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ISBN : 225309899X
Éditeur : Le Livre de Poche (09/11/2016)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 383 notes)
Résumé :
Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde.

Une île déserte en plein Atlantique Sud, très au large de la Terre de Feu.

Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar.

Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls.

Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats.

Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (141) Voir plus Ajouter une critique
Yassleo
15 octobre 2015
Elle ne m'arrange pas trop Isabelle Autissier parce que moi j'aime bien mettre les gens dans des cases comme maman m'a appris: un peintre ça peint, un musicien ça joue de la musique, un navigateur ça navigue. Chacun à sa place, ça me rassure, plus facile pour mon cerveau déjà bien encombré.
Ok mais une Isabelle Autissier ça se range où du coup? Parce que jusqu'à présent je la mettais dans la case Kersauson et Tabarly, suuuuuper loin de Hugo ou Sagan, voyez? Et voilà qu'elle s'est mise à écrire (et ça ne date pas d'hier, autant dire que j'ai raté de sacrés épisodes...) et avec talent en plus la bougresse. Ca m'aurait pas mal arrangé qu'elle écrive comme un pied pas marin. Mais non, faut que madame excelle et vienne chambouler mon rangement.
Pour l'histoire de Soudain, seuls, je vais faire ma paresseuse. En gros, vous imaginez: Koh Lanta moderne, un jeune couple en mode survivor sur une île proche de l'Antarctique, du manchot comme casse-croûte et pas de Denis Brogniart à l'horizon. Plusieurs mois à se dépatouiller, avec promesse d'un retour devant les projecteurs en cas de victoire sur dame Nature. Mais ici, ce n'est pas de la téléréalité, c'est la vraie vie, et ce n'est pas tf1, donc pas de pub.
Ce roman m'a enchantée déjà du fait qu'il présente deux histoires en une (difficile d'en dire davantage sans briser le charme), chacune aussi saisissante et captivante l'une que l'autre. Et on est face à une merveille d'écriture, sobre et soignée, dans un style ni trop peu ni trop. Aucun mot à rajouter, pas une ligne à retirer.
Isabelle Autissier sait transmettre les émotions et les états d'âme de ses personnages sans emphase ni voyeurisme malsain. Elle sait tenir son lecteur en haleine avec une aventure psychologique et humaine sans sombrer dans un excès de péripéties rocambolesques. Elle sait nous faire voyager dans des décors inédits sans crouler sous des effets cartes postales à deux euros. Elle sait enfin adroitement amener son lecteur à s'interroger sur le sens de la vie et sa propre existence sans le juger ni le condamner.
Bon, elle a tout pigé en fait: elle sait écrire. Respect donc, I am bluffèd.
Du coup pour en revenir à mon rangement cérébral, je vais me séparer de Marc Levy dans ma case écrivain pour faire de la place à cette grande dame. Voilà, tout est en ordre maintenant.
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nameless
19 juillet 2015
On ne peut dire un mot sur ce roman, sans préalablement rappeler l'éblouissante trajectoire d'Isabelle Autissier : ingénieur agronome, spécialisée dans l'halieutique, première femme a avoir réalisé un tour du monde à la voile en 1991, présidente du WWF France, ambassadrice de la Fondation de France et de la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme, chroniqueuse radiophonique sur France-Inter, et quand il lui reste un peu de temps : romancière.

Ludovic et Louise forment un couple dissonnant et pourtant amoureusement soudé depuis 5 ans. Lui, le navigateur, grand, costaud, beau gosse, “Un homme à succès. Les vêtements et la tignasse perpétuellement en bataille : un signe d'assurance sociale du type qui peut se permettre de briser les codes ?” (p. 170). Elle, la montagnarde, petit gabarit à l'apparence fragile, au physique banal qui la rend un peu transparente aux yeux des autres. “Elle a cheminé dans l'enfance et l'adolescence sans attirer l'attention, mais avec bonne volonté, comme pour se faire pardonner. On disait d'elle qu'elle était sans histoire” (p.31) Elle a été flattée que Ludovic s'intéresse à elle et l'aime. Ensemble, ils décident d'aller affronter les 40èmes rugissants et 50èmes hurlants à bord du Jason, promesse d'aventures quasi-mythologiques et de conquête de leur propre toison d'or.

