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Christine Le Boeuf (Traducteur)
ISBN : 2742743693
Éditeur : Actes Sud (03/05/2003)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 466 notes)
Résumé :
Comment reprendre goût à la vie lorsque les êtres que l'on aime sont morts de façon tragique ? Pour David Zimmer, ce sera par l'écriture : il entreprend tout d'abord d'éditer une monographie sur les comédies en noir et blanc d'un acteur du muet, Hector Mann, tombé en désuétude, avant de s'atteler à la traduction des Mémoires d'outre-tombe, de Chateaubriand. À mesure qu'il ressuscite ces deux ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Forban
  29 juin 2008
Est-ce une coïncidence ? Ou bien Auster s'est-il inspiré de Djian ? Je pencherai plutôt pour la coïncidence. En tout cas, lorsque j'ai commencé à lire ce de Paul Auster, j'ai réalisé qu'il traitait du même thème que le roman de Philippe Djian Vers chez les blancs . Ou, en mettant les choses au mieux, que la toile de fond des deux livres présentait de réelles analogies. le fait qu'ils soient les deux romanciers contemporains que je préfère m'a entraîné, au fur et à mesure que j'ai découvert ce rapport, à faire des allers-retours incessants entre les deux romans. J'avais été passionné par la lecture du roman de Djian, je l'ai été autant (et peut-être davantage encore) par la lecture du livre des illusions de Paul Auster.

Dans les deux romans, la vie d'un homme, le narrateur de l'histoire, est brisée à la suite d'un accident d'avion dans lequel meurent sa femme et ses enfants. Situation extrême, mais que chacun d'entre nous peut d'autant plus facilement imaginer Peut-on imaginer pire situation dans une vie ?

Dans les deux romans, les narrateurs sont : un romancier chez Djian ; un spécialiste du cinéma et traducteur De Chateaubriand pour Auster.

Dans les deux romans, ils sont confrontés à la création artistique, à ses douleurs, à ses rapports avec la souffrance, et surtout, au sens que la création donne leur vie.

A partir de ce point de départ commun, et comme il fallait s'y attendre, les deux oeuvres vont diverger fortement par leur construction, leurs thèmes secondaires, leur écriture, chacune d'elles conservant pourtant une force indubitable qui fait paraître fade beaucoup de petits romans nombrilistes et intimistes dans l'air du temps.

David Zimmer n'attend plus rien de la vie. Sa femme Helen et ses deux garçons sont morts dans un accident d'avion. Il est devenu alcoolique et vit dans un brouillard cotonneux en s'apitoyant sur son sort et en rêvant son suicide. Un soir, il voit à la télé un extrait d'un vieux film d'Hector Mann. Et pour la première fois depuis l'accident, il rit.

« Cela peut sembler sans importance, mais c'était la première fois depuis juin que je riais de quoi que ce fût et en sentant ce spasme inattendu monter dans ma poitrine et se mettre à chahuter mes poumons, je compris que je n'avais pas encore touché le fond, qu'il restait en moi quelque chose qui souhaitait continuer à vivre ».

Il entreprend alors ce qui n'avait jamais été fait, une étude fouillée, exhaustive, de l'oeuvre d'Hector Mann, cinéaste génial et méconnu du cinéma muet, disparu depuis 1929.

« J'ai écrit le livre en moins de neuf mois. le manuscrit terminé comptait plus de trois cents pages dactylographiées, et chacune de ces pages avait représenté pour moi un combat ».

le livre est publié. David Zimmer passe à autre chose, il commence un travail passionnant : la traduction des « mémoires d'outre-tombe » De Chateaubriand. Et puis, l'invraisemblable se produit. Hector Mann, que tout le monde croyait mort, vit toujours, caché en Californie. Il veut rencontrer David Zimmer. Alma Grund, une jeune femme, vient chercher David Zimmer pour le conduire à Hector. Et David se laisse finalement convaincre. Et peu à peu, la vie extraordinaire et méconnue d'Hector Mann va lui être révélée par Alma. La vie, mais aussi tout un pan immense de son oeuvre cinématographique, quatorze films que jamais personne n'a vu et qu'il va être le seul à pouvoir visionner en partie. Tous ces films inédits d'Hector Mann seront en effet détruits lorsque David les aura visionnés.

