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ISBN : 2020014777
Éditeur : Seuil (01/03/1964)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Première oeuvre romanesque d'Ingeborg Bachmann dans une nouvelle version de la traductrice. Les sept nouvelles qui composent ce recueil sont organiquement liées entre elles. La dernière, " Ondine s'en va", les résume et les regroupe. Malgré leurs turpitudes, leurs errements et leurs luttes, malgré la guerre dont les hommes ne sont pas encore libérés, Ondine choisit de chanter la gloire de ce monde. Car l'être h... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Sachenka
  13 décembre 2015
Je l’ai déjà écrit et je me répète : je suis toujours embêté quand vient le temps de rédiger une critique sur un recueil de nouvelles. Ça finit souvent en un résumé chacune des histoires qui le composent, j’ai l’impression de ne pouvoir qu’en effleurer l’ensemble. Mais bon, je me suis imposé à nouveau cette tâche puisqu’il n’y avait aucune critique sur cette œuvre, « La trentième année », de la grande poétesse autrichienne Ingeborg Bachmann. Une situation qu’il fallait rectifier !
Souvent, dans tous le recueils de nouvelles, certaines histoires sont moins bien réussies. Mais, dans le cas de Bachmann, elles laissent toujours un souvenir évanescent. Il en reste un petit quelque chose, que ce soit une impression, un vague souvenir. Dans tous les cas, j’aime beaucoup cette oeuvre de Bachmann, comme toutes les autres, et cela pour différentes raisons.
Des intrigues puissantes et simples à la fois. L’auteure décrit des situations de la vie de tous les jours, auxquelles tout le monde peut s’identifier. Le temps qui passe, la trentaine (cette année charnière qui nous amène à réfléchir à nos accomplissements, à notre vie…), les relations parents/enfants, les relations amoureuses, l’amitié entre femmes, le deuil, etc. Bref, des situations qui ne devraient laisser personne indifférent.
Personnages forts, tant féminins que masculins. Je le précise car, selon moi – et s’il-vous-plait, ne me taxez pas de mysogyne ni de sexiste ! –, les écrivains femmes en général réussissent moins bien à rendre réellement justice aux personnages masculins. Certaines, plusieurs, beaucoup y parviennent, bien sur. Mais Bachmann est dans une catégorie toute spéciale. Les nouvelles « Tout » et « La trentième année » en sont la preuve. Mais les personnages féminins ne sont pas en reste, comme dans « Du côté de Gomorrhe », où les deux protagonistes Charlotte et Mara entretiennent une relation poignante toute en tendresse.
Émotions fortes. Mais attention, on ne tombe pas dans le mélo-dramatique ni dans le tragique. Et encore moins dans l’eau-de-rose ou le pathétique. Les personnages sont racontés alors qu’ils traversent des moments-clé de leur existence mais Bachmann réussit à nous transmettre leurs états d’âme sans fard ni mascarade. Sans trompette ni tambour. Des émotions brutes. Mais tellement criantes de vérité. Un peu comme dans la nouvelle « Ondine s’en va », dans laquelle la narratrice crie sa haine des Hans – en fait, des hommes en général – qui l’on trompée, abandonnée. Partout il y a cette intensité qui provient d’une folie subconsciente.
Je ne connaissais pas beaucoup Ingeborg Bachmann. Alors récemment j’ai lu de ses œuvres comme « Franza », puis « Malina ». J’ai voulu poursuivre et je me suis lancé dans le recueil « La trentième année » que j’ai beaucoup aimé. Décidément, une auteure à découvrir.
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Lesbotheque
  26 septembre 2017
Dans ce recueil de nouvelles rédigé dans les années 60, l'une d'elle "Du côté de Gomorrhe" évoque l'amour d'une jeune fille Mara pour Charlotte, femme d'âge mûr qui vient de donner une réception en l'absence de son mari. Alors que tout le monde est partie, Mara fait sa déclaration …
On retrouve ici deux femmes placés dans des rôles "genrés" que je trouve assez marqué : la jeune fille est inconstante, d'une sentimentalité à fleur de peau. On s'attend à ce qu'elle se « pâme » à chaque coin de phrase. Tandis que Charlotte endosse le rôle de la femme masculine qui voit en sa cadette le moyen d'exister dans une relation en tant que dominant et non plus comme éternelle mineur tout ça indépendamment de tout sentiment amoureux puisque Mara ne réveille chez elle ni amour ni désir.
L'image de ce « couple de femmes » calquée sur le modèle hétéro bien qu'existant forcément est à mon goût trop souvent la seule manière dont on perçoit un couple homosexuel… Comme s'il ne pouvait y avoir qu'une manière d'être en couple.
Que dire aussi du titre, biblique, qui place cette relation sous le sceau de la luxure, des « mauvaises moeurs » pour au final une nouvelle où il ne se passe pas grand-chose et absolument rien de répréhensible.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Alice_Alice_   11 novembre 2017
Les enfants sont amoureux, ils aiment sans savoir qui. Ils bégaient, ils se retranchent, subtils, dans une pâleur indéfinissable, et quand ils sont au bout de leur rouleau, ils inventent une langue qui les rend fous. "Mon poisson. Ma ligne. Mon renard. Mon piège. Ma flamme. Toi mon onde. Toi ma vague. Toi mon sol intime. Toi mon si. Et toi mon mais. Ou bien. Ou bien. Ou alors. Mon tout.... Mon tout..."
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Alice_Alice_   11 novembre 2017
Les enfants lisent à s'en abîmer la vue. Ils sont pâles et leurs yeux sont cernés d'être restés trop longtemps dans le Kurdistan sauvage ou chez les prospecteurs de l'Alaska. Ils sont aux aguets, ils épient le dialogue des amoureux et aimeraient posséder le dictionnaire de cette langue incompréhensible. Ils se creusent la tête sur le mystère de leur corps et sur une querelle nocturne dans la chambre de leurs parents. Ils ont des fous rires, impossible de se retenir. Ils en tombent de leur banc, se relèvent, sans cesser de rire à s'en faire mal.
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Alice_Alice_   11 novembre 2017
Ces enfants ! (Sans doute ont-ils un nom, mais ils ne lèvent pas la tête que lorsqu'on crie "les enfants !").
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SachenkaSachenka   16 décembre 2015
"Dans le ménage moral de l'humanité, tenu tantôt economiquement, tantôt avec prodigalité, ce sont toujours piété et anarchie qui mènent la danse en même temps. On trouve là pêle-mêle tabous et démystifications.
Comment se fait-il que quelques systèmes seulement aient prévalu? C'est que nous nous cramponnons fermement à des habitudes par crainte d'une pensée libérée des tables de la loi ou des interdits, par crainte de la liberté. Les hommes n'aiment pas la liberté. Où qu'elle ait surgi, ils se sont brouillés avec elle."
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SachenkaSachenka   06 décembre 2015
L'amour se venge de tout ce qui est supportable sur terre. L'amour était insupportable, n'attendant rien, n'accordant rien. Impossible de le mettre sous cloche, d'en faire la culture, d'y planter des sentiments : il violait toutes les frontières et détruisait toute émotion.
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Videos de Ingeborg Bachmann (4) Voir plusAjouter une vidéo
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Ingeborg Bachmann – En guerre. lu par Jacques Bonnaffé.
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