Aventuriers curieux et insouciants, ils débarquent sur l'île interdite de Stromness pour une randonnée. Une tempête, le Jason englouti, les voilà soudain seuls dans une nature hostile. Il ne leur reste qu'à s'organiser pour vivre et rapidement survivre en attendant peut-être, un jour, l'arrivée miraculeuse de scientifiques qui viennent au printemps faire des études dans cette réserve naturelle. Comment le couple va-t-il résister à ces conditions météorologiques et psychologiques extrêmes dans lesquelles le courage physique ne s'apprend pas mais s'expérimente, dans lesquelles leur amour réciproque va être confronté à leur instinct de survie individuel ? C'est le thème central du roman. Bien que “Soudain, seuls” ne soit pas un thriller (encore que...), il renferme un puissant suspense qu'il convient, à mon sens, de préserver pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte de ses futurs lecteurs. C'est la raison pour laquelle, je ne dirai pas un seul mot à propos de la seconde partie.

Je préfère attirer l'attention sur le style d'Isabelle Autissier. J'ai eu l'impression au cours de cette lecture, qu'elle écrit, comme probablement elle prépare son bateau avant une course : en éliminant le moindre gramme inutile susceptible de l'alourdir et donc de le ralentir. La prose est brillante, rapide, les mots précis, choisis pour restituer avec justesse les émotions de ses personnages, sans digression, sans surcharge.

J'ai apprécié également le message écologique contenu, en filigrane, dans son récit. Stromness, cette île au milieu de nulle part entre la Patagonie et l'Afrique du Sud, 150 kms de long sur 30 de large, découverte au XVIIIème siècle, a rapidement attiré les phoquiers et autres massacreurs de baleines qui voyaient dans cette si abondante faune “des barils de graisse” et de douces fourrures. Plus tard, “on était passé au XIXème siècle à un stade industriel du massacre. On s'avisa alors qu'il était plus commode et surtout plus rentable d'établir sur l'île même les ateliers de traitement des carcasses et d'entretien des navires et des hommes. Par bateaux entiers, on avait apporté de quoi construire ces usines du bout du monde et loger les pauvres bougres qui n'avaient rien à envier aux gueules noires des Midlands” (p.48).

A ce rythme d'abattage frénétique, la faune se rarefia avant de disparaître. Il était bien temps d'abandonner cette terre auparavant inviolée, pour en faire une réserve naturelle interdite aux visiteurs. Les prédateurs humains n'ont laissé derrière eux que des ruines industrielles rouillées, des rats apportés dans les bateaux, grands dévoreurs d'oeufs des nombreuses espèces pondeuses endémiques. Les lecteurs intéressés peuvent facilement découvrir sur Internet de très belles photos de Stromness, saisissantes, qui montrent à la fois sa beauté sauvage et le désastre écologique perpétré, photos qui donnent plus de force, plus de réalisme au roman d'Isabelle Autissier.

Le thème de l'île déserte, de la robinsonnade est universel et résonne en chaque lecteur qui du coup, raisonne. L'histoire de Louise et Ludovic “tend un miroir à notre société sophistiquée, mais où le déclassement et le dénuement guette chacun. Elle rejoint certaines théories de retour à la nature, forcé ou consenti, qui refont aujourd'hui surface” (p.211). Même sur Babelio, il existe une rubrique des livres que chacun d'entre nous emporterait sur une île déserte. Alors une suggestion, pourquoi pas “Soudain, seuls” ?

Merci à Babelio et aux Editions Stock pour ce cadeau très apprécié.



