AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782715230965
192 pages
Éditeur : Mercure de France (07/05/2010)

Note moyenne : 2/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Quand elle est sur scène, quand elle joue, Sonia sent monter en elle cette jubilation qui un jour a décidé de sa vocation. Elle n’est pas toujours à sa place, il lui arrive d’être mauvaise, mais elle ne connaît rien de plus beau que ce dédoublement magique. Une fois, elle a perçu que son interprétation était juste au point de capter l’attention de tous, et elle demeurait si concentrée, dans un tel état de grâce et de solidité mêlées, que le regard des autres la gran... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Marti94
  27 novembre 2013
Après l'avoir entendu au studio Charles Trenet à la maison de la Radio pour l'enregistrement du masque et la plume j'ai sauté sur le dernier roman de Sophie Avon dès sa sortie. C'est bien écrit et comme elle a mon âge elle raconte une période qui m'inspire mais c'est un livre qui porte mal son titre : il s'agit plutôt des années sombres car il y beaucoup de morts. le changement de narrateur est souvent gênant. C'est quand même bien et plein de références.
Lu en juin 2010
Commenter  J’apprécie          20
bea45
  21 novembre 2016
Une vision de le jeunesse très désenchantée
A lire un jour d euphorie
Commenter  J’apprécie          10

Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2020
J’aimais ça chez lui, cette disponibilité joyeuse, cette
façon de faire aussitôt ce qu’on prévoyait. Il était hyperactif, mais face à l’indolence d’Hélène, il n’avait guère le
choix. Le matin, c’était toujours lui qui se levait pour
changer Nigel et lui donner son biberon. Après, il déposait
son fils dans mon lit et partait à la fac. Inutile de compter
sur Hélène, elle aurait laissé son enfant ramper jusqu’à la
cuisine ou, pire, jusqu’au balcon. Moi, j’étais à moitié
endormie mais on pouvait me faire confiance, jamais je
n’aurais laissé un bébé s’en aller tout seul à l’aventure. Avec
Nigel, j’avais découvert des sensations merveilleuses. Ce
tout-petit contre moi me bouleversait, et aussi quand il se
dressait dans son lit à barreaux en tendant ses bras minuscules pour que je le prenne. Je résistais le plus longtemps
possible, j’attendais qu’il me supplie, qu’il pleure un peu,
mais je cédais quand même assez vite, je n’étais pas un
monstre, et quand je le prenais dans mes bras, le simple fait
qu’il s’apaise m’emplissait d’importance. J’aurais préféré
faire la grasse matinée bien sûr, mais je trouvais là une
compensation inédite, on pouvait appeler ça de l’amour.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 septembre 2020
Elle a croisé tant de gens qui trimaient nuit et jour et qui
sont restés dans l’ombre, jamais récompensés, toujours
écartés comme si la réussite, même passagère, même fugace,
ne voulait pas d’eux. Pour elle, c’est différent, elle faisait
fausse route en espérant monter sur scène. Elle a vite compris que sa voie était ailleurs et désormais elle est écrivain,
même si elle n’ose pas le dire comme ça quand on lui
demande ce qu’elle fait. Elle gagne sa vie en corrigeant des
manuscrits dans une petite maison d’édition. Ce n’est pas
un métier d’avenir mais elle compte sur ses livres. Son premier roman est sorti l’année précédente et il a bien marché,
elle est même passée à la télévision où elle a joué les
modestes afin de masquer sa timidité et son mépris des
auteurs qui parlent de leurs écrits avec tellement d’aplomb.
Comment peut-on commenter ses propres textes, pense-t-elle tout en rinçant les verres — elle n’en a pas cassé un,
cela aussi est un motif de satisfaction, minuscule, dérisoire
et bien réel
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2020
Elle a lu Nabokov, Kafka, Dostoïevski, Norman
Mailer, mais ceux qu’il cite, elle ne les a jamais ouverts. Au
quatrième verre de bière, elle monte vers la mezzanine à la
recherche des toilettes. Son reflet dans la psyché qui surplombe l’escalier l’effraie. Elle ressemble à une mendiante.
Cheveux flous, ramenés sur le sommet du crâne par une
tresse vieille de trois jours, regard opaque, veste en daim
défraîchie. Depuis l’étage, elle peut apercevoir Pedro, parlant toujours et rajustant sans cesse ses lunettes sur son nez.
Elle a envie d’enjamber la balustrade et de se laisser tomber
dans le vide. Avec un peu de chance, elle échouera dans les
bras du jeune homme qui se taira enfin. Ou bien alors, sa
chute le tuera — il y aura du sang, de la stupeur, des cris,
une petite tragédie bourgeoise pour inaugurer le mandat
de la gauche.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2020
Il pense que Virginie n’est pas
la femme de sa vie, qu’il doit trouver le courage de rompre.
Il a toujours envie d’elle mais il n’est pas heureux quand ils
sont ensemble. Lui, ce qu’il aime, c’est être entouré de ses
amis, partager une soirée avec du monde, beaucoup de
monde — et repousser l’heure de se coucher, vivre la nuit,
tenir jusqu’au petit jour. Il donnerait tout pour avoir un rôle
et partir en tournée avec une vraie troupe dans une vraie
pièce. Ou alors, sur un tournage. Avec un metteur en scène
qui lui parlerait de son rôle en détail, avec qui il apprendrait
son métier — pas ce guignol qui fantasme sur un Orient de
pacotille pour faire rire les enfants.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   03 septembre 2020
Elle
n’avait pas été élevée dans le culte de la politique, n’avait
aucun sens de la collectivité, n’était jamais sûre que le plus
grand nombre eût raison. Elle se méfiait des slogans et des
dogmes. Elle voulait juste monter sur scène et dire des
textes écrits par d’autres parce qu’on lui avait appris
l’amour des mots. Elle ne croyait qu’en cela, les auteurs, la
langue, la pensée inscrite dans le verbe. Elle avait manifesté
contre la loi Debré, en 1974, c’était son seul acte militant
— elle avait alors douze ans et elle s’était donné du mal
pour expliquer à son père en quoi cette loi était injuste.
Est-ce que cela comptait ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Sophie Avon (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sophie Avon
Sophie Avon - La petite famille .Sophie Avon vous présente son ouvrage "La petite famille" aux éditions Mercvre de France. Rentrée littéraire 2018.Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2153519/sophie-avon-la-petite-familleNotes de Musique : Free Music ArchiveVisitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
+ Lire la suite
autres livres classés : comédienneVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Titres d'oeuvres célèbres à compléter

Ce conte philosophique de Voltaire, paru à Genève en 1759, s'intitule : "Candide ou --------"

L'Ardeur
L'Optimisme

10 questions
698 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature française , roman , culture générale , théâtre , littérature , livresCréer un quiz sur ce livre