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ISBN : 9791034900169
Éditeur : Liana Lévi (05/04/2018)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 123 notes)
Résumé :
Le matin de Pâques, Adele quitte le quartier de Labriola et part accoucher, seule. Parce que l’avenir n’existe pas pour les jeunes nés comme elle du mauvais côté de la ville, parce qu’elle n’a que dix-huit ans et que le père est en prison, elle envisage d’abandonner son bébé. À une poignée de kilomètres, dans le centre de Bologne, le désir inassouvi d’enfant torture Dora jusqu’à l’obsession. Autour de ces deux femmes au seuil de choix cruciaux, gravitent les témoins... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Sociolitte
  20 août 2018
Elle vient d'avoir dix-huit ans. Elle vit avec sa soeur et sa mère dans un appartement des Lombriconi, la « cité des Lombrics », près de Bologne. Son père vient de sortir de prison, et il n'est pas le bienvenu à la maison. Mais Adele a d'autres soucis : elle est enceinte de Manuel, la petite frappe du quartier, qui l'a laissée avant que son
corps ne déforme, préférant faire carrière dans la mafia locale, son t-shirt « Born to lose » sur le dos.
« Trop jeune pour se faire déchirer les entrailles », Adele a pourtant tenu à garder ce bébé. Par peur de l'abandon d'abord, et dans l'espoir qu'il lui ramène Manuel, ce jeune voyou qui est tout pour
elle. Pourra-t-elle en assumer la responsabilité jusqu'au bout ?
« le roman s'ouvrait sur ça, sur la réalité des faits » : une citation on ne peut plus vraie tant le style réaliste de l'auteur vous étreint dès les premières pages de ce roman. Tout en douceur mais avec un
talent certain pour la mise en scène et l'identification, suivons ses pas à la découverte d'une Italie hors des cartes postales estivales. [...]
Neuf mois de grossesse, neuf mois d'espoir pour « une vie parfaite ».
Si elle ne peut élever son enfant, elle fera tout pour lui donner la chance d'avoir « une vie meilleure ».
« Une mère ne suffit pas. Les pères aussi ça compte. Même les menteurs et les voyous. » Adele évolue et on la suit avec un intérêt décuplé tant l'écriture de Silvia Avallone nous emporte.
« le banc d'où la vie est parfaite »
Les personnages défilent et les émotions se déchaînent. Comment ne pas évoquer Dora Cattaneo qui, à l'opposé d'Adele meurt de ne pas pouvoir enfanter. le drame de la maternité, désirée ou non, et donc de la condition féminine dans l'Italie d'aujourd'hui y est magistralement illustré.
« Il y a des forces contres lesquelles on ne peut rien ». Tous ces personnages s'imbriquent et se déterminent par leurs forces respectives et leurs conditions sociales qui les enferment.
Après "D'acier", "Le Lynx", ou "Marina Bellezza", vous ne résisterez pas au
nouveau roman de Silvia Avallone, certainement parmi les auteurs
italiens les plus importants du moment. Poignant et addictif, son style épouse parfaitement les contours de la « vraie vie ».
Alors, il ne nous reste peut-être plus qu'à nous asseoir comme Dora,
sur ce banc d'où elle imaginait sa vie rêvée, car « le monde est plein
de perfection, il faut seulement se laisser conduire. » Laissons-nous
donc conduire par cette vie parfaite...
Lu en juillet 2018.
Article complet sur Fnac.com/Le conseil des libraires :
Lien : https://www.fnac.com/La-Vie-..
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cardabelle
  24 avril 2018

Silvia Avallone, le retour . Enfin !
Fervente admiratrice de l'auteure , je viens de passer une longue année à guetter la traduction de "Da dove la vita è perfetta ". Et ça en valait la peine .
Même veine que " d'Acier " .
On y retrouve les thèmes de l'avenir d'une jeunesse sacrifiée qui croupit dans des banlieues tristes , ici hauts-lieux de la précarité et de la misère du monde .
