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ISBN : 2290108723
Éditeur : J'ai Lu (04/01/2017)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 154 notes)
Résumé :
Une vallée du Piémont, dans les contreforts des Alpes, autrefois prospère. L’industrie lainière qui la faisait vivre s’est délocalisée au début des années 2000 et dans ces petites villes à présent désolées, les jeunes se résignent à voir la crise s’éterniser. Mais Andrea et Marina, eux, ont des projets d’avenir. Lui rêve de plaquer sa famille bourgeoise et ses diplômes universitaires pour élever des vaches dans la ferme d’alpage de son grand-père. Elle écume les ker... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
carre
  13 janvier 2017
Marina Bellezza est une jeune femme blessée par une enfance gâchée par des parents bien trop jeunes pour assurer une éducation convenable. En ressort une femme colérique, insolente, en révolte constante, d'un égoïsme terrifiant. Marina rêve de devenir une star de la chanson et est prête à tout pour réussir.
Andrea lui, n'a pas connu la même enfance, fils d'un notable, il l'a pourtant vécue comme une souffrance jaloux de son frère ainé, modèle à suivre pour ces parents. Au grand dam de son père, il décide de reprendre le métier de fermier de son grand-père. Andrea n'a pas n'ont plus oublié son histoire d'amour avec la belle Marina, qu'il retrouve un soir après une rupture qu'il n'a jamais digérée. Sa dépendance à la jeune femme se réveille comme au premier jour. Mais leur rêve respectif et le caractère de la jeune femme semble insurmontable pour une vie à deux. On plaint le pauvre Andrea tellement Marina joue avec ses sentiments. La jeune femme est ingérable et en constante rébellion. Mais sous ce caractère explosif, il y a une évidente souffrance.
Pour son nouveau roman , Silvia Avallone s'attache comme pour « D'acier » a ausculté une génération (la sienne) en perte de repères dans une Italie durement touchée par la crise et les années « Berlusconi ». Difficile de se construire un avenir. Ces portraits sont touchants, ces personnages torturés par leurs démons intérieurs. le livre parle aussi du choix de quitter une région rurale pour les feux de la ville. Et l'envie pour certains de refaire le chemin inverse.
Silvia Avallone confirme avec talent la qualité de sa plume. Un très bon roman.
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Commenter  J’apprécie          530
marina53
  16 avril 2015
Au coeur de la vallée de Biella, dans le Piémont rural et montagneux. Dans ce village comme dans beaucoup d'autres, la crise est passée par là. Les magasins fermés, les enseignes éteintes, les rues désertes et le village est devenu silencieux. Andrea, le fils de l'ancien maire, ne voudrait pour rien au monde quitter cette vallée qui l'a vu naître. Ne pas faire comme son frère, Ermanno, qui s'est exilé aux Etats-Unis. Quitte à décevoir, encore une fois, ses parents. Il a bien d'autres projets en tête. Mais sa rencontre avec Marina, son ex petite amie dont il s'est séparé il y a 3 ans, risque bien de le chambouler. Marina, cette magnifique jeune fille aux formes généreuses et à la chevelure d'or, l'attire toujours autant. Marina, depuis qu'elle a chanté dans une pub pour un artisan local, rêve de gloire, de renommée et plus que tout veut prendre sa revanche. Elle, petite fille abandonnée par son père et élevée par une mère alcoolique, veut réussir et devenir quelqu'un. La participation à un télé-crochet est une chance pour elle. Mais, leur amour, aussi profond soit-il, peut-il survivre à leurs rêves ?
Un amour entre une bimbo, belle à damner, revancharde et prête à tout pour réussir et un fermier, fils de bonne famille, désireux de renouer avec la terre, peut-il durer et surtout survivre aux rêves et aux espoirs de chacun ? Sylvia Avallone nous dresse le portrait de deux jeunes pleins de vie, et à laquelle ils croient encore, avides de liberté et de gloire. Autour d'eux gravitent leurs amis, terriblement attachants, tous issus du milieu de la terre dans laquelle ils restent ancrés; de jeunes hommes et femmes résignés qui n'espèrent rien mais tous touchants et émouvants. L'auteur dépeint un monde bancal et précaire, touché de plein fouet par la crise. Seule Marina veut en échapper, bercée d'illusions mais plus que jamais déterminée. On l'aime tout autant qu'on la déteste. Tellement insaisissable, frivole mais si fragile. Ce roman dense, profondément humain et riche, est à la fois sombre et sensible.
