et il n'a pas la moindre idée de ce qui va l'attendre au détour d'une rue de ce quartier célèbre …
Et pour se donner un but, il se décide à inaugurer un Livre de la folie humaine, relatant tous les petits faits stupides de la vie.
"J'avais l'intention d'y noter dans un langage aussi simple et clair que possible toutes les gaffes, tous les lapsus, tous les embarras, toutes les stupidités, toutes les faiblesses et toutes les actions ineptes que j'avais commis durant ma carrière longue et accidentée. [...] je rapporterais les folies de mes frères humains à travers les âges, des civilisations disparues d'autrefois aux premiers mois du XXIe siècle."
Mais entre un neveu brillant chauffeur de taxi puis libraire, un homosexuel arnaqueur, une petite nièce muette qui lui tombe sur les bras, une JMS – Jeune Mère Splendide – mystérieuse, sa retraite ne va pas être de tout repos et il va se retracer face à de nouvelles folies, inattendues …
Et un groupe de gens qui vont chercher à tout prix leur Hôtel Existence, "un refuge intérieur. Là où on se retire lorsque le monde réel est devenu impossible.[...] Un hôtel, ça représentait la promesse d'un monde meilleur, un endroit qui était davantage qu'un simple endroit, c'était une occasion, une chance de vivre à l'intérieur de vos rêves."
Ce roman est brillant. Avec un style inimitable, efficace et d'une rare qualité (et la traduction impeccable), Paul Auster nous propulse dans Brooklyn et nous fait vivre sur le même temps que ses personnages. On y trouve ainsi une peinture de traits de caractère très américains, mais son tableau des passions humaines est universel … Si on y rajoute une pincée d'humour, c'est un mélange détonant et étonnant qui m'a scotchée à mon siège, et à mon livre, pendant trois bonnes heures …
"Vous savez ce qui est arrivé la dernière fois qu'une nation a écouté un bush ?
Personne ne dit mot.
Son peuple a erré dans le désert pendant 40 ans."
(relatif aux élections américaines de 2002)
Et puis un texte qui allie histoire, aventure, sans exclure réflexion et profondeur, sans préjugés, sans conception manichéenne. "Tout homme contient en lui plusieurs hommes, et pour la plupart, nous sautons de l'un à l'autre sans jamais savoir qui nous sommes."
Et pour ne rien enlever, il y a quelques pages brillantes sur la littérature, en particulier un passage qui fait le lien entre tous les écrivains morts jeunes et établit des ponts improbables dans l'histoire de la littérature …
Voilà pourquoi je vous quitte sur une une petite citation sur la lecture, pour le plaisir …
"La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur."
Un auteur qui entre dès aujourd'hui dans mon panthéon littéraire.
Lien : http://missbouquinaix.wordpr..
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Citations & extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
ArtsouilleursArtsouilleurs   29 novembre 2008
Je veux parler de bonheur et de bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l’on se sent à l’unisson avec le monde.
Je veux parler du temps qu’il fait au début de juin, d’harmonie et de repos béat, de rouges-gorges, de pinsons jaunes et de merles bleus filant entre les feuilles vertes des arbres.
Je veux parler des bienfaits du sommeil, du plaisir de manger et de boire, de ce qui arrive au cerveau quand on sort dans la lumière du soleil de quatorze heures et qu’on sent autour de soi la chaude étreinte de l’air.
Je veux parler de Tom et de Lucy, de Stanley Chowder et des quatre jours que nous avons passés à l’auberge Chowder, des pensées que nous avons pensées et des rêves que nous avons rêvés en haut de cette colline dans le Sud du Vermont.
Je veux me rappeler les crépuscules céruléens, les aubes langoureuses et rosées, les jappements des ours, la nuit, dans les bois.
Je veux me rappeler de tout cela. Et si tout, c’est trop demander, alors une partie. Presque tout. Presque tout, avec des blancs réservés pour ce qui manque.
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annieannie   28 novembre 2008
"la lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur."
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thursdaynextthursdaynext   15 novembre 2010
Essaie d'encaisser les coups en souplesse. Garde la tête haute. N'accepte pas de monnaie de singe. Vote démocrate à toutes les élections. Balade-toi à vélo dans le parc. Rêve de mon corps doré et parfait. Prends tes vitamines. Bois huit verres d'eau par jour. Soutiens les Mets. Va beaucoup au cinéma. Ne travaille pas trop au bureau. Viens avec moi faire un séjour à Paris. Viens à l'hôpital quand Rachel aura son bébé, et prends dans tes bras mon petit-fils ou ma petite-fille. Brosse-toi les dents après chaque repas. Ne traverse pas la rue quand le feu est rouge. Prends le parti des opprimés. Ne te laisse pas faire. Rappelle-toi combien tu es belle. Rappelle-toi combien je t'aime. Bois un scotch on the rocks chaque jours. Respire à fond. Garde les yeux ouverts. Evite les aliments gras. Dors du sommeil du juste. Rappelle-toi combien je t'aime.
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pages-de-lecturepages-de-lecture   18 juin 2009
Tout homme contient en lui plusieurs hommes et, pour la plupart, nous sautons de l'un à l'autre sans jamais savoir qui nous sommes. En haut un jour, en bas le lendemain ; moroses et silencieux le matin, rieurs et farceurs le soir.
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michemuchemichemuche   26 juillet 2015
La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur.
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