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Nastie92
21 juillet 2015
Ce livre me donne envie de partir sur une île déserte, juste pour le plaisir de savourer de nouveau ces pages sublimes sans être dérangée ni interrompue pendant ma lecture.
Pourquoi ? Lisez-le et vous comprendrez. Je ne veux rien vous dévoiler, et vous laisser le plaisir de la découverte. Découverte que j'ai faite en attaquant ma lecture sans rien savoir : je n'ai lu ni la quatrième de couverture ni aucune critique, rien. Et je m'en félicite.
Je connaissais les exploits de navigatrice d'Isabelle Autissier, et je m'attendais à un récit passionnant de ses aventures maritimes. Je ne savais rien de ses talents d'écrivain. Quelle formidable surprise, et quel bonheur de lecture !
Dès le début, je comprends mon erreur : ce n'est pas un récit que j'ai sous les yeux, c'est un roman. Et quel roman !
Dès les premières lignes j'apprécie le style et le contenu m'enchante. Je suis conquise et n'ai qu'une envie : découvrir l'histoire, me laisser emporter par les mots de l'auteur.
Tous les ingrédients sont là pour faire de ces pages un roman extraordinaire. Le fond et la forme : tout y est.
Le fond : une histoire prenante, captivante, qui vous remue de la tête aux pieds et ne vous lâche plus.
La forme : un style magnifique. Du travail d'orfèvre. Chaque phrase est taillée avec soin. Chaque mot est à sa place. Rien ne manque, rien n'est en trop. Et les émotions vous sautent à la figure, vous prennent à la gorge.
Ce roman m'a secouée comme j'aime qu'un livre le fasse. J'ai envie d'en parler à tout le monde autour de moi, de crier par la fenêtre "lisez-le" tout en brandissant mon exemplaire. Voilà dans quel état je suis ! Un état second dans lequel seuls quelques livres très rares savent vous plonger. Que c'est bon !
Vous qui n'avez pas encore lu "Soudain, seuls", je vous envie. Vous allez pouvoir à votre tour vivre les heures passionnantes que j'ai vécues dans ces pages. Saisissez votre chance !
Vient maintenant le temps des remerciements.
Les premiers vont à Isabelle Autissier, naturellement. Merci, merci, pour ces heures enchantées, et pardonnez-moi de n'avoir pas votre talent pour mieux vous exprimer ma reconnaissance.
Un immense merci à Babelio qui par ses opérations masse critique nous offre régulièrement de formidables découvertes.
Et merci aux éditions Stock pour ce cadeau précieux. Cette année, le père Noël est passé chez moi en juillet !
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domisylzen
23 janvier 2017
Ils sont grands. Ils sont beaux. Ils sont forts. Ils sont intelligents. Ils sont jeunes.
Lui est passionné par la mer. Elle, par la montagne. Leurs vies se croisent et s'entrecroisent. Pour sceller leur union et ne pas tomber dans la routine, Ludovic persuade Louise d'aller faire une bonne virée en bateau pour découvrir quelques endroits reculés de notre jolie planète. Elle sera difficile à convaincre, mais finira par accepter pour ne rien regretter plus tard.
Leur aventure bégayera sur les cinquantièmes rugissants alors qu'ils sont en reconnaissance sur une île interdite aux touristes et que d'un coup de baguette magique le vent fasse disparaitre leur moyen de navigation.
Soudain, seuls et livré à eux-mêmes avec peu d'espoir d'être sauvé puisque cette île n'est ni sur le parcours de la marine marchande ni touristique.
Alors que faire ! Que faire pour survivre !
C'est cette question mille fois traités dans la littérature mondiale qu'Isabelle Autissier s'interroge et nous interroge avec ce livre.
Et dès le premier chapitre le ton est donné, je me suis littéralement laissé faire. J'ai fait confiance à l'auteure et grand bien m'en a pris car je me suis retrouvé pris dans tourbillon d'aventures que ne je ne me suis pas lassé d'arpenter. Isabelle Autissier est aussi forte pour nous peindre les décors de la vie sauvage que pour nous décrire la palette des émotions qui tiraille nos deux héros. Un langage vif et léger, doux et violent nous renvoie à nos propres craintes : et-moi comment m'en sortirai-je ?
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Kittiwake
27 juillet 2015
Les aventures de Robinson Crusoe, c'est une petite promenade de santé à côté de ce que vont vivre Louise et Ludovic, partis naviguer sur les mers australes.

En effet, l'île qui les retient prisonniers à la suite d'une tempête qui a libéré leur navire de ses amarres n'est pas un paradis terrestre. C'est un caillou désertique, avec quelques ruines rouillées d'une station baleinière, pas de fruitiers, pas de végétations : le régime sera hyperprotéiné ou ne sera pas si l'on ne trouve pas rapidement le moyen de capturer la faune résidente : des manchots ou des oiseaux, otaries le dimanche. de quoi faire disparaître des excédents graisseux si l'on en a.
Ce ne sera pas non plus une expérience de solitude : et c'est pire. Dans l'adversité, la vie de couple est mise à mal, les griefs quotidiens font remonter à la surface d'autres malaises plus profonds, enfouis sous des concessions quotidiennes. Mais là, l'enjeu est de taille, c'est de survie qu'il s'agit. Les décisions pèseront lourd sur l'avenir.
Si Louise s'en sort c'est au prix d'un délabrement physique, récupérable celui-là, mais aussi d'une prise de conscience inévitable inhérente à cette épreuve initiatique. L'abondance, le confort, les multiples intermédiaires qui masquent l'origine de nos biens, nous font oublier à quel point nous sommes démunis dans une nature hostile, moins adaptés que le moindre animal, plus fragiles que nos ancêtres lointains.

