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ISBN : 2818041384
Éditeur : P.O.L. (04/01/2018)

Note moyenne : 2.32/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Dans le salon d’un petit appartement, un enfant de 13 ans, sa petite sœur et ses parents regardent la télévision. Le général de Gaulle, président de la République, y donne une conférence de presse qui les sidère. Celle du 27 novembre 1967. L’enfant comprend en direct qu’on peut avoir à quitter son pays natal, comme ses parents chassés de chez eux quelques années plus tôt. Bouleversé, il veut savoir comment ça s’est passé et questionne ce premier exil. Il leur demand... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  17 mai 2018
Peut- être suis - je la seule ?
Impossible de suivre ce roman.
Pas de dates, ni prénoms, ni situation pour se repérer, seule la conférence de presse du Général de Gaulle pour s'orienter , car toute la famille la regarde, inquiéte ou passive, en direct, en 1967., le 27 novembre, à 15 heures .........
Le fils , dont nous ne saurons jamais le prénom , treize ans , comprend qu'on peut quitter son pays natal , lequel ? Égypte ? Un pays d'orient sans doute,........sa langue, sa culture , sa maison.
On devine que ses parents ont été chassés de chez eux quelques années plus tôt.
À toutes ses questions , personne ne répond vraiment .
Il a une petite soeur handicapée de la hanche ,12 ans les séparent ...... un ami Pepito dont la mère Maria, couturière douée crée des modèles inspirés du cinéma de Hollywood, Rita Hayworth, la MGM ...Olivia de Havilland, Marlene-Dietrich , .Kim Novak, ..et beaucoup de références ........pour sa mère : dont on n'en peut plus d'entendre parler des magazines des années 4O qu'elle a conservés et de satin , de brocart , de tulle, de velours, de la robe des rêves de la mère, et encore de fourreau rouge ......les robes blanches, les robes bleues , les fronces , les volants , les ceintures ......... Trop de description des tenues de la mère tuent la description..........
La référence constante aux films hollywoodiens lasse et l'on ne sait toujours pas où l'on va .........il est très rare que je me montre négative mais là , avec la meilleure volonté pour comprendre je suis restée "spectatrice" , coincée dans mon train , à l'aller et retour à tenter de décrypter........
Peut- être , était - ce le but ? Après tout ........
Dommage !
Je ne connais pas l'auteur !
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mumuboc
  22 février 2018
Les spectateurs.... Je ne connaissais pas Nathalie Azoulai et quand je ne connais pas c'est toujours avec une certaine impatience que je débute une lecture car je suis dans l'attente, l'espoir d'une belle découverte.
Je suis entrée confiante dans le récit mais très vite troublée : pas de prénom, peu de lieux, quelques dates.... quelques aller-retours dans le temps. Au bout de quelques pages les questions surgissent : mais qui sont-ils, d'où viennent-ils, pourquoi cette fuite, pourquoi ne lui en parle-t-on pas. le seul élément daté qui fournit quelques pistes : le discours du général de Gaulle le 27 Novembre 1967 où il affirme, entre autres sujets la légitimité du peuple juif et qui réjouit toute la famille de ce petit garçon de 13 ans. Au moins cela a le mérite de vite aller chercher des informations pour mieux situer le contexte.
C'est à travers lui que le récit se construit, à travers ce qu'il voit, ce qu'il entend, ce qu'il vit et ressent. Au sein de sa famille peu d'explications : une mère obsédée et ne vivant qu'à travers le cinéma hollywoodien, faisant confectionner par une voisine, Maria, les robes des actrices en fonction des situations. Un père qui suit les événements politiques et participe à des manifestations après un discours de reconnaissance et de légitimité, qui espère un retour dans le pays d'origine (Égypte ?), une soeur, handicapée à la naissance par une luxation de la hanche, un ami Pépito, fils de Maria.
3 Parties, un récit narratif, beaucoup de il, de elle, de répétitions de faits, peut-être comme les pensées et questions qui tournent en boucle dans la tête de l'enfant, mais il n'est pas le narrateur, qui lui est extérieur. J'ai trouvé cela long, parfois ennuyeux, répétitif, morne un peu comme cette famille dont chaque élément vit dans son monde : le père avec la télévision, symbole de leur intégration dans ce nouveau univers, et le Général, porteur de toutes leurs espérances, la mère avec ses stars et Hollywood, le fils qui cherche à comprendre ce que l'on ne lui a pas expliqué, et une petite soeur qui "rampe" et trouve auprès de ce grand-frère un peu d'attention et d'affection. Mais une conversation surprise révélera un secret au jeune enfant qui va le bouleverser et lui faire douter du peu de certitudes qu'il possède, le seul moment peut-être où le récit rebondit et offre un intérêt car en quelques pages tout est dit sur cette famille.

