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EAN : 9782070364329
176 pages
Éditeur : Gallimard (22/08/1973)
3.92/5   46 notes
Résumé :
Un jour de septembre, Martin devint amoureux et c'était justement l'une des choses qu'il redoutait le plus. D'habitude, quand il apercevait une jolie femme, il prenait la précaution de baisser les yeux. Mais ce matin-là, comme il se trouvait dans une boucherie de la rue Lepic, il entendit une voix d'or prononcer derrière lui: "Une petite tranche entre vingt et vingt-cinq sous", et déjà il était amoureux.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
gill
  22 février 2012
Presque tous les héros des ces neuf nouvelles que contient ce recueil ont pour patronyme Martin.
Marcel Aymé flirte ici avec le fantastique mais un fantastique quotidien, qui s'insère harmonieusement dans la vie de tous les jours.
Un écrivain donne vie à ses personnages, un homme n'existe qu'un jour sur deux, une même personne habite simultanément deux corps... Tout le talent de la plume de Marcel Aymé donne vie à ces textes courts.
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talou61
  10 juillet 2016
Des nouvelles comme à " la Maupassant"
J'adore
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MarcelP
  29 août 2020
Toutes les âmes s'appellent Martin, chez Marcel Aymé toutefois.
Dans cette botte de neuf nouvelles, le romancier est tiraillé entre réalisme poétique et fantastique dépouillé. Dans cette dernière variété, il évoque un auteur dépassé par ses créatures, un homme qui ne vit que la moitié de son temps, un autre qui perd son âme ou un troisième dont la statue posthume est érigée de son vivant. L'imagination se restreint et les chutes de ces historiettes tombent invariablement à plat, comme si Aymé voulait nous caresser à rebrousse-poils et ne pas aller là où on l'attend.
Ma préférence va donc à un trio d'histoires ancrées dans un réalisme soit rigolard, soit cruel. Si L'Élève Martin s'impose en bouffonnerie salace, Je suis renvoyé et Rue de l'Évangile sont d'une veine plus sombre et leur cynisme sobre fait froid dans le dos. Ces nouvelles se détachent nettement d'un ensemble plutôt poussiéreux.
Aymé à moitié !
Lien : http://lavieerrante.over-blo..
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Thaddeus
  16 février 2015
Aucune nouvelle ne ressemble à une autre. Chaque thème, qu'il soit plutôt philosophique ou plutôt trivial, est traité avec intelligence et talent. Parfois on croirait entendre une certaine Shéhérazade.
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steph5977
  01 août 2019
ce recueil de nouvelles se lit très vite mais n'a rien de mémorable, passons !
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gillgill   22 février 2012
J'ai réuni sous ce titre neuf nouvelles très résolument réalistes. La première, par exemple, est l'histoire d'un romancier réaliste qui prend ses personnages dans une réalité si drue, qu'ils s'animent d'une vie réelle, matérielle, et, retirant à l'auteur son libre arbitre, imposent à son oeuvre les exigences de la réalité vécue. Je ne crois pas qu'on ait encore écrit sur un thème aussi réaliste.
Dans les nouvelles suivantes, le dessein réaliste apparaît parfois moins ferme. On contestera qu'un homme puisse n'exister qu'un jour sur deux et qu'une même personne puisse habiter simultanément deux corps et on aura bien raison. Mais qu'on ne s'y trompe pas. C'est justement dans ces apparentes défaillances de la vraisemblance que mon réalisme se montre le plus vigilant, car il ne fait (en réalité) qu'emprunter une forme rigoureusement et sévèrement mathématique...
(extrait de la préface signée Marcel Aymé)
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ThaddeusThaddeus   16 février 2015
Un romancier honnête est comme le bon Dieu, il n'a pas grand pouvoir. Ses personnages sont libres, il ne peut que souffrir de leurs misères et regretter que leurs prières soient inutiles. Simplement, il a sur eux droit de vie et de mort et, dans le domaine de l'accidentel, où le destin lui laisse parfois une petite marge, il peut aussi leur accorder de modestes consolations. Pas plus qu'à Dieu, il ne nous est permis de nous raviser. Le départ commande tout, et la flèche une fois lancée, il ne faut plus penser à la rattraper...
+ Lire la suite
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ThaddeusThaddeus   16 février 2015
Est-ce que je sais, moi, si les fous sont mortels à toutes heures du jour et de la nuit? Qui me le dira jamais? Ils ont peut-être des moments pendant lesquels ils sont invulnérables. Peut-être même le sont-ils toujours et ne meurent-ils que dans un éclair de lucidité?
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Videos de Marcel Aymé (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Aymé
Marcel Aymé : “Le passe-muraille”, suivi de “La carte” (1957 / France Culture). Photographie : La statue du “Passe-muraille” de Jean Marais, d'après l’œuvre de Marcel Aymé à Paris, Montmartre • Crédits : Jean-Didier Risler / Only France - AFP. Lecture du soir par le comédien Philippe Dumas : “Le passe-muraille” et “La carte” de Marcel Aymé, une émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 19 août 1957. Dans le journal « La vie doloise » du 27 octobre 1967, Charles Laurent, un ami d'enfance de Marcel Aymé, racontait : « J'ai eu l'immense privilège de lire “Le passe-muraille” en cellule, à la prison de la Butte ! Peu de lecteurs de Marcel Aymé ont eu, si j'ose dire, cette chance. Ceux qui l'ont lu le soir, en pantoufles, chez eux, au coin du feu, se sentent moins concernés par les aventures de Dutilleul que le taulard qui en est à son quatre-vingt dixième jour à l'ombre. » Le recueil de nouvelles auquel “Le passe-muraille” donna son titre fut publié en 1943. Tous les récits qui le composent, à l'exception d'un seul, ont été rédigés pendant la guerre, et portent, d'une façon plus ou moins discrète, sa marque. “La carte”, la troisième nouvelle du recueil, est écrite à la façon du journal d'un certain Jules Flegmon, qui nous raconte comment, après qu'il a entendu parler d'une prochaine mise à mort des consommateurs improductifs, est bientôt rassuré par un ami conseiller à la préfecture de la Seine : « Naturellement, lui dit ce dernier, il n'est pas question de mettre à mort les inutiles, on rognera simplement sur leur temps de vie. » Lorsque l’on songe que cette nouvelle a été publiée pour la première fois en avril 1942, on mesure à quel point l’humour et la fantaisie côtoient souvent, chez Marcel Aymé, une noirceur profonde. Pour une « lecture du soir », Philippe Dumas lisait “Le passe-muraille” et “La carte” et en rendait brillamment l'humour, la mélancolie et la noirceur dans une émission diffusée pour la première fois le 19 août 1957 sur les ondes de France Culture.
Source : France Culture
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