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ISBN : 2714301347
Éditeur : José Corti (01/01/1985)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 83 notes)
Résumé :
C'est près de l'eau que J'ai le mieux compris que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant qui sort des choses par l'intermédiaire d'un rêveur. Si je veux étudier la vie des images de l'eau, il me faut donc rendre leur rôle dominant à la rivière et aux sources de mon pays. je suis né dans un pays de ruisseaux et de rivières, dans un coin de Champagne vallonnée, dans le Vallage, ainsi nommé à cause du grand nombre de ses vallons. La plus belle des d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
ATOS
  04 juillet 2012
Des phénomènes poétiques, des matières étudiées par Gaston Bachelard : eau, feu, air et terre, celui de l'eau apparaît comme une réalité complète. le philosophe met en lumière l'imagination matérielle, la profondeur et l'élan de la matière. Au delà de la forme dont elle se pare ; la poésie naît au coeur du rêve qui vit, depuis toujours, dans les entrailles du monde.
Le poète en extrayant sa substance fait apparaître la beauté naturelle. Pour Bachelard «  tout est rêvé avant d'être vu ». On rêve avant de contempler. Les gemmes sont dans la roche.
Le destin de l'eau est le destin quotidien de l'homme. Elle s'écoule sur son chemin, « s'horizontalise » et disparaît. «  La peine de l'eau est infinie ». Mais comme l'homme, elle donne et porte la vie. Elle appelle des images d'une extrême puissance : la pureté, la colère, le combat, la mort, l'extase. Elle ne se maîtrise pas et nous éveille.
De son premier bain à son dernier jet de pierre, l'homme affronte la matière, s'en approche, la contemple, s'y reflète, la provoque et y pénètre.
Matière pleine et invisible, l'eau nous trouble parfois. L'homme désire la mort du cygne, l'amour se sait beau et violent... L'eau est une matière étonnante.
On jouit de l'opacité de ses reflets. Qui est vu ? Qui est voyant ? La matière, cet inconscient de la forme, retient dans ses eaux bien des secrets. Eaux dormantes, eaux sombres, eaux de fontaine, qu'elles soient bénites ou maléfiques elles suivent le cours de tous nos drames. «  L'eau avale l'ombre comme un sirop noir ».
Pour Bachelard la chimie du rêve se matérialise dans la combinaison, le « mariage » de deux éléments. L'eau s'unit au feu. Se crée alors la contradiction substantielle, l'union folle des opposés qui par leur dualité sont force de vie. L'eau de vie se met à flamber. L'eau et le feu sont les plus grands géniteurs. En l'humidité chaude qu'ils entretiennent la création surgit. « Dépassez l'imaginable et vous aurez une réalité assez forte pour troubler le coeur et l'esprit ». En une autre poésie, l'eau s'unit à la nuit. La mer des Ténèbres est une peur humide. C'est l'union de la sublimation «  On ne sent bien les parfums de l'eau que la nuit ». L'eau « sensualise » la terre. Elle se lie à elle. L'âme « à la pâte » nous modelons le monde. «  Tout se déforme, même l'informe » écrit Victor Hugo.
C'est l'union de la force. La main du modeleur pénètre et possède la matière. L'homo faber a des rêves indéfinis qui s'échappent de la forme, forme qui se plie et se soumet à lui.
L'eau est le liquide : la sève, le lait, le sang, la semence, la lave. Son cycle ne s'achève jamais. du ciel vers la terre, de la terre vers le ciel, elles transportent les hommes. «  L'être humain est une plante qui désire l'eau du ciel ». « L'homme est transporté parce qu'il est porté ». Tous les poètes la chantent. Ils s'y jettent, s'y noient, en surgissent, s'y livrent, débordent de ses rives. Entre flux et reflux ils disent les passages. L'onirisme des rêves abreuvent l'idéalité des hommes. le poète aime l'imaginaire des eaux. « Aimer une image, c'est illustrer un amour ». de sa source s'échappent leurs mots. Ils rêvent l'eau plus fort qu'aucune autre matière. Qu'ils la provoquent, qu'elle les flagelle, qu'ils la désirent, qu'elle les inquiète, qu'ils la redoutent, qu'elle les implore, dès qu'ils se mettent à rêver, les hommes ont l'eau à la bouche.
Les philosophes poétisent et les poètes philosophent, c'est le plus beau chant des hommes.
Bachelard, au bord d'une rivière, nous fait entendre la plus grande musique du monde.
