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Critique de Alfaric


Alfaric
  02 janvier 2017
Dans la nébuleuse de Gum, il y a 1 million d’années, Scott accompagne la mort d’une étoile en hommage à ses défunts compagnons… Comment en est-il arrivé là, c’est ce que cette bande dessinée de 222 pages va nous raconter !

La terre est devenue invivable suite à la grande catastrophe du 21e siècle, donc c’est à travers les yeux de Scott que nous découvrons la station orbitale où cohabitent 1 million de survivants qui attendent la terraformation de Titan pour que l’humanité revive de nouveau à l’air libre… Mais nous découvrons surtout une dictature « soft » où tout est dirigé de A à Z par la mégacorporation Tianzhu qui a pris en main la destinée de l’humanité. Le communisme est décidément le stade ultime du capitalisme, comme le montre les critiques au vitriol du communisme de Friedrich Hayek et de Milton Friedman qui s’appliquent point par point au capitalisme d’aujourd’hui, ou bien la maxime du bankster J.P. Morgan : « la concurrence c’est bien, mais c’est le monopole c’est mieux »…
Scott se pose de plus en plus de questions sur les apprentis sorciers du projet Homo Stellaris qui jouent dangereusement avec le feu en manipulant l’antimatière, mais plus encore sur les dirigeants de Tianzhu qui lui demande d’effacer leurs traces et qui ne prennent aucune mesure pour protéger les habitants de la station…
Poussé par ses amis Aïcha, Virgile, Nova et John l’animoïde, Scott entre à contrecœur dans la résistance de Mister Sunshine contre les mensonges de Tianzhu… Les révélations se multiplient et quand la vérité éclate, ce qu’il reste de l’humanité bascule dans la radicalisation et le nihilisme : le paradis était en fait peuplé de névrosés (comme le montre parmi tant d’autres les destins de John et Aïcha)…



J’ai tout de suite repérer que nous étions sans dans une relecture et une modernisation de "THX1138", le chef-d’œuvre dystopique de George Lucas, où de l’une ou de l’autre de toutes ces grandes œuvres SFFF contestataires des années 1970. Du Club de Rome que personne n’écouté à la COP21 que personne ne veut appliquer rien n’a changé : énormément de gens essayent de se bouger, voire de se décarcasser, mais le système de la croissance infinie dans un monde fini est maintenu au mépris de ses dangers pour l’humanité parce que ceux qui le dirigent et qui en profitent ont trop peur de perdre le pognon et le pouvoir qui va avec… Allez au diable messieurs les ploutocrates, je vous maudis jusqu’à la 13e génération vous qui avez tellement pourri la réalité que même en fiction plus personne n’est capable d’imaginer un avenir heureux…

Une œuvre engagée et formidable, donc magistrale…
- MAIS malgré des graphismes très travaillés, avec des décors de toute beauté et un découpage de haute volée, je n’ai pas du tout accroché au charadesign clonesque, androgyne et volontairement approximatif dans son style
- mais je n’ai vraiment pas accroché à la fin, et j’ai même un peu peur de ne l’avoir pas bien comprise…
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