Pourtant , certains se battent , parfois ils chutent , parfois ils espèrent , ils rêvent , ils s'aiment : ils essaient de vivre , ils souffrent mais ...ils sont jeunes .
Et on va les suivre ces héros du quotidien en prenant de plein fouet uppercut sur uppercut : elle frappe fort la Silvia !
Un récit magistral qui allie si bien la force et la fragilité , le sordide et le merveilleux , le rêve et la réalité .
Les personnages sont bien campés, attachants , terriblement vivants .
Ils se croisent , disparaissent , renaissent .
Ils s'aiment, ils se déchirent ils s'entraident , ils s'épient , ils s'ignorent, ils se quittent .
Une superbe fresque de la comédie humaine , avec en son coeur un joyau , l'enfant de la jeune Adèle.
Et il faut être de marbre pour résister à l'émotion suscitée par la merveilleuse description de ces liens mère-enfant et des moments de la vie intra-utérine .
Si ce livre est un roman c'est aussi un essai sur la maternité et le désir de parentalité vus sous différents angles selon la catégorie sociale et qui met en exergue les difficultés des uns résolvant celles des autres .
Une analyse psychologique et sociétale fine et très complète . Beau travail .
C'est un récit poignant servi par un style sécant , vif.
Des phrases qui claquent .
Terriblement réaliste , souvent dur mais aussi pétri d'amour, de tendresse , d'intelligence et d'une once d'espoir .
Voilà donc que s'achève pour moi la lecture de ce superbe roman signé par la toujours engagée, toujours rebelle et toujours extraordinaire Silvia Avallone .
Et comme j'ai déjà dévoré tous ses romans , je suis condamnée à encore attendre le prochain ...




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marina53
  13 août 2018
Une douleur viscérale. Des cris stridents. Des efforts bientôt récompensés par l'arrivée de cette enfant aussi inattendue qu'inopportune. Car Adele, originaire de la Cité des Lombriconi, n'a que 18 ans. Quant au père, Manuel, il croupit en prison. C'est seule qu'elle a pris le bus pour aller à la clinique. Et c'est seule qu'elle accouche dans cette chambre gris-vert. Quel autre choix pour cette toute jeune adulte que de laisser sa petite fille, dorénavant attendue, à un autre couple, sûrement en mal d'enfant ? Juste quelques minutes entre elle et sa fille avant de l'abandonner...
Dans le centre-ville de Bologne, Dora est professeure d'italien. le couple qu'elle forme avec Fabio, architecte, se délite progressivement, au fil des fécondations in vitro et des micro-injections. Démunie face à cette stérilité, à la fois amère et triste de voir toutes ses tentatives échouer les unes après les autres, Dora désespère un jour de pouvoir donner la vie...
Rien ne semble lier le destin de Dora et Adele. L'une riche, l'autre pauvre. L'une instruite, l'autre déscolarisée. L'une habitant le centre-ville, l'autre la banlieue. Rien ne lie ces deux femmes si ce n'est la maternité. Ardemment désirée pour l'une, accidentelle et subie pour l'autre. Sylvia Avallone fait lier ces deux femmes, ces deux combattantes parfois désespérées ou désemparées, s'entremêler leurs destins. Autour d'elles, des femmes bafouées ou malades. Les hommes ne sont pas en reste : trafiquants, alcooliques, lâches, irresponsables ou encore infidèles. Seul Zeno, l'ami d'Adele, scolarisé dans un lycée classique, semble s'en sortir. Autour de ce thème, la maternité, mais aussi sur fond d'amitié, d'amour, de misère sociale, de transmission, l'auteure nous plonge dans un roman saisissant et empreint d'une grande humanité. Cette fresque sociale, à la construction vigoureuse et porté par une plume vivante, s'avère riche et émouvant.
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Ziliz
  06 mai 2018
Les Italiens sont-ils tous immatures, volages et violents ?
