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Lily Denis (Traducteur)
EAN : 9782070732579
1025 pages
Gallimard (12/04/1995)
4.44/5   55 notes
Résumé :
A travers les destinées des Gradov, grands médecins, grands militaires, et celles des petites gens qui les entourent, c'est toute la Russie qui respire... comme elle peut, en l'une des périodes les plus dramatiques qu'elle ait connues : 1924-1953, dates du " règne " de Staline.
Les Gradov sont des personnages bien romanesques, pris dans une vie quotidienne faite d'ambition, de dévouement, de contradictions, de passions, de rires. (...) Les véritables sagas ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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tynn
  02 juillet 2016
Rangement de bibliothèque et je retombe sur ce livre, en arrêt!
Tout revient...la famille Gradov, des flashs de narration, le plaisir de lecture, l'addiction, pages après pages. Impossible de lâcher, de quitter tous ces personnages ballottées par la Russie d'après la révolution .
Toute une famille qui traverse les tempêtes de la période communiste, chacun de ses membres choisissant des métiers, voire des camps différents et subissant tous un parcours dramatique. C'est une peinture historique complète de l'URSS, une gigantesque moulinette à destins, dense, oppressante, très documentée.
Réquisitoire d'un terrorisme d'état, cette fresque familiale se lit comme un roman; mais dans un coin de la tête du lecteur, l'absolue certitude que la réalité a largement dépassé la fiction.
D'autres lecteurs de Babelio ont donné brillamment une idée précise de ce gros roman en deux tomes en Livre de Poche. Osez cette lecture, elle est longue mais aisée et elle ouvre à la compréhension d'une page d'Histoire de la société russe.
Vassili Axionov, mort en 2009, enfant de déportés des années Staliniennes.
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Allily
  25 septembre 2019
Coup de coeur pour le premier tome de cette saga qui retrace le destin de la famille Gradov, famille russe – de 1924 à 1953.
Le père est un éminent chirurgien, la mère une pianiste accomplie. Ils sont parents de 3 enfants aux caractères forts différents.
Nikita, le soldat, héros de la Révolution, traumatisé par ses actions passées, Kirill le bolchevique convaincu et Nina, la petite dernière, fantasque poète.
Les vicissitudes de leurs destins sont liées à un homme, Staline. On assiste dans le premier tome à sa montée en puissance, à l'évincement des courants plus modérés de la Révolution rouge.
Si les premières pages sont plutôt légères et pleines d'espoir, très vite les arrestations nocturnes se multiplient.
Pour les victimes de la répression, les caves de la Tchéka, la torture et la déportation ou la mort.
Pour les proches, débutent l'attente, l'incertitude mais aussi la peur d'être arrêté à son tour.
Parler des disparus est déjà une prise de risque. Une gymnastique mentale se met en place pour éviter les termes suspects, les allusions déviantes, les regards équivoques.
Les gens survivent, s'adaptent, adoptent un « humour de pendu », comment faire autrement ?
Régime mortifère où les ennemis sont toujours plus nombreux, dans lequel une course folle aux ennemis du peuple se déroule sans cesse.
Même lors de la seconde guerre mondiale, les officiers sont encadrés par des agents politiques consignant soigneusement toute preuve de subversion.
Récit de la responsabilité individuelle et collective, de la faillite du système communiste, mais surtout portait d'une famille si attachante, si vraie que l'empathie avec leur destin est totale.
Une première partie magistrale dont j'ai hâte de lire la suite.
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StCyr
  03 décembre 2019
Une Saga moscovite est l'oeuvre de Vassili Axionov, fils d'Evguénia Guinzbourg auteure de Vertige et du Ciel de la Kolyma. Il est probable que ce roman se soit inspiré de l'expérience de la mère, peut être aussi n'en parlait elle pas en famille, mais quoiqu'il en soit ses mémoires datent de 1959 -1960. de part ses proportions l'opus s'inscrit dans la grande tradition du roman russe massif, où les existences des personnages se mêlent à L Histoire en marche. On nous narre le destin d'une famille de médecins de renom et de héros de guerre, les Gradov, durant la période de 1924 à 1953, s'inscrivant donc durant la dictature du père des peuples, Staline, un grand philanthrope celui là. Celle-ci connaîtra le renom, l'ire, les honneurs et les condamnations du régime en place. Certains survivront, s'élèveront, mais la majorité pâtira de la machine à broyer du Stalinisme. le récit, en deux tomes, particulièrement le premier, s'imprègne étroitement de l'arrière fond historique. On regrettera que le pacte germano-soviétique ne soit traité qu'allusivement, c'est pourtant un événement majeur qui détournera beaucoup de gens de leur engagement communiste, si on excepte certains thuriféraires de la dictature du prolétariat tels l'homme politique Maurice Thorez ou l'écrivain Louis Aragon. Revenons à ce qui nous intéresse ici. La narration est entrecoupée de cours chapitres à la tonalité poétique et onirique et par des interludes où figurent des extraits de la presse principalement soviétique et anglo-saxons On peut dire que dans la chronologie du sujet traité, l'oeuvre suit de quelque années le Don paisible de Cholokhov, prix Nobel de littérature 1965, précède, chevauche et dépasse Vie et destin de Vassili Grossman. Lisez les trois çà vous fera dans les cinq milles à six milles pages selon les éditions, de quoi passer l'hiver si vous vous trouvez dans les environs de Iakoutsk. C'est toujours avec excitation, révérence et délectation que j'aborde un de ces colossales roman russe.