Je n'ai rien ressenti, c'est assez froid et distant. On ne ressent pas grand chose pour les personnages à part peut-être pour Maria, sorte d'esclave subordonnée aux désirs de la mère pour la confection de ses parures. Cette mère qui n'emportera dans l'exil que ses revues sur le cinéma, si précieuses car elles sont sa nourriture, sa ligne de conduite. Nous sommes spectateurs d'une tranche de vie, celle d'une famille obligée de quitter son pays natal, sa position, quitter l'orient pour l'occident, quitter des certitudes pour des questionnements.
J'ai trouvé cela assez long, répétitif et j'ai eu plusieurs fois le sentiment que le récit n'avançait pas, que j'avais déjà lu certains passages, il faut souvent se situer par rapport aux il, elle etc..... j'ai trouvé que cela alourdissait l'ensemble. Je ne m'étendrai pas plus, c'est un style qui ne me correspond pas, un sujet déjà traité dans d'autres livres mais de façon plus directe, plus claire : j'ai eu l'impression à plusieurs moments que le livre n'avait pas été relu et corrigé......
Livre lu dans le cadre du Prix du Roman France Télévisions 2018
Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Mespetitescritiqueslitteraires
  09 mai 2018
Le 27 novembre 1967, à 15 heures, toute la famille est devant le poste de télévision pour regarder la conférence de presse du Général de Gaulle. A treize ans, il comprend qu'on peut avoir à quitter son pays natal, sa langue, sa maison. Bouleversé, il ne sait plus qui il est, d'où il vient ni même où il doit aller. Aucun enracinement n'est possible tant qu'il ne connaît pas les raisons qui ont poussé ses parents à fuir leur pays quelques années plus tôt.
"De quel pays sont-ils vraiment les patriotes?"
Le père, bien qu'investi politiquement (il est de toutes les manifestations), reste très évasif sur leurs origines et les raisons de leur départ. Un gouffre le sépare de son fils qui, lui, est né en France.
"Il cherche à savoir qui est ce vieux, où est ce mur, mais son père ne lui répond que du bout des lèvres et sans détail. Pourquoi ne pas m'expliquer? proteste-t-il. Parce que toi tu es né en France. [...] Alors pourquoi m'avoir emmené avec toi? insiste-t-il. Pour que tu voies. Que je voie quoi? Je ne sais pas, que tu voies."
La mère, quant à elle, affronte cet exil drapée dans son rêve hollywoodien. Elle ne cesse de feuilleter ses catalogues Photoplay et commande les robes des stars de cinéma à sa voisine d'origine portugaise, Maria, couturière hors pair. Pour la mère, chaque année, chaque événement, lui rappellent un film, une actrice, une robe. Elle traverse les rues de ce nouveau pays comme une star monterait les marches d'un grand festival.
Lui est un jeune adolescent intelligent, à l'écoute, ouvert sur le monde, la politique et la culture. Il se met un point d'honneur à chercher dans son dictionnaire les mots employés par les journalistes ou les médecins qui suivent sa petite soeur atteinte d'une luxation congénitale de la hanche. Il sent bien qu'il est différent des autres. Sa mère ne cesse de regarder sa chevelure dense et crépue avec un air désapprobateur alors qu'elle passe avec ravissement ses doigts délicats dans les boucles soyeuses de Pepito, le fil de Maria, lui aussi enfant d'immigrés. Avec ce geste anodin en apparence, une jalousie mêlée de compétition s'immisce entre les deux amis.
Un soir, pendant que Maria crée une nouvelle robe à sa mère, il s'allonge près de Pepito, endormi. Derrière cette fine cloison qui le sépare des deux femmes, il tend l'oreille et découvre enfin ce qu'il s'est passé le jour du grand départ de ses parents. En interceptant ces confidences qui ne lui sont pas destinées, l'enfant reconstitue les menaces, les adieux, l'exil et recoud les différents pans de son histoire. Alors, de la manière la plus universelle qui soit, il décidera de ne jamais avoir à subir ce que ses parents ont subi :
"Après l'allemand, il apprendra l'anglais de Hollywood, l'italien de Flynn, le portugais de Pepito, qui l'immuniseront contre les microbes et les départs puisque les langues s'emportent, ne pèsent rien que les heures qu'on passe à les apprendre et qui se volatilisent sitôt formée la première phrase correcte. Bien moins que des valises ou même des drapeaux."
Entrer dans Les Spectateurs de Nathalie Azoulai c'est accepter d'entrer dans un univers familial en pointillé, de ne pas trouver de réponses à ses questions. Qui des personnages ou des lecteurs sont vraiment les spectateurs?
Tout commence avec les protagonistes. D'eux, on ne connaîtra jamais ni les prénoms, ni le nom. de leurs origines, on ne pourra que déduire (au prix d'une bonne connaissance historique) qu'ils ont été expulsés du Maghreb ou d'Egypte en 1954. On pourra également émettre l'hypothèse qu'ils appartiennent à la communauté juive en lisant la fureur du père lors du discours du Général de Gaulle qui condamne l'occupation des territoires palestiniens par Israël. Il entraînera alors son fils dans une manifestation de soutien à l'Etat juif. Ne pas rendre limpides les origines de cette famille m'a vraiment déroutée. Je ne parvenais pas à suivre le fil de leur vie, à comprendre les origines de leur exil. Je me sentais frustrée, incompétente voire ignare concernant cette période historique (qui, il faut bien l'avouer, est loin d'être aisée!). J'ai failli refermer le livre en raison de ce trop-plein d'ellipses. Alors, je l'ai posé et j'ai relu le titre Les Spectateurs. Cela m'a sauté aux yeux, il ne me fallait plus chercher à tout comprendre. Juste me laisser guider, accepter une part de mystère, avancer sur des sables mouvants comme le jeune protagoniste. Pourquoi moi, lectrice, parviendrais-je à m'enraciner dans une histoire qui n'est pas la mienne, alors même que ce jeune adolescent n'y arrive pas? Je ne suis que spectatrice...
La grande erreur serait d'appréhender ce livre comme le récit d'une histoire propre à une famille. Au travers de pans entiers passés sous silence, c'est l'universalité de la rupture, de l'abandon, de l'exil, du départ sans retour possible qui est mise en exergue. La force de ce livre se trouve justement dans ces pointillés que chaque déraciné pourra combler avec son histoire personnelle.
Lien : https://mespetitescritiquesl..
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pilyen
  29 janvier 2018
Pour reprendre une rubrique d'un magazine féminin à grand tirage ( Elle ), je réponds à la question que je me pose : Il est comment le nouveau Nathalie Azoulai ? ( Oui, on peut poser cette question, puisque le précédent de l'auteure a quand même obtenu le prix Médicis en 2015 ). Là, où le magazine tournerait autour du pot en mettant en avant, l'histoire, les personnages un peu fantasques, je réponds franchement : Déroutant !
Le roman débute par les essais infructueux d'une petite fille s'essayant à la marche, image emblématique de la suite, puisque tous les personnages de ce roman verront leurs élans contrariés. Mais avant d'en arriver à ce constat, il faut que le lecteur passe un premier cap : celui du style. Première particularité : les personnages du roman ne sont jamais nommés. C'est une famille de quatre personnes. Ils seront tour à tout "il", "son père", "elle", " sa mère", ... Comme les dialogues sont intégrés dans les phrases qui, alternent sans façon paroles prononcées puis action, la lecture, pour peu que l'on pense être dans un roman lambda ( on a tort , nous sommes chez POL pas chez Michel Lafon !), se révèle un peu chaotique au début, le temps de bien saisir le procédé.
Exemple ( pris page 55 parce que court ) :
D'où sors-tu ? demande-t-il sèchement en le voyant surgir et se jeter sur le tapis. Il enfouit sa tête dans le cou de sa soeur, ne répond pas.
Le premier "il", c'est le père qui parle. La phrase suivante, si, on lit trop vite, on prend le deuxième "il" pour la même personne mais en fait non, c'est le fils, renseignement fourni ensuite par le " de sa soeur". Vous me direz que c'est simple, que je n'ai qu'à lire moins vite, plus attentivement mais, je l'avoue cela m'a un peu dérouté au début, surtout que c'est continuel.
