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Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 2742775676
Éditeur : Actes Sud (02/06/2008)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 292 notes)
Résumé :
L’homme qui, ce matin-là, se réveille, désorienté, dans une chambre inconnue est à l’évidence âgé. Il ne sait plus qui il est, il ignore pourquoi et comment il se retrouve assigné à résidence entre les quatre murs de cette pièce, percés d’une unique fenêtre n’ouvrant que sur un nouveau mur et d’une porte qui, pour lui demeurer invisible, doit bel et bien exister puisque des “visiteurs” vont la franchir… Sur un bureau, sont soigneusement disposés une série de photogr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
latina
  28 février 2017
Drôle de bonhomme, ce Mr. Blank. Il faut dire que son concepteur – Mr Auster – l'a placé dans une drôle de situation : tout seul dans une chambre, avec un lit, un bureau, un mer-vei-lleux fauteuil-sur-roulettes-qui-pivote, une porte qui donne sur une salle de bain, et ...mais où donc est le placard ? Fenêtre close par des volets métalliques, et porte fermée... à clef ?
Et puis, là-haut, une caméra-appareil-photo qui le mitraille toutes les secondes.
Ca, c'est l'univers austérien, évidemment ! Une bizarrerie totale qui a pourtant sa propre logique.
Car on comprend vite que Paul Auster s'est amusé à se singer. Sur le bureau, se trouvent 2 piles de photos de tous types de personnages : ce sont ceux qui ont peuplé quelques-uns de ses romans les plus célèbres avant 2005 (date de l'écriture du « Scriptorium »). On retrouve Anna Blume, ainsi que les héros de la « Trilogie New-Yorkaise », de « Moon Palace », de « Leviathan », de « Brooklyn Follies ».
Mais Mr Blank ne les reconnait pas, car son cerveau est bizarrement embrumé, comme s'il était drogué. Peut-être même le drogue-t-on, puisqu'il est obligé d'ingurgiter de curieux médicaments colorés à heure fixe, ces gélules qui font partie du « traitement ».
Et puis arrivent ces gens sur les photos, ces – ses- personnages qui aiment Mr Blank et qui lui rendent visite pour l'interroger, pour le soigner, pour lui donner à manger.
Je n'oublie pas non plus de mentionner le manuscrit sur le bureau, écrit par un certain Trause (Auster?).
Mais il vaut mieux que je laisse le charme s'opérer ...ou pas ? Car tous ces éléments décrits minutieusement se mettent en place comme les pions sur un échiquier. Que va en faire le joueur, en l'occurrence Mr Blank ?
Que va en faire le lecteur ?
Mr Blank est perdu, la tête pleine de fantômes gémissants, mais il essaie de comprendre.
Le lecteur est désarçonné, et se dit qu'il aurait dû relire les premiers romans d'Auster, pour comprendre toutes les allusions qui assurément auraient été bien jubilatoires.
Et là je parle pour moi. Car même si je suis une inconditionnelle de cet auteur (enfin, j'ai quand même détesté « le voyage d'Anna Blume »), j'ai erré dans ces pages, mi-amusée, mi-déconfite. Déconcertée. Désorientée.
J'aime beaucoup le jeu intellectuel, mais il me faut un minimum de balises.
Je n'aurais pas dénigré un avertissement du genre : « (Re)lisez les romans de Paul Auster écrits avant 2005 avant de vous asseoir dans le scriptorium ».
Car je suis comme Mr Blank : j'avais oublié les personnages, à part Anna Blume dont j'ai fait la connaissance il y a quelques semaines et que j'avais abandonnée à sa misère totale.
Mr Blank : une page blanche sur laquelle on peut écrire. Auster nous y invite. Allez-vous le suivre ?
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LiliGalipette
  04 novembre 2015
Le récit s'ouvre un vieil homme dans une pièce close à la fenêtre condamnée. M. Blank, ainsi que le nomme le narrateur, n'a plus de souvenirs. Il ne sait pas pourquoi il est dans cette chambre, qui il est, qui sont les personnes sur les photographies empilées sur le bureau. « Ce qu'il sait, c'est que son coeur est empli d'un implacable sentiment de culpabilité. En même temps, il ne peut se défendre de l'impression qu'il est victime d'une injustice terrible. » (p. 12) À mesure que la journée se déroule, Mr. Blank rencontre différentes personnes et apprend ou réapprend l'existence d'individus qu'il aurait envoyés en mission. Pour faire quoi ? Il ne s'en souvient pas, mais ces personnes nourrissent à son égard un profond ressentiment. Sur le bureau, il y a le manuscrit d'un certain Sigmund Graf : ce narrateur raconte une histoire dans un univers fantasy et inconnu. Mais l'histoire n'est qu'une ébauche et c'est à M. Blank de combler les blancs.
