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ISBN : 2359101757
Éditeur : Ankama Editions (26/05/2011)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 53 notes)
Résumé :
La fin de l’humanité a eu lieu. Les insectes venus de l’espace infini sont maintenant les maîtres de la terre. À quoi bon résister ? Voilà ce que se répètent jour après jour Wayne, Jeremiah et Scham, uniques survivants de l’invasion dévastatrice. Cherchant un but, une destinée justifiant leur futile présence dans un monde en ruine, ils ne se doutent pas qu’ils font partie d’un plan bien plus vaste, quelque chose qui les dépasse complètement et qui implique un autre ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  07 juin 2011
Losqu'on le déballe , l'on se dit que l'on tient un bouquin d'un fort beau gabarit ma foi ! Il respire la solidité , bien campé sur ses 140 planches dont les effluves vous donnent l'impression de sortir tout droit de l'imprimerie ! Premieres impressions visuelles et olfactives tres , tres prometteuses !
Mais Jeannot a dit un jour..un mardi si mes souvenirs sont bons....si votre ramage se rapporte à votre plumage...
En effet , couverture au top mais quid du contenu ? Adéquation totale ou fumisterie complete ? Un mot , un seul , pour résumer ce récit une fois la derniere page feuilletée , le dernier dessin mangé des yeux : é-pous-tou-flant !
Le décor : apocalyptique , ambiance fin du monde à la " Je suis une légende " ou bien encore " The road " ! L'on y découvre un monde dévasté , dépeuplé dans lequel trois p'tits gars tentent de survivre car les dangers sont nombreux : la faim , les éboulements , les sauts d'immeubles en immeubles mal ajustés ( il faut dire que nos trois héros sont de véritables Yamakasi ayant fait de ce nouveau monde leur terrain de jeu ) , et le dernier mais non des moindres : les insectoides . Etres colonisateurs , à la solde d'une reine sans pitié ( que ce soit à l'égard des humains ou de ses congénères ) et à l'appetit gargantuesque !
Une premiere partie axée sur le quotidien de nos trois survivants . Leur fuite perpétuelle afin d'échapper à ces insectes assassins . Leurs rapports aux uns et aux autres qui sont loin d'etre fusionnels malgré le contexte . La recherche journaliere d'un abri salvateur , de nourriture , d'un éventuel humain ayant , lui aussi , échappé au cataclysme . Les souvenirs pullulent au fur et à mesure que l'espoir , lui , s'amenuise ! Nombreux flashbacks nous permettant d'apprehender un peu mieux Soham , Wayne ( figure paternelle du trio ) et Jeremiah . L'auteur reussit à merveille à faire passer une multitude d'émotions sans qu'il y ait forcément besoin de dialogues . Son coup de crayon magistral se suffit à lui-meme ! Espoir , abandon , colere, amour , véritable palette émotionnelle au graphisme épuré mais oh combien évocateur !
Une seconde partie centrée , elle , sur l'envahisseur et ses véritables motivations ! Pour les fans de comics , forte similitude avec Galactus , le mangeur de mondes ! Je viens , je festoie , je pulvérise et hasta la vista baby ! Des lors , deux solutions et pas une de plus : continuer à subir , se cacher et finalement disparaitre avec cette planete ou alors se rebeller et tenter le tout pour le tout afin d'éradiquer cet estomac sur mandibules , cette reine planetovore ( à noter que ce mot fera bel et bien son apparition dans le petit Larousse 2016 , vous en avez donc la primeur , bande de petits veinards va ! ) ! A ce trio éclectique viendra se greffer une inconnue des plus énigmatiques mais au role majeur dans le fin mot de l'histoire somme toute logique..
Un bouquin d'ambiance s'il en est porté par des couleurs volontairement tres sombres ( on est pas au bal du 14 juillet non plus ! ambiance fin du monde que je vous dis ! ) . Les rares touches de gaieté sont volontairement associées aux souvenirs ressassés , témoignages d'un monde disparu ou il faisait alors bon vivre...
Meme si , de prime abord , je n'ai pas vraiment adhéré au coup de crayon plutot tout en angle , personnages y compris , et au respect des proportions plus qu'aléatoire , cela devient tres vite anecdotique tant la faculté du dessinateur à nous immerger dans ce monde de tenebres s'avere d'une redoutable éfficacité ! Description de cette ville moribonde d'un réalisme bluffant !
Autre force de ce récit , ce talent qu'a Bablet a délivrer ici et là , quand on s'y attend le moins , quelques touches de poésie et d'humour...
Bref , un bouquin qui , le temps d'une lecture , parvient à vous inoculer un peu de sa grisaille et de son désespoir .
Comme quoi une belle mort peut vous faire passer un excellent moment de lecture ! BD dévorée dans le cadre de masse critique d'ou ce magistral MERCI à Babélio et au label 619 pour ce pur moment de bonheur !
