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EAN : 9782909020075
86 pages
Éditeur : L'Association (01/09/2003)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 67 notes)
Résumé :
L'auteur évoque les expériences familiales, dans la macrobiotique ou de vie communautaire, avec comme toile de fond l'épilepsie de son frère aîné. Mélanges de souvenirs et de visions oniriques.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
jamiK
  31 janvier 2018
Après la violence du tome 5, on redescend un peu (juste un peu). l'aspect autobiographique prend un peu le dessus, il est ici question de sa vie à partir du début de ses études supérieures. La maladie de son frère reste une plaie ouverte. Cet album est une longue conclusion, une conclusion nécessaire, pas spécialement optimiste, mais qui ne nous laisse pas sur l'impression noire et glaçante du tome précédent. Elle nous éclaire sur l'ensemble de son oeuvre, qu'on ne peut que regarder d'un autre oeil, qui prend une dimension de puissance et place David B. dans les très grands. Après cette lecture, j'ai l'impression que je n'ouvrirai plus une BD, que je ne lirais plus un roman fantastique, que je ne regarderai plus un tableau, une oeuvre artistique de la même manière. L'ascension du Haut mal est de ces rares créations qui changent notre perception à jamais.
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TwiTwi
  01 septembre 2010
L'Ascension du Haut Mal est l'histoire autobiographique d'un petit garçon fasciné par l'histoire et les grandes batailles, dont le grand frère est sévèrement épileptique. La dynamique familiale est toute entière accaparée par la maladie du fils aîné et va façonner la vision du monde de Pierre-François, de façon plutôt torturée.
David n'est autre que le Pierre-François du début de l'histoire, qui changera de nom en grandissant. Cette histoire vraie est poignante de justesse et d'introspection. Dans les tomes où il est enfant, le lecteur pourra littéralement ressentir ses sentiments d'enfant face à la maladie de son frère et l'obsession de sa guérison qui oriente toute la famille dans une même direction. Il parle par association d'idées, un peu comme s'il se trouvait sur le divan d'un psychanalyste. Car on sent dans cette série dessinée le besoin d'exorciser ce malheur qui a conditionné sa vie.
Enfant il nous raconte son attirance pour les grandes batailles, adulte il nous fait part de ses rêves. Tout cela avec une honnêteté qui lui vaudra même de se disputer avec ses parents après la parution du troisième tome.

Le dessin est en noir et blanc, pesant, surtout les pages où il raconte ses rêves. Des monstres animent fréquemment les planches, ces démons intérieurs et la personnification de l'épilepsie de son frère aîné. On pourra littéralement voir sur le dos des bandes dessinées, ainsi que sur la couverture et la quatrième de couverture "l'ascension du haut mal". le haut mal étant le nom ancien donné à l'épilepsie.
L'Ascension du Haut Mal n'est pas une lecture facile mais c'est une lecture nécessaire pour les vrais amateurs de bandes dessinées, de part l'originalité du dessin mis au service du fond et pour ceux qui s'intéressent aux "tranches de vie".

Lien : http://ledragongalactique.bl..
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Vexiana
  02 avril 2017
6e tome et fin de l'histoire.
De nouveau, Jean-Christophe est assez secondaire dans ce récit qui se centre surtout sur l'âge adulte de David et sur les conséquences quotidiennes qu'a la maladie de son frère sur sa propre vie.
C'est triste et noir mais au final, on y trouve de très beaux passages sur les liens fraternels et familiaux.
Ce tome est l'apothéose de ce récit qui est magistral et puissant d'un bout à l'autre.
La couverture présente un fond uniforme, plus rien n'est visible dans la profondeur du noir qui finit, évidemment, par tout engloutir.
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Gregor
  30 octobre 2011
Un classique du neuvième art tiré de faits bien réels. Des trouvailles narratives à la pelle. Cette série a marqué de nombreux lecteurs par son expression émouvante et passionnante. David B. est d'ailleurs aujourd'hui un auteur reconnu par son style onirique et la force de ses récits. Celui-ci est certainement le plus intime, le plus incarné aussi. Raconter la maladie et l'inquiétude qui va avec demande toujours beaucoup de recul et de gravité. David B. s'y emploie avec brio et un aplomb intrinsèque. Ses pages sont pour moi l'exposé d'un refuge, le parcours d'une souffrance latente, le témoignage d'une enfance privée d'insouciance. Il affronte des fêlures intérieures inguérissables.
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Plouf_le_loup
  12 mars 2012
Tome 6
Alors là, c'est un feu d'artifice ! le dessin, le propos, tout y a pris une maturité, une analyse, un équilibre incroyables ! L'inquiétude de fond est toujours là, voire parfois la panique, mais il y a une force nouvelle, une résignation aussi... Et en plus, c'est une plongée dans l'intimité à un point que j'ai rarement croisé, que ce soit dans la bande dessinée ou dans les romans. La délicatesse des émotions est très bien retranscrite, que ce soit par le dessin ou les textes, l'imaginaire et le quotidien se cotoient et se mêlent parfois, la noirceur, omniprésente dans le dessin, surprend par sa force et les nuances qu'elle fait passer. A la fois étonnant et remarquablement fluide.
Bien entendu, ça renforce peut-être ma sympathie aussi, j'y ai retrouvé certains aspects, tant pratiques qu'émotionnels, que toutes les familles ayant un enfant handicapé doivent connaître, je pense.
Ce tome est vraiment le sommet d'une série formidable, dont, à mon avis, on ne peut pas sortir intact !
Lien : http://ploufetreplouf.over-b..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
mandarine43mandarine43   03 février 2012
Je ne peux pas t'aider et j'en crève.
C'est vrai, tu n'as rien dit ni rien fait de mal. C'est ce rien qui me terrifie.
Tu ne peux pas rester à côté de moi à ne rien faire alors que j'essaye avec acharnement de me sauver en faisant quelque chose.
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RhlRhl   25 juillet 2014
Alors je me jette dans la rue et je marche. Marcher c'est écrire et dessiner autrement. (...)
Je marche pour m'épuiser, c'est mon ivresse à moi.
Je marche pour semer le passé et ses douleurs. Mais il est toujours sur mes talons.
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VexianaVexiana   01 avril 2017
Mais Jean-Christophe ne veut pas de cette sorte d'aide. Il veut qu'on le plaigne et qu'on le console, pas qu'on l'aide à se battre.
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Vidéo de David B.
David B. et Giorgio Albertini en interview sur planetebd.com
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