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EAN : 9782253101123
608 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (25/01/2006)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 209 notes)
Résumé :
1985, Berlin (RFA), Ann X, 12 ans, assassine ses parents, diplomates américains, et un couple de leurs amis avec un sabre japonais. L’enquête établit que l’adolescente, quasi analphabète, a agi en état de démence après plusieurs années de sévices sexuels. Soignée plusieurs mois dans une clinique psychiatrique, Ann est ensuite placée dans un établissement spécialisé qui prend en charge l’éducation d’enfants inadaptés.
1988, Fribourg (CH), Ann X, 15 ans, égorge... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
Zebra
  19 novembre 2014
Ayerdhal et Marc Soulier ne font qu'un. L'homme, né à Lyon en 1959 et connu comme auteur de SF, écrit en 2004 « Transparences », thriller paru aux Éditions Au diable vauvert. L'ouvrage obtient la même année le Prix Polar Michel-Lebrun de la ville du Mans et le Grand Prix de l'Imaginaire. le livre compte 603 pages.
L'action commence à Lyon, en 1998. Stephen, psychologue et criminologue, travaille pour Interpol. Decaze, son boss, lui confie un jour le dossier Ann X, du nom d'une ado qui à 12 ans a assassiné de sang froid ses parents ainsi qu'un couple d'amis, et qui -devenue femme- se trouve soupçonnée d'avoir commis un millier de meurtres, pour la plupart réalisés à l'aide d'un wakizashi, sabre japonais de 30 à 60 cm de long. Stephen se lance à la recherche de la criminelle multirécidiviste mais Ann X, autonome, agoraphobe et autotrophe, possède le pouvoir de se rendre transparente (as du maquillage et de l'électronique, elle semble utiliser un logiciel de morphing), à tel point que les images prises par les caméras de vidéosurveillance sont floutées et que les témoins de ses crimes ne peuvent dresser son portrait. La criminelle est introuvable. Elle se joue des pièges que lui tendent toutes les agences du monde entier (FBI, NSA, BRD, KGB, DST, DGSE …), tuant tantôt à cause d'un harcèlement sexuel dont elle aurait fait l'objet, tantôt sur un coup de sang. Stephen se lance dans une enquête difficile : on lui cache manifestement des éléments essentiels du dossier, il y a du traficotage voire de l'effacement de mémoires chez les témoins qu'il rencontre et de la manipulation de fichiers informatiques (la guerre des polices fait rage) ; en outre, il fait l'objet de filatures organisées par une taupe d'Interpol. Quant à Ann X, elle semble bénéficier d'une protection de haut niveau. Curieusement, la meurtrière tente à plusieurs reprises d'entrer en contact avec lui, sous les apparences féminines les plus diverses, apparemment au mépris de sa propre sécurité. Existe-t-elle seulement ? Elle n'a ni nom, ni photo, ni empreintes. N'est-elle pas un prétexte à crimes politiques déguisés en meurtres crapuleux, le fruit d'une passe d'armes entre agences autour de transfuges exfiltrés et devenus gênants ?
Il y a de l'action, des rebondissements et du suspense. La tension est réelle : il y a quand même une chasse à l'homme, pardon, à la femme. Les personnages sont crédibles, voire attachants (tout en nuances et en contradictions) et les dialogues sont particulièrement croustillants (cf. ma citation). Stephen n'est pas un enquêteur infaillible : il croit reconnaitre Ann dans le reflet de chaque vitrine, dans le visage de chaque jeune femme qu'il croise, et la tueuse lui échappe. On pourra saluer la précision et le côté vivant des situations « filmées » par l'auteur dans différents coins de la planète (bon, l'essentiel de l'action a quand même lieu à Lyon, ville natale de l'auteur). Et les meurtres perpétrés par Ann X sont décrits de façon pour le moins originale, comme des ballets gracieux, photographiés au ralenti, image par image, mais terriblement efficaces : il fallait oser ! Mais l'ouvrage est un peu rébarbatif, inutilement complexe : toutes les hypothèses se croisent, la liste des non-dits est interminable et beaucoup de raisonnements plausibles tombent à l'eau. Par ailleurs, Ann X apparait trop tard (dans la dernière partie du livre) et sa présence n'occasionne qu'un déferlement de parlotes et d'états d'âme entre Stephen et elle : ils ressemblent à deux individus psychologiquement instables, incapables de se définir et de s'en tenir à une ligne de conduite : on est loin de Rambo et d'Angelina Jolie ! Enfin, le thriller est truffé de clichés, d'invraisemblances (Ann X aurait inventé à 16 ans une théorie des interactions proprioceptives à partir des recherches sur la gravitation quantique : vous y croyez ?), de pseudo analyses psychiatriques et de considérations politico-humanistes assez fumeuses, tenant de la théorie du complot ou relevant du slogan "sauvons-la-planète-de-l'impérialisme-américain".
