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Christine Le Boeuf (Traducteur)
EAN : 9782253138327
224 pages
Le Livre de Poche (30/11/-1)
4.03/5   971 notes
Résumé :
Nashe, ex-pompier de Boston qui a hérité de deux cent mille dollars, rencontre Pozzi, joueur de poker professionnel, alors qu’il sillonne l’Amérique sans but particulier. Fort du soutien de son compagnon de hasard, il décide d’investir le restant de sa fortune dans une partie supposée sans risques contre deux millionnaires excentriques, Flower et Stone. C’est alors que l’extravagant commence…

Ecrivant l’errance dans l’espace américain ou le huis clos ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
4,03

sur 971 notes
Le hasard joue souvent pour moi des airs entrainants, et je me laisse guider au gré du vent et de la vie.
Paul Auster se trouve régulièrement sur mon chemin, et sa musique, si elle m'est toujours agréable, ne m'a pas entièrement convaincue ici.

Nashe, son héros, est jeune encore, et se retrouve seul suite aux aléas de l'amour, quoiqu'il laisse une petite fille de 2 ans à la garde de sa soeur. Il quitte son métier et roule, roule, roule. Son esprit s'évade au rythme des kilomètres, d'autant plus qu'un héritage opportun lui permet de ne pas être stoppé par des contingences matérielles. Un jour, il rencontre un tout jeune gars, Pozzi, joueur de poker professionnel, et un enchainement de circonstances où le hasard n'a plus trop sa place le fera assister à une partie mémorable entre Pozzi et 2 hommes très bizarres et surtout très riches. Cette partie va porter à conséquence, ô combien!

La musique du hasard est lancée. Rythme assez lent, musique atonale : je ne vois pas toujours où Auster veut en venir. Quelques airs sont lancés, d'autres avortent. Bizarre, tout ça. Je suis assez déconcertée, quoique j'apprécie quand même la réflexion qui sous-tend l'ensemble, sur le sens de la vie.

Que faisons-nous dans cette existence ? Sommes-nous les jouets du destin ou pouvons-nous en tenir les rênes ? Sommes-nous responsables ?
Paul Auster est le compositeur d'une oeuvre multiple mais toujours guidée par le désir de nous faire réfléchir.
Sa musique, ici, a été un peu déconcertante, mais comme toujours attirante.

3,5/5

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Très loin de mes sentiers de lecture habituels, je découvre Paul Auster et "La Musique du hasard" grâce à une critique de rabanne que je remercie en passant, un court billet tout en ressenti qui a su me convaincre.
L'économie de mots, c'est ce qui m'a tout de suite frappé dans ce récit, chaque mot porte, chaque phrase est d'une précision chirurgicale, on se retrouve très vite aspiré sans espoir de retour dans cette histoire.
Très vite je me suis demandé où nous emmenait l'auteur, je me suis demandé pourquoi les questionnements de Jim Nashe pouvaient être passionnants à ce point, une spirale de mots et de réflexions d'une clarté évidente, un reflet de nos propre pensées d'une certaine façon, peut-être pour cette raison en fait.
Difficile de parler du contexte sans en dire trop, j'ai eu la sensation d'alterner entre réalité et fiction, entre le plausible et l'improbable, entre la raison et la folie, ceci accentué par un suspense parfois étouffant, car bien qu'il ne s'agisse pas d'un thriller, il y a une tension permanente dans cette histoire qui va nous faire attendre le tout dernier paragraphe pour nous libérer.
Je ne me risquerai pas à classer ce roman pour toutes les raisons évoquées plus haut, j'ai adoré ce moment de lecture, tout simplement.
Clin d'oeil à Babélio avec cette "musique du hasard", c'est une suite de clics d'une critique à l'autre et d'une suggestion du genre "vous aimez ce livre ?" qui m'aura amené là "par hasard".
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Nashe, un jeune type du début trentaine, reçoit un héritage après une rupture. Début intéressant. Libre comme l'air et riche, il se met à voyager sur les routes américaines. Encore mieux, j'adore les «road… book ?». Puis, il rencontre un autre type, plus jeune, autour dix-huit ou vingt ans. Pozzi qu'il s'appelle, un as du poker. Haha ! Mystérieux, ça pique ma curiosité.

La musique du hasard semble avoir tous les ingrédients d'un roman captivant où tout est possible. Je ne pouvais que l'aimer. Surtout que le roman a été écrit par le grand Paul Auster lui-même !

Alors que les folles dépenses continuent et que l'argent de Nashe s'amenuise, Pozzi propose de renflouer les coffres avec une partie de poker qu'il est convaincu de pouvoir gagner. Pourquoi pas ? Jusqu'à ce point, le hasard semble avoir joué en leur faveur. Toutefois, les choses ne tournent pas comme prévu et le duo doit alors rembourser une dette importante. Et leurs créanciers ont des idées originales pour la leur faire rembourser.

Malheureusement, c'est là que j'ai décroché. Pas parce que c'est mauvais ni que c'est mal écrit, non ! Comment cela pourrait-il être, avec Paul Auster ? C'est que je trouvais cela trop invraisemblable, trop absurde, trop dingue. Certains diront que c'est la force du roman. Question de goût, je suppose.

