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EAN : 9782227489363
190 pages
BAYARD CULTURE (02/11/2016)
3.93/5   7 notes
Résumé :
La devise de Véra Baboun est : " De la souffrance, apprendre à faire naître la grâce ". Cette professeure d'université a vu sa vie bouleversée en 1980, lors de l'arrestation de son mari, militant palestinien, par les Israéliens, puis de sa mort. Elle va alors ériger en règle de vie le fait d'emprunter des chemins nouveaux, de relever trois défis : se battre pour son pays, pour sa ville, pour les femmes. Son héroïne, que lui contait son grand-père, c'est Shéhérazade,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Cacha
  02 janvier 2019
Ce témoignage, écrit par la maire chrétienne de Bethléem est important pour qui veut connaître la situation que vivent les Palestiniens de toutes confessions.
Il s'agit d'une autobiographie, celle d'une femme au parcours admirable, portée par sa foi (ce qui m'a un peu moins intéressée mais qui l'a beaucoup aidée) et une éducation ouverte.
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Etoilesonore
  06 février 2018
Mais quel destin! Voici l'autobiographie d'une femme courageuse, engagée dans la vie politique de son pays et dans la ville si particulière de Bethléem. L'auteur nous fait part, non seulement des événements qui ont jalonnés sa vie, mais aussi de sa disposition intérieure, de son part de foi qui l'a amené à prendre telle ou telle décision à des moments cruciaux. Bref, de la foi qui l'habite. Foi en son Dieu à qui elle rapporte tout, mais foi aussi en sa nation, la Palestine auquel son destin est lié. Un livre qui n'a pas trop d'accents nombrilistes comme le genre le voit trop souvent.
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Danieljean
  24 décembre 2016
Première femme maire de Bethléem, Vera Baboun veut relever trois défis : se battre pour sa ville, pour les femmes, pour son pays.
Elle raconte pour la première fois dans ce livre son combat de femme, chrétienne, palestinienne. Derrière le mur qui emprisonne sa ville, elle s'adresse à l'humanité tout entière.
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Chantalame
  02 février 2019
Témoignage saisissant et très instructif.
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Amahoro
  20 octobre 2020
Un livre qui a trois niveaux de lecture: la femme, la palestinienne, la chrétienne. Inspirant!
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
DanieljeanDanieljean   24 décembre 2016
Vera signifie dans cette langue «vraie, véritable». La soeur voulait dire par là que j'étais une fille authentique ! Puis, elle ajoute, pour ne laisser subsister aucune ambiguïté : «George, pourquoi ne l'appellerais-tu pas Vera ? Quoiqu'on ait pu penser d'elle, c'est une fille par excellence !» C'est ainsi que je fus nommée Vera. Et plus j'ai grandi en conscience, plus j'ai appris les leçons de la vie, plus je me suis aperçue que Vera, mon prénom, était un élément essentiel à ma façon d'être et de me conduire. Vera signifie également «vraie», en latin. Ou encore, «foi», en russe. Mon prénom, j'en suis persuadée, a quelque chose à voir avec mon identité. Aujourd'hui, quand je me rends en Italie pour des rencontres officielles, en ma qualité de Maire de Bethléem, certains me présentent comme «il sindaco Vera», le maire, Vera. À l'oreille des Italiens, cela résonne aussi comme «le maire authentique», un maire véritable. Mon prénom me colle à la peau. Il fait partie de mon être, quoi que je fasse.
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DanieljeanDanieljean   24 décembre 2016
Je sais pourquoi mes parents m'ont appelée Vera. Et cet événement lie pour toujours mon prénom à ma nature. Le personnage principal de cette histoire fondatrice est mon grand-père, le père de ma mère. Elias Ghattas était un grand propriétaire terrien de Bethléem. Quand je suis née, il avait cinq filles et, sur ses cinq enfants mâles, deux seulement avaient survécu. Bien qu'il ait pris soin, dans son testament, d'attribuer une part équitable de son héritage à chacune de ses filles, en Palestine, vu la façon dont nous héritons, il est essentiel d'avoir un fils, non seulement pour perpétuer le nom, mais encore pour que les terres que l'on possède restent au sein de la famille. Mon grand-père espérait donc que le premier né de sa fille serait un fils. Et voilà que son gendre, mon père, lui annonce avec fierté : «nous avons une fille !»
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DanieljeanDanieljean   24 décembre 2016
Cette fille, c'était moi. J'étais la première née de mes parents. Mon grand-père, ne cachant pas sa déception, répond à mon père : «Non, George, s'il te plaît, retourne à l'hôpital et vérifie. Assure-toi que ce n'est pas un fils !» Mon père, sentant combien son beau-père était irrité, lui promet de le faire. Il retourne donc à l'hôpital de la Sainte-Famille, à Bethléem, car c'est là que je suis née. Il s'adresse à l'une des soeurs de l'Ordre fondateur de cet hôpital, les Filles de la charité de saint Vincent de Paul, qui, à l'époque, le dirigeaient encore : «Ma soeur, j'ai promis à mon père de vous demander ceci : êtes-vous vraiment certaine qu'il s'agit d'une fille ?» «Bien sûr, George, c'est une fille. E vera ! lui répond-elle en italien. Une très belle fille avec des yeux verts !»
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DanieljeanDanieljean   24 décembre 2016
Qui est Vera ? C'est une question que je me pose, consciemment ou inconsciemment, mais, sans attendre l'ultime réponse, tout ce que j'accomplis et la façon même dont je m'interroge portent en eux ce trait qui me définit : demeurer loyale et fidèle à mon identité profonde.
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Pour l'amour de Bethléem, de Vera Baboun
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