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EAN : 9791097515140
122 pages
Editions la Trace (01/11/2018)
4.31/5   16 notes
Résumé :
« C’est d’abord une histoire de mots. Voire leur légende. Mais annoncer en quoi consiste l’histoire revient à la clore, car le thème des mots suffit à la définir tout entière: il s’agit, dans Le Silence des Mots Chuchotés, de révéler ce que seule la poésie exprime.
Il s’agit d’un poème en prose, d’une prose éminemment poétique, où la force de ce qui se raconte réside dans la vigueur de ce qui s’énonce.
Dès lors, pour résumer l’objet impossible à résu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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« Ne vivre qu'avec ses rêves, c'est se tuer réellement tout en rêvant l'immortalité. »

Dans le Silence se cachent parfois des plaies béantes qu'onguents et cataplasmes, tels de vulgaires placebos, ne peuvent refermer… On y laisse alors s'y déverser les plus violents acides pour leur permettre de cautériser… On y enferme le douloureux temps de l'oubli… Et sur les traces encore purulentes du passé renaitront bientôt les senteurs de jasmin, de fleurs d'oranger et des chaudes lumières des soirs d'été…


« N'allez pas là où le chemin peut mener. Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace. »

Dans le Silence se lovent parfois des rencontres intemporelles, qui ne vivent que du moment présent, abreuvent de l'inattendu nos coeurs battant à tout rompre et recouvrent l'estran de nos âmes de naufragés d'une écume revigorante au goût salé… Peu importent la houle et le ressac, peu importent les sirènes, Charybdes ou Scyllas qui se dresseront sur notre route, de ces rencontres surgiront à brûle-pourpoint les phares qui mènent au bonheur…


« Nous n'arrêtons jamais d'explorer, et le terme de toute exploration sera le retour au point de départ. »

Dans le Silence naissent aussi les mots qui ne se prononcent pas, les phrases chimériques qui se cueillent à l'Arbre de la Connaissance, les douces mélopées que nous chante la Terre, « cette Terre devenue Ecriture », « ce monde devenu poésie »… Un monde de rêves, de poèmes infinis et de liberté… Un monde sans frontières, que l'on puisse réinventer sans cesse, dans un cycle perpétuel où l'Avenir n'est qu'un meilleur Passé…



« Les plus beaux poèmes sont les silences amoureux », a écrit Lucas Clavel.

Dans son Silence, celui des Mots qu'elle nous chuchote, Mona Azzam délivre une douce poésie qui résonnera à nos oreilles comme un concerto en trois mouvements… Trois nouvelles qui glissent le long de cette partition comme une mélodie intimiste, où les notes et les silences dansent en harmonie, aux sons de la voix des griots d'Afrique noire, des cloches de Notre-Dame ou encore du vent lointain d'un monde imaginaire.

La poésie en langage universel…

Silence… Laissez les mots se chuchoter et écoutez les s'envoler jusqu'à vous…
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Dans le Silence des Mots Chuchotés, alors alors…
Oui quand je commence un billet comme ça, ce n'est pas forcément très bon signe et, cette fois ci, je vais chuchoter du clavier pour rester dans le ton, et dire à l'auteure (présente sur Babel, il me semble) que je n'ai pas été emballé emballé par son recueil poétique.
Un recueil composé de trois nouvelles. Aie, je ne suis pas « nouvelle » mais bon, j'ai déjà eu de bonnes surprises alors pourquoi pas me suis-je dit au départ.

Dès le début, j'ai senti que j'avais bien fait de balayer mon apriori. Paris, l'Afrique, manque plus que l'océan et il y a tout ce que j'aime, tout ce qui me fait vibrer. Dix ans d'Afrique entre Sénégal et Côte d'Ivoire et puis retour à Paris. Des souvenirs, des couleurs, des odeurs, des rythmes, la recherche de son passé. Paris et l'Afrique intimement liés dans cette quête des jours anciens. Une femme, La femme.
Si cette première nouvelle avait tout pour me séduire de part l'écriture de Mona Azzam et par l'ambiance régnant dans ces premières pages, le format m'a carrément frustré.
Oui je sais bien que le principe de la nouvelle c'est de ne pas faire trop long mais là… Cinq chapitres (cinq livres comme il est écrit, j'y reviendrais) pour vingt quatre pages, j'ai juste l'impression de m'être fait allumer.
Après tout, que je me suis dit, peut être que ce n'était que les préliminaires, que la deuxième nouvelle allait me mettre le feu. Plein d'espoirs le TerrainsVagues.

