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Philippe Dumas (Illustrateur)
EAN : 9782070577095
208 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (15/03/2007)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 593 notes)
Résumé :
Delphine et Marinette jouent sagement dans la cuisine de la ferme. Mais une bêtise est si vite arrivée... Vont-elles être envoyées chez la tante Mélina à la barbe qui pique ? Les fillettes ont heureusement de bons amis : le cochon qui joue les détectives, le chien, fidèle et courageux, l'écureuil et le sanglier qui se mettent à l'arithmétique... Quant au canard et au chat, ils n'ont pas leur pareil pour détourner les soupçons des parents...
Des contes savour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
kikou114
  01 novembre 2011
J'ai adoré. J'ai étudié ces histoires en 6ème en cours de français. Je me souviens de ma prof de français qui avait un fort accent nîmois (je suis moi-même nîmoise) qui posait toujours la question pour ouvrir le débat : "Delphine et Marinette (en appuyant sur le "nette") qu'est ce qu'elles font ?" J'aimais bien ces deux gamines qui habitaient une ferme où les animaux parlaient... Je les enviais... Quelle chance !
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Ewylyn
  30 août 2014
Plus petite, je regardais le très bon dessin animé et je m'étais dit qu'en grandissant je lirais le livre. Ne l'ayant pas trouvé en intégralité, j'ai opté pour trouvé la version rouge et la version bleue – et je ne parle pas de Pokémon ! Non, je parle des Contes du Chat perché. En ressortant de cette lecture, j'ai hâte de pouvoir mettre la main sur les contes bleus, parce que ce classique de littérature jeunesse se lit à une vitesse folle et avec bonne humeur.
Les histoires, car nous sommes devant un recueil de nouvelles, nous plongent au coeur d'une ambiance totalement loufoque ! La campagne et ses tâches quotidiennes prennent un tout autre attrait lorsque Marcel Aymé décide d'en parler. le merveilleux, les situations rocambolesques, le rire et la loufoquerie nous accompagnent tout au long de cette lecture. Impossible de s'ennuyer, on rit, on est touché par les facéties des animaux et des deux petites, on est en colère contre les parents, on s'amuse et l'on retombe en enfance, ça fait du bien !
Sept histoires riches en rebondissements, amusantes et sympathiques, ces petits contes sont savoureux et ils feront le ravissement des enfants comme de leurs parents. J'ai mes histoires favorites, mais soyons honnêtes, elles méritent toutes d'être plus connues. La patte du chat permet une brève introduction des protagonistes qui vont nous tenir compagnie durant l'ouvrage. Avec les Vaches, on s'amuse à résoudre une belle énigme, la disparition de ces animaux met la ferme en émoi. le chien est celle qui est la plus touchante et belle dans son message, elle illustre parfaitement la fidélité et la générosité. Les boîtes de peinture est l'une de mes histoires favorites, parce que ces dessins venant côtoyer le réel donnent des situations tellement drôles. Les boeufs nous amusent, qui aurait pu croire qu'un boeuf pouvait être aussi savant ? le problème m'a énormément fait rire par son raisonnement et le paon est une belle leçon sur la beauté.
La morale de ces contes est parfois imperceptible, nous retiendrons donc plus facilement les multiples inventions de Delphine et Marinette. Leurs bêtises donnent naissance à de belles histoires et je dois dire qu'on s'attache très aisément à ces deux petites chipies adorables dotées d'un grand coeur. Les animaux ne sont pas en reste. le canard, le chat et le chien sont certainement mes préférés pour leur intelligence et leur loyauté. Ils ont toujours de bonnes idées pour sauver les fillettes des parents ; ces derniers sont parfois détestables à toujours vouloir punir ou battre enfants et animaux. le cochon, le coq ou les vaches nous amusent, le sanglier est sympathique, le cheval et l'âne sont adorables. Tous ces animaux rendent cette ferme si vivante qu'elle en devient inoubliable.
