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ISBN : 2234077966
Éditeur : Stock (04/03/2015)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 294 notes)
Résumé :
« Vous priez encore Dieu ?
– Bien sûr. Pourquoi ne le ferais-je pas ?
– Eh bien, il me semble qu’Il vous a abandonnée ces derniers temps.
– Allah ne m’a jamais abandonnée, c’est nous qui L’avons semé. »

Bilqiss est l’héroïne de ce roman : c’est une femme indocile dans un pays où il vaut mieux être n’importe quoi d’autre et si possible un volatile. On l’a jugée, on l’a condamnée, on va la lapider. Qui lui lancera la première pierre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (111) Voir plus Ajouter une critique
AudreyT
  13 février 2016
Au coeur d'un village, dans un pays qui applique strictement la charia, Bilqiss, jeune veuve et orpheline, est condamnée à être lapidée en place publique parce qu'elle a osé faire l'appel à la prière. Ne souhaitant aucune aide extérieure, ni avocat pour la défendre, Bilqiss clame haut et fort sa liberté et se réapproprie son Dieu et sa religion.
L'arrivée d'une journalise américaine, Leandra, va permettre d'exprimer toutes les craintes, les reproches et les aprioris que chacun des deux peuples projette l'un sur l'autre.
Un roman fort que ce Bilqiss ! Intelligent aussi ! Pas de jugement, pas de préjugé, aucune stigmatisation... J'ai trouvé que ces deux portraits de femmes étaient complémentaires, chacune portant très haut les couleurs de leur liberté et parlant avec conviction de leur croyance...
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Annette55
  30 décembre 2015
Dans une ville et un pays jamais cités, Bilqiss, l'héroïne de ce roman, mariée à 13 ans à un homme de 46 ans, est jugée pour avoir dit la prière en lieu et place du muezzin un matin oú ce dernier ne s'était pas réveillé.....Elle est forte, belle et intelligente , elle est ..fouettée, insultée, jugée et condamnée.
Elle attend sa mort par lapidation : "J'allais bien entendu perdre ce procès. Je ne l'envisageais pas comme mon procès, plutôt comme une mascarade de plus dans mon pays déjà mort, mais que personne n'osait prévenir ".
Qui lui jettera la première pierre?
Cette mort à venir, cette décision à prendre lui fournissent un prétexte pour provoquer les juges et les jurés.
Témoignant de force, d'audace et de courage, ces provocations se retrouvent sur ...Internet ...des extraits de procès filmés sur téléphone portable alertent Léandra , une journaliste américaine qui obtient l'autorisation d'aller visiter Bilqiss en prison. Le juge lui- même , conscient de l'extrême injustice qu'il s'apprête à rendre , visite Bilqiss en prison.
Trois voix alternent dans ce récit: la détenue, libre, frondeuse et forte, la journaliste et ses louables intentions, le juge ambigu dans ses sentiments, au désir enfoui .....
Saphia Azzedine scrute avec précision, puissance, finesse, rage et poésie mêlées, les relations hommes femmes lorsque la religion et les intégrismes s'emploient à légitimer toutes les violences .....
Elle approche et décrit avec tact le chamboulement progressif psychique chez un homme : le juge qui se mettra à penser contre lui- même..
Elle nous donne à voir de près la révolte fataliste et poétique d'une femme DEBOUT, envers et contre tout, qui se sent condamnée dans ce pays depuis sa naissance: "J'étais une femme dans un pays où il valait mieux être n'importe qui d'autre et si possible un Volatile "......
Elle oppose deux conditions féminines , la journaliste occidentale et Bilqiss, des comportements géopolitiques antinomiques.
La colère le dispute à la fatalité, la justice à la justesse des mots, les hommes à l'idée qu'ils se font...des idées.....la bêtise crasse, l'ignorance magistrale, la barbarie à l'humanisme .....
Un roman magnifiquement écrit ,hypnotique, fort ,provocant, salutaire,lu d'une traite qui interpelle et bouscule...
Un récit rageur et nécessaire auscultant la condition féminine musulmane avec brio!
Un choc et un élan , une très belle œuvre oú l'auteur fait sienne la cause des femmes opprimées par l'intégrisme , oú les forces et les envies opposées amènent un dénouement fort surprenant et émouvant de lumiére .....
Merci à Marie - Line , mon amie de la médiathéque !
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Titania
  21 octobre 2015
Bilqiss est une femme intelligente belle, rebelle, une combattante à la répartie cinglante, un électron libre propulsé star des médias à la faveur d'une photo qui a fait le tour du monde et d'un procès retentissant, dans un pays tenu par des fanatiques incultes mais puissants.
Elle est à la fois Sheherazade et Antigone, un peu Jeanne d'Arc dans sa cellule, celle qui a bravé la loi islamique, un petit matin, alors que le muezzin cuvait une bonne cuite. Elle a appelé à la prière, d'une voix chaude et douce, elle la croyante, en un Dieu bon et miséricordieux, en mettant autant de beauté dans ses mots que dans les poèmes qu'elle admire.
