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EAN : 9782290303771
252 pages
Éditeur : J'ai Lu (20/12/1999)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 122 notes)
Résumé :
En surprenant cette phrase dans la bouche de sa mère, Isabelle a cru mourir. Hier encore, c'était une enfant heureuse qui n'avait que tendresse pour tout ce que la vie lui donnait : un père bon et doux, une mère si belle, la grande maison face à l'océan, son ami...
A son bonheur détruit, à la vérité qui frappe comme une malédiction, Isabelle survivra métamorphosée, méconnaissable, adulte soudain. Impitoyablement lucide, elle découvre les secrets et les tares... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
ChatDuCheshire
  27 juin 2015
Lu à sa sortie, donc il y a bien longtemps. J'en conserve un sentiment très mitigé et je ne lui accorde deux étoiles que pour l'écriture, sur le fond je lui en attribuerais encore moins.
Le sujet était pourtant intéressant et peu abordé. L'héroïne du livre est laide et cette laideur est le pivot central de l'intrigue. Pour une fois nous n'avons pas droit à une femme belle comme le jour. Rassurant car si l'on devait se fier à l'image de la femme telle qu'elle résulte de la littérature, on a un peu (beaucoup) l'impression que seules les femmes "belles" ont droit à une vie qui vaille la peine que l'on en écrive un roman. Que de stéréotypes face à des personnages masculins invariablement bien plus complexes et intéressants...
Et puis rares sont les femmes qui n'auront pas souffert, à l'un ou l'autre moment de leur vie, d'une remarque blessante à propos de leur physique. A cet égard le point de départ du livre est finement observé: l'héroïne réalise sa laideur à travers les propos de ceux qui, précisément, devraient l'aimer inconditionnellement. C'est tellement fréquent et bien sûr quel cataclysme lorsque cela se produit...
Mais à partir de là le livre emprunte un chemin franchement décevant et d'une ambiguïté fort malvenue car le traumatisme va entraîner la transformation de sa victime en un être humain infâme. Comme si la laideur de l'âme devait désormais s'aligner sur la laideur du corps.
On sort de cette lecture avec un sentiment de trahison car le parcours de l'héroïne conforte le stéréotype "sale gueule = sale garce". Bien sûr on n'a pas de peine à croire qu'un traumatisme puisse engager une personne dans une voie funeste mais pour une fois qu'un bouquin mettait en scène un personnage féminin atypique, on a presque envie de retourner ensuite aux bons vieux stéréotypes littéraires. Bref: dispensable...
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EosMayonnaise
  22 mars 2013
Le résumé dans la première page me laissait entrevoir quelque chose de beaucoup plus cruel.
Une petite fille que tout le monde dit laide qui veut se venger de toutes ces mesquineries, quoi de plus normal?
Sauf qu'on l'attend la vengeance, elle ne vient qu'à la fin et ce déferlement de cruauté vis-à-vis de la seule personne qui ait toujours été 'correcte' avec elle est un peu bizarre.
SPOILER----------------------
Oui, Vincent a couché avec sa mère avant de coucher avec sa soeur, mais Isabelle était bien plus jeune que lui et il l'a toujours vue comme une petite fille. Elle prend donc un malin plaisir à lui rejeter la mort de ses parents sur le dos, réussit à le faire partir, et finit comme une conne dans cette grande maison avec sa chère Alice qui ne dit plus un mot.
Pour être honnête, je m'attendais à une vague déferlante de cruauté, vague qui n'est jamais venue. le résumé en disait trop, puisque qu'il raconte l'histoire du début à la fin sans nous laisser de surprise.
Reste cette question à laquelle personne ne répond: dans quel but a-t-elle évincé tout le monde pour rester seule avec sa soeur devenue muette? Elle était malgré tout heureuse avec ses parents, avec Vincent, dans cette maison. Pourquoi avoir tout détruit? Comment cela peut-il lui apporter du réconfort et du bonheur, comme elle le dit à la dernière ligne?
C'est bizarre, la psychologie du personnage n'est pas très claire. Voilà.
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Iboo
  20 août 2012
Nicole Avril nous fait vivre l'inexorable progression de ce drame et nous entraîne peu à peu dans cet univers irrespirable où la tendresse tourne à la violence. C'est à travers le regard de l'héroïne que nous voyons tout dans ce monde des apparences où la beauté serait une grâce divine et la laideur une vraie "disgrâce".
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Symphonie
  02 février 2013
Dans ce monde des apparences où la beauté serait une grâce divine et la laideur une vraie " disgrâce" rien ne change, seules les apparences comptent dans cette vie. Nicole Avril nous trace la métamorphose d'une petite fille heureuse, en une adulte despotique, et terrifiante..
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brigittelascombe
  26 mai 2011
Dans ce roman un peu désuet et pourtant toujours d'actualité, Nicole Avril étudie avec acuité la façon dont s'enclenche un destin. Isabelle est laide, sa mère la rejette "elle est sans grace" jette t elle dans l'oreille de l'hypersensible écorchée vive. Isabelle ne croit pas aux couples qui durent, sa mère prend un amant. Isabelle jalouse sa soeur qui aime l'amant de sa mère. Isabelle despotique et sans coeur n'aura de cesse que de tout détruire autour d'elle.
J'avais préféré "Monsieur de Lyon" trouvant dans La disgrace beaucoup de vent et de longueurs mais l'idée de l'amour innocent perverti au fur et à mesure jusqu'à pourrir et mourir, jusqu'à revivre et survivre en haine est je trouve excellente car si vraie parfois et à l'origine de bien des délinquances.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
SymphonieSymphonie   02 février 2013
Entre le corps malade de son père et le corps sain de sa mère, entre le corps dégradé de l'un et le corps superbe de l'autre, il y avait une incompatibilité. Jusque là, elle avait cru que les liens qui l'unissaient à ses parents étaient immuables. Elle savait à présent qu'il n'est d'autre loi que celle de l'instant et de la solitude.
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EosMayonnaiseEosMayonnaise   20 mars 2013
Tu vois, mon enfant, il m'a fallu attendre de vivre au bord de l'océan pour comprendre ce que vaut une heure. Elle n'est rien si l'on songe que l'heure suivante l'annulera. Elle peut être tout si l'on pense qu'aucune force humaine ne l'empêchera d'être ce qu'elle est.
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genougenou   31 mai 2013
A quoi tu ressembles ? Mais tu ne ressembles à rien. Une méduse qui pourrit sur les galets de la plage, tu crois que ça ressemble à quelques choses ? Tu es molle et flasque. Qui donc voudrait seulement te toucher ? Tu devrais me remercier d'oser me salir les main en tapant sur toi. [...] sale petite fille laide.
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nina2loinnina2loin   24 janvier 2012
Les deux êtres qu' elle aimait le plus au monde , sa mère et Vincent, l'avaient trompée, oubliée, abandonnée. Les deux êtres qu' elle aimait le plus au monde ne se souciaient que d'eux-mêmes et n'avaient nul besoin d' une petite fille laide entre eux . Depuis quand s'aimaient-ils ?
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EosMayonnaiseEosMayonnaise   05 avril 2013
On ne meurt pas de plaisir, Madame. On ne meurt que d'ennui.
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