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EAN : 9782070402663
112 pages
Éditeur : Gallimard (28/01/2010)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 23 notes)
Résumé :

Lafleur est un peintre au talent extraordinaire. Non que ses tableaux soient d'une qualité artistique hors du commun, mais ils ont la faculté de rassasier ceux qui les regardent. Comme s'ils venaient d'avaler un bon pâté en croûte ou une crème au chocolat ! Un tel don ne peut laisser longtemps indifférents journalistes et marchands d'art... Une savoureuse nouvelle fantastique qui décrit avec humour et ironie le mili... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Alexielle63
  15 décembre 2010
Contrairement à certaines nouvelles que l'on trouve parfois trop courte, celle-ci se suffit à elle-même. le sujet principal en est l'art, notamment la peinture. Plusieurs conceptions sont représentées par l'auteur : j'en ai retenu trois : celle de Lafleur, peintre réaliste, qui maîtrise parfaitement l'aspect technique de son art, simple et généreux, il met une partie de son âme dans ses tableaux, ce qui explique peut-être leurs qualités « nutritives », au sens propre comme au sens figuré. Il s'interroge également sur les responsabilités de l'artiste envers ses contemporains et tente de rendre son art accessible au plus grand nombre. A côté de cela, il y a la vision de Poirier, ancien ami et maintenant ennemi intime de Lafleur, pour qui l'art a une portée plus symbolique, plus intellectuelle. Sa peinture n'est pas à la portée de tout le monde. Il est plus imbu de lui-même, plus sûr de sa valeur mais offre également une autre explication à ce que représente l'art. Enfin, la troisième conception de l'art serait celle d'Hermèce, le marchand d'art, hypocrite et roublard, il profite de sa position pour flouer les artistes. Pour lui, c'est un moyen d'acquérir de l'argent, de devenir riche.
Le style est fluide, travaillé sans être extraordinaire, non dénué d'humour. J'ai parfois trouvé quelques longueurs mais heureusement, elles sont peu nombreuses et l'auteur reprend vite le cours de son récit ! Je me suis beaucoup amusée à la lecture de cette nouvelle et j'ai très envie d'en découvrir d'autres !
Lien : http://lecturesdalexielle.ov..
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Tobidhambourg
  25 janvier 2021
Une belle nouvelle, qu'on pourra juger naïve car pleine de bons sentiments (ou presque) mais qui s'inscrit dans la sortie de la guerre et qui voit la peinture (et l'art de façon plus générale) comme remède pour un monde meurtri et affamé. On y retrouve la simplicité et la finesse de Marcel Aymé, son aptitude à sauter de personnages en personnages sans pour autant se perdre dans la narration et qui donne des aspects foisonnantes à certaines scènes (les beuveries sont géniales à ce titre). Une belle utopie et en même temps une satire de l'après guerre, des médias et du monde de l'art. A ce prix là on ne va pas faire la fine bouche.
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Espresso
  28 septembre 2017
Lecture scolaire de mon fils. J'ai découvert avec grand plaisir l'humour de Marcel Aymé qui m'a rappelé un souvenir d'enfance oublié, le film Passe-muraille, avec l'inoubliable Bourvil.
Bref, la dernière nouvelle du recueil le vin de Paris, La bonne peinture. Histoire d'un artiste peintre, Lafleur, qui crée malgré lui la peinture nourrissante (au sens littéral). Un délicieux prétexte pour critiquer les critiques d'art avec leurs discours abscons et pour épingler les excès de la grandeur française d'après-guerre. Il s'agit "d'art efficace" et c'est drôle, intemporel. Une seule envie, me plonger dans les autres nouvelles de ce recueil. Et aussi de revoir certains films, même si, dixit mon ado, " ça doit être nul, c'est même pas en couleurs". A voir...