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juten-doji
  07 février 2019
J'ai acheté cette bd en ligne un peu sur un coup de tête après avoir vu les 3 premières pages qui m'ont fascinée, mais je ressors plutot mitigée de cette lecture qui avait pourtant bien commencé.
Je ne savais pas à quoi m'attendre mais c'est l'atmosphère qui s'en dégage qui m'a tout de suite attiré, cette ambiance de fin du monde où tout n'est que ruine et où il ne reste que quelques survivants est très bien retranscrite, dans de beaux décors, malgré des personnages que je trouve extrêmement moches.
J'affectionne particulièrement les récits post-apocalyptiques, et la 1ère partie où les survivants tentent de s'en sortir dans ce monde détruit sans même savoir pourquoi ils le font est plutot intéressante, puis l'histoire glisse peu à peu dans un non-sens en tentant "d'expliquer" ce qu'il s'est passé ou ce qui va se passer.
Pas qu'on ait systématiquement besoin d'explications dans une histoire, je crois même qu'il aurait mieux valu éviter car pour moi c'est complètement parti en sucette! Non seulement les tenants et aboutissants de l'histoire deviennent incompréhensibles ou sans interêt, mais on ne s'attache pas du tout à ces personnages. A vrai dire je me fichais complètement de ce qui pouvait leur arriver.
On peut difficilement ne pas penser a la série "The Walking Dead" avec ce type d'ambiance, comme cela a déjà été mentionné, mais j'y ai surtout vu beaucoup de références à Akira, autant dans les images que dans certains évènements, en étant pourtant loin du niveau de ce superbe manga qui pour moi reste une référence en la matière.
En conclusion je ne suis pas très convaincue, il y a du potentiel gaché, mais ça se lit vite et il mérite ses 3 étoiles pour les illustrations de la ville qui je le redit sont superbes, l'atmosphère générale prenante et le texte du début qui est, je crois, tiré de "Le dernier homme" de Grainville.
Challenge bd 2019
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MonsieurHyacinthe
  01 juin 2016
Vous cherchiez un monde de bisounours, des tresses enfantines et des berlingots à téter ? du waterpolo alors, des baudruches peut-être, un univers tout sucré ?
Perdu.
Oubliez le pain d'épices, Mathieu Bablet nous offre une bande dessinée post-apocalyptique cradouille à souhait, déshumanisée et fichtrement personnelle dans son histoire (pas de redite de SF connue, scénario pas clicheton).
Quel plaisir à suivre les derniers hommes sur terre ! Ce n'est pourtant pas faute d'être abreuvé de littérature et ciné de ce genre. Cette BD dénote pourtant avec brio.
Ici, le dessin régale, crée un monde, une ambiance dans laquelle j'ai pris plaisir à me lover. Franchement, j'aurais voulu 200 pages de plus. Les acteurs parcourent une Terre arrêtée que l'on visite avec eux. Les détails foisonnent, mais de façon discrète et riche, on ne met jamais l'accent dessus, c'est très fin, très cinématographique. Peu de texte, le langage, c'est le dessin ! Chaque case importe, offre un angle de vue, un renouveau, une touche propre qui nous fait cerner toujours mieux la scène. C'est tout bonnement brillant.
L'on s'éjouit à déambuler dans un monde désolé, dézoné. Jamais je n'ai si bien ressenti le désert d'une ville à l'abandon, et pourtant, je bois plus que de mesure. Un vrai voyage. Une réussite.
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la_chevre_grise
  25 juin 2011
J'aime les BD qui créent des ambiances et celle-ci en fait partie. À première vue, le dessin ne me correspond pas vraiment avec ces personnages aux visages très simplifiés et aux traits taillés à la serpette. Cependant, la manière dont est dessinée cette ville, potentiellement New York, crée une ambiance troublante : les environnements urbains sont représentés avec une méticulosité particulière, toujours dans des tons sépia. Presque toutes les cases présentent un point de fuite dans la perspective des bâtiments avec jamais autre chose que la ville à l'horizon. Ça m'a donné une impression d'oppression, d'isolement. Mais c'est bien le but recherché puisqu'on suit les seuls rescapés d'une sorte d'apocalypse dont on ne sait pas grand chose, si ce n'est qu'ils craignent des créatures insectoïdes plus que tout et qu'ils n'ont rien à manger d'autre que les conserves qu'ils trouvent. Leur espérance de survivre est très limitée.
On retrouve les thèmes classiques de la SF ou de livres style Je suis une Légende ou La route : être seul et rescapé devient presque une punition et survivre un calvaire dont la seule issue est la mort violente, à petit feu ou le suicide.
L'auteur arrive à insuffler une atmosphère très prenante, passant d'un début assez réaliste et cruel à un progressif glissement vers une situation de plus en plus étrange. On se demande si on ne voit pas simplement les personnages devenir fous ou si on plonge vraiment dans le fantastique. Je n'en dirai pas plus pour ne pas dévoiler l'intrigue que je vous laisse découvrir. Juste un mot sur la fin assez ouverte qui peut s'interpréter de manières différentes et dont je me demande toujours si elle est positive, pleine d'espoir ou simplement totalement désespérée et cynique ou un mélange des deux.
En tout cas, j'ai vraiment apprécié cette lecture d'une BD d'ambiance très aboutie, assez rare dans son genre et très bien servie par un graphisme approprié et particulièrement pour les représentations architecturales. Par contre un dernier conseil : à ne pas lire si vous n'aimez pas les insectes et encore moins les insectes qui grouillent ;)
Lien : http://nourrituresentoutgenr..
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eterlutisse
  15 juin 2011
C'est une histoire d'invasion par les insectes de la Terre et même si le thème semble du remâché, l'auteur a su créer une histoire originale en ajoutant aux ficelles habituelles une trame "philosophique".
L'histoire se déroule tout doucement les personnages sont dépeint avec une pointe d'humour qui pimente agréablement cette histoire sombre. La narration est particulièrement bien construite avec l'insertion de flash-back qui répondent au présent des personnages avec beaucoup de pertinence.
Des panoramas urbains à couper le souffle, des effets de perspectives renversant : « la belle mort » est une belle promenade dans une mégalopole abandonnée.
On ressent le calme, la désolation de cette ville étrange et oppressante. L'atmosphère est particulièrement bien rendue. Je me suis sentie comme dans la nouvelle « Sam va mieux » de Alain Damasio dans « le jardin schizologique ».
Dans ces espaces sururbanisés, le déplacement des personnages façon Parkour en fera fantasmer plus d'un !
La mise en couleur est vraiment réussie : des camailleux réhaussés d'une couleur qui contraste pour mettre en valeur certains éléments.
Le dessin des personnages pèche un peu malgré l'audace des prises de vue. Les scènes d'action n'ont pas la force émotionnelle qu'elles pourraient dégager : j'aurais aimé qu'elles se développent sur plus de pages car elles semblent juste là par-ce que c'est le genre qui veut çà.
J'ai adoré les images de la fin. Cet album est une belle réussite.
Je félicite les éditions Ankama pour le choix du format, l'édition est vraiment de qualité et j'apprécie le cahier graphique avec les personnages qui passent sous la patte d'autres dessinateurs comme je l'avais vu dans « Constellations 2 » de Daryl et Popcube.
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critiques presse (5)
Bedeo   04 janvier 2018
La Belle Mort de Mathieu Bablet nous revient dans une nouvelle édition du label 619 d’Ankama reprenant l’intégrale, un petit prequel et même un beau cahier graphique assorti d’une petite note de l’auteur revenant sur cette flamboyante et curieuse BD !
Lire la critique sur le site : Bedeo
ActuaBD   23 octobre 2017
Premier récit de Mathieu Bablet, dont le récent "Shangri-la" a connu un joli succès public et critique, "La Belle Mort" offre une aventure post-apocalyptique réussie.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
ActuaBD   24 février 2012
Partant sur les bases d’une fiction post-apocalyptique à la Je suis une Légende, le scénario de La Belle Mort vire progressivement vers la fable existentialiste.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi   01 juillet 2011
Un récit d’une grande maîtrise, tant dans le dessin que dans la narration.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BulledEncre   27 juin 2011
Encore une œuvre-choc à mettre à l’actif de la maison d’éditions Ankama, qui trouve là un incroyable auteur dont le travail se doit d’être entre toutes les mains quitte à hanter les nuits de ses lecteurs.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   31 mai 2016
"(...) Te voilà seul véritable maître de ton destin, et personne pour le voir ! Personne pour admirer, flatter et s'extasier... et pour cause, je suis le dernier homme sur Terre".
(...)
Mathieu BABLET, La belle mort, 2011, Ankama éditions (p. 10).
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TelKinesTelKines   23 juin 2017
- Non attends, ne prends pas cette conserve, elle est périmée. [...]
- Je te trouve vraiment ridicule : "Et il faut faire attention à tout, et gnagnagna"... Les dates, on s'en fout... Tu nous emmerdes, avec ça !
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MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   01 juin 2016
"(...) A-t-on le devoir de survivre, pour tous ceux qui sont morts ?"
(...)
Mathieu BABLET, La belle mort, 2011, Ankama éditions (p. 73).
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LysetteLysette   28 décembre 2017
- Je n'aurai de cesse de le combattre, pour enfin échouer...
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Videos de Mathieu Bablet (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mathieu Bablet
Mathieu Bablet en interview pour planetebd.com
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