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ISBN : 2130544444
Éditeur : Presses Universitaires de France (17/09/2004)

Note moyenne : 4.14/5 (sur 67 notes)
Résumé :
La poétique de l'espace « Nous voulons examiner des images bien simples, les images de l'espace heureux... L'espace saisi par l'imagination ne peut rester l'espace indifférend livré à la mesure et à la réflexion du géomètre. Il est vécu. Et il est vécu, non pas dans sa positivité, mais avec toutes les partialités de l'imagination... Sans cesse l'imagination imagine et s'enrichit de nouvelles images. C'est cette richesse d'être imaginé que nous voudrions explorer. » ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
chartel
  20 novembre 2008
Un livre à lire sans se presser, en prennant des notes pour pouvoir suivre son raisonnement. Son analyse est tellement fine et complexe, qu'il faut s'habituer à faire des pauses, comme des points d'étape.
Son objectif est l'analyse de l'image poétique (attention il ne s'agit pas de l'oeuvre poétique qui s'apparente à une composition d'images). Il considère que le raisonnement scientifique n'est pas adapté et suffisant pour cela, car l'image poétique vient de l'âme. Une notion qui se différencie de l'esprit. L'analyse psychologique ou psychanalytique n'est donc pas opérationnelle. Gaston Bachelard considère, comme René Char, que le poète est celui qui est capable de créer des images qui déclencheront en nous, lecteurs, un retentissement, parce que ses images touchent à notre primitivité, à nos origines.
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Bouteyalamer
  01 novembre 2015
Gaston Bachelard: La poétique de l'espace (1957)
Ce livre au titre grandiose apporte des surprises. Sur la forme d'abord. L'inventeur de l'obstacle épistémologique ne fait pas table rase. Il a lu les poètes connus ou oubliés. Ses citations sont innombrables et il donne aussi la parole à d'anonymes philosophes, analystes, phénoménologues et topo-analystes (le maître de maison?). Ses digressions font appel à des ouvrages antérieurs ou à écrire, ou à des chapitres à venir. Il a le verbe facile et le sens de la formule : "dans l'enseignement oral, animé par la joie d'enseigner, parfois, la parole pense. En écrivant un livre, il faut tout de même réfléchir" (p. 21). Surprise sur le fond ensuite. Il titre sur l'espace mais décrit des refuges intimes, de confinement croissant: la maison, l'armoire, le nid, la coquille. Il y pratique l'auto-ironie: l'image de la coquille/maison "appartient à l'indestructible bazar de l'imagination humaine".
Mais quel est son analyse de l'image et de l'espace en poésie, et qu'apporte la phénoménologie? Quel est le rôle de la "conscience rêveuse"? Les longues paraphrases surprennent quand on a appris de Valéry que l'essence de la poésie est "la capture et la réduction des choses difficiles à dire". Deux chapitres donnent un mode d'emploi plutôt qu'une explication, l'avant-dernier ("La dialectique du dedans et du dehors"), et l'introduction que j'ai lue avant et après le texte selon mon habitude. "Il faut être présent, présent dans l'image, dans la minute de l'image" (page 1). "Le poète ne me confère pas le passé de son image et cependant son image prend tout de suite racine en moi" (p. 2). "L'image, dans sa simplicité, n'a pas besoin d'un savoir. Elle est le bien d'une conscience naïve. En son expression, elle est jeune langage. le poète, en la nouveauté de ses images, est toujours origine de langage" (p. 4). "De telles images sont instables. Dès qu'on quitte l'expression telle qu'elle est, telle que l'écrivain nous l'offre en totale spontanéité, on risque de retomber au sens plat et de venir s'ennuyer dans une lecture qui ne sait pas condenser l'intimité de l'image" (p. 204). Il n'y a pas de thèse ni de démonstration, mais un constat: le "retentissement" est une résonance. le poète est radicalement libre. Il offre sa création au lecteur qui le/la reconnaît.
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ATOS
  18 avril 2012
La poésie est un monde, et, qui dit monde dit espace dans lequel évolue ce monde.
