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EAN : 9782909020846
52 pages
Éditeur : L'Association (30/11/-1)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 79 notes)
Résumé :
Le "Haut-Mal" ? Il y a bien longtemps, au Moyen Âge, c'est ainsi que l'on nommait l'épilepsie. Cette maladie mystérieuse qui frappe Jean-Christophe, le frère du narrateur. Le récit démarre dans les années soixante, dans une petite ville des environs d'Orléans. On entre dans l'intimité du quotidien d'une famille bouleversée par le drame qui frappe le fils aîné. Une famille qui mettra tout en oeuvre pour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  11 janvier 2018
On retrouve David et son frère dans ce deuxième volet autobiographique. On suit leur périple dans les communautés macrobiotiques. David se détache peu à peu des préoccupations des adultes, jusqu'à se construire une armure, au sens propre comme au figuré. Il découvre l'hypocrisie de ces adultes, leur crédulité... Je trouve cette immersion dans la réalité à travers un monde fantastique vraiment très impressionnante.
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DHPascal
  29 janvier 2020
Outre la création de l'OuBaPo – ouvroir de bande dessinée potentielle -, l'autre terrain exploré par les membres de l'Association, c'est l'autobiographie. Jean-Christophe Menu et Lewis Trondheim s'y sont déjà consacrés sous la forme d'une chronique proche d'un journal conçu au jour le jour. Jusqu'ici, David B. n'avait réalisé qu'un recueil de ses rêves et de ses cauchemars, "Le Cheval blême", un peu à la façon de "La Boutique obscure" de Georges Perec. Il nous livre aujourd'hui le deuxième volume de "L'Ascension du Haut Mal", une chronique rétrospective évoquant son enfance ; une enfance marquée par les crises d'épilepsie de son frère aîné.
La lutte contre ce « Haut Mal » est, en effet, au centre de ce récit. Nous suivons la famille de David – alors encore Pierre-François -, en quête du remède qui mettra un terme définitif aux crises de Jean-Christophe. La médecine traditionnelle se révèle plus terrifiante qu'efficace. Nous sommes en 1969, et la macrobiotique semble être une alternative plausible, et surtout plus sereine. le praticien, Maître N., est présenté sous les traits rassurants d'un bon gros chat au pelage épais, car ce que David B. dessine, c'est ce que Pierre-François a vu. Mais la méfiance du monde extérieur, tout comme les excès fanatiques de certains macrobiotes, rendent difficile un véritable suivi. Puis, nous assistons à la mort du grand-père, un décès comme pressenti par les enfants et peuplant aussitôt le bestiaire fantasmagorique du narrateur d'une nouvelle chimère. Ce triste épisode est l'occasion pour David B. de remonter plus haut dans sa généalogie. On y découvre alors d'autres figures attachantes. Ainsi, son arrière grand-père apprend à lire dans les Evangiles avec un curé, et il utilise ce précieux savoir pour déchiffrer des plaquettes socialistes et anticléricales.
Les épreuves et les tourments des générations précédentes sont également évoqués. Pour la mère de l'auteur, c'en est trop. Elle intervient pour briser le récit. Car, si une création « fictive » de ce type peut être pénible pour les proches d'un artiste, une représentation véridique peut s'avérer des plus angoissantes pour les protagonistes. Quel que soit le médium, un auteur peut-il, doit-il ne rien cacher sous prétexte d'accomplir son art ? Face à ses parents, et face à ses lecteurs, David B. se justifie : « Mais ce qui m'intéresse, c'est la lutte contre la maladie et la mort. »
Pour autant, cet album n'a rien de pathologique, ni rien de complaisant. Si le ton est parfois grave, cela reste une chronique enfantine, avec ses accents de tendresse (Pierre-François sauvant son grand-père en tenue de chirurgien de campagne) et de drôlerie (barbouillés de chocolat, les jeunes macrobiotes réclament du gâteau au soja). C'est, enfin, la chronique d'un imaginaire : celui d'un auteur qui, en même temps qu'il nous ouvre sa mémoire, nous révèle ses influences et, plus précieux encore, nous présente ses fantômes.