Astrid SHRIQUI GARAIN
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Bouteyalamer
  19 octobre 2016
Que voulait nous donner Bachelard dans ce livre sous-titré « Essai sur l'imagination de la matière » ? Un objet littéraire, nous dit-il : Notre livre reste donc un essai d'esthétique littéraire (p 18). Notre but, dans cet ouvrage, est d'apporter une contribution à la psychologie de la création littéraire (p 183). Il nous propose d'exercer « les forces imaginantes de notre esprit [qui] se développent sur deux axes très différents […]. En s'exprimant philosophiquement, on pourrait distinguer deux imaginations : une imagination qui donne vie à la cause formelle et une imagination qui donne vie à la cause matérielle, ou, plus brièvement, l'imagination formelle et l'imagination matérielle » (p 7). Mais cette ambition philosophique n'ouvre pas sur une méthode. Bachelard nous prévient que « après La Psychanalyse du Feu, […] nous n'avons pas retenu pour titre La Psychanalyse de l'Eau qui aurait pu faire pendant à notre ancien essai. Nous avons choisi un titre plus vague : L'Eau et les Rêves. C'est là une obligation de la sincérité. Pour parler de psychanalyse, il faut avoir classé les images originelles sans laisser à aucune d'elles la trace de ses premiers privilèges ; il faut avoir désigné, puis désuni, des complexes qui ont longtemps noué des désir et de rêves (p 13). Cette modestie n'empêche pas la robuste imagination de Bachelard de proposer au fil des pages les complexes de Caron, de Hoffmann, de Swinburne et de Xerxès.
Bachelard met sa finesse et son érudition au service d'une immense métaphore de l'eau, fruit de l'inspiration et de la rêverie. Cette métaphore est animiste, globalisante : Ainsi l'eau nous apparaîtra comme un être total : elle a un corps, une âme, une voix. Plus qu'aucun autre élément peut-être, l'eau est une réalité poétique complète (p 24). La liquidité est, d'après nous, le désir même du langage. le langage veut couler. Il coule naturellement (p 210). Dans ses infinis replis, l'ouvrage donne une vision décadentiste de la poésie : « Le cygne, en littérature, est un ersatz de la femme nue » (p 46). « L'eau qui est la patrie des nymphes vivantes est aussi la patrie des nymphes mortes. Elle est la vraie matière de la mort bien féminine » (p 96) « L'eau est le symbole profond, organique de la femme qui ne sait que pleurer ses peines et dont les yeux sont si facilement noyés de larmes » (p 98). Tout le chapitre « Les eaux profondes » est une longue paraphrase de pages larmoyantes d'Edgar Poe.
Bachelard cite des auteurs oubliés (Gasquet, Laforgue, Jean-Paul, Quinet, Reverdy, Saintine, Salacrou et beaucoup d'autres, voir l'index des noms cités), ou qu'on ne lit plus (Claudel, D'Annunzio, Verhaeren, Renan). Lui reprocher ces lectures serait bien sûr anachronique. Il cite aussi Rimbaud et Char, mais il y a ici deux mystères. « Flottaison blême/Et ravie, un noyé pensif, parfois descend » : ces vers sont donnés à Délire II (Une saison en enfer) p 98 alors qu'ils viennent du Bateau ivre, mais peut-être Bachelard les a-t-il cités de mémoire. Plus surprenante, la belle citation de Char « Le miel de la nuit se consume lentement » (non référencée par Bachelard) vient de « La recherche de la base au sommet » que la Pléiade (p 690) date de 1946, 4 ans après la publication de L'Eau et les Rêves : addition d'une édition plus récente ?
L'ouvrage est encombré de termes abscons ou archaïques : Dynamogénie, métapoéitique, intussusception, catoptromancie, mythopée, velure, vésanie, évhémérisme, euphuisme etc., mais c'est une licence que le poète revendique dans une phrase heureuse : « Il y a des mots qui sont en pleine fleur, en pleine vie, des mots que le passé n'avait pas achevés, que les anciens n'ont pas connus aussi beaux, des mots qui sont les bijoux mystérieux de la langue » (p 211).
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vincentf
  22 décembre 2014
Qu'est-ce que l'eau pour l'homme? Que suscite-t-elle en lui? Quels sont les rêves de l'eau? L'enquête de Bachelard plonge profond (d'emblée la métaphore est omniprésente) dans l'impensé liquide. Il cherche, à travers les mots des poètes, les sens (l'essence, la distillation, l'évaporation) de cette matière fuyante ou stagnante, calme ou rapide, pure ou pâteuse. Il y voit la vie sereine et l'appel de la mort, le miroir et le trouble, le sang et le lait. L'eau est une matière féminine, maternelle, originelle. Elle rassure et elle gronde. Elle est toujours douce. L'eau de mer est-elle vraiment de l'eau? Seulement si, me dis-je, elle devient eau de mère, lait onctueux dont on ne se lasse pas. L'enquête cherche aussi à lier l'eau et les autres éléments, l'eau et la terre dans la pâte que l'on malaxe, l'eau et le feu dans l'alcool qui la rend folle, l'eau de l'air quand tombe la pluie. Attacher esprit et matière, montrer qu'on ne pense qu'à travers les éléments, voilà la tentative de Bachelard quand il plonge dans l'eau. Laissons-le maintenant s'envoler dans les airs.
