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ISBN : 229030641X
Éditeur : Editions 84 (12/04/2000)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 271 notes)
Résumé :
En 1991, Théodore Monod écrivait à propos d'Amadou Hampâté Bâ : Puissent ceux qui le découvriront... se sentir moralement enrichis et fortifiés par la découverte de celui qui fut à la fois un sage, un savant et un spirituel... Hampâté Bâ venait de mourir.

Et à travers lui, le formidable témoignage d'un penseur et conteur du Mali qui avait su reprendre à son compte les traditions d'oralité de son pays.


Dès l'enfance, nous étion... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  17 novembre 2016
Amadou Hampâté Bâ est un monument de la littérature malienne, africaine et mondiale. Et son roman Amkoullel l'enfant peul est son histoire. Elle sert d'autobiographie, de mémoire d'un grand homme et d'une époque révolue. J'aurais été tenté de dire d'un peuple, mais le parcours de cet enfant, même s'il tire ses origines de l'ethnie des Peuls, se mêle et s'entremêle avec celles des Toucouleurs, des Bambaras, des Bozos, des Dogons et de tous les autres peuples présents dans ce grand pays qu'est le Mali. C'est qu'il s'agit aussi de l'histoire d'une partie du continent, de l'Ouest africain et de la présence colonialiste française. Et cette histoire était, jusqu'à ce moment, au début du XXe siècle, transmise oralement. Donc on découvre également le sort d'une civilisation en plein bouleversement, qui voit ses repères et ses traditions ancestrales (avec ses codes d'honneur, ses griots et marabouts) bousculés par la modernité et la supériorité technique des nouveaux arrivants.
On replace souvent l'auteur à cette fameuse phrase : « En Afrique, chaque fois qu'un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui a brûlé. ». Heureusement pour nous, Amadou Hampâté Bâ a écrit ses mémoires. Et de nombreux autres ouvrages.
Amkoullel l'enfant peul retrace l'histoire de la famille d'Amadou Hampâté Bâ, en commençant par ses grands-parents, puis ses parents Hampâté et Kadidja. Deux grandes et nobles (et fières !) familles peules à une époque où le pouvoir réside entre les mains des Toucouleurs à Bandiagara. Mais très tôt, ses parents se séparent amicalement et sa mère se marie à nouveau avec le grand chef Tidjani. le jeune Amkoullel suit à sa mère à la cour des Thiam à Louta puis en exil à Bougouni. À travers les pérégrinations du garçon, le lecteur découvre un nouveau monde. Peu de gens peuvent situer correctement le Mali sur une carte du monde, encore moins ses principales villes. Et que dire des modes de vie de ses habitants (à conjuguer au pluriel, à cause des multiples ethnies qui y vivent en harmonie, dans le respect). Bandiagara, Ségou, Bamako, Mopti la Venise-du-Soudan, autant de beauté. Les transports en bateau sur le fleuve Niger, les marchés où l'on vend mille produits exotiques, les huttes hospitalières où l'on s'arrête en chemin, la savane où les fauves se cachent, etc.
Puis, vers sa septième année, Amkoullel revient à Bandiagara. Il fait ses études coraniques et suit les enseignements des sages. Entre autres, Tierno Kounta Cissé, Tierno Bokar et Koullel. D'ailleurs, je ne comprends pas vraiment pourquoi on surnomme le garçon Amkoullel (fils de Koullel) puisqu'il avait déjà deux pères et que plusieurs maitres l'ont influencé. Amadou Hampâté Bâ ne m'a pas suffisament éclairé à ce sujet. Ce roman est aussi un ôde à la mère. Kadidja est de tous les combats. Cette batante ne baisse jamais les bras, elle tient tête à ses co-épouses, suit son mari en exil (enceinte de plsuieurs mois !), fonde une ville et devient une marchande prospère, etc. Quand un incendie ruine sa famille, elle mets les mains à la pâte et recommence. Malgré son côté autoritaire, elle est aimante et attachante, toujours là pour sa famille et ses amis. Il n'est pas étonnant que son fils la vénère et suive ses commandements.
