AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur L'Invention de la solitude (90)

lireanimes
lireanimes   04 mai 2008
Il trouve extraordinaire, même dans l’ordinaire de son existence quotidienne, de sentir le sol sous ses pieds, et le mouvement de ses poumons qui s’enflent et se contractent à chaque respiration, de savoir qu’il peut, en posant un pied devant l’autre, marcher de là où il est à l’endroit où il veut aller. Il trouve extraordinaire que, certains matins, juste après son réveil, quand il se penche pour lacer ses chaussures, un flot de bonheur l’envahisse, un bonheur si intense, si naturellement en harmonie avec l’univers qu’il prend conscience d’être vivant dans le présent, ce présent qui l’entoure et le pénètre, qui l’envahit soudain, le submerge de la conscience d’être vivant. Et le bonheur qu’il découvre en lui à cet instant est extraordinaire. Et qu’il le soit ou non, il trouve ce bonheur extraordinaire.
Commenter  J’apprécie          360
Piatka
Piatka   22 avril 2018
Tout livre est l’image d’une solitude.
Commenter  J’apprécie          356
Piatka
Piatka   18 avril 2018
Le langage n'est pas la vérité. Il est notre manière d'exister dans l'univers. Jouer avec les mots c’est simplement examiner les modes de fonctionnement de l’esprit, refléter une particule de l’univers telle que l’esprit la perçoit.
Commenter  J’apprécie          344
latina
latina   23 août 2014
Il est impossible, je m'en rends compte, de pénétrer la solitude d'autrui.
Si nous arrivons jamais, si peu que ce soit, à connaitre un de nos semblables, c'est seulement dans la mesure où il est disposé à se laisser découvrir.
Quelqu'un dit : "j'ai froid". Ou bien il ne dit rien et nous le voyons frissonner. De toute façon, nous savons qu'il a froid. Mais que penser de celui qui ne dit rien et ne frissonne pas?
Commenter  J’apprécie          270
Piatka
Piatka   21 avril 2018
Mon besoin d’écrire était si grand que je voyais l’histoire se rédiger d’elle-même. Mais jusqu’ici les mots arrivent très lentement. Même les meilleurs jours je n’ai pas réussi à faire plus d’une ou deux pages. Comme si j’étais en butte à une malédiction, à une défaillance de l’esprit, qui m’empêchent de me concentrer. [..]
Je n’avais encore jamais eu autant conscience du fossé qui sépare la pensée de l’écriture.
Commenter  J’apprécie          250
joedi
joedi   29 janvier 2016
Les choses sont inertes. Elles n'ont de signification qu'en fonction de celui qui les utilise.
Commenter  J’apprécie          230
Lea25
Lea25   16 août 2013
J'ai appris qu'il n'est rien de plus terrible que la confrontation avec les effets personnels d'un mort. Les choses sont inertes. Elles n'ont de signification qu'en fonction de celui qui les utilise. La disparition advenue, les objets, même s'ils demeurent, sont différents. Ils sont là sans y être, fantômes tangibles, condamnés à survivre dans un monde où ils n'ont plus leur place.
Commenter  J’apprécie          230
FRANGA
FRANGA   04 janvier 2013
Que je réussisse ou non ne comptait guère pour lui. J'existais pour lui en fonction de ce que j'étais, non de ce que je faisais, et cela signifiait que jamais la perception qu'il avait de moi ne changerait, nos rapports étaient déterminés de façon inaltérable, nous étions séparés l'un de l'autre par un mur. Je comprenais surtout que tout cela n'avait pas grand-chose à voir avec moi. Lui seul était en cause. Comme tous les éléments de son existence, il ne me voyait qu'à travers les brumes de sa solitude, à grande distance. L'univers était pour lui, à mon avis, un lieu éloigné où jamais il ne pénétrait pour de bon, et c'est là-bas, dans le lointain, parmi les ombres qui flottaient devant lui, que j'étais né et devenu son fils, que j'avais grandi, apparaissant et disparaissant comme une ombre de plus dans la pénombre de sa conscience.
Commenter  J’apprécie          230
FRANGA
FRANGA   09 janvier 2013
Il a rêvé toute sa vie de devenir millionnaire, l'homme le plus riche du monde.
Ce qu'il convoitait n'était pas tant la fortune que ce qu'elle représente : non seulement le succès aux yeux des autres mais aussi une possibilité de se sentir intouchable. Avoir de l'argent, ce n'est pas seulement pouvoir acheter : cela signifie être hors d'atteinte de la réalité. L'argent en tant que protection, non pour le plaisir. Parce que dans son enfance il en avait été démuni, et donc vulnérable aux caprices de l'existence, l'idée de richesse était devenue pour lui synonyme d'évasion : échapper au mal, à la souffrance, ne plus être une victime. Il ne prétendait pas s'acheter le bonheur mais simplement l'absence de malheur. L'argent était la panacée, la matérialisation de ses désirs les plus profonds, les plus difficiles à exprimer. Il ne voulait pas le dépenser mais le posséder, savoir qu'il était là. Moins qu'élixir qu'antidote : la petite fiole à emmener au fond d'une poche si on va dans la jungle-au cas où on serait mordu par un serpent venimeux.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
Fifrildi
Fifrildi   23 juillet 2018
Oui, il est possible que nous ne grandissions pas, que même en vieillissant nous restions les enfants que nous avons été. Nous nous souvenons de nous-mêmes tels que nous étions alors, et ne nous sentons pas différents. C'est nous qui nous sommes faits tels que nous sommes aujourd'hui et, en dépit des années, nous demeurons ce que nous étions. A nos propres yeux, nous ne changeons pas. Le temps nous fait vieillir, mais nous ne changeons pas.
Commenter  J’apprécie          190




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





    Quiz Voir plus

    Paul Auster

    Sous quel pseudonyme a-t-il publié un roman ? (indice : ce pseudonyme est également le nom de certains de ses personnages)

    Paul Dupin
    Paul Retsua
    Paul Benjamin
    Paul Palace

    10 questions
    228 lecteurs ont répondu
    Thème : Paul AusterCréer un quiz sur ce livre