A travers cette narration palpitante d'un bout à l'autre du livre, Paul Auster mène avec brio une réflexion sur la signification de l'art. Que représente l'oeuvre d'art pour un artiste si celui-ci, de façon délibérée, refuse de la montrer à qui que ce soit ? Pourquoi Frieda, l'épouse d'Hector Mann, veut-elle absolument faire disparaître ces films alors qu'elle a tant oeuvré avec Hector pour leur réalisation ?

« Petit à petit, c'était devenu un principe esthétique en soi. Alors même qu'elle continuait à travailler avec Hector, elle devait avoir eu le sentiment qu'il ne s'agissait plus de faire des films. Il s'agissait de fabriquer quelque chose afin de le détruire. C'était ça, l'oeuvre, et tant que toute trace de l'oeuvre n'aurait pas été détruite, l'oeuvre n'existerait pas. Elle ne commencerait à exister qu'au moment de son anéantissement –et alors, tandis que la fumée s'élèverait dans le jour brûlant du Nouveau-Mexique, elle disparaîtrait. »

Mais le roman de Paul Auster est d'une grande richesse thématique.

Que représente une vie d'homme, nous dit Paul Auster, sans la création ? Et quelle peut être l'importance de cette vie, si la création reste cachée ? Pour que la vie d'Hector prenne tout son sens, il faut que ses films les plus importants, détruits par le feu, puissent enfin être vus de tous. Peut-être Alma a-t-elle réussi à préserver les films ?

« S'il en est ainsi, alors les films d'Hector ne sont pas perdus. Ils n'ont que disparu et, tôt ou tard, quelqu'un surviendra qui ouvrira par hasard la porte de la chambre où Alma les a cachés, et l'histoire reprendra du début.
Je vis dans cet espoir ».

