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EAN : 9782092592762
Nathan (03/09/2020)
4.11/5   138 notes
Résumé :
Anton est interne dans un lycée difficile. Sa seule bouffée d’oxygène: ses discussions sur un forum en ligne, caché derrière l’avatar de Silent boy. Car dans la vraie vie, Anton ne donne jamais son avis, ne prend jamais parti. Jusqu’à sa rencontre avec Nathan…
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Critiques, Analyses et Avis (80) Voir plus Ajouter une critique
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sur 138 notes
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sylviedoc
  31 mai 2021
Gaël Aymon fait partie du paysage littéraire depuis une dizaine d'années, il est omniprésent dans les CDI des collèges et des lycées pour ses romans destinés aux adolescents et aux jeunes adultes. "Oublier Camille", "Ma réputation" et bien d'autres figurent parmi les acquisitions incontournables des profs-docs. J'étais donc très enthousiaste à l'idée de le retrouver dans cette collection assez récente, "Court toujours", des romans très vite lus sur des sujets proches des préoccupations quotidiennes de nos ados. On peut d'ailleurs également les découvrir sous formats audio ou numérique, pour les réfractaires au livre papier, c'est compris dans le prix.
Attention : "court" ne signifie pas bâclé, les sujets sont remarquablement bien traités, même si aux yeux d'adultes cela peut paraître un peu trop synthétique.
Dans cette histoire, c'est Anton, 16 ans, qui nous raconte son quotidien de lycéen dans une classe "difficile" où l'on côtoie tous les stéréotypes, du bogoss à la victime en passant par les intellos ("intellopes", pour les filles, raffiné...). Anton est plutôt populaire, il fait partie de la bonne bande, est délégué de classe, sportif, et suit le mouvement quand ses potes charrient la prof d'anglais au bord de craquer. Mais au fond de lui, il n'est pas d'accord avec ces postures qu'il trouve imbéciles, et se libère de sa culpabilité sur un forum où de jeunes inconnus font part de leurs problèmes avec leurs parents, du harcèlement dont ils sont victimes ou de leurs chagrins d'amour. Ce forum, modéré par d'autres jeunes, ne ressemble pas du tout à ceux que fréquentent habituellement nos ados, on s'y exprime de façon respectueuse, en bon français (le langage sms est proscrit) et surtout sans craindre de jugement. Anton s'y est inscrit sous le pseudo de Silent Boy, parce qu'au début il se contente de lire les échanges sans intervenir. Mais un événement qui le touchera de près va se produire dans son lycée, et Silent Boy va finalement s'exprimer, sur le forum, mais pas seulement.
Plusieurs thèmes assez classiques dans le roman jeunesse sont abordés ici, mais sous un angle assez original puisque ce n'est pas le point de vue de la victime qu'on nous présente, ni celui du harceleur, mais celui du suiveur, trop lâche pour s'opposer, mais dont la mauvaise conscience le travaille. Il nous raconte l'homophobie, les profs qui n'en peuvent plus, le sexisme ordinaire, mais aussi son envie d'aller à contre-courant, mais ça signifierait lâcher les copains...On sent très bien le dilemme auquel est confronté Anton, et j'imagine que de nombreux jeunes ont déjà ressenti ces tiraillements sans oser franchir le pas et afficher leurs convictions. Je ne sais pas si un forum "bienveillant" (c'est Anton qui lui donne ce qualificatif) tel que celui décrit existe, mais ce serait certainement une bonne chose. Je rencontre quand même assez régulièrement des jeunes qui n'attendent qu'une occasion de s'exprimer à contre-courant des tendances ou qui souffrent de situations difficiles dans leur classe ou leur entourage. Mais je n'ai hélas jamais entendu parler d'un tel endroit sur internet.
L'écriture au présent est proche du langage parlé mais reste d'un niveau relativement soutenu, même si elle utilise des tournures familières. le but de la collection étant d'attirer un lectorat qui recherche des romans rapidement et facilement lus, j'estime que c'est tout à fait réussi.