Les Italiennes sont-elles toutes hystériques, capricieuses et hurlantes, mais assez solides pour pallier les défaillances masculines, tenir une famille sur leurs épaules, remplacer les hommes/maris/pères qui fuient ?
A en croire Silvia Avallone, Elena Ferrante, Luca Di Fulvio, la réponse est OUI. Et ces trois auteurs le démontrent avec des galeries de personnages très fournies - on peut s'y perdre. Ils évoquent aussi brillamment les rêves d'ascension sociale.
Là, c'est façon « Ici, nos rêves sont étroits / C'est pour ça que j'irai là-bas. » ♪♫ Et tant pis si le « là-bas » mène tout droit à la case prison. Fallait être crétin pour ne pas les voir venir, ces barreaux, mais les hommes sont d'éternels gamins...
Dans ce dernier roman, Silvia Avallone m'éblouit encore. Toujours sur fond d'amitié (et donc de trahisons), de misère sociale et affective, elle centre cette fois son intrigue sur la maternité. Maternité dont elle montre toutes les facettes : grossesse, désirée ou non, IVG, accouchement avec déclaration officielle et retour radieux avec bébé à la maison, ou plus sinistre, sous X. Mais aussi stérilité, FIV, mères porteuses, adoption, éducation des enfants, ambitions parentales pour la progéniture...
Avec, en parallèle, une large palette de scènes de la vie conjugale, du rose au noir.
Ces destins entrecroisés de femmes et jeunes filles perdues, de 'mauvais' pères, de bébés abandonnés, d'enfants mal-aimés m'ont beaucoup touchée, pour plein de raisons, plus ou moins intimes, plus ou moins viscérales, plus ou moins raisonnées.
Je place Silvia Avallone dans mon top 3 des auteurs féminines, avec Virginie Despentes et... ? Dans mon top 2, alors... ♥
___
♪♫ playlist :
https://www.youtube.com/watch?v=_Yhyp-_hX2s
https://www.youtube.com/watch?v=HfzGl1aFH4g
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michfred
  30 avril 2017
La « périphérie » est un lieu d'exil par définition, un lieu de relégation- le « centre » étant , par opposition, celui des rencontres et des retrouvailles, "the place to be », le carrefour des possibles, la piste d'envol de tout futur.
La périphérie demande d'avoir- pour y tenir, y survivre- un point de vue d'où la vie est parfaite.
C'est le plus souvent une échappatoire sur le passé : un banc de square pour deux amies d'enfance, une vieille maison des beaux quartiers rappelant les jours heureux, ou , plus rarement, un appel d'air vers le futur : la grand' roue des plages de la Riviera, désertée par l'hiver mais qui permet d'apercevoir le vaste monde, l'endroit où on pourrait aller, fuir, revivre.
Ou alors le lieu d'où la vie est parfaite serait, en dernier recours, le refuge utérin, le ventre de la mère, où l'enfant à naître est encore merveilleusement protégé des agressions futures : délinquance, abandon, maltraitance, pauvreté, conditionnement social et culturel.
Ou enfin le lieu si particulier d'où s'opère la création – celle d'un roman,- salvateur, effacé, retrouvé ?- celle d'un petit film-docu, pour YouTube, peu importe : un lieu plein de choses fortes parce qu'elles sont nées du regard que l'on a porté sur elles, un lieu pour dépasser les murs de son ghetto, ou de sa prison, un lieu pour passer à travers comme le passe-muraille et se faire la belle.
Etre enfin hors d'atteinte parce qu'on se donne à tous.
Merveilleuse Silvia Avallone, qui, une fois de plus, prend la plume sans complaisance, sans vulgarité, sans populisme- après Acciaio (D'acier), après Marina Bellezza- pour donner la parole aux humbles.
Aux gens de la périphérie.
A ceux qui plus que d'autres ont besoin, pour échapper au désespoir, d'avoir un lieu d'où la vie est parfaite.