Marina Bellezza... du tempérament !
Merci Cécile...
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zabeth55
  10 février 2015
L'histoire de Marina Bellezza est prenante.
Dans cette vallée qui se désertifie, où les usines et mes magasins ferment les uns après les autres, où les maisons sont abandonnées, la plupart des jeunes adultes est partie, d'autres s'obstinent à rester. Parmi eux, Andrea, fils du maire, et Marina qui commence à être célèbre dans la chanson.
Silvia Avallone écrit bien.
On sent le désespoir de cette région, la sienne, qui se meurt.
Insupportable, cette Marina, mais si belle et si fragile.
Solitaire et entêté, cet Andrea, mais si seul et si tendre.
Leur destin semble si différent et en même temps si lié.
On a parfois le sentiment de tourner en rond dans cette vallée perdue et dans l'étrange passion de ces deux êtres blessés. Mais c'est cependant une bien belle histoire.
On y retrouve, comme dans « D'acier », le thème d'une jeunesse paumée dans une société en crise où elle a du mal à trouver sa place.
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tynn
  07 juillet 2015
Elle, c'est Marina.
Qui veut vraiment grimper vers les étoiles, devenir une star, chanter à la télé et avoir des milliers d'amis sur Facebook. Marina, belle, rageuse et conquérante, comme un défi à la galère de l'enfance et de ses parents impossibles. C'est une Bimbo d'opérette, candidate au radio-crochets musicaux, aguicheuse et fantasque, impossible à vivre et si difficile à aimer.
Lui, c'est Andrea.
Utopiste raté, fils et frère mal aimé et mal aimant, éternel étudiant sans projet et bibliothécaire par nécessité, avec le rêve modeste de se faire éleveur dans les alpages. Andrea amoureux depuis l'enfance, éreinté par cette attirance sauvage dont il ne peut se défaire et qui lui fait vivre une vie de maladie d'amour.
Il la cherche, la supporte, la vire, la retrouve. Elle l'évite, l'engueule, le rattrape et le plaque avant mariage par texto...
Cette histoire d'amour-haine est loin d'être une bluette! On est épuisé avec eux par ces sentiments dévastateurs, la puissance du désir, irrépressible, et la violence née de la frustration. On salue la volonté, la persévérance en dépit du manque d'argent, de la rupture familiale, et de l'horizon si lointain de la réussite ...
Dans les villages montagnards des Alpes piémontaises, c'est un décor de banalités qui illustre en creux l'Italie de la crise économique, revenue des mirages douteux et du bling-bling, le pays des années Berlusconi où les jeunes adultes ne trouvent aucun travail et où les régions se paupérisent.
Le savoir faire en écriture est indéniable mais j'ai fait quelques montagnes russes entre sentiment diffus d'ennui et attraction à suivre cette improbable histoire d'amour absolu, violente et destructrice. le scénario est parfois un peu léger mais n'est sauvé que par une étude de caractères fouillée, deux personnages extrêmement attachants et extrêmement énervants!
C'est un roman très "italien", très latin, qui ne craint pas la surenchère et le ton un peu appuyé.
Je pense me souvenir longtemps de la starlette et de son montagnard...
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isabellelemest
  12 octobre 2014
Pour qui rêve de l'Italie, de la beauté de ses villes et du charme de son art de vivre, ce roman "générationnel" d'une jeune femme de trente ans, Silvia Avallone, déjà connue pour le succès de son premier opus "D'acier", nous donne à voir un pays bien différent, celui de la crise et des perspectives bouchées pour une majorité de jeunes sans avenir.