Scriptorium, quel beau mot, riche et plein d'une tradition perdue, celle des moines copistes. Et comme les lettrines des manuscrits qui offraient de petites histoires illustrées au sein du récit, Paul Auster ne déroge pas à son amour de la mise en abîme en proposant des histoires imbriquées qui finissent toujours par se recouper. « Nous sommes embarqués dans une histoire compliquée, et tout n'est pas nécessairement ce qu'on pourrait croire. » (p. 101) La narration extérieure nous décrit tout comme une expérience, comme si M. Blank était un rat de laboratoire soumis à une expérience sadique sans cesse renouvelée. Nous ne sommes pas très loin de Kafka tant les situations sont absurdes et les personnages incompréhensibles. À demi-mot, on comprend toutefois que M. Blank est un auteur dont les personnages se vengent en l'enfermant lui-même dans un récit.
Pour saisir toute la valeur et la profondeur de cette histoire, il me semble indispensable d'avoir lu d'autres textes de Paul Auster. Commencer par Dans le scriptorium serait comme partir à l'aventure sans boussole. Ce texte répond à d'autres romans de l'auteur. Lisez donc La nuit de l'oracle, le livre des illusions ou La trilogie new-yorkaise. Et surtout, lisez Pourquoi écrire ?, réflexion courte mais passionnante sur le métier d'écrivain.
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petch
  23 février 2013
Attention, lecture à plusieurs niveaux possibles et manipulation du lecteur par le romancier de rigueur. Commencer à lire Auster par « dans le scriptorium », c'est sans doute passer à côté de l'essentiel de ce roman.
L'auteur convoque quelques-uns de ses précédents personnages à travers ce roman, un peu nombriliste il est vrai : un vieil homme, Mr Blank, se réveille seul dans une pièce sombre, et voit défiler des gens venus lui demander des comptes sur des évènements du passé. On comprend vite qu'on a affaire à un romancier face à ses démons, huis-clos magistral entre un artiste et son oeuvre.
Le lecteur y rentre sur la pointe des pieds, il a peur de perturber cette auto-psychanalyse schizophrénique. Et puis, et puis… J'ai été ravi de rencontrer à nouveau Anna accompagnée d'autres personnages (Benjamin Sachs, Mr Quin,…). Je me suis retrouvé face à une pelote de laine de souvenirs « austériens »: un petit fil dépasse, on se remémore les anciens livres, on plonge dans sa bibliothèque et… On se retape tous les Paul Auster ! Merci Monsieur Auster.
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sylvie
  22 avril 2008
j'ai été intriguée et émue par ce Monsieur Blank, vivant une expérience extrême, et ne s'en sortant pas.
Il est confronté à la vieillesse, à l'amnésie, à la maladie, à l'enfermement, et il s'accroche comme un beau diable à la quête de sens pour sa vie.
Il se hisse à sa triste réalité, réduite au strict minimum, et prend conscience qu'il n'a peut-être même plus la force de l'explorer dans son entier.
Y-a-t-il une porte, un placard ? Il se rend compte qu'il ne l'a peut-être pas encore remarqué...
Une seule chose semble maintenir son désir d'exister : le bureau, sur lequel est posé un manuscrit qui lui fait peur mais auquel il arrive à se confronter courageusement, et des photos, sur lesquelles il tente de reconstituer l'histoire qu'a du être sa vie.
Dans le scriptorium, il voit des mots écrits sur des bandelettes et qui disent ce que sont les choses qui l'entourent. Sans ces "pense-bêtes", serait-il encore capable de les appréhender ces objets qui sont sa réalité ?
Où est-il, Que fait-il ? Qui a-t-il pu bien être ?
Nous le suivons dans cette quête désespérée qui le maintien en vie mais nous comprenons bien qu'il ne peut pas arriver au bout. Il est soumis à un étrange protocole de soins qui le laisse hagard à cause des médicaments administrés.
D'ailleurs, est-ce un soin ou une punition ? et si c'est une torture, de quoi l'accuse-t-on ? et que veulent ils savoir ?
Nous comprenons bien que les personnages qui viennent soit le réconforter, soit le questionner sont des héros de romans. Ils ont pris chair alors que celui qui leur a donné vie est en train de disparaître.
Son existence se réduit à être l'objet d'un texte écrit consignant le plus méticuleusement possible ses moindres gestes, bruits, paroles et réactions. Ce "rapport" est rédigé à partir d'une monstrueuse installation qui le filme et l'enregistre en permanence dans sa cellule blanche...
Cette construction en abîme m'a intriguée.
J'ai été touchée par ce questionnement qui nous donne à tous le vertige : qui nous encre dans la réalité ? le mot ou la chose ? le signifiant ou le signifié ? l'évènement ou le récit ?