Avec « transparences », vous êtes à mi-chemin entre plusieurs genres : la SF ou la fantasy (une Ann X en justicière parfaite, invisible et poursuivant un idéal inatteignable, un mirage en effet miroir, un samouraï en jupons, le fantasme de l'idéal féminin, toute en griffes et en velours, le chainon manquant entre la barbarie et l'humanité, à la fois messie et égérie d'un groupe animé de mauvaises intentions) ; le thriller ; le roman d'espionnage ; la critique sociale (Michel, SDF, est le copain et le réconfort permanent de Stephen, celui dont l'amitié fait souvent mal aux tripes) ; le roman de gare (Stephen est un Don Juan qui s'ignore, un séducteur bio et -quel veinard- les femmes se précipitent pour le rejoindre dans son lit) ; un manifeste contre l'enfance en danger (Ann X serait une victime avant d'être une tueuse froide et redoutable) ; un essai assez gauche et fortement idéalisé de pseudo stratégie politique. Était-ce voulu ? Fausse bonne idée. Si la lecture de « Transparences » reste le plus souvent agréable, la fin est « too much ». Je ne mets que 3 étoiles.
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Derfuchs
  08 octobre 2019
Lorsqu'il arrive à Interpol, Stephen se voit confier le dossier explosif de Anne X, une meurtrière dont on lui attribue environ mille morts. Les premiers commis, alors qu'elle avait douze ans, ont été ses parents et parents adoptifs, transfuge de l'est à l'ouest ? Pourquoi une double famille ? Comment une enfant de cet âge a-t-elle pu trucider quatre adultes et en épargner un ? D'autant que le massacre s'est effectué à l'arme blanche : un sabre de samouraï, qu'un maître japonais, questionné, estime improbable pour une préadolescente.
Les faits sont là pourtant et bon nombre d'exactions commises depuis lors accusent Anne X dans la détermination, la rapidité d'exécution et la manière. A l'époque où Stephen reprend le dossier, soit en 1998, Anne X a 28 ans. Ce dernier est surpris par le peu d'éléments qui lui sont communiqués. Son prédécesseur, une femme, a démissionné pour raisons de santé, atteinte qu'elle est de la maladie d'Alzheimer. Difficile de chercher une ouverture de ce côté. Homme pugnace et méthodique, Stephen avance, souvent à l'aveuglette, mais il avance, ce qui n'est pas du goût de tout le monde. Il raisonne et pose les bonnes questions aux mauvais interlocuteurs et très vite il va apprendre à ses dépens que la vie de criminologue n'est pas de tout repos.
Anne X est une ombre, invisible ou plutôt visible mais jamais reconnaissable, elle est passée maître dans l'art du déguisement, elle est transparente. Sur chaque scène de crime, le scénario se répète invariablement, oui il y avait une femme, oui elle a disparu comme elle est venue et sur deux cent cinquante témoins, tous interrogés, aucun témoignage ne concorde. de plus, lorsque la scène est filmée par des caméras de surveillance, le personnage susceptible d'être le coupable a le visage flou et non reconnaissable.
Il est difficile pour un expert criminologue, psychologue de surcroit, de définir une hypothèse sur des bases aussi mouvantes. Homme de réflexion plus que d'action, Stephen devra endosser son costume d'espion ou, pour le moins d'enquêteur et aller sur le terrain. Les hostilités vont se déclencher mais pas de la part de ceux, celles, dont on aurait pu s'attendre. Qui surveille Stephen, qui place des micros un peu partout dans son espace vital ? Amis protecteurs ? Ennemis destructeurs ? Anne X ? Allez savoir et si c'était tout ce beau monde, hein ?