Puis, quelques années plus tard, Amkoullel commence aussi à entrer dans le monde des adultes. Il crée sa propre association de jeunes gens (waaldé). Mais c'est aussi un garçon comme plusieurs autres, qui joue des tours pendables au vieux jardinier Sinali et qui passe ses nuits à explorer à ses risques et périls le quartier des Blancs… Dans tous les cas, toutes ces péripéties d'adolescent sont divertissantes et nous rappellent qu'un grand homme peut se cacher dans n'importe quel petit bonhomme. Mais la vie continue et le jeune peul devra aller à l'école des Blancs ! Sacrilège, on craint qu'il ne tourne le dos aux traditions ancestrales et aux valeurs musulmanes ! Mais bon, pas le choix, les Français réclament de plus en plus d'indigènes pour les aider à gérer la colonie. Et le roman se clôt quelques temps après la Grande Guerre, avec un Amkoullel adulte qui a obtenu son certificat et qui se voit confier un poste dans l'adminsitration coloniale, loin de sa famille.
Amkoullel l'enfant peul est une lecture agréable. Malgré le dépaysement et les réalités à des années lumière de celles du lecteur occidental, Amadou Hampâté Bâ réussit à rendre son histoire accessible, il explique ce qui doit l'être sans employer un ton trop didactique ni assomer son lecteur avec de longues descriptions. C'est riche et instructif sans en donner l'impression, c'est vraiment parfait. Aussi, l'auteur alterne les moments tristes et dramatiques (l'exil, la répudiation de Kadidja par ses co-épouses, la mort des deux frères d'Amkoullel) avec ceux qui sont comiques (la bataille sur les bateaux à fond plat entre Kadidja et le patron aux mains baladeuses). C'est aussi très intructif, rempli de la sagesse (accumulée au cours des siècles par les griots et les vieux, ces « bibliothèques ambulantes »). On y retoruve plusieurs proverbes et un enseignement de la vie qui peut encore s'appliquer même dans nos vies aux préoccupations modernes. Je termine avec une citation du roman. « La vie est un drame qu'il faut vivre avec sérénité. »
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Aaliz
  29 août 2014
J'ai lu ce livre de Amadou Hampâté Bâ il y a 4 mois déjà, j'avais tellement apprécié ma lecture, j'avais tant de choses à en dire que je n'arrivais pas à écrire mon article au point même que j'y avais renoncé.
Mais voilà que je décide de vous en parler quand même, maintenant que j'ai plus de recul, que cet enthousiasme paralysant s'est atténué avec le temps. Et surtout je voulais vraiment partager avec vous cette lecture enrichissante et cet auteur qui mérite amplement d'être lu.
Amadou Hampâté Bâ était un écrivain et un ethnologue malien qui a consacré une partie de sa vie à travailler à la promotion du patrimoine linguistique africain. Grand défenseur de la tradition orale africaine, c'est toutefois par l'écrit que cet homme d'une grande sagesse a transmis son amour pour la civilisation peule à travers ses divers écrits dont les Contes initiatiques peuls ainsi qu'à travers ses propres mémoires dont Amkoullel l'enfant peul constitue le 1er tome. Il a également honoré la mémoire de deux personnes marquantes dans sa vie : Tierno Bokar, son maître spirituel duquel il suivra les enseignements jusqu'à son intégration à l'école française, mais aussi Wangrin, un drôle de coquin qui se sera amusé à arnaquer et plumer les fonctionnaires coloniaux.
Dans Amkoullel, l'enfant peul, Amadou Hampâté Bâ retrace son enfance jusqu'à sa prise de poste dans l'administration coloniale française. Mais il ne s'arrête pas là puisque, bien avant d'aborder sa propre vie, c'est une large partie de l'histoire du Mali et de ses peuples qu'il reprend à travers les destins et origines de ses ancêtres. On découvre alors les empires peuls et toucouleurs dont les territoires englobaient le Mali actuel et s'étendaient jusqu'à la côte Atlantique suivant le cours du Niger. Ses rives constituaient un véritable foyer de peuplement et abritaient les principales villes de la région.
Amadou Hampâté Bâ décrit leur histoire, leurs modes de vie, leurs traditions et croyances montrant ainsi l'incroyable diversité des peuples maliens et nous offre une véritable étude sociologique évoquant la place des femmes, le système de castes et le rôle des waaldés, sortes de confréries autonomes gérées par les enfants eux-mêmes. On s'étonne de constater l'incroyable harmonie et tolérance entre les différentes confessions, différences qui ne sont jamais prétextes à conflits.