Une fois bien intégré cette petite originalité, vraisemblablement pour immerger le lecteur dans le même brouillard d'incertitudes et d'interrogations dans lequel se trouve le garçon de la famille qui s'interroge beaucoup sur ses origines, le roman avance. Avance ? Pas tout à fait...
L'action se situe autour de l'achat d'un poste de télévision acheté lors de la naissance de la petite soeur, et d'une conférence de presse du général De Gaulle que regarde le père regarde avec la ferveur des fans absolus. En périphérie, la mère, femme fantasque et obnubilée par les stars de cinéma du Hollywood des années 40/50, tournoie avec ses robes copiées sur celles portées par ses actrices préférées, la petite soeur, avec une jambe défaillante, rampe au sol sauf si elle est stimulée par son grand frère qui observe tout ceci avec oeil interrogateur. Par de multiples retours en arrière, on en apprend un peu plus sur chacun des personnages auxquels vont venir se greffer deux voisins : Maria, la couturière de la mère et son fils Pépito, ami du garçon.
Je l'avoue, je me suis lassé de tous ces va et vient même si commençait à germer une pointe d'intérêt sur cette famille dont on devine les origines orientales et dont on suppute une arrivée en France empreinte de mystères. Alors, j'ai abandonné le livre page 118 ... Je crois que le énième coupon de tissu acheté au marché Saint Pierre ( du satin noir pour un fourreau) et amenant encore une énième évocation de stars féminines hollywoodienne fut fatal.
Cela aurait pu être terminé pour ce roman mais, malgré tout, les personnages continuaient à me trotter dans la tête. Alors, j'ai repris le roman et ai décidé, puisque la narration n'était pas linéaire, de me replonger dans la suite au hasard ... et je lis un passage à l'hôpital où un médecin ressemblant à Robert Taylor soigne la petite soeur, et je lis une conversation entendue au travers d'une porte, ... Cette lecture fragmentée, selon mon plaisir, lorsque j'avais cinq, dix minutes, s'est révélée très agréable car l'écriture Nathalie Azoulai, par petits bouts, je l'avoue, on y prend plaisir.
Je ne suis pas certain que cette façon peu orthodoxe de lire un roman soit la meilleure ni celle que je conseillerai, mais ce fut la mienne. Il me reste encore bien présents la tristesse ténue qui imprègne le livre, ce petit garçon curieux et cette mère qui fuit la réalité, portraits pointillistes qui ne me quittent toujours pas, signe que quelque part ce roman agit et est sans doute réussi ...mais pas de façon classique.
Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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motspourmots
  24 janvier 2018
J'ai tellement aimé Titus n'aimait pas Bérénice que ce nouveau roman de Nathalie Azoulai est le premier sur lequel je me suis ruée lors de ma première virée en librairie début janvier. Me voilà donc bien marrie d'avoir à faire part ici de mon immense déception après cette lecture dont j'attendais tant. Car je n'ai rien retrouvé de ce qui m'avait fait vibrer, notamment cette écriture pleine de charme au service d'une langue magnifique. Tout m'a semblé plat, nébuleux, compliqué. Je n'ai pas du tout été embarquée, je me suis ennuyée et me suis surprise à de nombreuses reprises à laisser mon esprit s'échapper - ce qui n'est jamais bon signe.
Nathalie Azoulai met en scène une famille à travers les yeux du fils de treize ans dont on ne connaîtra jamais le prénom même si l'on comprend au milieu du récit que ce prénom est l'une des clés de l'énigme qu'il cherche à résoudre en s'interrogeant sur le passé de ses parents. Nous sommes en juin 1967 et la famille est réunie devant le poste de télévision et la conférence de presse que donne le Général de Gaulle. A travers les échanges entre les grandes personnes et les bribes d'actualité qu'il découpe consciencieusement dans les journaux, le jeune garçon essaye de reconstituer les événements qui ont précédé l'arrivée de sa famille en France. Sa mère était enceinte de lui lorsqu'ils ont été chassés d'un pays d'Orient, là encore pas nommé (pays du Maghreb ? Égypte ?) et tout en lui interroge ses origines. Il tente de décrypter les colères de son père face aux discours politiques ou bien encore le comportement évaporé de sa mère qui s'identifie à une star de cinéma et ne se réfère qu'à sa collection de Cinéplay dans lesquels elle fait copier les modèles de robes des actrices par son amie Maria, voisine et couturière. Qu'ont-ils laissé derrière eux ? Que représentent leurs enfants nés en France et détachés de leurs origines ?