Gaël Aymon a relevé le challenge de "Court toujours" haut le stylo !
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argali
  30 août 2020
En cette rentrée, es éditions Nathan sortent une nouvelle collection appelée "Court toujours". Comme son nom l'indique, elle propose des récits courts (65 pages) destinés aux adolescents et aux jeunes adultes. Six sortent à la rentrée, d'autres sont attendus.
Mon coup de coeur va à « Silent Boy » de Gaël Aymon. C'est l'histoire d'Anton, un ado sportif qui fait partie de l'équipe de rugby de son école. Sa classe est, selon les profs, la pire du lycée car les clivages y sont nombreux ainsi que les critiques verbales et les intimidations. Anton n'est pas comme les autres l'imaginent, bourrin. Il est sensible et vit mal les attitudes sexistes ou les blagues idiotes de ses coéquipiers. Mais comment le dire sans en devenir la cible lui aussi ?
Ce récit de 64 pages va à l'essentiel et propose une réflexion pertinente sur la situation de nombreux ados. Ils sont très souvent tiraillés entre l'être et le paraître et n'osent pas se montrer tels qu'ils sont, excepté les grandes gueules et les caïds sans cervelle. Mais ils ne sont pas si nombreux qu'on le pense.
Le texte est fort, empreint d'émotions vraies et dit les choses sans faux semblants.
Les récits initiatiques de cette collection nous parlent de moments clés de la vie d'un ado ; moment où sa vie prend une tournure différente, où un événement vient changer le jeune pour toujours, le faire mûrir, quitter peut-être son innocence. Ils sont particulièrement bien adaptés aux 14 ans et plus selon moi et les sujets traités sont tous percutants.
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Shaynning
  05 juin 2021
Sixième lecture de la fratrie Court toujours, collectif de petits romans pour ados, je sors de celui-ci gentiment amoché, c,est le moins qu'on puisse dire! C'est de loin mon préféré de la série, mais c'est aussi un des plus poignants.
"Silent boy' est le pseudonyme d'un adolescent de 16 ans, Anton, qui navigue sur un forum en mode "sous-marin", c,est-à-dire en simple observateur et lecteur. Un pseudo qui le définit bien: il ne prend la parole ni dans le monde réel ni dans le virtuel, bien à l'abri de sa carapace étanche. Pourtant, Anton en a des choses à dire. Il se console en observant ces ados qui se livrent de manière constructives sur le net en songeant avec cynisme que sa classe n'atteindra jamais ce niveau de considération. de fait, c,est une classe clivés entre les invisibles et les show-off populaires, chacun bien ancré dans son stéréotype et marinant tous ensemble dans un climat aussi toxique qu'invivable. Les profs tentent alors une approche en leur faisant un exercice de réflexion, où on nomme les inconvénients et avantages d'être homme ou femme. Anton en aurait bien a dire des inconvénient d'être un homme, mais c'est la colonne des femmes qui se remplie dans cette catégorie, comme si être un homme ne venait qu'avec des avantages. Entre temps, Anton a un nouveau coloc de chambre, Nathan, qui en raison de son look, passe pour un homosexuel. Lorsqu'Anton fini par lui demandé la raison de son changement de chambre, Nathan explique qu'en réalité, ce n'est pas lui qui fut exclu, mais bien lui qui a demander le transfert, parce que l'homophobe notoire qui lui servait de coloc est en réalité homosexuel lui-même et qu'il le harcelait pour des faveurs. Enfin, sur le forum, Anton remarque une des personnes, qui sort du lot et qui lui semble avoir une tête sur les épaules. Donc, entre son coloc, sa classe, ses amis et cette inconnue, Anton commence à se dire que le statu quo pèse lourd, mais prendre la parole lui semble la chose la plus ardue à faire...et pourtant. Un évènement majeur pourrait bien le faire changer d'avis.

Voir ENFIN un ado de ce genre me redonne presque foi envers les auteurs pour ado, parce que pour une fois, je suis tombé sur un ado qui est capable d'une vraie introspection, d'une grande sensibilité et qui a réussi à voir à travers ses propres erreurs pour mieux cheminer. C'était vraiment beau à lire.

On a peu d'occasion de voir des gars de cet âge se livrer de cette façon et on oublie aisément que la lutte féministe inclut de laisser une place à nos ados hors des stéréotypes et archétypes qui les rend prisonniers eux aussi des plus désuètes facettes du patriarcat. Apparence, sensibilité, exploration sexuelle, coquetterie, communication, on parle de pleins de choses ici en ce qui concerne les ados gars. Anton n'est d'ailleurs pas le seul à nous livrer une réalité basé sur les apparences et la loi de la majorité, il y a aussi le personnage de Nathan.

Le court passage où Nathan explique qu'il est en réalité l'hétéro maniéré harcelé par un homo refoulé qui se prend pou un mâle alpha a été un moment aussi inconfortable que révélateur. Tout simplement parce que ces deux archétypes sont hyper rares et pourtant, il en existe bel et bien. C'est un exemple type du manque de variété des figures masculines dans la littérature jeunesse, qui est congestionnée d'archétypes désuets comme le wanna-be bad boy-je-porte-du-cuir-je-suis-un-incomprit, le sportif attardé, le "nerds" maigre qui s'habille en pépère, l'autre bad boy qui est supposé cacher un prince charmant, le ténébreux asocial, l'autre bad boy qui est un être de je ne sais quel espèce fantastique, etc. Des personnages comme Nathan et Anton ne sont pas légion et pourtant, bon sang que je nous souhaite d'en avoir plus! Parce que pour une fois, on a des gars qui ne se comporte pas comme des salaud en se justifiant d'un passé difficile comme les Edward, Quatre, Hardin et autres bidules du genre.

J'ai beaucoup aimé le cheminement émotif et introspectif d'Anton et plus il nous en livrait sur lui, plus je le trouvais magnifique ce personnage. Il veut que le monde tourne plus rond, il cherche à changer les choses, même s'il est clairement pas outillé pour ça. Et il pose un réel acte de changement simplement en verbalisant le fond de sa pensée. Ça prend des couilles pour faire ça - ça il l'ignore c'est clair - mais en posant cette simple action, il nous démontre qu'il va vraiment de l'avant. le roman se termine ensuite, mais cette ouverture appelle à un changement dans la façon d'être du personnage et ça me plait beaucoup. Je vous le dit, des comme lui, on en veut plus!

Aussi, mention au personnage féminin, Clara, qui a une bonne tête sur les épaules et qui a choisi Nathan au lieu de l'armée de duch bag de sa classe, bravo Clara!

Cependant, je m'interroge une fois de plus sur l'intensité du sexisme ambiant dans les écoles de France, parce que ce degré n'est pas le même ici, au Québec. du moins, pas de cette ampleur ni avec une si grande violence ( évidemment je me base sur mon expérience). Cette rigidité de pensée quasi cristallisée semble dénoté un fossé majeur entre les genres et je me demande s'il est avéré dans la vie. Simple réflexion, ça ne change rien au fait que j'adore ce roman!

Le roman alterne entre le récit au "je" et les conversations sur le forum, et ça se lit facilement en une fois, sacré suspense pour un roman qui n'est pas un polar. C'est un climat tendu et l'auteur le rend très bien à travers les yeux d'Anton. Et j'aime la fin, vraiment, c'est porteur d'espoir tout en demeurant sobre. On oublie que le sensationnel n'a pas besoin d'être présent quand il s'agit de récit de ce genre, porté par les enjeux sociaux et les émotions. La sobriété sied mieux.

Petite note à l'intention des lecteurs qui ne sont pas français, il y a présence de mots soit d'argot soit de "langage de jeune" comme "Davon", "s'est latté", "tchiper", "aller au self", "des wesh de premier pro", "faire tourner les nudes" ou binger" ( D'ailleurs, à mes amis de France, si vous êtes d'humeur traductrice, allez-y gaiement!).