A travers l'histoire extraordinaire de la vie d'Hector, racontée par Alma, à travers l'amour qui naît, avec difficultés, entre David et Alma les deux admirateurs de l'oeuvre d'Hector, à travers l'oubli progressif de la douleur de David ainsi que l'importance que va prendre la traduction des « mémoires d'outre-tombe » dans sa vie, Paul Auster déploie son immense talent narratif avec une maestria époustouflante. le livre des illusions est un roman qui fera date dans l'oeuvre magistrale de Paul Auster.
Cette critique peut être lue sur mon blog : Un Polar (blog collectif), à l'adresse suivante :
http://unpolar.hautetfort.com/archive/2010/12/14/le-livre-des-illusion-de-paul-auster.html
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Allantvers
  27 août 2015
Le livre qui gît longtemps dans les tréfonds de ta bibliothèque ne moisit pas, il se bonifie pour toi comme un bon vin qui t'est destiné, et il viendra toujours un moment où tu sauras le savourer.
Telle est la leçon que m'a donné ce « livre des illusions » dont le magnétisme a du s'inverser pour moi car après l'avoir dédaigné pendant des années, je ne l'ai pas lâché une fois ouvert.
Il y a quelque chose d'hypnotique en effet dans cette sombre histoire peuplée de morts fantomatiques et de vivants en trompe-l'oeil, dans laquelle je me suis laissée entraîner presque à mon insu, par surprise en dépit d'un pitch qui ne m'avait pas vraiment convaincue : un écrivain de la côté est, à demi mort depuis le décès tragique de sa famille, se laisse entraîner jusqu'au Nouveau Mexique au chevet d'un vieux cinéaste agonisant, réputé mort en 1929…
Je crois que le pouvoir d'attraction de ce roman tient pour beaucoup aux qualités de plume de Paul Auster, ainsi qu'à sa puissance d'évocation de l'Amérique des années 20 dans lequel il prête au personnage d'Hector Mann un destin et des aspirations hors du commun.
A l'image du milieu cinématographique dans lequel évolue l'intrigue, ce roman est baigné de jeux d'ombres et de lumière assez envoûtants pour m'embarquer jusqu'au dénouement de cette tragédie, en effet pleine d'illusions.
Après une première expérience un peu décevante avec la « Trilogie New-Yorkaise » dont j'avais apprécié le talent mais qui ne m'avait pas vraiment touchée, je suis ravie de cette deuxième rencontre réussie avec Paul Auster.
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Louis_LUCAS
  13 décembre 2016
"Le livre des illusions" est le deuxième roman de Paul Auster que j'ai lu, une lecture marquante pour ne pas dire bouleversante. Alors que "Tombouctou" avait quelque peu refroidi mon envie de découvrir l'auteur new-yorkais, ce roman est à l'origine de ma passion pour cet écrivain, un engouement qui s'est malheureusement émoussé au fil des romans mais qui semble peu à peu renaître, au point d'envisager de replonger dans l'une de ses oeuvres.
Loin de l'accessibilité de "Brooklyn follies" et de son ambiance douce amère, "Le livre des illusions" est l'histoire d'un drame familial, d'une blessure qui ne cicatrisera jamais avec en arrière-plan une belle réflexion sur le cinéma muet, la Littérature et sur la création artistique en général. Paul Auster évoque le deuil avec beaucoup de sensibilité mais sans jamais tomber dans le pathos. Sa plume est à son paroxysme et nous offre quelques fulgurances stylistiques du plus bel effet.
Sans conteste, l'un des plus beaux romans de Paul Auster.
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LiliGalipette
  17 juillet 2015
Dévasté par la mort accidentelle de son épouse et de ses enfants, David Zimmer se lance à corps perdu dans l'écriture d'un essai sur les films d'Hector Mann, acteur et réalisateur du cinéma muet, étrangement disparu sans laisser de traces. le livre est publié et il rencontre un beau succès. David enchaîne avec une traduction des Mémoires d'outre-tombe de René de Chateaubriand. Mais il est contacté par l'épouse d'Hector qui lui demande de venir au Nouveau-Mexique : Hector Mann est mourant et il a émis le souhait que les films qu'il a réalisés en secret soient détruits à sa mort. « Pour autant que je sache, Hector est le premier artiste à créer son oeuvre avec l'intention consciente, préméditée, de la détruire. » (p. 251) Peu décidé à faire le voyage, il se soumet cependant à Alma, une jeune femme énigmatique qui est bien décidé à le faire venir au Nouveau-Mexique. Pendant le trajet, Alma raconte à David la vie d'Hector depuis sa disparition d'Hollywood.
En chemin vers une oeuvre dont le temps est compté, David saisit plus que jamais la fragilité du temps. le roman est l'histoire de plusieurs deuils et de la reconstruction des individus. « J'avais les idées si confuses que je ne savais comment porter son deuil, sinon en me maintenant en vie. » (p. 374) En écrivant son livre sur Hector Mann et en s'intéressant à son histoire, David s'appuie sur le muet comique pour se sauver du tragique indicible.
Je me suis un peu ennuyée avec ce roman, même si j'y ai retrouvé le talent de Paul Auster et sa puissance narratrice. Il y a une intertextualité intéressante, de nombreuses références, mais je n'ai pas retrouvé le souffle habituel. Tant pis !
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JS_R
  03 juillet 2016
Lorsque j'ai découvert Paul Auster, à 20 ans et des poussières, je ne lisais plus, ou si peu, depuis des années ; quand vos derniers souvenirs de lectures concernent massivement des page-turners, (de très bons Stephen King, mais ne le résumons pas à cela) (ou encore quelques épopées signées Anne Rice, très appréciées en leur temps) et quelques grands classiques adulés, la narration de P. Auster a de quoi vous mettre un véritable coup de fouet. A l'époque, ce fut la Trilogie New-Yorkaise qui m'administrait les premiers sacrements de ce qui devait être une renaissance à la lecture.
"Le Livre des Illusions", un titre que l'on pourrait facilement qualifier de laborieux, ayant peut-être même l'air de sortir d'un générateur, n'est peut-être pas le meilleur Auster. J'entends déjà dénoncer ses défauts les plus évidents par certains : ceux-là seront soit des renégats, revenus de leur admiration première -j'en fais un peu partie- montrant quelques signes d'agacement compréhensibles, soit d'authentiques amateurs de l'oeuvre, enclins à la juger avec davantage de bienveillance ; ils s'opposeront, je l'imagine, en tout.
Si vous ne connaissez pas encore Paul Auster, oubliez les repères traditionnels qui nous sont depuis toujours donnés à la lecture d'un livre, ou les formes plus éprouvées, plus sages et lumineuses (bien que P. Auster n'offre pas non plus un brillant exemple de littérature complètement déjantée ou déstructurée), entendre là un terrain fictionnel auquel nous serions tout à fait préparés. Plutôt que de plonger son lecteur dans le confort et la gentille impatience, lui ménageant régulièrement et si possible dès l'entrée de bas effets de manches de romancier professionnel (dans le pire sens du terme), il commence bien souvent par produire en lui un état proche de la sidération, en lui dévoilant le destin brisé d'un personnage, dont l'âme est, jusqu'en son centre, hantée par un désastre sans précédent. Au lieu de devoir nous acclimater à lui, ou à eux, on observe leur situation en refusant d'y adhérer tout à fait, comme l'on répugnerait, si c'était seulement possible, à voir son identité s'effriter et chercher, du bout de ses incertains lambeaux, une raison de prolonger notre survie. Pourtant, nous sommes très tôt rivés à leurs errances.