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hazzunah
  17 avril 2019
Pour Gaston Bachelard, tous les créateurs portent en eux un des quatre éléments - feu, terre, air, eau - qui transparaît dans leurs oeuvres. « Le poète du feu, celui de l'eau et de la terre ne transmettent pas la même inspiration que le poète de l'air ». Dans L'eau et les rêves, c'est bien entendu aux ruisseaux, cascades, lacs et mers qu'il s'intéresse.
Je n'avais jamais vraiment lu d'essai de critique littéraire… Et j'ai adoré découvrir Bachelard. Sa plume est magnifique, poétique, aussi mélodieuse que peut l'être la vague. Bien sûr, Bachelard est très influencé par la psychanalyse — qui à son époque était en vogue, grâce aux travaux de Freud. de Narcisse à Léda en passant par Ophélie, Bachelard s'interroge sur toutes ces images liées à l'eau qui traversent l'art depuis des siècles. de plus, il se penche avec attention sur l'inconscient imaginaire des auteurs, faisant par exemple une analyse de Poe et des eaux profondes et mélancoliques qui dominent ses écrits.
S'il ne faut pas oublier de porter un regard critique sur la pensée bachelardienne, il est certain que ce voyage sur les eaux est passionnant. J'avais peur de quelque chose de trop technique et savant, mais il n'en est rien. Cet essai se lit très bien, mieux : on s'y plonge avec délice, jusqu'à avoir envie ne plus en ressortir, quitte à s'y noyer… Il suffit de fermer les yeux, de se laisser guider par le doux murmure des mots sur les pages, et d'imaginer la mer et ses vagues lancinantes. L'eau et les rêves qu'elle transporte vous attend.
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Enroute
  05 juillet 2017
Qui se regarde dans l'eau voit une beauté en devenir, plus gratifiante que la beauté (dans le meilleur des cas) figée, et trop précise pour être rêvée, du miroir. Narcisse a raison de se contempler dans de l'eau. Mais le poète voudrait surtout voir dans l'eau la plus belle des images, plutôt que la sienne (je vous laisse imaginer) - et c'est ainsi que l'eau devient sensuelle. Au contraire, l'eau stagnante, profonde et obscure appelle l'introspection de l'âme et la crainte de découvrir les noirçeurs de son passé - mieux vaut les éviter. Car l'eau qui dort est une eau éternelle et Caron n'a plus qu'à nous la faire traverser pour nous emmener dans une autre réalité. Ne résumons que l'essentiel : au fil de l'eau, Bachelard liquide notre imaginaire. (ah ah ah)
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
cprevostcprevost   16 juin 2010
"S'il faut désubjectiver autant que possible la logique et la science, il est non moins indispensable, en contre partie, de désobjectiver le langage et la syntaxe". Faute de cette désobjectivation des objets, faute de cette déformation des formes qui nous permet de voir la matière sous l'objet, le monde s'éparpille en choses disparates, en solides immobiles et inertes, en objets étrangers à nous même. L'âme souffre alors d'un déficit d'imagination matérielle. L'eau en groupant les images, en dissolvant les substances, aide l'imagination dans sa tâche de désobjectivation, dans sa tâche d'assimilation. Elle apporte aussi un type de syntaxe, une liaison continue des images, un doux mouvement des images qui désancre la rêverie attachée aux objets.
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MacabeaMacabea   10 avril 2017
Je retrouve toujours la même mélancolie devant les eaux dormantes, une mélancolie très spéciale qui a la couleur d’une mare dans une forêt humide, une mélancolie sans oppression, songeuse, lente, calme. Un détail infime de la vie des eaux devient souvent pour moi un symbole psychologique essentiel. Ainsi l’odeur de la menthe aquatique appelle en moi une sorte de correspondance ontologique qui me fait croire que la vie est un simple arôme, que la vie émane de l’être comme une odeur émane de la substance, que la plante du ruisseau doit émettre l’âme de l’eau... S’il me fallait revivre à mon compte le mythe philosophique de la statue de Condillac qui trouve le premier univers et la première conscience dans les odeurs, au lieu de dire comme elle : « Je suis odeur de rose », je devrais dire « je suis d’abord odeur de menthe, odeur de la menthe des eaux ». Car l’être est avant tout un éveil et il s’éveille dans la conscience d’une impression extraordinaire. L’individu n’est pas la somme de ses impressions générales, il est la somme de ses impressions singulières. Ainsi se créent en nous les mystères familiers qui se désignent en de rares symboles. C’est près de l’eau et de ses fleurs que j’ai le mieux compris que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant qui sort des choses par l’intermédiaire d’un rêveur. Si je veux étudier la vie des images de l’eau, il me faut donc rendre leur rôle dominant à la rivière et aux sources de mon pays.