La plume de Marcel Aymé est si jolie. On sent que les mots sont choisis avec soin pour décrire les animaux ou la vie à la ferme, même le langage est à la fois soutenu et pourtant, magie ! C'est une plume intemporelle, soignée certes, mais compréhensible. Tout est facile d'accès, on lit avec fluidité et rapidité les diverses histoires, les descriptions comme les répliques sonnent juste et le tout se lit avec bonne humeur dans un esprit bon enfant. Nul dictionnaire ou longue tirade explicative pour que les petits comprennent ce qu'ils lisent, tout est simple à interpréter, même lorsque le boeuf savant se met à nous réciter Victor Hugo.
En conclusion, comme pour la trilogie autour de Sophie de Réan ou d'autres classiques de la littérature jeunesse, Les contes rouges du Chat perché trouveront leur place dans le coeur des enfants et des grands. Les histoires sont si captivantes à suivre pour plusieurs raisons. La première, ce sont les personnages hauts en couleur que nous pouvons rencontrer, ils sont inoubliables par leur comportement et leurs inventions. La deuxième raison, ce sont tous les ingrédients que Marcel Aymé distille de manière intelligente grâce à sa plume fluide et belle, comme l'amitié, la famille, l'école, la philosophie... Et la troisième, vous ne pouvez pas vous ennuyer, ces contes loufoques où merveilleux et quotidien se mêlent sont de belles aventures à vivre en famille ! Une très belle surprise que je recommande.
Lien : http://la-citadelle-des-livr..
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Nastie92
  29 janvier 2013
Ah, Delphine, Marinette, les parents ronchons, et tous ces animaux qui parlent et n'ont pas leur langue dans leur poche !
J'ai lu ces contes lorsque j'étais petite, et les ai relus avec chacun de mes enfants : la magie opère toujours.
J'ai retrouvé les différentes histoires avec grand bonheur, et mes enfants ont adoré. Et quel plaisir de lire des textes si bien écrits !
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keisha
  04 janvier 2009
Ces contes ont été écrits en 1963 et nous font pénétrer dans un monde rural quasi disparu où les vaches vont au pâturage, les poules et les canards se promènent à leur gré, le cochon est bien gavé, les romanichels tressent des paniers non loin de leur roulotte, les parents vont travailler aux champs, les fillettes font leur quatre-heures de deux tartines de confiture de groseille, portent des sabots en semaine et des robes du dimanche ... le dimanche, et reçoivent prix d'excellence et prix d'honneur à l'école du village.
Mais de plus les animaux parlent, le chat peut faire pleuvoir en passant sa patte derrière son oreille, les animaux deviennent semblables à leur portrait par Delphine et Marinette, le boeuf apprend à lire et devient avide de savoir, la poule blanche résout un problème d'arithmétique, le cochon veut devenir beau comme un paon.
C'est une joli découverte pleine de fantaisie, très fraîche, très légère, les réflexions des animaux sont amusantes, et j'ai passé un bon moment avec ces petits contes désuets et charmants, contenant aussi des réflexions plus plus sérieuses.
Ce livre peut s'étudier actuellement en classe, niveau 6ème.
Philippe Dumas a illustré de nombreux livres, dont récemment Miss Charity de Marie -Aude Murail.
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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bdelhausse
  22 octobre 2020
Tout adulte que je sois, enfin je pense être adulte... (bien que l'idée de devenir vieux sans être adulte m'effleure souvent, par rapport à une chanson de Jacques Brel), j'ai pris un réel plaisir à lire ces contes de Marcel Aymé. contes didactiques, ruraux et moraux à la fois. Ils m'ont rappelé l'atmosphère des aventures racontées par la Comtesse de Ségur.
De quoi parlent ces contes? Deux petites filles "sages" qui aiment la vie et les animaux de leur ferme. Ces animaux parlent et aiment philosopher visiblement. Tour à tour, elles vont sauver le chat de la noyade (car il fait pleuvoir en se passant la patte derrière l'oreille), elles vont peindre des animaux qui vont se conformer aux dessins (j'adore ce conte-là, qui va questionner profondément le sens des choses et leur représentation), elles vont éduquer un boeuf et le conduire derechef à l'abattoir (excellent conte également), etc. Dommage que le recueil se close sur le moins bon des contes, le Paon, qui aborde la vanité du paraître. Sur ce point, les choses ont tellement évolué qu'il est assez logique que la rhétorique de Marcel Aymé ait un peu vieilli.