Après ma malheureuse lecture de Léviathan, je me suis donc laissé reprendre par la main, ou plutôt montrer le champ de ruines attenant, celui de la vie de David Zimmer, au commencement de ce roman. Sa femme et leurs deux enfants ont trouvé la mort simultanément, sans raison, sans l'ombre d'un sens apparent, durant un accident d'avion. Il n'était pas à leurs côtés, un peu par un second et cruel hasard, mais aurait fort bien pu s'y trouver, et la conjonction de ces faits, sans compter sur l'agonie de sa famille, qu'il ne peut s'empêcher d'imaginer, le plongent dans la déréliction. Il n'y a semble-t-il plus rien à faire pour la vie, qui continue, monstrueuse, intacte bien qu'à jamais renversée. le destin va pourtant mettre en branle une incroyable machinerie, par le biais du seul hasard qui semble continuer de payer, en une étrange monnaie, pour les tourments de Zimmer. Il rencontrera en effet sur sa propre télé Hector Mann, acteur virtuose du cinéma muet du début de siècle ; au gré de nombreuses pirouettes, affublé d'une moustache comme dotée d'une vie propre et touchée par le génie, celui-ci parvient, dans un complexe entremêlement du tragique et de l'humour, à arracher à Zimmer un rire clair, sonore, aux petites heures du matin. Ce rire, cet éclair survenu au beau milieu de sa vie, l'a arraché, quelques secondes mais plus durablement encore, à l'état d'hébétude alcoolique dans laquelle il se débattait.
Un dessein invisible est déjà à l'oeuvre : Zimmer cherche à visionner tous les films de Hector Mann, et à en savoir le plus possible sur cet homme, qui a disparu à la fin des années 20, et que le monde entier s'est empressé d'oublier. Zimmer, lui, s'accroche à l'oeuvre de l'acteur-cinéaste comme un homme se tient à quelque morceau d'épave en pleine mer, et entreprend de lui consacrer un livre, le premier jamais écrit sur H. Mann. Sa tâche s'avère plus délicate que prévue. Il découvre notamment l'aspect pour le moins mystérieux de sa disparition, et le flou que le monde du spectacle, entre interviews et journalisme de surface, n'a pu dissiper à propos des origines de Hector Mann. Zimmer, néanmoins, parvient à ses fins et fait diffuser son livre.
Un beau jour on lui écrit de l'autre bout du globe, pour lui signifier qu'Hector Mann a lu et apprécié son livre, et qu'il souhaite vivement le rencontrer, au Nouveau-Mexique. le hasard a depuis longtemps cessé d'opérer. Une force, un lien indestructible a émergé du néant, d'un bref et méconnaissable éclat de rire en son temps, et la vie de David Zimmer n'a plus qu'à suivre à rebours ce fil d'Ariane, qui s'était matérialisé de façon ténue tout d'abord, jusqu'à devenir la veine principale de ce destin retrouvé, mais encore boiteux.
Qu'y a-t-il à son bout ? Hector Mann, l'attendant patiemment, vraisemblablement à la toute fin de sa vie ?
Paul Auster réussit cette fois à captiver, non sans jeter le trouble dans l'esprit de son lecteur, pris de vertiges face au récit de ces vies gigognes, et face à l'absolutisme de H. Mann. Devant cette avalanche de révélations, jusqu'à l'altération probable, finale, de la réalité, c'est encore une fois l'identité qui est au centre du roman, celle qui ne nous sert, chez Paul Auster, qu'à marcher vers l'ailleurs, où nous attend la dispersion de tout ce que nous avions, et de tout ce que nous étions. La création, tant chez Mann que chez Zimmer, ou encore chez Alma, ne peut endiguer la vie, mais la double néanmoins, la soutient, jusque dans les régions les plus reculées de l'existence, faisant émerger de nouvelles terres.
Le voyage est éreintant, parfois outrancier, surtout vers la fin. A l'occasion on se surprend à trouver que dans sa grande efficacité narrative, Paul Auster oublie de fixer plus longuement son regard sur cette histoire, et sur sa bouillonnante présence humaine, dont les remous semblent parfois submergés dans l'immense courant, mouvement même de la folie de soi, que génère la tragique et lumineuse histoire de H. Mann ; peut-être ces personnages, en somme, semblent-ils trop broyés et anéantis, en tant que personnages, par cette dernière. Mais ce qui ne nous apparaît pas, à la lecture, comme un mystère, c'est que Paul Auster dépeint parfaitement ces vies, y compris celle de Mann, et nous gagne à la fascination qu'il exerce sur les protagonistes de cette histoire. Ils vacillent autour de leurs propres raisons de vivre, ayant à la fois trouvé là leur soleil, et peut-être aussi le chemin qui leur est désigné, à la surface de la terre.
Au terme de ces pages vient le soulagement, et on laisse Zimmer, baignant dans la lumière aveuglante de ce même soleil, et du passé, seule trace de ce qu'il est, et de ce qu'il peut encore devenir.

