AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782246825234
180 pages
Éditeur : Grasset (14/10/2020)
3.64/5   7 notes
Résumé :
« J’ai déposé mes courses sur le tapis roulant, la jeune femme a encaissé. J’avais envie de lui dire : moi, je n’encaisse pas. Parce que je ne suis pas à sa place, et surtout parce que je ne supporte pas les normes de cette société qui font d’elle et de ses collègues des sans voix, peu reconnus, peu protégés.
Les caissières illustrent ce qui ne tourne pas rond dans une société où l’on ne cesse de nous asséner : ne pense pas, dépense. La caisse enregistre cet ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Mysterfool
  12 mars 2021
Bon c'était une première pour moi : lire la littérature LFiste. Je n'ai pas été déçu.
- Les riches sont les méchants, d'ailleurs ils devraient avoir honte d'être riches. Il faut les faire cracher leur pognon.
- Les pauvres sont les gentils, mais il ne faut pas les appeler les pauvres car cela peut les traumatiser : non ce sont les plus démunis ; il faut leur donner des sous (qu'on aura pris aux riches) mais sans que cela se voit car ce serait la honte pour eux. Et du cash car un chèque consommation ce serait la honte à la caisse de l'hyper. Et surtout s'ils sont pauvres c'est la faute de la société, des politiques non-Lfistes et des riches.
- Les caissières (elle a oublié l'écriture inclusive mame Autain ; il faut écrire caissi .er. ère (s) car il y a des hommes aussi ) font un métier de m……. Non mame Autain les hôte . esse. (s) de caisse (c'est plus correct comme blaze) font un beau métier et franchement je les ai bénis au début du confinement de mars 2020. Sans eux quid de mon camembert ? Et puis il n'y a pas de sous-métiers, juste des gens qui gagnent leur vie en travaillant. Mais si on veut supprimer ces soi-disant métiers de merde par des caisses automatiques, c'est un scandale (à la Marchais) car on pique le travail du bon travailleur.se. Je ne comprends plus trop.
Je passe sur le catéchisme écolo qui me fatigue. Je croyais qu'on s'était débarrassé de l'église et bien non, la nature a horreur du vide. Comme les têtes de l'hydre dix nouvelles églises castratrices renaissent. L'écologlise est là plus gonflante. Mais pour faire semblant d'être objectif, ce qui est très difficile pour moi, je conviens que tous ces emballages que l'on met à la poubelle quand on rentre de course c'est le poids !
Mame Autain, les quidams franchouillards ils aiment aller à l'hypermarché ; il faut se mettre ça dans la tête. Il faudra sortir les chars pour les empêcher d'y aller. Il faudra réinventer les camps de rééducation à la Mao pour nous faire refuser nos chers hypers pour les épiceries d'antan.
Une expérience de lecture très stimulante, capable de me faire bondir toutes les pages, un shoot d'adrénaline permanent, un litre de monster energy directement dans la veine. Je conseille l'expérience aux non-LFI, car les autres ils n'apprendront rien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Lizzy135
  22 novembre 2020
Un hypermarché, un centre commercial, c'est un lieu plus ou moins grand qui fourmille d'informations précieuses, sur nos habitudes alimentaires, nos goûts, nos manies. Quoi de mieux qu'un hypermarché pour étudier le comportement de la population, ou même le système politique d'un pays? Clémentine Autain reprend l'histoire du commerce jusqu'à aujourd'hui, période Covid. Elle y mêle son expérience personnelle et politique. Elle démontre que le système commercial est au bout du rouleau et qu'un changement ne serait pas du luxe! Une étude très intéressante.
Commenter  J’apprécie          20
frpreneau
  21 octobre 2020
Après son "Dites-lui que je l'aime", remarquable ouvrage sur sa mère l'actrice Dominique Laffin, la députée insoumise retrouve la politique avec ce nouveau livre. Et ce sont des retrouvailles particulièrement réussies !
Pour Clémentine Autain, ces nouveaux temples de la consommation que sont les hypermarchés illustrent tout à fait l'étape actuelle du capitalisme. Plumer les consommateurs que nous sommes évidemment, mais en même temps les endormir et les manipuler. Ecrit pendant le confinement, ce livre est à la fois un livre d'actualité et un livre d'analyses et d'informations - très nombreuses - pour qui ne se résigne pas au "consomme et tais-toi".
Un livre utile, sans aucun doute. indispensable même.
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
MysterfoolMysterfool   12 mars 2021
« J’ai déposé mes courses sur le tapis roulant, la jeune femme a encaissé. J’avais envie de lui dire : moi, je n’encaisse pas. Parce que je ne suis pas à sa place, et surtout parce que je ne supporte pas les normes de cette société qui font d’elle et de ses collègues des sans voix, peu reconnus, peu protégés.
Les caissières illustrent ce qui ne tourne pas rond dans une société où l’on ne cesse de nous asséner : ne pense pas, dépense. La caisse enregistre cet argent roi qui nous fait perdre le sens de la vie, et la déshumanisation en marche s’incarne à travers ces « petites mains » que nous confondons avec leur outil de travail. Leur quotidien rapporté à leur salaire illustre une effrayante hiérarchie des valeurs. Et sur le tapis roulant, elles voient passer toute la démesure consumériste d’un monde qui court à sa perte. L’écosystème, pas plus que nos désirs, ne peut supporter une telle gabegie, tandis que de plus en plus de personnes, de familles ne parviennent pas à boucler leurs fins de mois. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
casablanca67casablanca67   24 juin 2021
En 2015, une enquête de l’institut d’études Odoxa montrait que les deux tiers des Français étaient favorables au travail dominical, même s’ils estiment à 76 % que celui-ci va « renforcer la société de consommation » et à 61 % que cela va accroître « la pression sur les salariés ». Dans le même temps, 56 % d’entre eux sont opposés à l’idée de travailler eux-mêmes le dimanche. Les Français refusent par ailleurs très majoritairement la banalisation du travail du dimanche qu’ils considèrent comme un jour de repos, consacré à la famille et aux loisirs. Finalement, le désir pour soi, d’une part, et le souhait collectif, d’autre part, apparaissent dans leur dimension contradictoire. C’est comme si nous avions tendance à dire que le dimanche était sacré pour nous-même mais qu’il ne saurait l’être pour notre voisin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
MysterfoolMysterfool   12 mars 2021
Haut lieu du consumérisme débridé et de la frustration, l’hypermarché matérialise la folie capitaliste. C’est l’espace de toutes les promotions, sauf pour les caissières. Dans l’un des plus grands groupes mondiaux de distribution, il a fallu 15 jours de grève pour obtenir 45 centimes d’euros en plus sur les tickets restaurants ! L’hypermarché, c’est aussi là où l’on voudrait nous faire croire que croissance infinie est synonyme de mieux-être sur une planète aux ressources limitées. Il est urgent de rompre le lien entre le plus et le mieux. Et ce n’est pas l’essor de l’e-commerce, avec son profilage numérique dit intelligent, qui freinera le marketing agressif fabriquant la pulsion d’achat, le gâchis, les inégalités… quand il promet plutôt la surveillance généralisée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Clémentine Autain (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Clémentine Autain
Clémentine AUTAIN : "J'ai été violée : il faut rompre le silence" "L'Invité.e" de TV5MONDE présenté par Patrick SIMONIN le 12/12/11: Écologiste et féministe, Clémentine Autain témoigne du viol qu'elle a subi à l'âge de 22 ans pour briser le silence qui entoure les femmes violées dans le monde.
autres livres classés : essai politiqueVoir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox