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ISBN : 2756064750
Éditeur : Delcourt (30/11/2016)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Capturé par les malandrins de la Cour des miracles, Eusèbe est conduit à leur terrible chef qui nest autre que son frère, Fulgence. Ce lapin malhonnête et violent fomente avec Fagotin, le singe assassin, un abominable forfait. Pris entre trahisons et intrigues de cour, Eusèbe parviendra-t-il à ramener Fulgence dans le droit chemin ? A moins que ce jumeau maléfique ne lentraîne sur la voie du crime.
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
LiliGalipette
  22 décembre 2016
Dans le tome précédent, nous avions laissé notre cher Eusèbe au fond d'un sac, face à un ennemi qu'il connaît bien. Son frère jumeau, Fulgence. le lapin rejeté par la famille est devenu le roi de la Cour des miracles et il voudrait que son frère arrête de faire le rôtisseur pour se joindre à lui dans la rapine et le crime. « Cette fois, mon frère va trop loin : Je vais de ce pas lui tirer les oreilles ! » (p. 32) Eusèbe ne l'entend pas de cette (longue et douce et blanche et mignonne) oreille. Notre petit lagomorphe pratique le bien avant tout et pas question de se salir les pattes et l'âme dans des tâches assassines. Fagotin, le singe spadassin, a moins de scrupules puisqu'il envoie ad patres le pauvre M. de Lisière, poète oublié, et qu'il se prépare à régler son compte au grand veneur qui aimerait devenir calife à la place du Cardinal qui agonise en son palais.
Les retrouvailles entre frangins ne se sont pas passées le mieux du monde, mais Eusèbe et Fulgence renouent peu à peu des liens et se retrouvent finalement à oeuvrer du même côté : différentes méthodes, but commun (peau de lapin). « Ça alors ! Mais… Fulgence ! ... Cela voudrait-il dire qu'à ta façon, tu combats un peu l'injustice ? » (p. 24) L'on comprend alors que Fulgence n'est pas un simple brigand à la tête d'une horde de voleurs et de faux mendiants, mais un écorché vif qui crie vengeance au nom des pauvres et des opprimés. Sûrement à cause de son passé et de sa triste histoire familiale. « Où étais-tu quand je fus chassé du terrier sous les torgnoles paternelles, sans que nul ne bougeât une oreille en ma faveur ? Où étais-tu ? / Chez Mamie. » (p. 35) Viens là, Fulgence, je vais te faire un gros câlin, moi ! Et l'on comprend enfin comment Eusèbe le choupinou s'est retrouvé aux galères… pour un crime commis par son frère ! Eh oui, comme l'a si bien dit M. de la Fontaine, si ce n'est toi… Ça n'a pas que des avantages de se ressembler comme deux gouttes d'eau.
Eusèbe fait souvent montre d'une candeur un peu niaise, mais il est si adorable et si innocent qu'on lui pardonne tout. Cet album, comme le précédent consacré au petit compagnon des héros de la série de cape et de crocs, regorge de jeux de mots et de traits d'humour à base de lapin. Vous pouvez tous les imaginer, ils sont présents dans les planches de ce volume qui clôt le diptyque consacré au doux et courageux Eusèbe. La dernière image reboucle avec élégance et intelligence sur l'aventure qui permet au mignon lapin de rencontrer ses camarades loup et renard. Et je vais de ce pas relire tous les albums !
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Bazart
  30 décembre 2016
N'en doutons pas, le Père Noël a du gout, car figurez vous que le matin du 25 décembre dans mes souliers, il y avait le dernier album de la série « de cap et de Crocs » le douzième qui clos cette formidable chanson de geste.
Et l'après-midi même, j'ai enfin pu découvrir pourquoi le gentil lapin Eusèbe fut condamné aux galères à perpétuité. Quoi ! Vous ne me croyez pas ! Vous ne pensez pas qu'un petit lapin blanc puisse être condamné aux galères !
Alors là j'hésite soit je vous plains, cela veut dire que vous ne connaissez pas une des plus belle série bédé que l'on nous ai donnée à lire depuis une vingtaine d'année et c'est bien dommage pour vous, soit je vous envie car après la lecture de cette chronique je suis que vous allez vous précipiter chez votre libraire préféré, vous jeter sur les douze volumes des aventure de Don Lope et Don Armando et ainsi découvrir une oeuvre idéalement écrite et dessinée et surtout très, très drôle.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Florian07
  21 décembre 2016
"Et c'est ainsi que je fus envoyé aux galères."
Par ces mots se clôt le récit d'Eusèbe, le lapin "trop mignon". Lumière est donc faite sur les multiples péripéties qui ont amené cet aimable rongeur à croiser la route de ces messieurs Armand Raynal de Maupertuis et Don Lope de Villalobos y Sangrin.
L'attente fut longue et je dois avouer que je suis un peu déçu surtout par le personnage d'Eusèbe qui m'a fortement agacé. À trop être naïf et innocent, il en devient presque idiot. Certes les auteurs jouent sur cette pureté surtout en la confrontant à Fulgence, le double maléfique, mais peut-être ont-ils trop insisté dessus, négligeant le caractère rusé et intrépide que le lapin exprime dès le premier tome de la série.
Quant au reste de l'album, rien à redire, les personnages secondaires sont excellents, les intrigues et complots sont rondement menés, tout s'enchaîne à merveille et les multiples allusions à Maupertuis, Don Lope ou Hermine sont délicieuses. Enfin, bien entendu, le dessin de Jean-Luc Masbou est toujours aussi parfait, inventif et fourmillant de détails.
Le rideau s'abaisse, cette fois définitivement, sur de Capes et de Crocs, chef-d'oeuvre de la bande-dessinée qui restera, à jamais, ma série favorite. Merci messieurs Ayroles et Masbou, merci pour les vingts ans que vous avez consacré à cette merveille !
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tchouk-tchouk-nougat
  09 janvier 2017
Eusèbe amené de force (a travers un sac) jusque dans la cour des miracles va se retrouver face à son frère jumeau. Leur ressemblance frappante est source de quiproquos dans la capitale où Fulgence (le frère de notre petit lapin trop mignon) est le roi de Thune dirigeant moult brigands et coupes jarrets.
C'est avec cet ultime tome que l'on connait enfin comment ce pauvre Eusèbe, lui si gentil, lui si naif, lui si attendrissant, va finir à ramer dans la galère du terrible Mendoza. Et fera connaissance avec nos amis canidés Don Lope et Armand Maupertuis.
C'est donc avec une certaine tristesse que nous refermons cette bande dessinée car ça sera la dernière de de Cape et de Croc. Merci donc aux auteurs pour cette saga faite d'aventure et d'amitié, et de poésie aussi!
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Belzaran
  02 janvier 2017
Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou ont créé avec "De Cape et de Crocs" une série majeure du septième art. Roman d'aventure, de cape et d'épée bien sûr, mais aussi de science-fiction, de théâtre, de piraterie et... d'humour ! En choisissant de tirer leur révérence après 10 tomes de bons et loyaux services, les auteurs nous réservaient une surprise : un spin-off ! En effet, l'un des running gags de la série était que le lapin Eusèbe n'arrivait jamais à raconter l'histoire de son arrivée aux galères... Chose est faite désormais avec ce diptyque qui se termine avec ce douzième tome et clôt, paraît-il, définitivement la série.
Si la lecture du onzième tome m'avait laissé un peu sur ma faim, j'avais relu l'histoire complète et avait ainsi mieux saisi tous les éléments semés par les auteurs qui font référence à l'univers de Masbou et Ayroles. Ainsi, une connaissance approfondie de "De Cape et de Crocs" est essentielle pour savourer le sel de cette nouvelle aventure. En cela, le fait que ces tomes soient les onzièmes et douzièmes de la série - ce qui m'avait fait tiquer au premier abord - est justifié. Ce douzième tome multiplie de nouveau les références et s'amusent à ajouter de nouvelles interactions entre Eusèbe et ses futurs compagnons !
Au-delà du fan service, cette histoire se clôt de belle façon. Et même si l'on sait déjà qu'Eusèbe finira aux galères, accusé à la place de son frère, le récit propose un vrai suspense. La tension monte au fur et à mesure des pages. Fulgence va-t-il sacrifier son frère ? Essaiera-t-il de le sauver ?
Bien évidemment, le côté épique des aventures de "De Cape et de crocs" est moins présent ici. Situé entièrement à Paris, il fait la part belle aux intrigues de pouvoir. La politique est au centre des débats. Et finalement, ce n'est pas plus mal. Ces deux tomes possèdent leur indépendance et leurs personnages forts et attachants. Et pendant la lecture, on s'extasie, on sourit, on rigole devant les bons mots des auteurs. Ces derniers vont même jusqu'à faire des références au 11ème tome... Quand à Eusèbe, son côté mignon le sauvera comme d'habitude !
Au niveau du dessin, malgré une ou deux cases qui m'ont fait tiquer, le style de Jean-Luc Masbou fait des merveilles. Ses bouilles sont incroyables et Paris vit de mille feux des hôtels particuliers à la cour des miracles ! Quant à la couleur, elle apporte un plus formidable avec ces oppositions de teintes chaudes et froides si particulières à la série.
Ce diptyque est clairement écrit pour les fans. Les références sont multiples et il faudra de nombreuses lectures pour toutes les voir. Les auteurs enrobent tout cela dans une histoire trépidante faites de personnages aux destinées tragiques. Chapeau bas, messieurs !
Lien : http://blogbrother.fr/de-cap..
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critiques presse (3)
Elbakin.net   24 mai 2017
Pour citer la page des remerciements “A Lope, Armand, Eusèbe et toute la troupe. Vous allez nous manquer”.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Auracan   10 janvier 2017
Textes drôles, situations cocasses et peuplées de rebondissements, le scénariste Alain Ayrolles s’en donne à cœur joie pour le plus grand plaisir du lecteur.
Lire la critique sur le site : Auracan
Sceneario   27 décembre 2016
Saluons l'excellent travail des deux auteurs et profitons en pour relire cette excellente série qui mérite une très belle place dans nos bibliothèques ! Un titre indispensable !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   22 décembre 2016
« - Où étais-tu quand je fus chassé du terrier sous les torgnoles paternelles, sans que nul ne bougeât une oreille en ma faveur ? Où étais-tu ?
- Chez Mamie. » (p. 35)
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   09 janvier 2017
-Sais-tu pourquoi cet endroit se nomme "cour des miracles"?
-Non
-Parce ce qu'une fois la nuit venue, il devient le théâtre d'innombrables prodiges! Faux éclopés et vrais larrons, enfants trouvés et filles perdues, narquois et courtauds de boutange... -en bref la crême de la lie- ...s'embusquent en ces lieux où jamais le guet ne se hasarde pour y jouir en paix du fruit de leur rapine!
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Florian07Florian07   21 décembre 2016
Cette nuit, pour un denier, j'ai tué un homme ; aujourd'hui, pour rien, je tuerai un lapin !
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MarquePageMarquePage   26 décembre 2016
- Me serais-je trompé sur ton compte ?
- Ah ! Mais c'est qu'il ne faut point juger les gens trop hâtivement !
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LiliGalipetteLiliGalipette   22 décembre 2016
« Ça alors ! Mais… Fulgence ! ... Cela voudrait-il dire qu’à ta façon, tu combats un peu l’injustice ? » (p. 24)
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