Michel, SDF lyonnais et le seul ami de Stephen, ils petitdéjeunent ensemble, sur le banc du premier, c'est le confident, c'est lui l'origine du mot transparent, n'est-il pas lui-même transparent pour les autres qu'est-ce qu'un SDF au fond ? Dans l'esprit du commun des mortels, du chaland qui passe ? Qui se souvient d'un type affalé sur un banc avec une couverture dégueulasse sur lui, hein, qui ? Habituellement on regarde devant soi et on passe son chemin des fois qu'il vous tape de cent balles ! Il a raison le Michel et il va devenir les yeux de Stephen. C'est, d'ailleurs ou ici, c'est vous qui voyez, lui qui prévient et constate la surveillance, surtout des pépés balancées comme des Chryslers.
Il finira par trouver Stephen, oh, il y aura une bêtise, une bavure anodine mais conséquente d'un certain service d'une certaine grande puissance, connu sous un sigle de trois lettres dont je ne ferai pas la pub ici, n'émargeant pas chez eux, donc tintin pollop les gars ! C'est vrai, quoi, la même personne, sauf ayant le don d'ubiquité, ne peut se trouver à deux endroits à la fois (j'en connais qui arrivent à être à la messe et au bistrot en même temps, c'est pas donné à tout le monde cependant !). Grave erreur s'il en fut et ce détonateur remettra en cause la véracité des mille morts et l'implication systématique d'Anne dans ces meurtres qui, a n'en pas douter, arrangent d'autres malveillants.
Cette fable philosophique qui replace les puissants là où ils sont, c-à-d dans la boue jusqu'au cou, notamment du fait de leur course effrénée au pognon est intéressante parce qu'habilement contée par un homme qui sait beaucoup de choses que beaucoup savent également mais se voilent la face, sinon l'ordre du monde risquerait d'être changé (voyez ce qui se passe actuellement dans certains pays) et la pyramide aurait des difficultés à rester stable sur ses bases. Il n'y a rien de nouveau, certains nous avertissent régulièrement, mais, hein, avec nos p'tits bras...
Ayerdhal prend un gros risque avec certaines assertions, certaines corrélations que je n'aurais pas osé faire, passer de l'assassinat de Kennedy aux attentats du 11 septembre c'est aller vite en besogne, mais allez savoir...
L'écriture est de haute volée, un peu trop car il faut lire avec un dico, personnellement j'ai supprimé le dico, donc les termes scientifico-neurologico-médicaux relatifs à des maladies des boyaux de la tête, me resteront étrangers, sans remords, vrai ! Néanmoins c'est bien écrit, facile à lire et poignant, l'enquête difficile, les différents services d'espionnage ou de défense des territoires concernés sont, habilement, rendus. Bref pas d'ennui lors de cette lecture.
Et puisqu'on parle de psy...quelque chose, le transfert bien connu est agréablement mené et sympathique dans son contexte et celui du livre.
Je recommande cette lecture qui peut convenir à tous.
Je ne connaissais pas Ayerdhal, qui est un pseudo, je ne regrette rien !

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Beatson
  28 décembre 2014
Voilà un roman haletant.
Et c'est une prouesse car il mélange des scènes d'action (qui sous certains aspects m'ont rappelé l'ambiance du film Kill Bill), des analyses sur le pouvoir et la stratégie des officines, des passages sur l'amitié vue sous ses aspects libertaires ainsi que des analyses psychologiques. le personnage principal est criminologue et le moins que l'on puisse dire est que le problème qui lui est posé ainsi que les milieux qu'il côtoie le laissent perplexe voire le déstabilisent. Sans oublier que l'auteur fait preuve de pas mal d'humour et comme exemple je dévoilerai que finalement, le seul personnage sur lequel notre héros criminologue (au demeurant Canadien) peut s'appuyer de manière fiable est le SDF qui couche sur un banc en bas de chez lui.
Tout cela est assez bien maitrisé, le récit est parcouru par des scènes d'actions, des discussions policières et d'espionnage, des scène de la vie courante, des étalages sur la psyché des personnages et suffisamment de rebondissements pour tenir le lecteur en haleine.