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nena
  24 août 2011
Ma critique : Vassili Axionov, disparu en juillet 2009 à Moscou, est l'un des romanciers russes contemporains les plus traduits dans le monde. Très populaire en Russie, il est surtout connu en France pour sa Saga moscovite, sorte de Guerre et Paix du XXe siècle, tragique et burlesque, qui fut un immense succès de librairie à sa sortie en 1995.
Né en 1932, Axionov a connu les retournements de l'histoire russe de son temps. En 37, année de la Grande Terreur stalinienne, ses parents sont déportés au goulag et il ne retrouve sa mère Evguénia Guinzbourg, futur auteur du Vertige et du Ciel de la Kolyma, que dix ans plus tard en Sibérie. Icône des années 60, comme le chanteur Boulat Okoudjava son ami, il peint dans ses premiers textes la jeunesse des années du Dégel et fait des débuts littéraires fracassants en parlant de jazz, de jeans et de sexualité, en dehors de tout conformisme. Mais le contexte politique se durcit. Vingt ans plus tard, c'est l'exil forcé aux États-Unis et la perte de sa nationalité soviétique. le retour en Russie ne sera possible qu'après la chute de l'URSS. Une merveilleuse saga en deux tomes, qui retracent la vie des Gradov, médecins, militaires et celles de petites gens qui les entourent. Une période dramatique durant le règne de Staline de 1924 à 1953. Un régal Nena
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TOCNIOP
  12 juillet 2020
« Une saga moscovite » est écrite par un russe et dévoile toute l'histoire sordide du régime stalinien. Si ce livre avait été écrit avant 1991 il aurait été bien sûr censuré en URSS ou aurait circulé sous forme de « samizdat » L'auteur ne nous épargne rien des atrocités staliniennes : dékoulakisation, holodomor, Gépéou, NKVD, lioubanka, le goulag, la vie des ZEK .
Il nous fait pénétrer dans les murs très épais du Kremlin et nous montre le cynisme de son maître d'alors et de ses collaborateurs directs, surtout ceux de la sécurité intérieure.
Pour beaucoup de soviétiques la vie, alors en URSS, a été un enfer. Moyennant quoi il nous faut reconnaître que grâce à cette main de fer, sans le front de l'est, nous serions peut-être aujourd'hui sous le joug du nazisme. Alors ne soyons pas naïfs et admettons que l'histoire se bâtit sur des atrocités. C'est mieux d'en être conscients.
Le paradis marxiste n'a jamais existé. Il fallait être bien naïfs pour le croire !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
AllilyAllily   25 septembre 2019
Mais la nuit, la terreur envahissait les rues. Des dizaines de fourgons cellulaires émergeaient du portail de fer de la Loubianka et partaient en mission. A leur vue, le Moscovite ne manquait pas de détourner les yeux, comme tout homme qui chasse la pensée d’une mort inévitable. Mon Dieu, pourvu que ce ne soit pas pour moi, pas pour les miens, voilà, Dieu merci, ils sont passés. Où il y avait lieu, à l’adresse figurant sur le mandat, les fourgons s’arrêtaient et les hommes de la Tchéka pénétraient sans hâte dans les maisons. Le bruit de leurs bottes dans l’escalier ou celui de l’ascenseur montant en pleine nuit étaient devenues le fond ordinaire des terreurs moscovites.
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oliviersavignatoliviersavignat   22 mai 2020
"Au nom de l'union des Républiques Socialistes Soviétiques pour crimes commis contre le peuple soviétique... à la peine de mort par pendaison... sans droit au recours en grâce..." On passait le noeud coulant au cou du coupable, après quoi le camion --un véhicule tous usages, vraiment -- repartait en marche avant et le supplicié chutait, exécutait sa dernière danse accompagnée, comme l'affirment les experts, des visions érotiques les plus voluptueuses.
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eirene62eirene62   12 août 2016
Joseph n'a qu'un égal au monde : Adolf. Le xx° siècle fleurit sous deux formes admirables du socialisme : celui de classe et celui de race.
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Poulette_AtomiquePoulette_Atomique   08 octobre 2016
Long et convenu
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