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EAN : 9782070365128
Éditeur : Gallimard (04/01/1974)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Troubles chez les bourgeois.
Ils sont très comme il faut, les Berthaud. Pleins de principes. Avides de ressembler à tous les clichés que l'on se fait sur les gens de leur condition. Le père directeur d'une succursale bancaire, et prêt à être associé à la conduite même de la banque.

Comme elle est dirigée par deux juifs et peut-être par des francs-maçons, il ne va pas à la messe. Ca pourrait déplaire. Il s'est fait aussi végétarien. Une manière ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
gill
  23 mars 2012
Mr Berthaud est végétarien depuis deux ans, ce qui emplit d'admiration sa fille Roberte.
Mais un jour celle-ci ouvrit la porte de la cuisine et resta clouée, les yeux agrandis par l'horreur du spectacle. Mr Berthaud, assis à la table de la cuisine, mangeait un biftèque saignant qu'il venait de faire sauter à la poêle...
Marcel Aymé nous conte dans ce roman ironique le récit d'une trahison et l'histoire d'une famille qui finira par un mariage et une naissance.
Un roman souriant, humoristique, quelque peu moqueur et plein de l'immense talent de conteur de Marcel Aymé.
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MarcelP
  23 novembre 2020
Prosélyte du végétarisme, le digne M. Berthaud est surpris par sa fille Roberte alors qu'il déguste un steak en tapinois. Sur cette anecdote saugrenue, Marcel Aymé bâtit un roman à l'intrigue bien grêle mais qui, à l'instar d'une belle pièce de boucherie, n'en chatouille pas moins les papilles de son lecteur.
Rouge, brillant, son roman évite la graisse superflue à l'extérieur (point de flafla ici) et est délicatement persillé d'humour : ce gras délicat, nacré, lumineux, fond à la lecture et donne au roman une saveur particulière exacerbant son esprit discrètement sarcastique. le romancier a attendri sa tranche de vie petite-bourgeoise d'un maillet bonhomme et la sert sans accompagnement inutile.
Marcel Aymé s'en est donné à coeur joie et son plat, simple et efficace, accompagné d'un appétissant déglaçage coquin est des plus roboratifs.
On se délecte de chaque bouchée : on se régale aux ridicules du docteur Dulâtre avec sa pharmacopée grotesque et au snobisme pitoyable de la starlette Lucy (prononcer Leucé) ; on se pourlèche aux platitudes conjugales de Mme Berthaud ou aux forfanteries lubriques du Général d'Amandine ; on se repaît des inconvenances machinales de la nymphomane Josette et des rustreries cambrousardes du calculateur Lardut ; enfin on se lèche les doigts avec le reste d'une distribution aux petits oignons...
Une histoire servie à point. Comment ne pas Aymé ?
Lien : http://lavieerrante.over-blo..
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Doubleplusgood
  10 janvier 2019
Un charmant persiflage où Marcel Aymé brocarde la petite-bourgeoisie française d'avant-guerre et ses hypocrisies.
Comment les apparences prennent le pas sur les sentiments et dictent la conduite des personnages de ce roman.
Un style plein d'humour et qui n'a pas pris une ride, j'ai bien aimé ce petit livre aigre-doux.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
gillgill   23 mars 2012
Avec le même luxe de précautions, Roberte ouvrit la porte de la cuisine, et resta clouée au seuil, la gorge serrée, les yeux agrandis par l'horreur du spectacle.
Mr Berthaud, assis à la table de la cuisine, les épaules courbées sur son assiette, mangeait un biftèque saignant qu'il venait de faire sauter à la poêle. Sur son ventre était noué le tablier de cuisine de Julia.
(quatrième de couverture de l'édition parue chez "Folio" en 1973)
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DoubleplusgoodDoubleplusgood   10 janvier 2019
Roberte, sans en faire la remarque, jugea que sa mère était injuste à l'égard de la bonne. Depuis six ans qu'elle servait dans la maison, Julia avait toujours bien travaillé. C'était une femme de quarante ans, hargneuse et taciturne, qui se dépensait à l'ouvrage avec un acharnement pesant. Quand elle faisait les cuivres, il semblait qu'elle dût leur tirer des gémissements. Comme elle était borgne, on la payait peu et Mme Berthaud lui en voulait de cette infirmité qu'elle ressentait vivement les jours de réception, car les invités pouvaient soupçonner qu'on avait une bonne au rabais, qu'on n'était pas très riche; et donner à penser qu'on n'est pas très riche est ennuyeux, là-dessus toute la famille était d'accord.
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Louise1200Louise1200   19 avril 2019
Le mariage n'est solide et heureux que s'il est une grande aventure pleine de risques et d'angoisses.
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Videos de Marcel Aymé (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Aymé
Marcel Aymé : “Le passe-muraille”, suivi de “La carte” (1957 / France Culture). Photographie : La statue du “Passe-muraille” de Jean Marais, d'après l’œuvre de Marcel Aymé à Paris, Montmartre • Crédits : Jean-Didier Risler / Only France - AFP. Lecture du soir par le comédien Philippe Dumas : “Le passe-muraille” et “La carte” de Marcel Aymé, une émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 19 août 1957. Dans le journal « La vie doloise » du 27 octobre 1967, Charles Laurent, un ami d'enfance de Marcel Aymé, racontait : « J'ai eu l'immense privilège de lire “Le passe-muraille” en cellule, à la prison de la Butte ! Peu de lecteurs de Marcel Aymé ont eu, si j'ose dire, cette chance. Ceux qui l'ont lu le soir, en pantoufles, chez eux, au coin du feu, se sentent moins concernés par les aventures de Dutilleul que le taulard qui en est à son quatre-vingt dixième jour à l'ombre. » Le recueil de nouvelles auquel “Le passe-muraille” donna son titre fut publié en 1943. Tous les récits qui le composent, à l'exception d'un seul, ont été rédigés pendant la guerre, et portent, d'une façon plus ou moins discrète, sa marque. “La carte”, la troisième nouvelle du recueil, est écrite à la façon du journal d'un certain Jules Flegmon, qui nous raconte comment, après qu'il a entendu parler d'une prochaine mise à mort des consommateurs improductifs, est bientôt rassuré par un ami conseiller à la préfecture de la Seine : « Naturellement, lui dit ce dernier, il n'est pas question de mettre à mort les inutiles, on rognera simplement sur leur temps de vie. » Lorsque l’on songe que cette nouvelle a été publiée pour la première fois en avril 1942, on mesure à quel point l’humour et la fantaisie côtoient souvent, chez Marcel Aymé, une noirceur profonde. Pour une « lecture du soir », Philippe Dumas lisait “Le passe-muraille” et “La carte” et en rendait brillamment l'humour, la mélancolie et la noirceur dans une émission diffusée pour la première fois le 19 août 1957 sur les ondes de France Culture.
Source : France Culture
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