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lilice_brocolis
  02 février 2015
En commençant ce roman je n'avait aucune idée de ce que c'était (il traînait sur les étagères de mon copains), et je l'ai donc lu sans en attendre grand chose.
J'ai adoré le plus grosse partie du livre : j'aime comment un soupçon de fantastique se mèle en réel et pour moi qui ne suis pas fan de film d'espionage ou de complots interplanétaires je me suis surprise à me prendre vraiment au jeu.
Le roman se met en place comme un policier pépère façon enquête derrière un bureau et les choses évoluent de bien des façon. J'ai eu l'impression de voir une succession ou un savant mélange légèrement distillé de policier, de thriller, de fantastique façon super héros, de roman d'espionage, d'avolutions psychologique et de jeu politique. Tous bien dosés et réussi, s'enchaînant bien et agréablement. le personnage principal est plutôt interessant et assez original, les personnages secondaires sont un peu bateau mais font marcher l'ambiance du roman. Quand à Ann, je ne vous le dirai pas ;).
Par contre, il y a pour moi un gros coup de mou dans le dernier quart du roman où on a l'impression d'avoir tous les éléments en main et d'être tauraudés en long en large et en travers par les états d'âme du héros. Qui ne sont pas inintéressants mais le tout traîne en longueur.
J'ai également été assez peu convaincue par l'épilogue, un peu trop convenu. Cependant ça ne va clkairement pas jusqu'à gacher le reste de l'histoire.
Le style est globalement agréavble à lire. Certains passages sont clairement beau, le style travaillé et crée des ambiances variées. Ce livre n'est pas super facile à lire et demande un peu d'attention, surtout parce que le style est par moment un peu alambiqué avec des informations importantes pas si martelées que ça... pour notre grand plaisir !
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Corboland78
  23 mars 2012
Ayerdhal est le pseudo de Marc Soulier écrivain français de SF né à Lyon en 1959, pourtant avec Transparences, un thriller, il obtient le Grand Prix de L'Imaginaire en 2004. Stephen, criminologue et profiler travaillant pour Interpol doit traiter le dossier de Ann X, meurtrière à douze ans de ses parents et d'un couple d'amis et depuis soupçonnée d'un millier d'autres meurtres ! Tous ces crimes ont un point commun ils ont été réalisés à l'arme blanche, poinçon, sabre de samouraï, couteau etc. Avec la collaboration d'agents du FBI, de la NSA et de la BRD il va tenter de piéger cette femme qui semble posséder un pouvoir presque surnaturel, savoir se rendre invisible ou du moins transparente, au point que les témoins de ses crimes sont incapables d'en faire un portrait et que même les caméras de vidéosurveillance ne restituent que des images floues de ses crimes. Au fil de son enquête Stephen va découvrir qu'Ann X est peut-être protégée par des services gouvernementaux, que lui-même fait l'objet d'une filature, et que la meurtrière semble vouloir se rapprocher de lui. Un roman assez complexe à lire car l'imbroglio entre les services spéciaux et les aspects fantastiques du scénario en rendent la compréhension immédiate assez ardue. Par ailleurs le thème moderne et la description des meurtres comme des ballets gracieux et agiles où un sabre tranche un membre, un poinçon s'enfonce dans un cou (ambiance Kill Bill le film) opposés au style d'écriture légèrement à l'ancienne (langue écrite parfaitement maîtrisée, absence de néologismes ou franglais gratuit etc.) font de ce roman quelque chose d'assez original et donc réussi.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
ZebraZebra   18 novembre 2014
page 361 [...] C'est à ce moment que quelqu'un lui tape sur l'épaule. Il se retourne, surpris. Paola.
- Tu es suivi, Stephen.
Il n'est pas seulement pris en faute, il est ridicule.
- Tu m'as bien eu, dit-il platement.
- Pas moi.
Du pouce, elle désigne l'angle de rue dans son dos. Puis elle l'attrape par le bras, le force à se retourner et l’entraine à la suite de Fatima qui descend la rue de la République vers la Bourse.
