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EAN : 9782868691316
53 pages
Éditeur : Actes Sud (10/08/1993)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Ecrit comme discours de remerciement lors de la remise du Prix Büchner en 1964, cette vision surréelle de Berlin, divisée, malade, où tout peut arriver, témoigne de l'étonnante puissance créatrice du poète que fut Ingeborg Bachmann. Le texte est accompagné de dessins qui révèlent le second talent de Günter Grass.

Née en 1926 à Klagenfurt (Autriche), morte à Rome en 1973, dans des conditions jamais élucidées (on la retrouva brûlée dans son lit), Ingebo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
pleasantf
  10 juin 2017
Ce texte très court, 30 pages en ne comptant pas celles occupées par les dessins de Günter Grass, est surprenant et quelque peu énigmatique, notamment pour un lecteur qui ne serait pas familier de Berlin et de l'histoire de la ville.
Nous sommes en 1965, 20 ans après la fin de la guerre, 4 ans après la construction du mur. Bachmann y donne une vision très libre de Berlin, dans un montage de scènes oniriques voire cauchemardesques. Les avions traversent les chambres d'hôpital mais on leur demande de faire moins de bruit afin de ne pas déranger les malades. Quant aux autres habitants, ils se ruent dans les grands magasins qui sont empilés les uns sur les autres ou s'enivrent sans limite (les canettes de bière s'accumulent dans le Wannsee, le lac dont le nom reste associé à la conférence où s'est discutée l'organisation de la solution finale en 1942 ; la rivière de la ville, la Spree, déborde d'eau de vie).
Bachmann mêle différentes temporalités : le passé dramatique (avec les bombardements, les évacuations) ne fait plus qu'un avec le présent (à l'époque de la guerre froide et de la partition de la ville).
Le texte est parsemé de références à la géographie de la ville, celle de la période nazie (la Lützowplatz ou la gare Bellevue très fortement endommagées pendant la guerre, la prison de Plötzensee où des centaines d'opposants furent exécutés) et celle du début des années 60 (avec une référence à Kreuzberg, quartier de la contre-culture et des mouvements radicaux à Berlin Ouest).
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Vidéo de Ingeborg Bachmann
Paul Celan et Ingeborg Bachmann : Le Temps du cœur, correspondance (2012 / France Culture). Diffusion sur France Culture les 3, 4, 5, 6 et 7 septembre 2012. Pages choisies et présentées par Julie Aminthe. Traduction de Bertrand Badiou. Réalisation : Étienne Vallès. Conseillère littéraire : Emmanuelle Chevrière. Avec : Bruno Paviot (Paul Celan), Élodie Huber (Ingeborg Bachmann), Hélène Lausseur (Narration). Prise de son et mixage : Éric Boisset. Assistance technique et montage : Pierre Henri. Assistante à la réalisation : Lise-marie Barré. Musique : Pascal Dusapin : Arditti quartet, quatuor à cordes et trios « Quatuors II ». Pascal Dusapin : Concerto avec Sonia Wieder Atherton, Juliette Hurel, Alain Trudel « Cello ».
00:00 : Épisode 1 : Champ de coquelicots 24:44 : Épisode 2 : Et que prouve donc ton cœur ? 49:28 : Épisode 3 : Claire est la nuit qui nous a inventé des cœurs 1:14:01 : Épisode 4 : Le cœur saura vivre 1:38:43 : Épisode 5 : Nous creusons dans le ciel, une tombe.
« Les deux êtres qui se rencontrent dans la Vienne de 1948 encore occupée par les troupes alliées, sont issus de cultures et d’horizons différents, voire opposés : Ingeborg Bachmann est la fille d’un instituteur, protestant, ayant adhéré au parti nazi autrichien avant même l’accession de Hitler à la chancellerie du Reich (1932) ; Paul Celan, né dans une famille juive de langue allemande de Czernowitz, au nord de la Roumanie, a perdu ses deux parents dans un camp allemand et a connu l’internement en camp de travail roumain pendant deux ans. Cette différence tout comme la tension pour la dépasser, le désir et la volonté de renouer sans cesse le dialogue par-delà les malentendus et les conflits déterminent leur relation et la correspondance qu’ils échangent du premier jour, en mai 1948, où Paul Celan fait cadeau d’un poème à Ingeborg Bachmann jusqu’à la dernière lettre adressée en 1967. L’écriture est au centre de la vie de chacun des correspondants, dont les noms apparaissent dans les comptes rendus critiques, dès le début des années 1950, souvent au sein d’une même phrase, comme étant ceux des représentants les plus importants de la poésie lyrique allemande de l’après-guerre. Mais écrire n’est pas chose simple, ni pour l’un ni pour l’autre. Et écrire des lettres n’est pas moins difficile. L’imperfection du dire, la lutte avec les mots, la révolte contre le mutisme, occupent une place centrale dans cet échange épistolaire. » Note de l’éditeur
La correspondance entre Ingeborg Bachmann et Paul Celan est parue aux éditions du Seuil dans une traduction de Bertrand Badiou, dans la collection « La Librairie du XXIème siècle ».
Source : France Culture
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