Amkoullel, surnom donné par sa waaldé au petit Amadou, symbolise l'union des deux ethnies dominantes et pourtant adverses, sa mère est issue d'une longue lignée de nobles peuls. Il sera ensuite adopté par le second mari de sa mère, lui d'origine toucouleure. C'est pendant son enfance qu'un événement bouleverse la géopolitique de la région : l'arrivée des colons français. Amadou Hampâté Bâ nous délivre alors de savoureuses pages et anecdotes sur les rapports entre maliens et français. Les « blancs-blancs » sont une grande source de curiosité et d'étonnement par leur politique, leur couleur ( surtout ce rouge lorsqu'ils se mettent en colère ) et leurs différences culturelles, de quoi stimuler l'imagination fertile des maliens.
C'est alors un autre monde auquel est confronté Amkoullel, surtout lorsqu'il est amené, contre son gré, à intégrer l'école française. Ses excellents résultats le font rapidement évoluer et l'oblige à s'éloigner mais la distance d'avec sa famille le pèse. En 1914, la première guerre mondiale éclate. Amadou Hampâté Bâ montre alors comment cet événement a été perçu par les africains qui ne comprenaient pas vraiment pourquoi les « blancs-blancs » se faisaient la guerre entr'eux et ce que, eux, avaient à voir là-dedans. L'autre drame de l'époque est la grande famine qui sévit dans une grande partie du territoire. Des villages entiers sont dépeuplés et des destinées bouleversées.
Après avoir refusé d'entrer à l'école Normale de Gorée pour ne pas être séparé de sa mère, Amkoullel est envoyé en poste à Ouagadougou très loin de sa famille. Son expérience de l'administration coloniale et le reste de sa vie constituent le deuxième volume de ses mémoires.
J'ai véritablement adoré cette lecture très riche et instructive. Amadou Hampâté Bâ construit son récit à la manière d'un conte n'hésitant pas à y introduire des éléments du domaine du merveilleux relatifs à certaines croyances des ethnies qu'il rencontre. Il ordonne ses souvenirs autour d'événements et de personnages marquants, souvent liés à un lieu particulier. Il nous fait ainsi voyager avec lui à travers l'ancien Soudan français et le long de la boucle du Niger. On devient incollable sur la géographie de la région !
C'est aussi une lecture pleine de sagesse et d'enseignement, une plongée au sein d'une pluralité de cultures qui se retrouvent néanmoins autour de valeurs communes telles la solidarité, l'honneur, le respect et la tolérance.
Amadou Hampâté Bâ base son texte sur ses propres souvenirs mais aussi sur ceux de ses ancêtres, tous rapportés grâce à la tradition orale. Lorsque Nicolas Sarkozy affirmait que le continent africain n'avait pas d'histoire, il raisonnait avec une mentalité d'occidental qui veut que notre histoire soit transmise et étudiée exclusivement par l'écrit. En Afrique, le passé revit oralement de génération en génération et la culture locale se perpétue ainsi.
C'est donc dans la grande tradition des maîtres maliens qu'Amadou Hampâté Bâ transmet son héritage et celui de tout un peuple tout en embarquant le lecteur pour un fabuleux voyage riche en péripéties. Son talent de conteur est remarquable et envoûtant.
J'espère pouvoir bientôt ( enfin … bientôt … euh … disons dans un certain temps encore indéterminé) lire le 2ème volume ainsi que d'autres récits de cet homme admirable, tous devenus des classiques emblématiques de la littérature et de la culture africaine. Je ne peux que vous encourager à les découvrir vous aussi !



Lien : http://cherrylivres.blogspot..
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stcyr04
  19 février 2015

Autobiographie, récit historique, conte, essai ethnologique, Amkoullel, l'enfant peul, draine en une prose sereine et fertile, comme les méandres du Niger qui l'ont vu naître, la mémoire des ancêtres et des vingt premières années d'une existence, en Afrique subsaharienne, plus précisément en terre malienne. Amadou Hampaté Bâ est le fruit de lignées antagonistes, des Peuls par son père, peuple de pasteurs nomades fiers de leur noblesse, tour à tour opprimé et conquérant; des Toucouleurs par sa mère, au sang mêlé, qui finirent par s'octroyer la suprématie dans le pays de langue peul. C'est ainsi sous le signe de la concorde, que l'auteur, aux qualités exceptionnelles de conteur, issue de la grande tradition d'oralité de la transmission du savoir des sages d'Afrique et des maîtres du Verbe, livre ses confidences; respect, curiosité et tolérance face aux différences ethniques et cohabitation harmonieuse entre lois musulmanes et coutumes africaines.
Puisqu'en Afrique la lignée des ancêtres prime sur l'individu, c'est d'abord aux grandes figures qui l'ont précédé dans l'existence que notre auteur s'attache à rendre hommage et prête allégeance. Ainsi il fait référence au grand père maternel, Pâté Poullo, grand initié en l'art pastoral, "oreille de la brousse"; puis viens le tour de son père Hampaté Bâ, "l'agneau dans la tanière du lion", rescapé du massacre de sa famille, puis mis en prison sur des faux témoignages et proscrit. Comme la primauté du respect est dû à la mère dans les moeurs africaines, impossible de passer sous silence la figure indispensable et tutélaire de Kadidja, femme de tête, industrieuse, une lionne protégeant ses proches, "une femme à pantalon" comme sauront la qualifier tout ceux qui l'approcheront. On peut aussi s'attarder sur les tribulations de Tijani Thiam, son père d'adoption par son mariage avec Kadidja, défricheur exceptionnel et abatteur d'arbre de haute volée, tisseur-brodeur de talent, guide religieux écouté; mais en fait la liste des personnages marquants et attachants est fort étendue et il serait bien vain de vouloir tous les citer... Car c'est un livre riche que le lecteur curieux et désireux d'horizons littéraires divers saura découvrir dans ses pages. On y apprend nombres de choses en matière de coutumes africaines, de moeurs, de rites initiatiques et de coutumes liées à la foi musulmane telle qu'elle était pratiqué en Afrique subsaharienne au début du XXème siècle. Les anecdotes sont légions, souvent drôles; la force du parler africain, fleuri, exubérant, chargé d'images évocatrices, prompt au sobriquet bien tourné, est plaisamment rendue; les proverbes africains imagés et savoureux ne sont pas oubliés. La jeunesse de l'auteur, chapardeuse, querelleuse, bagarreuse; les grandes veillées nocturnes agrémentées par les contes et les chants des griots; la narration des grands voyages, dans une calebasse remplis de linge et juché les épaules d'une servante, puis sur le dos de sa mère ou les épaules de ses compagnons de voyage, enfin à pied, en pirogue, en chaland, en chemin de fer; tout concourt à rendre la lecture de cet ouvrage attachante et précieuse. Un regard est aussi porté sur l'influence des "toubabs de France" dans les successions de pouvoir tribales, dans la formation des élites de la population autochtone, pour servir les intérêts coloniaux de la France en Afrique. On prend conscience que le témoignage porté par son auteur sur la société de sa jeunesse, concerne un âge d'or révolu, dont les premières atteintes furent portées par la levée en masse des tirailleurs pour la Grande Guerre, entraînant une grande rupture dans la transmission orale des connaissances traditionnelles.
Premier lauréat, en 1991, du Prix Tropiques, visant à récompenser un ouvrage de langue originale française qui apporte un éclairage particulièrement intéressant sur les problèmes de société et de développement dans les régions d'Afrique, des Caraïbes, du Pacifique et de l'océan Indien, Amkoullel, l'enfant Peul, apporte un témoignage pertinent sur la société africaine, dont le lecteur occidental saura bénéficier. Une très belle lecture.
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clarinette
  06 juillet 2008
Dans ce roman autobiographique, Amadou Hampâté Bâ raconte son enfance au Mali. Dans une langue savoureuse et avec tendresse et humour, il décrit son apprentissage de la vie dans l'Afrique de l'époque coloniale avec ses contrastes et ses contradictions. A la fois élève dans une école coranique et dans une école française, il doit également composer avec les traditions imposées par son ethnie.
Ce livre est plein de charme, très agréable à lire et nous plonge en plein coeur de l'Afrique profonde...
la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-862987.html
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Celkana
  09 juin 2014
Quel plaisir que de lire Amadou Hampaté Bâ! Ses Mémoires sont une joie pour le lecteur, tout s'y trouve, l'histoire, L Histoire, la géographie, l'humour, la tendresse, la vie avec ses bons et ses mauvais moments, les traditions du Mali au début du XXème siècle, bref, on traverse un pays et une époque avec un magnifique conteur.
J'ai suivi avec enthousiasme les tribulations de ce petit garçon Peul au destin incroyable, qui verra l'extraordinaire tempérament de sa mère les sauver plus d'un fois, la sagesse de ses maîtres lui transmettre le savoir et leur sagesse avec tout le bénéfice que cela pourra lui apporter, l'honneur et le courage aussi de son père adoptif qui forgera pour partie le caractère de Amadou.J'ai traversé ce début de siècle avec les colonisateurs Blancs (dont les citations des Peuls, Toucouleurs et autres Bambaras m'ont bien fait rire d'ailleurs!) et le pan de l'Histoire des Tirailleurs lors de la Grande Guerre de 14/18, raconté avec recul, et une certaine tendresse pour ses hommes qui ont donné leur vie pour une patrie qui n'était pas la leur et qui ont découvert que l'homme blanc n'était finalement pas un surhomme mais comme eux, un homme qui pleurait et qui pouvait avoir peur!!