- Deux hommes, reprend-elle. L'un porte un pantalon de toile beige et un polo jaune. Il a déjeuné juste derrière nous, seul, à l'intérieur du restaurant. L'autre est en rolleurs, tee-shirt gris, short gris, grenouillères grises, un sac comme le tien, gris aussi.
- Comment tu ...
- Fatima et moi avons l'habitude de ce genre de rigolos, mais ça nous faciliterait la vie si tu entrainais le type en rolleurs derrière toi. Alors, mets les tiens et taille la route.
Elle le lâche et passe derrière lui. Il se retourne. Elle n'est plus là. Par contre, il aperçoit l'homme au polo jaune, qui vient de franchir l'angle de la place.
Ne pas réfléchir.
Il ôte son sac, s'assoit sur un rebord de vitrine et, cette fois-ci, chausse ses rolleurs. [...]
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zuthoszuthos   01 août 2015
En tout cas, elle comprend beaucoup mieux comment les Pisteurs la retrouvent et pourquoi ils n'y parviennent que dans les grandes villes, au milieu d'une multitude qui devrait au contraire protéger son anonymat. Parce qu'elle n'est justement pas plus anonyme que quiconque et que les nids collectent les observations de milliers de Veilleurs pour la plupart involontaires. Flics, journaleux, guichetiers, fonctionnaires, chauffeurs, loueurs, vendeurs, restaurateurs, services sociaux, artistes, rien de ce qui se dit, s'écrit ou se rapporte n'est significatif, mais aucune corrélation n'est anodine et toutes sont filtrées dans les gabarits des supernœuds. C'est fastidieux, c'est imparfait, c'est redondant, c'est catégoriel jusqu'à l'absurde, mais cela fonctionne chaque fois que l'on a très précisément défini ce que l'on cherche.
Quelque part, il existe un gabarit Naïs, qui tire la sonnette Naïs chaque fois que dix, vingt ou cent critères Naïs l'ont actionnée plus ou moins simultanément. Et les nids ne servent que de collecteur et de transit, sans avoir la moindre idée de ce qu'ils amassent et réexpédient. Ensuite, ils accueillent les Pisteurs et les Chasseurs, leur apportent au besoin un soutien logistique et se bouchent les yeux et les oreilles pour ne pas deviner ce qui se piste ou se chasse. Les nids sont aussi innocents que l'enfant qui vient de crever les yeux du chat de sa voisine octogénaire.
Aujourd'hui Naïs va raser un nid.
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BeatsonBeatson   28 décembre 2014
— Et qu'est-ce qui te répugne ? Qu'un homme puisse en tuer un autre ? Ou qu'un homme puisse mourir par la volonté d'un autre ?
— Je te vois venir.
— J'espère bien. J'espère aussi que tu sais te situer tout seul face aux assassinats collectifs que sont les guerres, ou aux meurtres tout aussi collectifs qui découlent de l'exploitation de l'homme par son frère. La malnutrition, l'absence de précautions sanitaires, la pollution, l'inaccessibilité des médicaments ou de l'énergie, l'épuisement par les cadences... La liste n'est pas exhaustive mais il s'agit en résumé de misère, sur laquelle quelques uns s'engraissent et qui permet aux classes moyennes de s'extasier ou de gémir sur son bonheur fadasse. Les uns sont des meurtriers, les autres sont coupables d'homicide par négligence. Ils font beaucoup plus de morts que tous les criminels réunis.
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Mimosa022Mimosa022   23 février 2015
Il ne dira pas bonjour, il ne s'excusera pas.
Il n'aime ni les formes ni les convenances
et il supporte aussi bien la réputation d'ours qui en découle
que l'embarras qu'elle provoque.
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Corboland78Corboland78   05 octobre 2011
Un moment, j’ai pensé qu’elle était en train de se doter d’une faculté d’adaptation et de mimétisme hors du commun pour s’offrir une totale liberté de circulation. Mais cela va plus loin : elle n’apprend pas à se fondre, elle apprend à disparaître. Plus précisément, elle apprend non pas à modifier mais à effacer l’image que les autres ont d’elle. Je veux dire la représentation mentale qu’ils se font d’elle
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Extrait de la conférence "Scintillements! Hommage à Ayerdhal, maître de la SF et du thriller" aux Imaginales 2019.
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