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ISBN : 2862312142
Éditeur : Maurice Nadeau (18/06/2010)

Note moyenne : 2.88/5 (sur 4 notes)
Résumé :
1939, c’est la mobilisation générale. Bussy, 13 ans, est emmenée de Paris par son père, violoniste ombrageux, pour être soustraite à la guerre. Après l’Exode, dans le village de province et le chaos des événements, sans guide maternel, elle rencontre un jeune résistant, Daniel, qui change son destin.

De on côté, Tristan, qui a lui aussi subi l’exode, aperçoit Bussy dans la foule à la Libération, et s’amourache d’elle. Elle lui échappe mais le hasard l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
horline
  22 juillet 2011
"La vie lente des hommes" est avant tout un roman sur les femmes, la lente acquisition de la liberté pour celles qui subissent un mari possessif ou la solitude. Pour Bussy c'est la découverte de l'indépendance, de la parole, de sa parole le jour où elle décide de visiter sans son mari la tombe de son père décédé loin d'elle. Pour sa fille Esther, témoin de cette vie effacée et entravée par un homme, qui revendiquait à contre-courant une farouche indépendance au point de s'enfermer dans la solitude d'un chenil en pleine campagne, c'est le départ de la part restante d'humanité dans sa vie, et certainement le poids de la solitude qui conduit cette femme alors âgée de cinquante ans à abandonner cette vie sans âme, sans paroles en retournant en ville.
La parole est véritablement le noeud du drame de ce roman où les êtres sont cadenassés soit par la parole de l'autre, soit par le silence de ceux qui devraient parler et extirper le secret de cette famille né de la guerre. Ils sont quelque peu prisonniers des mots qu'ils ne confient jamais aux autres et qu'ils taisent à eux-mêmes…
Il ne faut pas compter sur l'auteur pour faire éclater ce secret, il y a comme une certaine complicité de l'auteur avec ses personnages : elle ne dit rien ou presque rien. Des phrases courtes qui suggèrent les émotions et retiennent les mots, des évènements d'une vie qui se chevauchent et s'entrecoupent excluant toute nostalgie …. L'auteur effleure les choses du bout des doigts, c'est fugace, évocateur, le lecteur n'est jamais englué dans la narration. Au contraire, il doit faire l'effort de deviner le fil conducteur de ces personnages liés par le silence puisqu'ils ne parviennent pas à laisser échapper les mots des lèvres. C'est certainement ce qui fait le charme mystérieux de ce roman qui résonne de tout ce que n'y est pas dit.
Sans compter qu'il y a comme une mise en scène derrière chaque phrase, une obsession du mot juste et du minimalisme pour condenser l'essence du récit.
Sylvie Aymard a véritablement une écriture singulière, les évènements défilent très vite alors que la vie de ses personnages s'empêtre dans une certaine langueur et dans l'ennui. Ce sont des vies au ralenti qui, pour les amateurs d'intrigues bien ficelées, sont susceptibles de laisser un sentiment d'inachevé.
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jmfhcb
  30 septembre 2010
C'est le deuxième roman de Sylvie Aymard que je lis après du silence sur les mains. Je trouve celui-ci beaucoup plus abouti et surtout je pense l'avoir mieux compris dans celui-ci.
Le style, comme il est dit dans la quatrième de couverture, est hypnotique : il utilise des phrases simples dans une langue qui claque. On est pris à la gorge par la manière dont c'est narrer et pas par les faits.
La narration, c'est à mon avis le point faible, est faite par deux narrateurs : un narrateur extérieur, qui est froid et lointain (c'est lui qui fait les phrases qui claquent mais on n'arrive pas à sentir réellement concerné : une histoire intime qui ne touche pas) et Esther, qui elle utilise les sentiments et surtout le sentiment d'incompréhension vis à vis de ses parents.
Ce que j'ai par contre aimé c'est l'angle original. Pour ce type d'histoire, on s'attend à ce que la fille découvre que son père n'est pas son père mais l'amant que sa mère a eu quand elle était jeune. Quand la fille le découvre, elle lâche sa mère et fait une enquête sur son père biologique. ici, la fille ne recherche rien, n'apprend pas que son père n'est pas son père, ne lâche jamais sa mère, essaye d'aimer son père le mieux qu'elle le peut même si lui est assez distant et essaye de construire sa vie le plus normalement possible. le sujet n'est pas la guerre ou une histoire de famille mais comment réussir sa vie, comment vivre la vie en général. C'est dans ce sens où j'ai mieux compris l'auteur que dans son deuxième roman.
Là encore l'histoire ne s'arrête pas vraiment au roman ; elle continue après comme elle avait commencé avant. Les romans de Sylvie Aymard sont des romans qui décrivent une partie de vie et pas une vie ou la vie.
Lien : http://cecile.ch-baudry.com/..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
horlinehorline   22 juillet 2011
Je vais pouvoir tenir Tristan entre quatre yeux, pourtant je suis bien émue et tremblante, torturée de questions face à mon père. Je ne connais pas la vraie question à poser. Les mots s’enfuient, il ne m’en reste que quelque- uns pour trouver mon chemin, boire un coup, manger et faire l’amour.

Il est assis dans le salon face à moi, il ne fait aucun effort. Je m’informe de sa tension, de son cholestérol, de sa prothèse de hanche. Je voudrais juste savoir pourquoi il ne m’aime pas. La solitude m’a rendue timide et lente à m’exprimer. J’attends qu’il parle avec une résignation d’invitée, je baisse les yeux sur mes mains croisées.
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horlinehorline   22 juillet 2011
Femme au foyer, subordonnée à Tristan. Pour elle l’homme était fort, surtout lorsqu’il mangeait, elle le regardait et se sentait faible avec ses petits organes de mastication moins énergiques, moins résistants.


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