C'est un beau roman d'aventures, doublé d'un thriller psychologique et d'une étude sociale : autant dire un plat complet pour dévoreur de livres.
L'écriture est en phase avec le sujet, la documentation est fouillée : c'est du zéro faute.
A lire sans modération

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Les critiques presse (4)
Bibliobs25 juin 2015
Dans un roman qu’on ne lâche pas, la navigatrice raconte le cauchemar d’un jeune couple naufragé. Remarquable.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
LeSoir15 juin 2015
Isabelle Autissier se demande ce qui arrive quand on perd toute sécurité, quand on est seuls à deux sur une île.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Lexpress08 juin 2015
La nature, l'effort et le goût de la chair d'otarie sous la plume d'Isabelle Autissier.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro07 mai 2015
Un roman palpitant sur la survie de l'être humain, à l'épilogue dramatique.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara2917 juin 2017
On ne peut pas être perpétuellement sérieux, il faut vivre, au moins une fois, intensément.
Commenter  J’apprécie          251
namelessnameless20 juillet 2015
Sont-ils, eux, moins doués que ces peuples primitifs ? Sans doute, car les bienfaits de leur civilisation développée les ont coupés de cette compréhension millénaire de la nature, de ces connaissances ancestrales qui permettaient aux hommes de vivre de rien. En se civilisant, ils ont gagné en confort et en longévité, mais cette sophistication leur a fait oublier quelques fondamentaux de la vie, et voilà qu'ils se retrouvent aujourd'hui sans ressources.

Page 116 - Stock
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Nastie92Nastie9221 juillet 2015
L'odeur ne ment pas, c'est le sens le plus instinctif. On peut mentir par le geste ou la parole, et même du regard. On ne peut pas mentir sur l'odeur. Les animaux le savent bien, qui en usent et en abusent pour dire leur peur ou leur désir. Si l'homme a cherché, de tout temps, à s'en écarter en se couvrant de parfum, n'est-ce pas pour cette unique raison ?
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hcdahlemhcdahlem28 septembre 2015
L’odeur ne ment pas. Celle de cette nuit lui dicte de fuir, de repousser Ludovic, tout de suite.
Dans les grands moments, pense Louise, l’humain est seul. Devant la vie, la mort, les décisions suprêmes, l’autre ne compte plus. Elle doit l’oublier et juste vivre. C’est son droit le plus absolu, c’est son devoir envers elle-même.
La nuit est toujours aussi noire et calme. Seul couve l’œil rouge du poêle qu’ils n’éteignent jamais. C’est son tour d’y veiller. Ludovic ne va donc pas s’alarmer, dans son sommeil, qu’elle se lève et fourgonne dans la pièce. Elle récupère sa veste et ses chaussures, l’un des couteaux les mieux affûtés, balance une seconde avant de saisir le briquet, puis l’empoche. A tâtons elle attrape le carnet, le stylet, l’encre et une bougie qu’elle allume avant de recharger le feu.
Dans l’atelier, elle griffonne :
« Je pars chercher du secours. Je reviens au plus dans une semaine. »
Elle ne sait plus si cette dernière phrase est vraie, elle voudrait le croire, ou au moins faire semblant.
Elle hésite et ajoute :
« Prends soin de toi, je t’aime. »
A ce moment précis, elle ne l’aime pas. Il lui est même indifférent, mais elle a pitié de lui. Son départ va le dévaster. Elle lâche ce dernier mot comme une aumône. (p. 129-130)
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LolokiliLolokili29 mars 2017
Au fond, ce qui fascine Pierre-Yves, c’est que le rêve de Louise et Ludovic, ils sont nombreux à le partager : s’échapper de cette société pesante et pressée, des pollutions des grandes villes, prendre le large et la liberté, retrouver la nature et de vrais rapports humains. Or là, sous ses yeux, cette utopie s’est transformée en cauchemar. Il voudrait comprendre. Est-ce leur faute ? […] La société d’abondance les a-t-elle coupés de réflexes indispensables ?
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Isabelle Autissier - Une nuit, la mer / Soudain, seuls .Isabelle Autissier vous présente son spectacle "Une nuit, la mer". Retrouvez son livre: http://www.mollat.com/livres/autissier-isabelle-soudain-seuls-9782234077430.html www.mollat.com Retrouvez la librairie Mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat You Tube : https://www.youtube.com/user/LibrairieMollat Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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