Avec une grande habileté, après avoir posé le décor de ses Alpes piémontaises natales et de leurs vallées qui se meurent, elle imagine un couple mal assorti, qui s'est connu au lycée, elle, Marina Bellezza, à la beauté éclatante (comme son nom le suggère), attirée par le monde des paillettes télévisées et les succès foudroyants des starlettes de la chanson, qui va tenter de percer dans le monde du show biz, capricieuse, spontanée, incontrôlable, irrésistible... Lui, Andrea, ex-étudiant timide, rebelle, réfractaire, mal aimé de ses parents fiers de leurs ascension sociale, indécis sur son avenir et la voie à prendre, qui va choisir de retrouver les racines agricoles familiales et de monter sa ferme et son troupeau de transhumance composé de quinze vaches grises alpines. Quoi de commun entre ces deux-là ? Pourtant ils s'aiment de façon déraisonnable, ne se quittant de façon orageuse que pour se retrouver, trois jours, trois mois ou trois ans plus tard.
Ils représentent bien le dilemme insoluble d'une génération de jeunes adultes qui, en Italie, en Espagne, en France ou ailleurs, voit la difficulté d'entrer dans une vie active aux accès bouchés par la crise et le chômage de masse des jeunes. Pris entre le miroir aux alouettes de la société du spectacle télévisé et de ses valeurs frelatées, ou la tentation de la "décroissance", du refus de la société de consommation, du retour à l'essentiel, au prix de sacrifices incompris de leurs proches. Vers lequel de ces pôles ce couple improbable va-t-il basculer ? Comment imaginer la futile Marina dans une étable, à traire des vaches ?
Mais à ce thème d'incertitude de l'avenir s'ajoute celui du difficile passage à l'âge adulte et du malaise existentiel de jeunes que leurs parents n'ont pas su aimer et rendre heureux et mûrs. Marina est la fille de parents encore adolescents à sa naissance, dont l'immaturité a pesé sur son enfance, avec un père absent, jouer, flambeur et infidèle et une mère bientôt entraînée dans une dérive alcoolique, cela pèse sur elle comme une blessure inguérissable, une faille, une fragilité qui l'amène à des comportements de rupture. Andrea, enfant non désiré, à été confronté toute sa jeunesse à la préférence injuste de ses parents pour son frère ainé, Ermanno, qu'il n'a cessé de jalouser.
Reste le thème de l'amour irrésistible et irréfléchi et du trio amoureux avec la discrète Elsa, la colocataire de Marina, et condisciple d'Andréa, qui peine à finir sa thèse sur Gramsci, mais espère se faire aimer un jour de son ex-camarade de fac.
Le décor des Alpes bielloises, de cette vallée piémontaise du Cervo, avec la rudesse et la beauté de ses paysages et de ses coutumes, reste le cadre qui donne son unité au roman, le lieu où il s'enracine et prend tout son sens.
Au total un intrigue habilement menée où le suspense n'a rien d'artificiel, mais correspond non seulement aux atermoiements d'un couple, mais aussi à un difficile choix d'avenir et de société, et à la conquête de la maturité. L'écriture laisse la part belle aux dialogues mais sait aussi se faire discrètement lyrique pour évoquer l'impalpable beauté des montagnes du Piémont et le caractère sauvage et insaisissable de leurs êtres, cerf de la forêt ou figure féminine "qui ne peut appartenir à personne, parce qu'elle ne réussit même pas à s'appartenir".
Un roman important pour qui veut comprendre ce que les sociétés européennes en crise ont à offrir à leurs enfants, comment cette génération conçoit le monde et quels combats elle est prête à livrer. Et un beau moment de lecture.
Merci à l'opération Masse Critique de Babelio et aux éditions Liana Levi, qui m'ont permis de découvrir cet ouvrage.