" L'image poétique n'est pas l'écho du passé, C'est plutôt l'inverse : par l'éclat d'une image, le passé lointain résonne d'échos". Bachelard étudie la phénoménologie de l'espace poétique. Quelles sont ces images que voit, entend et nous dit le poète ? Par quel chemin ces images résonnent elles en nous comme images universelles? Comment ce dedans de l'être peut il être extraordinairement si proche du dehors connu, su, ressenti de tous ? Cave, grenier, porte, lampe, coquille, armoire, nid. Comment mais aussi pourquoi ces objets, ces espaces réels et présents appartiennent ils si fortement au monde imaginaire, à l'espace de la rêverie ? L'esprit est espace et c'est par nos sens, notre perception, que nous voyons le réel. Existe t il réellement une frontière entre ces deux mondes, le réel et l'imaginaire? " le poème tisse le réel et l'irréel". Un livre essentiel pour ceux qui se rendent au terre poétique, mais également pour ceux qui y vivent intensément. le dehors n'est que la résonance du dedans.
"L'être est tour à tour condensation qui se disperse en éclatant et dispersion qui reflue vers un centre".
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Enroute
  03 septembre 2017
Notre imagination se structure autour de contraires tels que le haut et le bas, le dehors et le dedans, le minuscule et l'immense, l'être concentré en boule et la vaste extériorité : Bachelard nous donne à le voir par l'exposition de nombreuses images développées par les poètes, les philosophes et les écrivains. le texte s'apparente à une séduisante rêverie où la réalité n'a pas la pesanteur de la matière, mais la légèreté vive et mobile de l'imagination.
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zizza
  15 août 2014
Une approche phénoménologique de l'image poétique de l'espace (les thèmes étudiés sont la maison, les tiroirs, le nid, etc.) , avec des exemples d'oeuvres à l'appui. L'auteur distingue bien explicitement cette approche de la méthode psychanalitique, laquelle s'attache au passé, au vécu personnel par rapport à l'image; ici, il s'agit simplement de prendre l'image en tant que telle, et de se laisser aller au plaisir de la rêverie (c'est ce que j'ai compris en tout cas), et de voir que l'image rêvée est plus riche que l'image vue, étudiée, etc. Très intéressant, mais la lecture est un peu ardue.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
legraindeblelegraindeble   12 mai 2012
Les mots — je l'imagine souvent — sont de petites maisons, avec cave et grenier. Le sens commun séjourne au rez-de chaussée, toujours prêt au « commerce extérieur », de plain-pied avec autrui, ce passant qui n'est jamais un rêveur. Monter l'escalier dans la maison du mot c'est, de degré en degré, abstraire. Descendre à la cave, c'est rêver, c'est se perdre dans les lointains couloirs d'une étymologie incertaine, c'est chercher dans les mots des trésors introuvables. Monter et descendre, dans les mots mêmes, c'est la vie du poète. Monter trop haut, descendre trop bas est permis au poète qui joint le terrestre à l'aérien. Seul le philosophe sera-t-il condamné par ses pairs à vivre toujours au rez-de-chaussée ?
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vdavda   28 juillet 2009
Il y aura toujours plus de choses dans un coffret fermé que dans un coffret ouvert. La vérification fait mourir les images. Toujours, imaginer sera plus grand que vivre.
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chartelchartel   14 septembre 2007
Une simple image, si elle est nouvelle, ouvre un monde. Vue des mille fenêtres de l’imaginaire, le monde est changeant
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EspritRoumainEspritRoumain   16 juillet 2013
Enfermé dans l'être, il faudra toujours en sortir. À peine sorti de l'être, il faudra toujours y rentrer. Ainsi dans l'être, tout est circuit, tout est détour, retour, discours. [...] Ainsi, l'être spiralé, qui se désigne extérieurement comme un centre bien investi jamais n'atteindra son centre. L'être de l'homme est un être defixé.
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PiatkaPiatka   21 novembre 2018
Le poète, en la nouveauté de ses images, est toujours origine de langage.
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Videos de Gaston Bachelard (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gaston Bachelard
Gaston Bachelard : « La radio comme possibilité de rêve éveillé ».
Gaston Bachelard, philosophe, poète, plume magnifique et grand penseur du 20 ème siècle a donné une conférence, une causerie en 1949 sur la rêverie de la radio. C'est un document précieux, une archive singulière, la voix de Bachelard. Son ironie, sa malice et son plaisir de la dérive sont jubilatoires à entendre. En 1949 Gaston Bachelard proposait de guérir l'insomnie au moyen de la rêverie suscitée par la radio et il cherchait comment radiodiffuser les principes de la rêverie.
(L’enregistrement est brut, non sans petits défauts techniques, mais c’est un document presque intégral. Il manque quelques secondes en début d’émission… ou alors le micro était branché et il n’était pas question pour Gaston Bachelard d’attendre un hypothétique :« Ca tourne ! ».)
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Dans la catégorie : FranceVoir plus
>Philosophie et disciplines connexes>Philosophie occidentale moderne>France (324)
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