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ISBN : 2253006157
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Le procureur Maillard rentre chez lui tout content d'avoir obtenu la tête d'un accusé.

Sa femme, ses amis, Roberte sa maîtresse, épouse du procureur Bertolier,, se réjouissent de son succès.

Celui-ci d'ailleurs s'écrie : " Dites donc, Maillard, c'est votre troisième tête. Pensez-y bien, mon cher. Votre troisième tête. A trente-sept ans, c'est joli. "

Mais, coup de théâtre : le condamné à mort s'est échappé et surgit au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
gill
  14 février 2012
Le procureur Maillard a obtenu la tête de Valorin, jeune chanteur de Jazz, celui-ci est condamné à mort pour un crime qu'il n'a pas commis. le procureur est chaudement félicité par ses proches à la réception qu'il donne ensuite, mais Valorin fait irruption à cette réception avec en mains les preuves de son innocence. Et ses preuves sont compromettantes pour le procureur et sa Maîtresse. Cette pièce, très moderne, a fait scandale en 1952, elle a fait l'unanimité des magistrats contre elle. Mais c'est une réflexion intelligente et ironique sur les rapports de la justice avec les pouvoirs et un solide réquisitoire contre la peine de mort.
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patrick75
  21 août 2012
Une critique de la justice et de ceux supposés la rendre. Des imbroglios à n'en plus finir, quelques répliques savoureuses. Bon, je ne suis pas "fan" de ces pièces où de nombreux personnages se croisent et se retrouvent dans des situations peu probables ( ce qui revient à dire que je ne suis pas "fan" de comédies théâtrales).
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Baslody
  17 avril 2016
Pièce de théâtre en 4 actes.
On est très vite pris dans l'intrigue (un condamné à mort qui est parvenu à s'échapper le soir de son procès se retrouve par hasard dans la maison du procureur qui vient d'obtenir sa tête sans preuves. Il n'a pas pu fournir d'alibi sérieux parce qu'au moment du crime, il était dans une chambre d'hôtel avec une femme inconnue rencontrée dans la rue. Or cette femme se révèle être la maîtresse du procureur).
Marcel Aymé utilise toutes les ficelles du théâtre de boulevard, et fait une fine analyse des caractères et des hypocrisies des notables mis en scène. Et si la seule personne honnête était tout simplement le condamné par erreur ?
Cette pièce agréable se lit d'un seul trait, cependant, la fin m'a laissé sur ma faim (sans jeu de mots) !
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MarcoPolo85
  23 avril 2014
Nous sommes dans les années 50. Maillard, procureur, vient pour la troisième fois de sa carrière de condamner à mort un type pour crime crapuleux. Il s'agit d'un certain Valorin.
L'affaire ne semblait pas jouée d'avance, pourtant.
De retour chez lui, c'est avec grande satisfaction que sa femme, ses amis viennent l'acclamer pour ce succès...si succès il y a.
En effet, la soirée prévue pour consacrer Maillard ne s'est pas passée comme convenu.
Eh oui! le "criminel" qu'est Valorin a réussi à s'échapper du tribunal et à se glisser dans la voiture de Maillard.
D'où l'arrivée de ce condamné à mort dans la vie de ce magistrat.
Eh voici, que tout à coup survient une histoire d'amants, de maîtresses et de quiproquos ( j'ai un peu été surpris au vu de la gravité des propos initiaux). En quelques mots :
- Maillard est l'amant de Roberte, femme de Bertolier (également procureur);
- Roberte a eu aussi une liaison avec le condamné à mort;
- Juliette, la femme de Maillard, elle aussi s'est laissée aller avec Valorin.
Bref, tout çà pour dire que L Histoire sur le milieu de la justice semblait prendre corps sur cette pièce. Eh en fait, on est tombé dans un Vaudeville bas de gamme, qui m'a, sérieux, gonflé.
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Yuuki
  01 novembre 2016
Marcel Aymé nous présente dans cette pièce de théâtre, écrite en 1950, son regard sur la peine de mort et la justice. Dans un contexte après guerre où nombreux sont ceux qui doivent se reprocher leur manque d'innocence dans cette guerre dévastatrice. En effet, le personnage Maillard n'a pas la "patte blanche" comme devrait l'avoir les procureurs, il s'enorgueillit d'avoir déjà deux têtes, mais à quel prix? Et bientôt une troisième ! Or, l'auteur veut montrer l'inutilité de cette peine de mort et la faiblesse de la justice en regroupant les trois personnages principaux dans une même pièce et leur faire avouer, chacun leur tour, leur responsabilité dans l'affaire en cour. Les personnages essayent alors de sauver leur peau et leur dignité, d'une manière ou d'une autre, ce qui offre au lecteur ou spectateur, de nombreux rebondissements et la possibilité d'en rire !