L'écrivain est-il celui qui crée le vide entre les deux au risque de s'y perdre ?
Mais je m'égare sans doute un peu là... Il y a beaucoup de choses dans ce roman qui m'ont complètement échappées, et donc je vous renvoie aux excellents billets des uns et des autres, que je cite en bas de page.
http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/04/dans-le-scriptorium-paul-auster.html
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AlexChab
  07 février 2015
Monsieur Blank (l'espace vide en anglais, la case non renseignée, le vacant) se réveille dans le lit d'une chambre standardisée, peu meublée et peu encombrée. Un appareil photo shoote chaque seconde et un micro ne perd pas un son de cet espace. Qui est-il ? La question ne se résout que par défaut. Que fait-il ici ? Résoudre cette question sera d'autant plus difficile. Il est âgé, très âgé certainement. Une pile de vieilles photographies en noir et blanc de gens qu'il ne reconnaît pas.
Des visites, quelques coups de fil, beaucoup de comprimés à avaler. Et ce mystère. Marionnette d'un homme invisible, pantin d'une foire masquée, prisonnier de cette chambre à l'unique fenêtre obturée. Détenu dans son corps et tributaire d'un esprit qui l'abandonne, M. Blank est livré à eux-mêmes, qui agissent selon ses désirs à lui semble-t-il mais sans jamais pouvoir lui en dire davantage.
Jouet de la vie – de sa vie ? de la vie de qui ? – M. Blank permet à Paul Auster d'aborder la relation du romancier avec ses personnages vu sous un angle encore inexploité. Si les premières pages peuvent rappeler l'intrigue de Werber dans « Nos amis les humains », le propos diffère très tôt et le talent est ici au rendez-vous.
Ce n'est donc pas un bijou mais le plus pur des diamants que nous livre l'américain au sommet de son art qui, nous faisant croiser au détour d'une phrase des noms qui nous sont connus – Anna Blume, Walt le prodige, Ben Sachs… - bien au-delà de la fable dont la morale me taraude encore et que j'aurai peine à formuler en une phrase, semble vouloir réfléchir à sa condition de romancier, aux conditions et conséquences de son métier pour mieux nous forcer aussi à nous plonger sur notre rôle de lecteur, plus loin d'homme, et profondément de parents…
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
Bruno_CmBruno_Cm   03 mai 2013
Un homme entre dans un bar à cinq heures du soir et commande trois scotchs. Pas l’un après l’autre, mais tous les trois en même temps. Le barman est un peu intrigué par cette demande inhabituelle, mais il ne fait pas de commentaires et sert à l’homme ce qu’il veut – trois scotchs alignés sur le bar. L’homme les boit l’un après l’autre, paie et s’en va. Le lendemain, il revient à cinq heures et commande la même chose. Trois scotchs en même temps. Et le lendemain et tous les lendemains après celui-là, deux semaines durant. Finalement, le barman cède à la curiosité. Je ne voudrais pas être indiscret, dit-il, mais voilà deux semaines que vous venez tous les jours commander vos trois scotchs, et j’aimerais savoir pourquoi. La plupart des gens les prennent l’un après l’autre. Ah, fait l’homme, la réponse est très simple. J’ai deux frères. Ils habitent très loin, et nous sommes très unis. Afin de célébrer notre affection, nous allons tous les trois dans un bar à cinq heures du soir et nous commandons trois scotches, que nous buvons en silence à la santé les uns des autres, en imaginant que nous sommes ensemble au même endroit. Le barman hoche la tête, comprenant enfin la raison de ce rituel étrange, et il n’y pense plus. Cela continue pendant quatre mois encore. Et puis il se passe quelque chose. L’homme arrive un jour à son heure habituelle et, cette fois, il ne commande que deux scotchs. Le barman est inquiet, et au bout d’un moment, il prend son courage à deux mains et dit : Je ne voudrais pas être indiscret, mais voilà quatre mois et demi que vous venez tous les jours commander trois scotchs. Aujourd’hui vous en commandez deux. Je sais que ça ne me regarde pas, mais j’espère seulement qu’il n’y a pas eu de malheur dans cotre famille. Pas le moindre malheur, dit l’homme, aussi vif et joyeux que jamais. Qu’y a-t-il donc ? demande le barman. La réponse est très simple, fait l’homme. J’ai arrêté de boire.