Conséquemment, toutes les qualités de l'oeuvre et la pertinence des thèmes abordés (pente fatale, questionnement philosophique, folie), je n'arrivais à m'y attarder. Dommages…
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Elle sonne drôlement bien cette petite musique. Elle sonne juste déjà, un vrai travail d'orfèvre. On imagine l'écrivain, penché sur sa table, sous le faisceau d'une ampoule petite mais puissante, occupé à huiler patiemment chaque rouage de cette mécanique qui s'enchaîne comme une horlogerie helvète. Par touches successives, Nashe et Pozzi prennent vie, semblent là, sous vos yeux. Ils ne sont les seuls, mais ça vous le découvrirez vous-mêmes, pas question de révéler des détails de ce livre qui, jusqu'à l'ultime page vous envoûte. Une histoire qui mêle le poker, des vieilles pierres baladeuses, un contre-maître adepte du contre-pied, des millionnaires loufoques, Mozart, Haydn et Beethoven, ça ne se raconte pas.
Est-ce que ça s'explique d'ailleurs ?
Est-ce que ça se comprend ?
Un livre de Paul Auster, c'est un peu comme la vie. Souvent belle, parfois cruelle, forcément tragique, elle semble compréhensible jusqu'à ce que son sens vous échappe. Comme quelques notes qui s'égrainent, une mélodie douce qui devient soudain une scansion vous entraînant sur des rives dangereuses…
Merci, Annie, d'avoir laissé traîner ce bouquin exhumé des rayons, sur la table de la bibliothèque municipale avant qu'elle ne ferme pour deux petits mois.
Une façon agréable de commencer enfin l'été, les gros nuages de dimanche se dissipant enfin… du moins pour l'instant…
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Première incursion chez Paul Auster (eh oui, j'ai des lacunes classiques…) et grand plaisir de lecture avec La musique du hasard, traduit par Christine le Boeuf.

Qui n'a pas rêvé de se réveiller riche un matin, sous le coup du hasard ? C'est réellement arrivé à John Nashe, jeune écorché de l'amour et de la vie, à la suite d'un héritage. À Stone et à Flower, les frangins lourdauds, sous le coup d'un billet de loterie gagnant. Et même à Jack Pozzi, joueur professionnel de poker, certains soirs par le passé où les cartes rigolaient.

Tous ceux-là vont se croiser et écouter différemment la petite musique du hasard. Nashe décide de laisser filer sa vie et de confier à sa voiture, à la route et aux opportunités le soin de le guider jusqu'à épuisement de ses ressources. Pozzi a vu sa chance tourner et compte sur le gros coup pour se refaire. Stone et Flower manipulent ce qui leur passe à proximité, allant jusqu'à construire la maquette de leur vie et de ce qu'il s'y passe.

Le hasard sourit, le hasard passe, le hasard te retourne et t'explose… Dans les pas de Nashe, Paul Auster nous embarque dans une lente balade métaphorique aux rebondissements distillés, qui vire peu à peu au bad-trip de haut vol, celui qu'on ne voit pas venir mais qui te saisit et te tient en haleine jusqu'à la dernière page.

Si le livre peut parfois sembler partir dans tous les sens, il n'en est rien, tellement Auster maîtrise son vagabondage, dans une langue simple et fluide, où il multiplie les pistes de réflexions, qu'il laisse ouvertes à notre imagination. Première incursion réussie donc – merci Bono – qui en appelle une autre rapidement.
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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Ne va pas te figurer que je ne voulais pas que ça arrive, lui dit-elle le dernier soir. Je sais que tu ne m'aimes pas, mais ça ne signifie pas que je ne te conviens pas.
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Du moment que tu es en veine, putain, y a rien qui peut t'arrêter. On dirait que d'un coup, le monde entier tombe en place. T'es comme à côté de ton corps, et pendant toute la nuit, tu restes là à te regarder accomplir des miracles. Ça n'a plus grand chose à voir avec toi en réalité. Ça échappe à ton contrôle et tant que tu ne réfléchis pas trop, tu ne peux pas faire d'erreur.
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Nashe n’avait aucun projet particulier. Tout au plus envisageait-il de se laisser flotter pendant un certain temps, de voyager d’un endroit à l’autre et de voir ce qu’il arriverait. Il pensait qu’au bout de quelques mois il en aurait assez et qu’il s’appliquerait alors à décider ce qu’il devait faire. Mais deux mois s’écoulèrent, et il n’était toujours pas disposé à s’arrêter. Il s’était épris peu à peu de cette nouvelle vie de liberté et d’irresponsabilité, et, dès lors, il n’y avait plus de raisons d’en changer.
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Il y avait un problème, cependant. Il existait depuis le début, tel un petit point au fond de leurs consciences, et quand il ne resta plus qu'une semaine avant le seize octobre ce problème prit soudain une telle importance qu'en comparaison tout le reste semblait insignifiant. La dette serait remboursée le seize, mais ils se retrouveraient alors à zéro. Ils seraient libres sans doute, mais ils seraient aussi sans le sou, et jusqu'où irait leur liberté s'ils n'avaient pas d'argent ? Ils n'auraient même pas de quoi se payer un billet d'autocar. A peine sortis de là, ils deviendraient des clochards, deux vagabonds tâtonnant dans l'obscurité.
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Le premier soir, il avait passé plusieurs heures à rassembler les affaires de Thérèse et à en remplir des sacs poubelle, se débarrassant enfin d'elle par une purge systématique, un enterrement collectif de tous les objets qui portaient peu ou prou la moindre trace de sa présence.
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