Lien : http://aussenwelt.eklablog.c..
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   29 octobre 2014
L'important, ce n'est pas l'habileté avec laquelle on évite les ennuis, c'est la manière dont on les affronte quand ils se présentent.
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strawberries_milkshakestrawberries_milkshake   24 novembre 2010
Allez-y, tirez, dis-je. Vous me rendrez un grand service.
Ces mots m'étaient sortis de la bouche avant que j'aie su que j'allais les prononcer. Ils me parurent durs et terribles, du genre que seul prononcerait un aliéné, mais lorsque je les entendis, je compris que je n'avais aucune intention de les retirer. Ils me plaisaient. J'étais satisfait de leur franchise et de leur candeur, de la façon décisive et pragmatique d'aborder la situation à laquelle j'étais confronté.
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ImpassedesPasPerdusImpassedesPasPerdus   21 novembre 2013
Cela peut sembler sans importance, mais c’était la première fois depuis juin que je riais de quoi que ce fût et en sentant ce spasme inattendu monter dans ma poitrine et se mettre à chahuter mes poumons, je compris que je n’avais pas encore touché le fond, qu’il restait en moi quelque chose qui souhaitait continuer à vivre.
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WictorianeWictoriane   12 février 2008
Je ne savais toujours pas qui j’étais, je ne savais pas ce que je voulais et, jusqu’à ce que je trouve un moyen de vivre à nouveau en compagnie d’autrui, je continuerai à n’être qu’une chose à moitié humaine.
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JacopoJacopo   11 novembre 2017
Tu es la seul personne que j'aie jamais rencontrée qui ne ressemble qu'à elle-même.
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