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sylviesylvie   22 avril 2008
Il y a dans la chambre un certain nombre d’objets et, sur chacun d’eux, on a fixé une bandelette de papier blanc où figure un mot écrit en capitales. Sur la table de chevet, par exemple, le mot est table. Sur la lampe, le mot est lampe. Jusque sur le mur, qui n’est pas un objet au sens strict, il y a un bout de papier qui dit mur. Le vieil homme relève un instant les yeux, il voit le mur, il voit le bout de papier fixé au mur et il prononce à voix basse le mot mur. Ce que l’on ne peut savoir à ce stade, c’est s’il lit le mot écrit sur le bout de papier ou s’il nomme simplement le mur. Il se pourrait qu’il ne sache plus lire mais qu’il reconnaisse encore les choses pour ce qu’elles sont et soit encore capable de les appeler par leur nom ou, à l’inverse, qu’il ait perdu la capacité de reconnaître les choses pour ce qu’elles sont mais qu’il sache encore lire."
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kathelkathel   23 février 2010
Je vous ai fait quelque chose de terrible. Je ne sais pas ce que c'est, mais c'était terrible... inexprimable... impossible à pardonner. Et vous êtes là, à prendre soin de moi comme une sainte.
Ce n'était pas votre faute. Vous avez fait ce que vous aviez à faire, et je ne vous en veux pas.
Mais vous avez souffert. Je vous ai fait souffrir, n'est-ce pas ?
Oui, beaucoup. J'ai failli ne pas en réchapper.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Vous m'avez envoyée dans un endroit dangereux, un endroit de destruction et de mort.
Qu'est-ce que c'était ? Une sorte de mission ?
Je pense qu'on pourrait dire ça.
Vous étiez jeune alors, n'est-ce pas ? La jeune fille de la photo ?
Oui.
Vous étiez très jolie, Anna. Vous êtes plus âgée maintenant, mais je vous trouve encore jolie. A peu près parfaite, si vous voyez ce que je veux dire.
Il ne faut pas exagérer, M. Blank.
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genieblancgenieblanc   30 décembre 2011
Assis à la table, j'écoute le grattement de la plume à la surface du papier. Je m'arrête. Je trempe la plume dans l'encrier, et puis je regarde les signes noirs qui prennent forme au fur et à mesure que ma main se déplace lentement de gauche à droite. J'arrive au bord, et puis je retourne à l'autre côté et, quand les signes s'amincissent, je m'arrête à nouveau pour tremper la plume dans l'encrier. Ainsi en va-t-il tandis que je progresse vers le bas de la page, et chaque groupe de signes est un mot, et chaque mot est un son dans ma tête, et chaque fois que j'écris un mot de plus, j'entends le son de ma propre voix, bien que mes lèvres soient silencieuses.
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WictorianeWictoriane   12 février 2008
Mr. Blank s’installe avec lenteur dans le siège placé devant le bureau. C’est un siège d’un confort extrême, constate-t-il, garni d’un souple cuir brun et doté de larges accoudoirs où peuvent reposer ses coudes et ses avant-bras, sans parler du mécanisme à ressort invisible qui lui permet de se balancer à sa guise d’avant en arrière, ce qu’il commence d’ailleurs à faire dès l’instant où il est assis. Un tel balancement a sur lui un effet apaisant et, tandis qu’il continue à se laisser aller à ces agréables oscillations, Mr. Blank se souvient du cheval à bascule qui se trouvait dans sa chambre de petit garçon, et il se met alors à revivre certains des voyages imaginaires qu’il entreprenait sur ce cheval, qui s’appelait Whitey et qui, dans l’esprit du jeune Mr. Blank, n’était pas un objet en bois orné de peinture blanche mais un être vivant, un vrai cheval.
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Videos de Paul Auster (36) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paul Auster
4 3 2 1 de Paul Auster et Gérard Meudal aux éditions Actes Sud
A en croire la légende familiale, le grand-père nommé Isaac Reznikoff quitta un jour à pied sa ville natale de Minsk avec cent roubles cousus dans la doublure de sa veste, passa Varsovie puis Berlin, atteignit Hambourg et s'embarqua sur l'Impératrice de Chine qui franchit l'Atlantique en essuyant plusieurs tempêtes, puis jeta l'ancre dans le port de New York au tout premier jour du XXe siècle. A Ellis Island, par une de ces bifurcations du destin chères à l'auteur, le nouvel arrivant fut rebaptisé Ferguson. Dès lors, en quatre variations biographiques qui se conjuguent, Paul Auster décline les parcours des quatre possibilités du petit-fils de l'immigrant. Quatre trajectoires pour un seul personnage, quatre répliques de Ferguson qui traversent d'un même mouvement l'histoire américaine des fifties et des sixties. Quatre contemporains de Paul Auster lui-même, dont le "maître de Brooklyn" arpente les existences avec l'irrésistible plaisir de raconter qui fait de lui l'un des plus fameux romanciers de notre temps.
https://www.lagriffenoire.com/102638-divers-litterature-4-3-2-1.html
Vous pouvez commander 4 3 2 1 sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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