Je me baladais dans les Pouilles, il y a 8 jours, et dans la petite librairie d'Ostuni j'ai vu, en vitrine, son dernier roman « Da dove la vita è perfetta » Séduite par le titre - je ne sais encore comment on le traduira- , tentée par l'auteur que j'apprécie, je l'ai acheté, lu, très vite, dévoré en fait, et je me hâte de vous en faire le compte-rendu : parce que, dans ces jours sombres d'incertitude et de propos nauséeux, même sans habiter la périphérie, nous avons besoin d'avoir un lieu d'où la vie est parfaite.
C'est mon brin de muguet du 1er mai !
Revenons au livre ! C'est une sorte de chant choral où des personnages se croisent, se frôlent, parfois sans se connaître, mais sont brassés par le même coup de dés qui jamais n'abolira le hasard… Ils vivent dans le même coin d'Emilie Romagne, tout près de Riccione, sur la côte adriatique, non loin de Rimini, dans le quartier populaire du Villaggio Labriola, un quartier périphérique de HLM , surnommé par ses habitants I Lombrichi, les Vers de terre… Tout un programme !
Après un préambule tétanisant- l'accouchement sous X de la petite Adele, 17 ans, toute jeunette et désemparée, qui met en jeu tous les protagonistes, le récit repart quelque neuf mois en arrière et chaque personnage acquiert profondeur et relief. Puis on revient aux enjeux de la première partie.
Suspense d'autant plus assuré qu'on s'est attaché à tous, et que les choix nous paraissent cornéliens…
On retrouve les mêmes schémas familiaux que dans « Acciaio » : pères maltraitants, irresponsables, toxiques, mères seules et souvent dépassées, enfants sauvés par leurs études mais jusqu'à quand ? ou repris par l'économie maffieuse et criminelle qui leur offre une vie facile mais périlleuse. L'amitié est- toujours comme dans Acciaio- le seul rempart contre la solitude et le désespoir.
Mais le thème majeur du livre est la maternité.
Maternité non désirée -Adele et ,avant elle, sa mère- maternité instinctive presque animale – toutes les « mammas » italiennes du livre sont des lionnes parfois sans griffes mais jamais sans amour- et maternité refusée- le couple de Dora et Fabio, dévoré par le mal d'enfant, est littéralement épuisé par les FIVET- , maternité sans filiation : Fabio et Dora après leurs épreuves sont tentés par l'adoption, malgré l'examen insensé qu'on fait subir aux parents adoptants, quand tant de parents naturels se révèlent indignes.
Le livre est comme une gigantesque « pancia » -un ventre- où, à travers les cas particuliers, se dessine toute une mythologie contemporaine de la maternité.
Même les hommes ne sont pas en reste : Fabio, l'architecte, venu lui aussi des quartiers populaires, est un ancien obèse – une « pancia » à sa façon…- qui rêve, pour les classes ouvrières déshéritées de son ancien quartier, d'accoucher d'une ville nouvelle où il ferait enfin bon vivre.
Et surtout il y a le personnage de Zeno- dont le nom lui a été donné par sa mère costumière en hommage au livre d'Italo Svevo, La Conscience de Zeno.
Zeno la conscience , le point focal d'où la vie est parfaite…
Zeno est une sorte d'OVNI parmi les personnages masculins :enfant sans père, mère pour sa propre mère, alitée et dépressive, père de remplacement pour l'enfant que porte Adele, ami-amant- père pour Adele elle-même, père pour son ami Manu, le bad boy, et surtout père du roman qu'il porte depuis 9 mois, lui aussi, qu'il complète, corrige , efface par dépit, puis retrouve , puisque sans doute c'est celui qu'à la fin du roman nous avons lu….
Zeno qui voudrait être le Frédéric Moreau- ou le Flaubert- d'une Education sentimentale des Lombrichi dont Adele serait la Madame Arnoux…
Un roman d'une rare richesse, d'une humanité vibrante et forte, fichtrement bien construit et qui nous donne des raisons d'espérer sans sombrer dans l'idéalisation béate, les bons sentiments bêlants ni la simplification.