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MonCharivariLitteraire
  25 septembre 2017
Une peinture qui nourrit au sens littéral du terme! Quelle drôle d'idée sympathique de la part de Marcel Aymé! J'ai eu plaisir à lire cette nouvelle. Les pages se tournent toutes seules tandis que nous avons le sourire au lèvres. Si l'histoire met un peu de temps à se mettre en place, les choses deviennent vite burlesque avec un peintre qui se fait nationaliser et la population recevant des tickets de rationnement pour aller voir ses oeuvres! Un monde étrange mais finalement pas si éloigné du notre quand on parle de nourriture et de faim de la population même si nous sommes pas dans les années après guerre lorsque Marcel Aymé a écrit cette nouvelle qui avec cette donnée prend une nouvelle dimension.
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myriampele
  30 janvier 2012
Ce n'est pas le Marcel Aymé que je préfère, mais il se lit bien, et la touche fantastique y est remarquable!
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   25 septembre 2017
Sa peinture était devenue si riche, si sensible, si fraiche, si solide, qu'elle constituait une véritable nourriture et non pas seulement pour l'esprit, mais bien aussi pour le corps. il suffisait de regarder attentivement l'une de ses toiles pendant vingt à trente minute et c'était comme si l'on eu fait par exemple, un repas de pâté en croute, de poulet rôti, de pommes de terre frites, de camembert, de crème au chocolat et de fruits. Le menu variait selon le sujet du tableau, sa composition et son coloris, mais il n'y manquait même pas de boisson.
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   25 septembre 2017
Ces gens n'avaient même pas un regard pour la Joconde. Irrités de faire la queue, impatients, ils se marchaient sur les pieds, s'injuriaient, se bousculaient. des bagarres éclatèrent. Un jour on se battit à coups de Rembrandts, de Raphaëls, de Fragonards, de Davids.
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myriampelemyriampele   30 janvier 2012
Ne casse pas les pieds à M;Lafleur, coup Moudru. Il a autre chose à faire qu'à t'écouter.
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MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   25 septembre 2017
Au lieu d'offrir le thé, sa femme proposait des dégustations de portraits ou de paysages.
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TobidhambourgTobidhambourg   25 janvier 2021
- A propos, tes anges, c'étaient pas plutôt des mouches à merde ?
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Videos de Marcel Aymé (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Aymé
Marcel Aymé : “Le passe-muraille”, suivi de “La carte” (1957 / France Culture). Photographie : La statue du “Passe-muraille” de Jean Marais, d'après l’œuvre de Marcel Aymé à Paris, Montmartre • Crédits : Jean-Didier Risler / Only France - AFP. Lecture du soir par le comédien Philippe Dumas : “Le passe-muraille” et “La carte” de Marcel Aymé, une émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 19 août 1957. Dans le journal « La vie doloise » du 27 octobre 1967, Charles Laurent, un ami d'enfance de Marcel Aymé, racontait : « J'ai eu l'immense privilège de lire “Le passe-muraille” en cellule, à la prison de la Butte ! Peu de lecteurs de Marcel Aymé ont eu, si j'ose dire, cette chance. Ceux qui l'ont lu le soir, en pantoufles, chez eux, au coin du feu, se sentent moins concernés par les aventures de Dutilleul que le taulard qui en est à son quatre-vingt dixième jour à l'ombre. » Le recueil de nouvelles auquel “Le passe-muraille” donna son titre fut publié en 1943. Tous les récits qui le composent, à l'exception d'un seul, ont été rédigés pendant la guerre, et portent, d'une façon plus ou moins discrète, sa marque. “La carte”, la troisième nouvelle du recueil, est écrite à la façon du journal d'un certain Jules Flegmon, qui nous raconte comment, après qu'il a entendu parler d'une prochaine mise à mort des consommateurs improductifs, est bientôt rassuré par un ami conseiller à la préfecture de la Seine : « Naturellement, lui dit ce dernier, il n'est pas question de mettre à mort les inutiles, on rognera simplement sur leur temps de vie. » Lorsque l’on songe que cette nouvelle a été publiée pour la première fois en avril 1942, on mesure à quel point l’humour et la fantaisie côtoient souvent, chez Marcel Aymé, une noirceur profonde. Pour une « lecture du soir », Philippe Dumas lisait “Le passe-muraille” et “La carte” et en rendait brillamment l'humour, la mélancolie et la noirceur dans une émission diffusée pour la première fois le 19 août 1957 sur les ondes de France Culture.
Source : France Culture
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