Je suis né dans un pays de ruisseaux et de rivières, dans un coin de la Champagne vallonnée, dans le Vallage, ainsi nommé à cause du grand nombre de ses vallons. La plus belle des demeures serait pour moi au creux d’un vallon, au bord d’une eau vive, dans l’ombre courte des saules et des osières. Et quand octobre viendrait, avec ses brumes sur la rivière...

Mon plaisir est encore d’accompagner le ruisseau, de marcher le long des berges, dans le bon sens, dans le sens de l’eau qui coule, de l’eau qui mène la vie ailleurs, au village voisin. Mon « ailleurs » ne va pas plus loin. J’avais presque trente ans quand j’ai vu l’Océan pour la première fois. Aussi, dans ce livre, je parlerai mal de la mer, j’en parlerai indirectement en écoutant ce qu’en disent les livres des poètes, j’en parlerai en restant sous l’influence des poncifs scolaires relatifs à l’infini. En ce qui touche ma rêverie, ce n’est pas l’infini que je trouve dans les eaux, c’est la profondeur. D’ailleurs, Baudelaire ne dit-il pas que six à sept lieues représentent pour l’homme rêvant devant la mer le rayon de l’infini ? (Journaux intimes, p. 79). Le Vallage a dix-huit lieues de long et douze de large. C’est donc un monde. Je ne le connais pas tout entier : je n’ai pas suivi toutes ses rivières.

Mais le pays natal est moins une étendue qu’une matière ; c’est un granit ou une terre, un vent ou une sécheresse, une eau ou une lumière. C’est en lui que nous matérialisons nos rêveries ; c’est par lui que [12] notre rêve prend sa juste substance ; c’est à lui que nous demandons notre couleur fondamentale. En rêvant près de la rivière, j’ai voué mon imagination à l’eau, à l’eau verte et claire, à l’eau qui verdit les prés. Je ne puis m’asseoir près d’un ruisseau sans tomber dans une rêverie profonde, sans revoir mon bonheur... Il n’est pas nécessaire que ce soit le ruisseau de chez nous, l’eau de chez nous. L’eau anonyme sait tous mes secrets. Le même souvenir sort de toutes les fontaines.
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legraindeblelegraindeble   12 mai 2012
Nietzsche a instruit patiemment sa volonté de puissance par ses longues marches dans la montagne, par sa vie en plein vent sur les sommets. Sur les sommets, il a aimé : « L'âpre divinité de la roche sauvage ». La pensée dans le vent ; il a fait de la marche un combat. Mieux, la marche est son combat. C'est elle qui donne le rythme énergétique de Zarathoustra. Zarathoustra ne parle pas assis, il ne parle pas en se promenant, comme un péripatéticien. Il donne sa doctrine en marchant énergiquement. Il la jette aux quatre vents du ciel.
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sabine59sabine59   23 juin 2018

Au temps où j'écoutais mûrir les mirabelles, je voyais le soleil caresser tous les fruits, dorer toutes les rondeurs. Le vert ruisseau dans sa légère cascade ébranlait les cloches de l'ancolie. Un son bleu s'envolait.
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legraindeblelegraindeble   12 mai 2012
L'imagination n'est pas, comme le suggère l'étymologie, la faculté de former des images de la réalité ; elle est la faculté de former des images qui dépassent la réalité, qui chantent la réalité. Elle est une faculté de surhumanité.
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Vidéo de Gaston Bachelard
Gaston Bachelard : « La radio comme possibilité de rêve éveillé ».
Gaston Bachelard, philosophe, poète, plume magnifique et grand penseur du 20 ème siècle a donné une conférence, une causerie en 1949 sur la rêverie de la radio. C'est un document précieux, une archive singulière, la voix de Bachelard. Son ironie, sa malice et son plaisir de la dérive sont jubilatoires à entendre. En 1949 Gaston Bachelard proposait de guérir l'insomnie au moyen de la rêverie suscitée par la radio et il cherchait comment radiodiffuser les principes de la rêverie.
(L’enregistrement est brut, non sans petits défauts techniques, mais c’est un document presque intégral. Il manque quelques secondes en début d’émission… ou alors le micro était branché et il n’était pas question pour Gaston Bachelard d’attendre un hypothétique :« Ca tourne ! ».)
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Dans la catégorie : ImaginationVoir plus
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