À voir!
Classé Secondaire deuxième cycle, 15 ans +, mais il n'y a pas de scènes sexuellement explicite ni de scènes violentes.
Comme tous les romans de la collection Court Toujours, vous avez à son achat la version papier, audio et numérique.
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tourne_la_page
  27 décembre 2021
Anton, est interne dans un lycée plutôt compliqué. C'est à dire qu'il y a beaucoup de gens bourrés de stéréotypes, d'harcèlement… Lui, c'est le mec un peu populaire grâce à l'influence de sa bande de pote, qui ne dit pas grand chose, qui ne parle pas de ses opinions et laisse les choses de dérouler comme elles sont pour ne pas se faire remarquer. La nuit, il se connecte en secret à un forum sous le pseudo de Silent Boy, ça lui plaît de lire la vie et les avis d'autres inconnus sur telle ou telle chose. Il se dit que, peut-être, un jour, il trouvera le courage de dire vraiment ce qu'il pense, de faire autre chose que d'acquiescer chaque fait et geste que font ses amis et de ne plus jamais laisser quelqu'un se faire insulter ou harceler. Mais, ce jour n'est pas encore arrivé et il en est toujours au même point, dans sa ‘'bulle'', sans prendre parti. Sauf qu'il se retrouve en coloc avec Nathan, et sa rencontre va perturber Anton et (peut-être?) lui permettre de s'exprimer, enfin.
C'était le premier livre de la collection ‘'Court Toujours'' de l'édition Nathan que je lisais, et ce fut une belle découverte. le principe de cette collection est de sortir des livres courts (50/60 pages) qui peuvent être à la fois lu en version papier, mais aussi en version numérique ou être écouté en version audio, et qui sont principalement destinés aux adolescents et aux jeunes adultes.
Déjà je trouve que c'est une super bonne idée de proposer une livre en ‘'trois versions'', personnellement je l'ai lu parce que je préfère ça que l'écouter. Et j'ai découvert un nouvel auteur que je pourrais considérer comme une valeur sure (ou en tout cas je n'hésiterais pas à lire d'autres de ses romans) : Gaël Aymon.
Car cette histoire, Silent Boy, m'a énormément touchée et je ne pensais vraiment pas qu'elle y parviendrait à ce point. Parce qu'en 60 pages, difficile de communiquer autant d'émotions et de messages! Pourtant, ce livre parle avec tellement de justesse d'homophobie, de l'effet de groupe, d'intimidation… mais, heureusement, il te communique aussi une touche d'espoir avec de la révolte, une prise de conscience et un soupçon d'empathie UvU
De plus, tout le monde peut s'identifier à Anton, un gars lambda, qui suit sa petite bande de pote, qui est plutôt discret et qui ne veut pas d'ennui. Un mec un peu lâche sur les bords mais qui se dit que de toute façon il ne pourra rien faire, que c'est comme ça et que ce n'est pas de sa faute mais de celle de l'autre. Mais un garçon qui aimerait quand même faire changer un peu les choses, qui ressent, au fond de lui, une pointe d'empathie et qui voudrait pouvoir aider.
Et des gens comme ça, il en a des milliers, ce qui prouve que tout le monde peut faire quelque chose contre le harcèlement ou la maltraitance!!
Ce roman t'envoie un message fort : une parole, un mot, une phrase, un serrement d'épaule, un sourire ou même juste une oreille attentive, ça peut paraître dérisoire mais ça aide tellement une personne, lui faire sentir qu'elle n'est pas seule, que les autres sont injustes et qu'il ne faut pas qu'elle désespère.
L'écriture et le vocabulaire sont simples, il y a peu de pages ce qui permet de toucher le public le plus large possible.
Une super morale et un très bon roman, je n'hésiterais pas à lire d'autres livres de cette même collection, une très très bonne lecture!
Et surtout, n'oublie pas : ne te laisse pas intimider et dominer par l'avis des autres, impose-toi, et un petit sourire, si peu, et pourtant tellement.
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Analire
  25 août 2020
Après Son héroïne de Séverine Vidal, c'est avec beaucoup de curiosité et d'envie que j'aborde le deuxième récit de la nouvelle collection Court toujours des éditions Nathan. Pour rappel, cette nouvelle collection a pour but d'offrir de courtes histoires sur des sujets d'actualité, qui peuvent être lues en moins d'une heure et qui sont déclinées sur l'ensemble des supports disponibles (papier, audio, digital).
Silent Boy, c'est le surnom d'Anton, un jeune garçon apprécié dans son lycée, passablement populaire, qui est le spectateur muet du harcèlement quotidien que subit ses différents camarades d'école. Il se confie sur un forum en ligne, sorte de thérapie salvatrice, qui l'aide à voir plus clair sur sa situation présente et future. Sa rencontre avec Nathan, un jeune original transféré dans la même chambre qu'Anton, va bouleverser le quotidien du garçon.