Il semble que trop de flou ne me réussisse pas... Il m'a fallu rechercher des infos sur cette conférence de presse pour en connaitre le contenu et tenter de décrypter un peu le propos de l'auteur. Plutôt séduite au départ par le personnage de la mère, sa fascination pour le cinéma hollywoodien des années 40 au point de se comporter sans cesse comme une actrice elle-même, c'était plutôt cocasse, voire émouvant... sauf qu'au bout de cent pages de détails de robes et de scènes de films, ça lasse et ça finit même par énerver. Trop nébuleux, trop cérébral peut-être... chercher sans cesse des clés, ça fatigue et quant on n'a pas forcément le bagage pour les trouver, ça déçoit.
Inutile de s'étendre, je n'étais clairement pas dans le lectorat cible de ce livre, vraiment très très différent du précédent. Certains seront séduits par l'atmosphère, je peux le comprendre et j'ai d'ailleurs lu quelques articles qui m'ont a priori démontré que je n'avais sûrement pas saisi la quintessence du propos. Tant pis. J'assume mon échec et je m'en vais relire quelques phrases de Titus... histoire de ne pas rester fâchée avec l'auteure.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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critiques presse (3)
Actualitte   02 août 2018
Avec ce récit, où l’anonymat et l’éparpillement des petits indices approchent l’universel, nous sommes spectateurs d’une myriade de tableaux de l’intime, émouvants et souriants, ouverts vers l’ailleurs ! « Il » apprendra assez tard l’origine de son prénom, dont il a eu si souvent honte.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LePoint   12 février 2018
Dans « Les Spectateurs », Nathalie Azoulai scrute les non-dits et les rêves de l'exil, à travers le regard d'un enfant dans les années 1960.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaCroix   09 février 2018
Lauréate du prix Médicis en 2015 pour le beau « Titus n’aimait pas Bérénice », Nathalie Azoulai signe un roman mystérieux et poétique sur le déracinement.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   17 mai 2018
"Des petits sons, des mots, des gestes agacés, des mouvements de tête erratiques puis soudain, une impulsion plus longue, ample, balancée, qui déroule la question: De quelle patrie sont- ils vraiment les patriotes ?"
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rkhettaouirkhettaoui   10 mai 2018
Sa mère ne regarde pas tant les appareils que les autres garçons de son âge qui déambulent entre les rayons. Il sait que, où qu’elle soit, elle le compare, cherche à vérifier s’il est comme eux, ou différent. Seuls ses cheveux le distinguent, quelques vaguelettes crépues qui ondulent sur le haut de son crâne qu’elle lui fait normalement couper court, à ras, avant même qu’elles ne se reforment. Si, de loin, elle peut imaginer qu’il a une chevelure aussi souple et soyeuse que les autres, des mèches où jamais le peigne n’accroche, il suffit qu’il s’approche pour qu’elle aperçoive les repousses briser l’illusion.
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michelekastnermichelekastner   20 août 2018
Toute la traversée s'est déroulée ainsi, Maria, dans un mélange de joie et de tristesse, d'émerveillement et de déception, le visage de Flynn et celui de mon mari, l'Occident qui nous attend et mon pays natal qui s'éloigne, mon enfant et mes parents. Je sais que vous pouvez comprendre, Maria, c'est pour ça que je vous le raconte, bien que sur votre passeport, vous n'ayez jamais lu la mention
No return, en lettres noires, serrées comme une barrette de bestioles qui, lorsque vous approchez les yeux, grouillent sur votre plaie vive, infectée.
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motspourmotsmotspourmots   24 janvier 2018
Comment quitter un pays qu'on aime tant mais où on vous hait tant ?
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rkhettaouirkhettaoui   10 mai 2018
En anglais, dit-elle une fois, le mot « fair » signifie blonde et belle, il suffit de regarder Miriam Hopkins ou Marlene Dietrich, ajoute-t-elle. Les regarder où ? demande-t-il pour qu’elle aille fouiller dans sa pile de magazines et revienne bredouille en disant qu’elle a surtout gardé ceux des années 1940 sans qu’il ose lui demander ce qu’elle a fait des décennies précédentes et des suivantes.
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Videos de Nathalie Azoulai (17) Voir plusAjouter une vidéo
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Nathalie Azoulai - Les Spectateurs
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