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ISBN : 224680132X
Éditeur : Grasset (06/02/2013)

Note moyenne : 3.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
C'est l'histoire courte et tourmentée d'Anna, jeune femme issue d'une famille qui semble sortie d'un conte : une mère brutale et diabolique, un père solitaire, deux frères ; l'un dévoré d'amour pour sa s?ur et l'autre voué à la malédiction. Cette héroïne émouvante traverse la vie sans y toucher, mais elle s'obstine à essayer de changer son destin, et nous emmène avec désinvolture au plus profond d'un combat acharné : vivre à tout prix le temps qui nous est imparti.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Tempuslegendae
  15 septembre 2013
Dès le début de l'histoire, c'est déjà la fin. En première phrase de celle-ci, on y lit: «On l'a étranglée sur une route.» Mince comme son destin, armée de sa seule volonté têtue de ne pas acquiescer au chagrin, Anna Mott courait en jogging vers un amour lointain, la Nouvelle-Écosse, un homme dont personne ne savait rien. D'ailleurs, que savait-on de cette femme de quarante ans, si ce n'est peut-être sa mère, qui d'elle ne voulait rien connaître, son père, homme doux et craintif, réprouvé dans son foyer comme ailleurs, la mort d'un frère dans l'enfance dont elle fut tenue pour responsable, un autre, de onze ans son cadet, qu'elle hébergeait dans un studio au-dessus de son appartement? Anna partait toujours, revenait de loin en loin, d'entre les morts même, du pays perdu de l'enfance. Les terres que ses courses à l'aube lui faisaient traverser étaient d'abord celles du désert de l'Amour.
Anna Mott est considérée comme une héroïne sublime, hiératique, presque durassienne, sans exagération en somme, de ce roman puissant de Sylvie AYMARD, «C'est une occupation d'être vivant». Il se dégage dans ses pages un charme étonnant, presque noir. Des personnages de Simenon viennent y côtoyer le mystère de ceux de Marie NDiaye.
Dans une langue pourtant aussi précise que laconique, l'auteur y fraie délicieusement avec l'entre-deux, l'indécidable, les gouffres, ce «songe de la raison qui produit des monstres». On n'oubliera pas de sitôt Anna Mott, son enfance nue, sa mort, sa vie, son espoir têtu. On se souviendra de ce superbe roman de Sylvie AYMARD.
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myriampele
  03 septembre 2015
Un très beau texte en effet pour évoquer une vie sans amour, sans joie, entre des parents tristes, un petit frère disparu et la Vie...qui mène les personnages par le bout du nez sans que Anna, malgré sa volonté de mener son destin, n'y parvienne jamais. C'est beau, c'est triste, c'est sans espoir.
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jfponge
  08 novembre 2015
Un court roman, écrit avec soin, qui peut surprendre par son style légèrement décalé, aux mots inattendus mais empreints de poésie. Anna est morte, on le sait dès la première ligne, et le livre va nous livrer, pas à pas, le chemin qui l'a conduite vers sa fin, au travers des souvenirs des personnages qui l'ont aimée, bien ou mal, c'est selon. L'univers et le vécu de cette famille, meurtrie par les événements de la vie, se dévoile petit à petit au fil d'une narration kaléidoscopique, mettant successivement en lumière les divers personnages en alternance avec la confession d'Anna. L'émotion est au rendez-vous dans ce petit bijou qui ne laissera personne indifférent.
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RobertWinterParks
  18 décembre 2014
J'ai lu ce livre très vite, avec envie et grande soif.
Les mots sont beaux, les mots sont tristes...
-21 novembre 2014-
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
YannickgeYannickge   24 mars 2013
Elle ouvrait la fenêtre grillagée de sa chambre, aspirait une grande bouffée de ciel fastueux rempli de parfums et de lune. Elle discernait la pelouse du jardin et les pierres de l'allée avaient des visages, des traits de créatures mal foutues. Au loin, le vieux noyer, isolé, jamais foudroyé, laissait échapper ses racines grises du sol comme les membres d'un enfant malpropre.
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BookaddictBookaddict   17 octobre 2013
C'est long de s'apprécier, de se contenter de soi, de remplir sa mission de durer, dévolue à toutes les espèces femelles, d'avoir l'instinct vénérable de s'installer dans le malheur en l'exhibant comme une mine d'or. L'objectif muet de nos mères d'après guerre.
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BookaddictBookaddict   17 octobre 2013
....Anna pleura, oublia la présence de sa mère et de tout ce malheur qu'une famille est capable d'étayer, de replâtrer à vie, en faisant porter les seaux de ciment aux enfants.
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myriampelemyriampele   03 septembre 2015
Parler d'avenir, c'est parler d'amour.
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