Dans Son héroïne, Séverine Vidal pointait du doigt la solitude, la dépression, le harcèlement… des sujets d'actualité forts, qui seront sans doute une constance de la collection Court toujours. En effet, on retrouve dans Silent boy cette thématique du harcèlement, avec en prime, d'autres sujets connexes, tels que l'intimidation, la différence, les stéréotypes, le sexisme. Dans le lycée d'Anton, les élèves sont classés en fonction de bandes : il y a les populaires, qui dominent l'école, arrogants, imbu d'eux-mêmes, ils se croient tout permis et usent sans vergogne de leur pouvoir. Enfin, il lui a les victimes, les plus faibles, les personnes fragiles, qui n'arrivent pas à protester, à s'intégrer, qui refusent d'être assimilées aux bêtises que peuvent faire les « populaires ». Anton, classé parmi les populaires, sera le spectateur muet de situations horripilantes, de dénigrement, d'insultes gratuites. Alors qu'il pourrait réagir et mettre fin à ces scènes, il préfère chercher des réponses sur un forum en ligne, auprès d'amis virtuels. Car, se confier à des personnes que l'on ne connaît pas et souvent bénéfique. Grâce à eux, Anton va changer sa manière de percevoir les personnes de son lycée et son comportement de garçon mutique et silencieux va se transformer en défenseur des opprimés.
Un roman court, rapide et agréable à lire, qui donne à réfléchir sur des sujets d'actualité : le harcèlement scolaire, l'intimidation, les stéréotypes, le sexisme ou encore la différence.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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critiques presse (1)
Ricochet   05 mars 2021
Un bref roman qui frappe juste, et séduira son public, pas dupe ni naïf. Gaël Aymon lui propose d’oser prendre la parole. À promouvoir.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
LaetiiiLaetiii   02 octobre 2022
Le temps s'est arrêté.
J'ai envie de hurler.
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zazimuthzazimuth   26 mars 2021
- Je peux pas trop vous faire la morale, hein ! Je vaux pas mieux que vous. On se planque tous derrière des avatars, mais les autres nous voient jamais comme on voudrait qu'ils nous voient. Moi, par exemple, je croyais que j'étais devenu... genre "populaire", alors que vous crachez tous sur notre dos, à moi et mes potes. On vous fait juste assez peur pour que vous fassiez semblant de nous respecter. (...)
"Nathan nous forçait à l'accepter comme il était. pas conforme à cent pour cent. Et ça nous dérangeait. ça nous rappelait qu'on se planquait tous un peu, qu'il était peut-être le seul d'entre nous à s'assumer. Qu'il soit pédé ou pas, j'aurais dû m'en foutre, en fait ! (Là, je dois faire une pause parce que ma voix se remet à trembler.) Mais, même avec ce que j'avais vécu, j'ai fait comme les autres. je lui ai mis la pression, sans m'occuper de ce qu'il vivait en vrai.
"On est tous des moutons. On essaie de ressembler aux autres. On cache ce qu'on a d'intime pour pas se le faire salir, pour pas avoir l'air trop différent." (p.58-59)
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AnalireAnalire   25 août 2020
On est tous des moutons. On essaie de ressembler aux autres. On cache ce qu'on a d'intime pour pas se le faire salir, pour pas avoir l'air trop différent. On attend d'être à plus tard, quand quelqu'un sera capable d'entendre nos secrets. Quand la vraie vie aura commencé, loin du lycée.
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AnalireAnalire   23 août 2020
Être avec des filles, ça relâche la pression. Ça calme l'ambiance. Par exemple, quand on les retrouve au petit-déj, après la nuit entre mecs, ou en classe et au foyer, après le sport. Ou quand on nous impose de faire un travail en binôme mixte. Ça met un truc plus doux dans l'air. Enfin, c'est mon avis.
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2eEedr2eEedr   05 mars 2022
"On est tous des moutons . On essaie de ressembler aux autres . On cache ce qu'on a d'interne pour ne pas se faire salir , pour ne pas avoir l'air trop différent . On attend d'être à plus tard, quand quelqu'un sera capable d'entendre nos secrets . Quand la vraie vie aura commencé , loin du lycée" (Lou Ann)
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#livrestouthaut #livreaudio #livrejeunesse #album #histoiredusoir #histoireaecouter
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