Sincèrement, une très très belle découverte d'un livre qui attendait sur mon étagère depuis très longtemps et que le Challenge ABC 2013/2014 m'a permis d'ouvrir enfin la première page ;)
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
clarinetteclarinette   06 juillet 2008
« En Afrique traditionnelle, l’individu est inséparable de sa lignée, qui continue de vivre à travers lui et dont il n’est que le prolongement. C’est pourquoi, lorsqu’on veut honorer quelqu’un, on le salue en lançant plusieurs fois non pas son nom personnel (ce que l’on appellerait en Europe le prénom) mais le nom de son clan : « Bâ ! Bâ ! » ou « Diallo ! Diallo ! » ou « Cissé ! Cissé ! » car ce n’est pas un individu isolé que l’on salue, mais, à travers lui, toute la lignée de ses ancêtres. »
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pragmatismepragmatisme   30 mars 2011
Ce n'est pas pour rien qu'on a surnommé Mopti "la Venise du Soudan" : toutes ses activités sont plus ou moins liées à la vie du fleuve et au rythme de ses crues. Les Bozos qui sont les plus anciens occupants du lieu, fabriquent à la main ces longues et merveilleuses pirogues que l'on voit fendre silencieusement les eaux et dont certaines sont capables de transporter des tonnes de marchandises. Peuple de pêcheurs et de chasseurs, ils sont les "maîtres de l'eau" traditionnels de toute la région. Dans cette zone de confluence des eaux noires et des eaux blanches, on rencontre des ethnies de diverses origines, des plus claires aux plus sombres. Après les Bozos, les plus anciennes sont les Songhaïs et les Peuls. Les Bambara et les Dogons n'y sont venus que plus tardivement. Toute la région de la Boucle du Niger constituait autrefois, dans sa partie ouest, un véritable réservoir des richesses du pays en matière d'agriculture, d'élevage, de pêche et de chasse, sans parler des traditions religieuses et culturelles. L'homme y vivait à l'aise et l'artisanat traditionnel y était particulièrement développé. Le Macina, où les Peuls vinrent se fixer jadis en raison de la richesse de ses pâturages, est situé au cœur de cette région dont Mopti est l'un des fleurons.
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sylvie2sylvie2   22 décembre 2012
Ne regrette rien, il faudra toujours continuer à apprendre et à te perfectionner, et ce n'est pas à l'école que tu pourras le faire. L'école donne des diplôme, mais c'est dans la vie qu'on se forme.
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leluezleluez   17 juin 2013
Tous ces enseignements reposent sur des exemples concrets faciles à comprendre pour les enfants. Certaines scènes observées donnent l'occasion de développements plus profonds : un arbre déployant ses branches dans l'espace permet d'expliquer comment tout dans l'univers, se diversifie à partir de l'unité ; une fourmilière , une termitière donnent l'occasion de parler des vertus de la solidarité et des règles de la vie sociale. A partir de chaque exemple, de chaque expérience vécue, le bawo et les anciens enseignent aux garçons comment se comporter dans la vie et quelles sont les règles à respecter envers la nature, envers ses semblables et envers soi-même. Ils leurs enseignent à être des hommes.
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petitourspetitours   13 juillet 2008
Je ne saurais décrire le processus par lequel les nouveaux élèves parvenaient à parler rapidement le français, car le maître ne traduisait absolument rien en langue locale des leçons qu'il nous dispensait. À moins d'une nécessité particulière, il nous était d'ailleurs strictement interdit de parler nos langues maternelles à l'école, et celui qui était pris en flagrant délit se voyait affublé d'un signe infamant que nous appelions 'symbole'
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Video de Amadou Hampâté Bâ (3) Voir plusAjouter une vidéo

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René ZUBER a partagé durant deux mois la vie des Peuls, peuple de bergers nomades du Niger et du Mali.Il a filmé leur vie pastorale, en étroite symbiose avec leurs troupeaux de bovins.Dans la brousse, il a assisté aux plaidoiries d'un tribunal populaire réuni autour d'un chef berger.A Amadou HAMPATE BA qui assure la traduction, trois chefs bergers expliquent en quoi consiste le code de la...
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