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Vexiana
  29 mars 2017
Le temps passe et Jean Christophe se retrouve sans Maitre N. qui lui faisait tant de bien.
Les crises reviennent et Jean-Christophe s'enfonce de plus en plus dans la maladie. Perdus, les parents se tournent de plus en plus vers le macro-biotique.
Dans ce tome, nous continuons de suivre le difficile calvaire de Jean-Christophe et de toute sa famille. Je trouve admirable la franchise avec laquelle David B. raconte son histoire : sans faux-semblants et sans pudibonderie.
Il continue également à nous parler de ses aïeux. La mort de son grand-père était racontée de façon touchante et j'ai vraiment apprécié la métamorphose qui s'opère afin que celui-ci devienne un des "fantômes" si chers à David B.
Juste encore un mot sur la couverture qui est utilisée de façon très intelligente : si on la compare à celle du tome précédent, on peut constater que les démons (les maladies) en noir sur fond jaune, occupent une partie plus importante de la surface...les maux grandissent et l'espoir diminue. Tout est dit...
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TwiTwi
  01 septembre 2010
L'Ascension du Haut Mal est l'histoire autobiographique d'un petit garçon fasciné par l'histoire et les grandes batailles, dont le grand frère est sévèrement épileptique. La dynamique familiale est toute entière accaparée par la maladie du fils aîné et va façonner la vision du monde de Pierre-François, de façon plutôt torturée.
David n'est autre que le Pierre-François du début de l'histoire, qui changera de nom en grandissant. Cette histoire vraie est poignante de justesse et d'introspection. Dans les tomes où il est enfant, le lecteur pourra littéralement ressentir ses sentiments d'enfant face à la maladie de son frère et l'obsession de sa guérison qui oriente toute la famille dans une même direction. Il parle par association d'idées, un peu comme s'il se trouvait sur le divan d'un psychanalyste. Car on sent dans cette série dessinée le besoin d'exorciser ce malheur qui a conditionné sa vie.
Enfant il nous raconte son attirance pour les grandes batailles, adulte il nous fait part de ses rêves. Tout cela avec une honnêteté qui lui vaudra même de se disputer avec ses parents après la parution du troisième tome.

Le dessin est en noir et blanc, pesant, surtout les pages où il raconte ses rêves. Des monstres animent fréquemment les planches, ces démons intérieurs et la personnification de l'épilepsie de son frère aîné. On pourra littéralement voir sur le dos des bandes dessinées, ainsi que sur la couverture et la quatrième de couverture "l'ascension du haut mal". le haut mal étant le nom ancien donné à l'épilepsie.
L'Ascension du Haut Mal n'est pas une lecture facile mais c'est une lecture nécessaire pour les vrais amateurs de bandes dessinées, de part l'originalité du dessin mis au service du fond et pour ceux qui s'intéressent aux "tranches de vie".

Lien : http://ledragongalactique.bl..
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Gregor
  30 octobre 2011
Un classique du neuvième art tiré de faits bien réels. Des trouvailles narratives à la pelle. Cette série a marqué de nombreux lecteurs par son expression émouvante et passionnante. David B. est d'ailleurs aujourd'hui un auteur reconnu par son style onirique et la force de ses récits. Celui-ci est certainement le plus intime, le plus incarné aussi. Raconter la maladie et l'inquiétude qui va avec demande toujours beaucoup de recul et de gravité. David B. s'y emploie avec brio et un aplomb intrinsèque. Ses pages sont pour moi l'exposé d'un refuge, le parcours d'une souffrance latente, le témoignage d'une enfance privée d'insouciance. Il affronte des fêlures intérieures inguérissables.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
alouettalouett   20 décembre 2010
Il a à nouveau trois crises par jour. C’est une horloge qui rythme notre vie. Est-ce que c’est vivable ? Mais on n’a pas le choix. La maladie s’est installée à la maison sans nous demander notre avis. Elle couche dans mon frère et elle vient picorer nos vies quand elle se réveille
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Vidéo de David B.
David B. et Giorgio Albertini en interview sur planetebd.com
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