Les rebondissements de l'histoire sont drôles et très intelligents de la part de l'auteur, l'histoire avance grâce aux révélations, parfois cinglantes, des personnages.
L'auteur montre les failles de la justice à travers les personnages de Bertolier et Maillard qui sont tous les deux des procureurs importants de la justice. Ils sont tous deux très respectés dans leur milieu... Mais sont-ils vraiment honnêtes? Osent-ils dire vraiment ce qu'ils pensent? Je vous laisse lire la pièce pour en juger de vous-même.
Mais l'histoire ne s'arrête pas à ce procureur qui a mis à la potence un pauvre innocent, non, c'est aussi de la vengeance, de la tromperie... Cette pièce nous fait réfléchir, sur tout, sur la vie, son prix, l'aptitude de l'être à pouvoir juger la vie des autres, les choix et le tournant que la vie, notre vie, peut prendre.
Lien : http://nituti.blogspot.fr
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
gillgill   08 octobre 2012
Mr Marcel Aymé avait pu s'inspirer de quelques fait divers croustillants que la presse, pudique, s'était employée à ne pas trop monter en épingle.
L'affaire, par exemple, de ce chiffonnier milliardaire, ami de plusieurs conseillers, et qui, ancien agent de la Gestapo, traitait à sa table de hauts dignitaires de l’État.
Ou l'affaire de ce juge de province, enquêtant sur l'assassinat d'un percepteur, et qui, devenu fou, tout à coup proférait les plus graves accusations contre un notable du régime.
Ou l'affaire...Mr Marcel Aymé avait le choix. On lui rendra cette justice, c'est bien le moins, d'avoir traité jusqu'au bout son sujet, sans ménager ses tristes héros, avec une lucidité indignée qui est d'un homme courageux et d'un grand pamphlétaire.
Pour le reste il appartient au lecteur de "Paris-Théâtre de se faire une opinion. Signalons, pour conclure, que Mr Marcel Aymé n'est pas décoré de la légion d'honneur...
(extrait de "Mr Marcel Aymé et la comédie de tous les jours", article du n° 76 de "Paris-Théâtre" paru en septembre 1953)
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gillgill   14 février 2012
Maillard
- Vous pouvez ravaler vos homélies et les réserver à votre usage. Et, surtout, ne manquez pas d'y rajouter une rallonge sur le chapitre de la corruption.
Bertolier
- C'est vous qui osez parler de corruption ? Vous qui avez cyniquement abandonné l'accusation contre le plus gros profiteur du béton armé ! Vous avez touché un joli paquet, hein ?
Maillard
- Et dites moi, à combien peut se monter le salaire d'un procureur qui s'est fait le valet d'une clique politicienne ? Un magistrat qui n'a pas craint de ramasser dans la boue et dans le sang une cravate de commandeur et qui a choisi de vivre grassement sur le fumier des scandales qu'il s'offre à étouffer.
(extrait de la scène XII de l'acte premier)
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annieannie   29 mars 2009
Je pense que les hommes appelés à en juger d'autres devraient avoir fait un stage de deux ou trois mois en prison.
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genougenou   07 septembre 2013
C'est bien simple, je suis claqué. Vingt fois, j'ai cru que l'accusé sauvait sa tête. Je le sentais m'échapper, me filer entre les doigts. Chaque fois, j'ai réussi à donner le coup de barre qui le faisait rentrer dans l'ornière.
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genougenou   25 juin 2013
Juliette : II y avait des femmes dans le jury ?

Maillard : Deux.

Juliette : Tu avais vraiment tout contre toi.
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Videos de Marcel Aymé (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Aymé
Emission "Une vie, une oeuvre" du 4 juillet 1991 consacrée à Marcel AYME. Une émission proposée par Pascale CHARPENTIER qui retrace à travers une série d'interviews, d'archives et de lectures, la vie et l'oeuvre de Marcel AYMÉ. Ecrivain de gauche puis de droite, il fut décrié et traité de collabo par l'inteligentsia de l'époque. Coupable ? Collabo ? Il n'en reste pas moins un auteur à l'humour féroce. Avec les romanciers, Jacques LAURENT et Alphonse BOUDARD, le metteur en scène Georges WILSON, l'écrivain et petit-fis de Louis Ferdinand Céline Jean-Marie TURPIN, le professeur d'histoire Pascal ORY et Michel LECUREUR, professeur et biographe. Avec les voix de Marcel AYME, Gen PAUL , Antoine BLONDIN et ARLETTY.
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