Parvis de Notre Dame, ça repart plus que bien. 16 mars 2031, 15h30 (pourquoi pas, même si ça aurait marché aussi un 15 octobre 2042 vers 18h47) une femme, un carnet oublié sous un banc et nous voilà le 13 mars 1831 (l'heure n'est pas précisée mais ma perspicacité me fait penser qu'on ne doit pas être loin de 15h30 et que du coup ça ne marche pas avec le 15 octobre 2042 vers 18h47, et pan sur mon bec). Sauf que c'est peut être une erreur d'impression mais s'il est bien précisé une date au début, il y a un décalage de trois jours avec le retour vers le passé (peut être dû aux années bissextiles, je vois pas d'autre explication) ou alors je n'ai pas compris l'intérêt des dates (ce qui est possible). En plus c'est bien foutu, la femme s'appelle Marie et son deuxième p'tit nom c'est… Esméralda.
Deux rencontres. Celle d'une femme et d'un vieil homme en 1831, ressuscitée par celle de Marie et d'un calepin deux fois centenaire. Pas transcendante ces histoires croisées mais un vieil homme touchant sauve un peu les « 6 livres » et trente huit pages. Vous allez dire que je râle encore, et vous aurez raison, mais là malgré le peu de pages… j'ai trouvé un peu long.

Pour ce qui est de la dernière nouvelle, alors là… je suis resté dehors. J'ai pourtant tenté de forcer l'entrée en la lisant une deuxième fois mais les paraboles en sept livres (et vingt sept pages), ça me donne des crises d'urticaire. Cinq livres, six livres, sept livres, c'est l'abbé Rézina qui m'a bouté hors de la grand messe cosmique de cette troisième et dernière partie du recueil. Pourtant il y a du rêve et du voyage. de la terre à la lune, on va sur Mars, Saturne, Jupiter. La manière dont est traité le sujet me fait saigner des oreilles. Alors oui dans le monde qui nous entoure, nous sommes des morts vivants et qu'on ne vit que dans le rêve, dans l'absolu, un absolu qu'il ne tient qu'à nous de faire réalité mais j'aime pas qu'on me raconte une histoire avec un ton qui m'aurait certainement charmé quand j'avais six ou sept ans mais qui avec quelques années de plus m'a profondément ennuyé.
Le rêve, la nostalgie, le partage, sont le fil rouge d'un recueil poétique qui contrairement à un bon vin, s'est abimé en avançant en « p »age.
Si j'ai aimé la première histoire malgré la frustration, la deuxième m'a moyennement convaincu quant à la troisième, je ne vais pas en rajouter.