Sacrilège! Ont hurlé les hommes, et voilà celle qui s'est débarrassée fort discrètement de son rustre de mari, avec la complicité de soldats américains, dans la cage d'une salle d'audience jugée par des abrutis, insultée, frappée, fouettée, risquant la lapidation, pour des motifs stupides.
C'est l'histoire d'un amour impossible et violent entre elle et le juge, qui retarde l'issue du procès. C'est l'histoire d'un choc culturel entre Leandra, la journaliste juive new-yorkaise et ce coin de planète qui marche sur la tête.
C'est un roman très fort, à l'issue inattendue, que nous livre Saphia Azzedine, avec ce conte oriental à dimension universelle.
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rabanne
  02 février 2016
Il y a longtemps que cette auteure me fait de l'oeil. J'avais déjà apprécié l'acuité et la finesse de Saphia Azzedine dans certaines émissions télévisées. Son dernier roman reflète toute la justesse et l'extrême intelligence de ses propos, mêlés de simplicité et de modernité à la fois.
C'est l'histoire de la plaidoirie d'une femme condamnée à mort. Un récit où se mêlent trois voix...
Trois personnalités distinctes, trois regards et trois espoirs contrariés. Bilqiss pleure les splendeurs du pays de son enfance, voue une haine farouche à tous ces illettrés qui instrumentalisent son Dieu. Hasan, enveloppé d'un costume intégriste, a la sensation d'être enfin respecté et reconnu. Enfin, Leandra est la caricature de la compassion universelle, de l'ignorance de la culture musulmane par les occidentaux.
Saphia Azzedine nous livre un portrait sans concession de ces personnages, de leurs affrontements, de leurs combats et de leurs divergences. Je me suis régalée de sa plume affûtée et sans détour, de sa parfaite maîtrise du langage, avec la juste dose de réalisme pour sublimer la force émotionnelle de ce roman !!
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indira95
  16 avril 2016

Autant vous prévenir d'entrée de jeu : le mois d'avril est un mois prolifique et merveilleux de découvertes littéraires. Chaque roman me laisse dans un état de transe émotive fabuleux. Comme je suis heureuse quand cette bonne manne arrive ! Me voilà gaie comme un pinson, gambadant fièrement d'un auteur à un autre, la banane sur le visage.
Je commencerai donc ma liste de critiques ô combien élogieuses avec Bilqiss de Saphia Azzaddine. Premier constat : messieurs, dames, nous pouvons d'ores et déjà classer cette jeune auteur dans la catégorie : talent 100 % certifié. Mais quelle plume, quelle prose, quelle fluidité, quelle précision, quelle pertinence, quelle claque d'émotions balancée en pleine figure ! Je pourrais continuer ma liste de superlatifs mais je crois qu'aucun ne serait à la hauteur de mon enthousiasme. Si vous n'avez pas encore lu Bilqiss, je vous encourage que dis-je, je vous ordonne d'aller le lire !
La question est de savoir si cela suffira à vous convaincre. Comme je ne suis pas avare de quelques résumés, je ne vais pas vous décevoir.
Bilqiss, est une jeune femme brillante qui a eu la malchance de naître femme (et oui dans beaucoup de pays c'est une tragédie), dans un pays où la place du « sexe faible » est à peine plus enviable que celle d'une brebis ou d'une chèvre. Bilqiss va mourir lapidée, la sentence sur le point de tomber ne fait plus aucun doute. Sa faute : avoir appelé à la prière sa communauté, à la place du muezzin. Sacrilège ! Une femme ne peut remplir ce rôle exclusivement dédié à la gente masculine. Elle sera punie comme il se doit. Mais au lieu d'une repentance publique pitoyable, Bilqiss trône fièrement devant ses juges et ses bourreaux dans un simulacre de procès dont les dés sont pipés. Elle mourra, pour l'exemple, pour son impudence, son effronterie qu'elle assume et jette à la face du monde, furie d'un calme olympien qui décontenance par sa précision, son verbe acide et maîtrisé qui blesse et choque l'auditoire venue se repaître du spectacle. Bilqiss choque, soulève les passions d'une foule en délire qui n'aspire qu'au massacre, catharsis essentielle pour une population bridée et brisée sous l'impitoyable joug religieux. Bilqiss l'effrontée, Bilqiss la sauvage, celle qui a toujours dérangé, mariée de force à 14 ans, veuve à 20 ans, femme brillante avide de savoirs, croyante pieuse qui ne voit dans la religion et dans son Dieu que mansuétude et bienveillance, lorsque les autres n'y voient que colère et vengeance. Bilqiss ne laisse personne indifférent : le juge qui la désire en secret, ses bourreaux qui ne veulent qu'exhiber son scalp, les femmes qui l'admirent en secret mais la condamnent au dehors, l'opinion internationale qui s'émeut de son sort.