Un roman réaliste, souvent dur, d'où pourtant on entrevoit des coins de ciel, des coins de parc, des banquettes de bus, des nacelles de grand'roue d'où la vie est parfaite.

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critiques presse (3)
LaCroix   22 juin 2018
La maternité, clé de voûte de « La Vie parfaite », inspire à l’Italienne Silvia Avallone une fresque sociale brûlante.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeFigaro   23 avril 2018
La jeune romancière prodige prend les réalités de son temps à bras le corps. Ses personnage sont d'une énergie folle.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   09 avril 2018
Dans La Vie parfaite, Silvia Avallone raconte une grossesse à la manière d'une brûlante novella sociale, physique et urbaine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   16 mai 2019
Adele l’ignorait, comme elle ignorait bien des choses, mais il y avait longtemps qu’elle était pour lui une amie.
Pas n’importe laquelle. Il se sentait avec elle un lien plus pur, plus exclusif. Le lien entre un écrivain et son personnage principal.
Commenter  J’apprécie          110
SociolitteSociolitte   03 août 2018
Une femme à son balcon, en train de fumer. Les cheveux desséchés par les décolorations, la peau ternie par la nicotine et le regard marqué par les heures supplémentaires. Elle était en jogging, ou peut-être en pyjama, observant la cour en bas où s’était rassemblé un groupe de jeunes en scooter. Zeno fut certain qu’elle cherchait parmi eux le visage absent de son fils.
À d’autres fenêtres, à d’autres balcons des sept tours qui enserraient les Lombriconi sur trois côtés, comme pour les assiéger, il y avait des dizaines de femmes semblables. Plus jeunes, plus vieilles. À demi cachées derrière un rideau, ou le front plissé contre la vitre. Des pinces à linge à la main, un petit miroir de maquillage, un portable. Toutes identiques dans leur façon de regarder dehors, tels des oiseaux coincés dans un colombier.

Page 18, Liana Levi, 2018.
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ZilizZiliz   14 mai 2018
[Il] se dit qu'il y était arrivé, à s'acheter la voiture à laquelle son père ne se serait même pas permis de rêver. Qu'il se contentait de caresser sur les pages de 'Quattroruote' chez le coiffeur. Alors pourquoi sentait-il brûler dans sa gorge, en même temps que le whisky, cette nostalgie dingue de sa vieille Uno ? A cause des sièges défoncés ? Des cinq mille lires d'essence qui suffisaient alors pour arriver dans ce hameau - dix maisons et une épicerie - où [elle] vivait toujours ?
[...]
« On n'avait pas un rond pour prendre le train, on n'allait jamais dîner dans un endroit correct. On ne pouvait pratiquement rien faire, et pourtant, ajouta-t-il tourné vers elle, j'étais sûr de trouver la liberté en partant d'ici. En fait, je l'ai perdue. »
[...]
« Moi, ça me manque pas. On devrait me dédommager pour les années de merde que j'ai passées ici dans mon adolescence. Ceux qui sont restés, soit ils se shootent, soit ils suivent des cours de zumba. C'est pas un hasard. »
(p. 57-58)
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SociolitteSociolitte   02 août 2018
L’aube pointait quand elle était montée dans le 22, avec ceux qui nettoyaient les rues et les paumés de six heures du matin, aux yeux fatigués. Leurs ongles noirs, leur veste au col élimé : il suffisait de les regarder pour savoir où ils habitaient.

Page 12, Liana Levi, 2018.
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SociolitteSociolitte   04 août 2018
Adele avait appris que les soucis des hommes sont mille fois plus sérieux que ceux des femmes. Que les femmes devaient garder leurs problèmes pour elles, alors que les hommes pouvaient les gueuler à la cantonade, les jeter à la figure des autres.

Page 97, Liana Levi, 2018.
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Videos de Silvia Avallone (29) Voir plusAjouter une vidéo
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