Comme dit l'autre bien mieux que moi, ce billet n'est pas une charge sur la qualité du bouquin, juste le reflet de mon ressenti qui pour le coup s'est un brin assoupi.
Je vous encourage à aller lire le beau billet de DavidG75 pour un avis favorable : https://www.babelio.com/livres/Azzam-Dans-le-silence-des-mots-chuchotes/1086902/critiques/2192755
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J'ai entre les mains un livre qui ne ressemble à aucun autre, la magnifique préface de Jean-Michel Delacomptée est une exhortation à savourer ce poème en prose en gourmet.
Le gourmet étant celui qui sait d'instinct prendre le temps d'apprécier en connaisseur et ensuite de savourer pour siennes les mille saveurs qui s'offrent à lui.
Comme dans une symphonie haydnienne, Mona Azzam nous offre une symphonie des mots en trois mouvements.
Le premier mouvement vous emporte au pied d'un arbre à palabres en Afrique, berceau de notre humanité.
Toutes les senteurs, les vibrations d'une vie sont là pour celui qui sait les saisir et faire sens.
Les mots vous envoûtent parce que « L'errance est une délivrance qui s'épanouit en rêverie. »
Des accents et des sanglots tels que nous en a laissé Léopold Sédar Senghor.
Des mots dont le lecteur se délecte les yeux ouverts, comme le fait le mélomane pour laisser couler en lui la musique qu'il écoute les yeux fermés pour mieux se recueillir.
Le deuxième mouvement, vous révèle comment les mots tus, tuent.
« Au terme de mon errance, il me faudra reprendre le dialogue, avec autrui, en vers et contre moi. »
Jeu de mots subtile, joyau à cueillir.
Le troisième mouvement (oui déjà) vous ramène au ventre maternel des mots. Ils naissent les mots, ils grandissent et parfois nous échappent.
Mais il faut les élever pour qu'ils soient comme un fruit mûr plein de sucs, et fassent rejaillir vos émotions.
Les mots pour le sens, les sensations, pas les mots creux appris pour entourlouper. Non des mots vivants de toute la richesse de la Terre.
Les mots hors des sentiers battus pour tracer de nouveaux chemins, dessiner de beaux rêves, inventer mille vies.
Faire des mots comme des pas vers l'autre, une utopie ?
Pas pour Mona Azzam.
L'ensemble est joliment relié pour un voyage des mots, l'élégance et la poésie de la plume sont là pour vous guider, vous emporter, vous réveiller. Puissions-nous tous avoir des mots qu'ils soient chuchotés ou criés …
Lire ce livre sera pour vous « une parenthèse de plaisir » car l'auteur saura vous embarquer en vous faisant « la grâce de ne pas vous prendre pour un pigeon. »
Et si au bout de ces pérégrinations littéraires vous aviez rendez-vous avec vous-même ?
©Chantal Lafon-Litteratum Amor 12/02/2019.
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Les mots portent en eux une mélodie, tantôt ferme, tantôt douce. La lecture de ce livre, c'est comme entendre la mélodie des mots. Constituées de 3 nouvelles, elles invitent au voyage, à une forme de sérénité et de réflexion. Mona Azzam sait jouer avec les mots. Tout en texture, en consistance, en vibration. Il s'en échappe une grande sensibilité, j'ai été ému, parfois le sourire aux lèvres durant la lecture.

de l'Afrique dans la première nouvelle à Paris dans la seconde, et enfin un voyage intérieur dans la dernière, proche du mystère du monde. Avec cette prose, on sent le rythme poétique des vers. On se sent relâché, détendu. Dans la première nouvelle, le personnage part en Afrique pour retrouver son amour, Malicia, mais il y découvre le continent, ses couleurs, ses musiques, ses traditions. Dans la seconde, nous rencontrons deux personnages qui vivent chacun une perte et tentent, par cette rencontre, de débuter quelque chose de nouveau dans leur vie respective.

La troisième nouvelle porte en elle ce cri, un conte philosophique où l'on voyage dans l'espace-temps à la création des mots. J'ai beaucoup aimé la force qui émane de cette nouvelle, on ressent le mouvement perpétuel du temps, les forces de la nature et de la création.

En bref :

Des nouvelles dans une prose poétique et mélodieuse. Une lecture douce et enveloppante. Une écriture dotée d'un grand talent du verbe et de son utilisation.
Lien : https://lecturedaydora.blogs..
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Dans le rabat de la première de couverture, on peut lire les mots puissants utilisés par l'écrivain Jean-Michel Delacomptée pour pour nous engager dans la lecture de livre de Mona Azzam : « Dans le Silence des Mots Chuchotés (il est cri) ».
« C'est d'abord une histoire de mots. Voire leur légende.
Mais annoncer en quoi consiste l'histoire revient à la clore, car le thème des mots suffit à la définir tout entière : il s'agit,dans le Silence des Mots Chuchoté, de révéler ce que seule la poésie exprime.
Il s'agit d'un poème en prose, d'une prose « éminemment poétique, où la force de ce qui se raconte réside dans la vigueur de ce qui s'énoncera ».

Après cela, il paraît donc prétentieux de vouloir en traduire le contenu, mais je vais quand même essayer de faire émerger ce qui dit, ce qui se crie, dans chacune de ces nouvelles.