La langue a également un peu vieilli, mais le tout se lit quand même tout à fait agréablement. C'est espiègle, facétieux, pince-sans-rire... Très frais.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
julienraynaudjulienraynaud   28 mars 2015
Les parents, pour se lever, avaient l'habitude de se régler avec le chant du coq. Ce matin-là, par ordre du canard, le coq ne chanta pas et les parents, derrière leurs persiennes closes, restèrent endormis.
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julienraynaudjulienraynaud   28 mars 2015
Les parents achetèrent une autre paire de bœufs, mais les petites se gardèrent bien de leur apprendre à lire, car elles savaient maintenant qu'à moins de trouver place dans un cirque, les bœufs ne gagnent rien à s'instruire, et que les meilleures lectures leur attirent les pires ennuis.
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zabeth55zabeth55   26 avril 2013
A plat ventre dans le pré, Delphine et Marinette étudiaient leur géographie dans le même livre, et il y avait un canard qui allongeait le cou entre leurs deux têtes pour regarder les cartes et les images. C’était un joli canard. Il avait la tête et le col bleus, le jabot couleur de rouille et les ailes rayées bleu et blanc. Comme il ne savait pas lire, les petites lui expliquaient les images et lui parlaient des pays dont le nom était marqué sur les cartes.
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julienraynaudjulienraynaud   28 mars 2015
- Quand je serai roi, déclara le cochon, j'enfermerai les parents dans une cage.
- Mais vous ne deviendrez jamais roi, dit le sanglier. Vous êtes trop laid.
- Je connais des gens qui ne sont pas du tout de votre avis, repartit le cochon. Hier au soir encore, les parents disaient en me regardant : "Le cochon est de plus en plus beau, il va falloir s'occuper de lui."
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EwylynEwylyn   22 août 2014
Ne perdons pas de temps, dit-il. Prenez vos boîtes de peinture et allons lâcher les bêtes dans le pré. Ce que la peinture a fait, la peinture doit le défaire.
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Videos de Marcel Aymé (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marcel Aymé
Marcel Aymé : “Le passe-muraille”, suivi de “La carte” (1957 / France Culture). Photographie : La statue du “Passe-muraille” de Jean Marais, d'après l’œuvre de Marcel Aymé à Paris, Montmartre • Crédits : Jean-Didier Risler / Only France - AFP. Lecture du soir par le comédien Philippe Dumas : “Le passe-muraille” et “La carte” de Marcel Aymé, une émission diffusée pour la première fois sur France Culture le 19 août 1957. Dans le journal « La vie doloise » du 27 octobre 1967, Charles Laurent, un ami d'enfance de Marcel Aymé, racontait : « J'ai eu l'immense privilège de lire “Le passe-muraille” en cellule, à la prison de la Butte ! Peu de lecteurs de Marcel Aymé ont eu, si j'ose dire, cette chance. Ceux qui l'ont lu le soir, en pantoufles, chez eux, au coin du feu, se sentent moins concernés par les aventures de Dutilleul que le taulard qui en est à son quatre-vingt dixième jour à l'ombre. » Le recueil de nouvelles auquel “Le passe-muraille” donna son titre fut publié en 1943. Tous les récits qui le composent, à l'exception d'un seul, ont été rédigés pendant la guerre, et portent, d'une façon plus ou moins discrète, sa marque. “La carte”, la troisième nouvelle du recueil, est écrite à la façon du journal d'un certain Jules Flegmon, qui nous raconte comment, après qu'il a entendu parler d'une prochaine mise à mort des consommateurs improductifs, est bientôt rassuré par un ami conseiller à la préfecture de la Seine : « Naturellement, lui dit ce dernier, il n'est pas question de mettre à mort les inutiles, on rognera simplement sur leur temps de vie. » Lorsque l’on songe que cette nouvelle a été publiée pour la première fois en avril 1942, on mesure à quel point l’humour et la fantaisie côtoient souvent, chez Marcel Aymé, une noirceur profonde. Pour une « lecture du soir », Philippe Dumas lisait “Le passe-muraille” et “La carte” et en rendait brillamment l'humour, la mélancolie et la noirceur dans une émission diffusée pour la première fois le 19 août 1957 sur les ondes de France Culture.
Source : France Culture
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