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critiques presse (3)
LaPresse   12 novembre 2014
Ce deuxième roman peint un portrait très fin des jeunes dans la vingtaine, héritiers d'un monde en pleine désagrégation. Avec le même souci social et politique qui animait son premier roman [...], Silvia Avallone fait une description très touchante et pourtant très alarmante de l'Italie contemporaine.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LesEchos   01 octobre 2014
« Marina Bellezza » est un livre rebelle et frais, qui en appelle au sursaut d’une jeunesse flouée par des décennies d’une politique délétère.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Actualitte   05 septembre 2014
Ce livre, souvent pathétique, parfois drôle, cruel et sombre [...], mais pas dénué d'espoir, sensible sans excès, est empreint d'une ardeur, d'un mordant réellement enthousiasmants et de belles convictions, se lit sans effort et procure beaucoup de plaisir, notamment grâce à son style très visuel et des personnages qu'on a envie de protéger sans cesse.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   18 octobre 2014
[...] l'extrême nord-ouest de l'Italie, si mal desservi par les moyens de transport et de communication qu'elle en devenait presque une frontière inexplorée.
Ça avait été une terre de casseurs de pierres, de chercheurs d'or, d'émigrants. Une frontière, mais pas à conquérir, à quitter. Au XIXe siècle, et jusqu'à la moitié du XXe, les hommes partaient en Amérique, en Australie. C'était la coutume : ils se mariaient, et le lendemain s'embarquaient à la recherche d'une fortune qui ne brillait jamais que sur des continents lointains.
Les femmes non. Les femmes ne bougeaient pas, elles étaient comme les racines enterrées des châtaigniers, comme les tubercules et les rochers. Elles attendaient. Que les maris reviennent les mettre enceintes, que les enfants grandissent, que les maris rentrent pour mourir.
(p. 56-57)
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fbrenierfbrenier   12 novembre 2014
Pour Andréa Caucino, le secret, le caché, le non-dévoilé était le fondement naturel de la beauté, et le silence, la solitude en faisaient partie. Les animaux sauvages étaient beaux, beaux aussi les yeux ronds et brillants des vaches au museau levé qui vous regardent avec un étonnement muet; beau cet endroit inconnu de tous sinon des enfants qui viennent au printemps et surtout en mai, quand fleurissent les rhododendrons ; et belle Marina, avec son bas filé et sa robe de travers, son maquillage à moitié effacé et son sourire clair comme la première neige dans les creux du Mucrone.
Il lui semblait presque pouvoir lui pardonner, pour l'exhibition de l'autre soir, pour le retard de cet après-midi, pour ces images d'elle couchée dans d'autres lits avec d'autres hommes qui cherchaient à affleurer à sa conscience, et qu'il repoussait dans les recoins les plus noirs et lointains de son cerveau. Il lui semblait qu'il pouvait lui pardonner ces trois années d'absence, les trahisons, si c'était pour goûter à cet instant. Et il le voulait: parce qu'ils avaient encore une vie devant eux.
Il guettait les traces que le temps avait déposées sur son \isage. Son profil était plus tendu, ses pommettes plus dures, son nez plus dessiné ; et sur son corps aussi, resté longiligne comme celui d'une adolescente, mais avec des hanches plus larges et des rondeurs qu'il ne se rappelait pas. Il était un peu comme un père revoyant sa fille qui avait grandi, et qui sait avoir perdu d'elle quelques-unes des meilleures années. Mais aussi comme un amant frustré incapable d'attendre une minute de plus.
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OdeOde   04 mai 2015
Il y a eu dans l‘Histoire des époques où le but était de connaître le monde, l’explorer, éprouver son immensité, son mystère. Dans celle-ci, en revanche, en cette seconde décennie du XXIe siècle, il ne s'agissait plus de se perdre dans le monde mais d'être le monde, prendre sa place, le résumer tout entier en soi. La guerre opposait les pionniers de la visibilité aux partisans de l’anonymat. On ne luttait plus à mort pour occuper des terres, mais une place dans les médias. Un Far West virtuel, tout aussi féroce.
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marina53marina53   16 avril 2015
Devenir adulte, c'est savoir distinguer la réalité du désir (...); savoir renoncer, s'il le faut, au désir. Savoir le nommer, lui donner une autre dimension.
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marina53marina53   17 avril 2015
Les paroles prononcées (..) ne sont jamais comme celles qui demeurent à l'état de pure intention, dans la tête. Comme si, une fois réelles, partagées avec les autres, elles s'appauvrissaient jusqu'à ne plus rien signifier du tout.
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