La première nouvelle « Deci-Dela, nous transporte dans l'ouest africain, en Côte d'Ivoire, et les mots chuchotés sont utilisés pour retrouver l'absente, « s'unir à l'Afrique et à travers cette union cosmique, à Malicia, en un savant métissage. » « Ce pays lui ressemblait. Elle était ce pays. » Des mots chargés de sensualité à l'image de "l'amante malicieuse et rebelle"...

Les mots chuchotés de la deuxième nouvelle, « le calepin de Notre-Dame », nous racontent une autre absence que les paroles viennent ici combler, permettant de dire le deuil, de le partager, et d'alléger ainsi le poids engendré par la perte de l'être disparu : mais aussi de dire et traduire une douleur indicible contenue dans une ville, Beyrouth.
« D'où viens-tu, petite ? Quel est cet univers que tu as fui, que tu fuis encore, à l'instant précis où tu te confies à moi
Beyrouth, Beyrouth, Vincent. Nul ne peut comprendre. »
«Mais comment dire Beyrouth ? Comment fait-on pour mettre des mots sur l'indicible, sur cette complexité chimérique qu'est Beyrouth ?

Dans la troisième nouvelle « Il est cri », les mots chuchotés deviennent célestes, ils se propagent dans des non-lieux de plus en plus vastes, universelles. Les mots recouvrent chaque lieu, débordent, s'envolent, de plus en plus loin, de planète en planète. le mot devient universel.
« Il voulait écrire, laisser une trace certaine, une trace, la Poésie éternelle face à la précarité du monde. Et plus il écrivait, plus il s'immortalisait, défiant la précarité, et plus les mots se fatiguaient. »
Et c'est ainsi que les mots finissent par se résorber, par s'oublier. Pour quelle raison ? Car n'y a-t-il pas des mots qui demeurent ? Si nous posions cette question à Mona Azzam, il est peu probable que sa réponse ne soit pas affirmative.

"Le Silence des Mots Chuchotés", est donc un beau livre que je conseillerais à tous ceux souhaitant approcher, sur la pointe des pieds, en toute délicatesse, les questions de l'absence, de la projection spatiale, et de l'infinité du verbe.
Et je n'oublie pas d'adresser un grand merci aux Editions la Trace pour leur envoi.

Rachel
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Ma terre a ce goût sublime d’un soir de pleine nuit givré de sel.
Ronde, elle jaillit de l’abîme, semant la vie et le rire dans une calebasse d’amour.
Ma terre au regard assombri par le désir, sombre le jour, au creux de mes bras, sur un air de Brel.
Soudain, tout redevient magie.
Elle renaît de son sommeil, éparpillant, deci delà, sur mes paupières, une myriade de baisers démultipliés à l’infini.
Et je rêve en m’éveillant ; et je m’éveille en rêvant, au sein d’un éternel faux semblant où vivre est un songe qui ment, aussi gigantesque que les dix-huit montagnes du Man, aussi colossal qu’une trompe d’éléphant.
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Comment dire Beyrouth ? Comment fait-on pour mettre des mots sur l'indicible, sur cette complexité chimérique qu'est Beyrouth?
Je refoule tant bien que mal les larmes qui me viennent aux yeux.
- Beyrouth a le goût des larmes extatiques et douloureuses qui se mêlent au parfum entêtant des fleurs d'oranger et du jasmin.
Beyrouth est une révolte intrépide qui s'égosille en silence, déversant sur la mer son haleine de fer.
Beyrouth, Vincent, c'est ce cri enraciné dans une terre immortelle et qui alimente durablement les cèdres titanesques.
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la Terre a soudain parlé.
Il lui a appris les mots.
Et la terre est devenue Écriture.
Et les rues sont devenues livres.
Et le rêve est devenu véhicule.
Alors le monde est devenu poésie.
Et sur ses ailes il a couché le monde.
Et il s’est endormi
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Alors il a parlé. Il a dit la nouvelle parole. Il a parlé le monde et le monde s'est réveillé.
Et le monde lui a parlé.
Et le soleil est revenu.
Il était le soleil. Il contenait le soleil dans son sourire et le sommeil dans ses mains.
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Et si c'était cela, le bonheur, un croissant savouré au matin et qui, telle une pâte feuilletée, répandrait sur nos jours le goût léger et tendre du beurre des instants magiques et, sur nos vies, le parfum croustillant des délices éternels.
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