Est-il besoin de vous convaincre plus ? Ce roman est une véritable pépite, un bijou de clairvoyance et d'intelligence dans un écrin percutant et lumineux. Tout mon être a frémi, chaque phrase prononcée par Bilqiss est un brulot fantastique qui électrise et m'a laissée pantoise jusqu'à la dernière ligne. Ce livre est tout en grâce et en émotions contenues qui ne sombre jamais dans l'auto apitoiement, ni dans de pudibonds préjugés. Saphia Azzeddine, à travers sa Bilqiss, nous livre la vision de son Dieu, de sa religion telle qu'elle doit être et est intrinsèquement, juste dévoyée par la main sale de l'Homme. Un roman universel et essentiel qui marque. Mais n'est-ce pas l'apanage des grands romans ?

Lien : http://www.livreetcompagnie...
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critiques presse (5)
LePoint   11 mai 2015
Un livre qui fait mal à la conscience.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   05 mai 2015
Léger, subtil, profond... génial !
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   23 avril 2015
Bilqiss est un personnage formidable, pour lequel on ne peut que ressentir de la compassion et surtout de l'admiration. Car elle en envoie, Bilqiss !
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeSoir   07 avril 2015
Un sixième roman poignant sur une femme voilée qui attend sa lapidation.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LaLibreBelgique   27 mars 2015
Loin d’être à charge contre la religion, "Bilqiss" est un roman puissant, hommage à la foi et à la liberté.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (104) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   11 août 2016
" J'avais treize ans lorsqu'on me maria à un homme vieux et ventripotent. Il n'était pas si âgé à dire vrai, mais il avait le visage buriné par le vent affronté sur les bateaux de pêche. Il avait été pécheur avant d'être homme à tout faire.Il avait quarante-six ans. Ce fut horrible de l'épouser.Répondre cela était trop attendu par mes détracteurs,alors je choisis de les renseigner sur une autre facette de mon mariage.

- Monsieur le juge, vous avez été charpentier n'est ce pas?Alors, essayer de faire rentrer une vis de 10 dans une cheville de 2. Voilà ce que je retiens de mon mariage avec cet homme si bon".
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myprettybooksmyprettybooks   04 novembre 2015
"Pour nous, la burqa était une seconde peau. Une seconde peau pour nous caparaçonner comme de vulgaires juments bonnes à monter et bien entendu teinte dans des couleurs chatoyantes, allant du mauve au myosotis et du jais au jaune safrané. Ces salopards n'avaient pas de coeur mais ils avaient du goût et lorsque nous nous faufilions au milieu d'eux ou disparaissions dans les ruelles sombres du village, c'est un tableau vivant qui se dessinait sous leurs yeux. J'avais d'ailleurs décoloré systématiquement toutes mes burqas dans des litres de Javel pour ne pas donner de relief à leur paysage. Pour hurler en silence tout le dégoût qu'ils m'inspiraient."
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MissMymooMissMymoo   18 avril 2015
Le juge me demanda si j’avais quelque chose à répondre. Cette fois, oui, j’avais quelque chose à dire.
« Je suis bien d’accord avec vous, votre honneur, il faut tuer le mal à la source. Donc, si à mon tour j’accumule tous les interdits qu’une femme traîne avec elle à cause de ce que ça provoque dans le slip des hommes, alors oui, il faut tuer le mal à la source ! La source doit même être massacrée. Guillotinée. Décimée. Brisée. Broyée. Hachée. Tranchée. Exterminée. »
Les nigauds prirent quelques secondes avant d’identifier la source dont je parlais, puis d’un mouvement commun, probablement inconscient, ils croisèrent les uns après les autres leurs jambes pour mettre à l’abris leur très controversé pénis.
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TitaniaTitania   21 octobre 2015
Avec un air de componction parfaitement surjoué, cette femme s'excusait auprès du juge, lui demandant ensuite qui d'elle ou de l'avocat était le plus toxique pour voir un phallus dans une aubergine. Elle rappelait à l'avocat qu'il était bien immodeste de se comparer à un légume aussi volumineux et que Dieu n'aimait pas les vantards. P. 46
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QueLireQueLire   14 mai 2015
N'assumes-tu jamais tes actes, Hasan? Prendrais-tu Dieu pour un idiot? Pensez-vous pouvoir Le rouler, bande de cagots? Tu crois qu'Il ne t'a pas vu profiter de ta nouvelle position pour imposer à une femme un mariage dont elle ne voulait pas? Si je l'ai vu, c'est qu'Il l'a vu. Tout est putride ici. Tout. Du pouvoir en place à mon bassin de jardin, plus rien n'est bon. Alors laisse-moi pleurer, Hasan, ces larmes, c'est la seule eau potable qu'il me reste.
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Videos de Saphia Azzeddine (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Saphia Azzeddine
Père et gay. Christophe Honoré publie un roman autobiographique fort sur l?homoparentalité intitulé « Ton père » chez Mercure de France. Entre autoportrait et fiction, le réalisateur des « Chansons d?amour » raconte le quotidien avec sa fille de 12 ans et la difficulté de revendiquer aux yeux du monde une double identité qui reste étrange pour beaucoup. Avec lui Saphia Azzeddine.
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