AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782290138373
384 pages
Éditeur : J'ai Lu (11/04/2018)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 70 notes)
Résumé :
La guerre de l’or bleu fait rage autour du fleuve Colorado. Détective, assassin et espion, Angel Velasquez coupe l’eau pour la Direction du Sud Nevada qui assure la survie de Las Vegas. Lorsque remonte à la surface la rumeur d’une nouvelle source, Angel gagne la ville dévastée de Phoenix avec une journaliste endurcie et une jeune migrante texane….

Quand l’eau est plus précieuse que l’or, une seule vérité régit le désert : un homme doit saigner pour qu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  16 avril 2018
Dans un futur proche, aux Etats-Unis, l'eau est devenue aussi précieuse que de l'or. Angel travaille pour la Direction du Sud et Catherine Case qui est à sa tête. Lucy Monroe, elle, est une journaliste qui vient de perdre son ami, James Sanderson qui a été assassiné d'une façon plus qu'horrible. Et Maria, une jeune fille texane un peu paumée qui survit tant bien que mal.
En essayant de savoir qui a tué son ami, Lucy se retrouve sur le chemin d'Angel qui lui cherche à savoir ce qui est arrivé à son collègue. Maria se retrouve par hasard mêlée à cette embrouille. J'ai mis du temps à accrocher à cette histoire de droits d'eau mais petit à petit, l'intrigue devient de plus en plus prenante, nos héros se croisent et le mystère des fameux papiers prend de l'ampleur. Un peu trop de violence à mon goût, . le langage utilisé par Paolo Bacigalupi est très dur, il montre ce monde apocalyptique qui peine à survivre à certains endroits. Passé les premières pages, ce thriller se lit vite et bien et il a l'avantage de nous faire réfléchir sur notre responsabilité sur les ressources de notre planète.
Merci à Masse Critique et aux éditions J'ai Lu pour cette lecture.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          250
Spilett
  11 avril 2018
Dans un futur proche, Phoenix, en Arizona, est exsangue depuis qu'elle n'est plus alimentée par l'eau du Colorado. Une entreprise de distribution de la précieuse ressource a décidé de privilégier Végas et la Californie. Phoenix se meurt et la population survit avec difficulté dans un environnement qui se désertifie, les gangs font régner la violence et le meurtre... seuls les "arcologies", ces constructions ultra-modernes, auto-suffisantes, construites par les chinois apportent confort et sécurité aux plus riches.
Des bruits courent pourtant que Phoenix pourrait de nouveau avoir accès à l'eau...
L'auteur par l'entremise de cette fiction nous prévient de la chute prochaine de l'Amérique suite à l'utilisation inconséquente de ses richesses naturelles, de la rapacité de son système capitaliste, de sa violence intrinsèque et auto-destructrice...
Techno-thriller efficace qui donne à réfléchir sur l'évolution de nos sociétés... je vais continuer à suivre Bacigalupi malgré sa fâcheuse complaisance à décrire des scènes d'une extrême violence...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Le_chien_critique
  30 janvier 2017
Pas de place ici pour la bonté, la gentillesse, la générosité. Pas de place non plus pour les chevaliers servants, les redresseurs de torts, les lanceurs d'alerte. Ici est le règne de l'injustice, de la violence et de l'horreur. Deux solutions pour survivre, faire profil bas, ou faire partie des vainqueurs.
Oh qu'il m'a énervé ce roman. Des poncifs, des poncifs, et encore des poncifs.
Pour faire simple,
Trois personnages : Lucy Monroe, une fouille-merde de journaliste, Angel, un 007 un peu spécial, un peu barbouze, Maria, l'ado orpheline et réfugiée climatique. Soit, l'idéaliste, le méchant gentil tout plein et la pov'tiote. Un chapitre chacun et on alterne jusque tout ce petit monde se rencontre.
Des tempêtes de sable, des riches qui se murent derrière des "dômes", des trafiquants de tous poils et des pauvres hères.
Des méchants-méchants mais cons comme des balais : des fouilles pour récupérer un papier qui doit valoir des milliard de dollars mais on n'oublie de regarder sous le matelas. Il est vraiment con ce Régis !
L'intrigue sur les droits sur l'eau est vite comprise, même par les moins finauds tel que moi.
Des tortures à une p'tite dame et la voilà qui se relève comme si de rien était.
J'me prends plein de balles dans la gueule mais moi j'suis pas une chiffe molle de lavette, même pas mal !
Ça flingue de partout, tout le monde meurt, sauf qui ? Allez, un petit effort d'imagination.
Un moment, j'ai même retourné mon epub dans tous les sens pour voir si ce n'était pas de la, mauvaise, littérature jeunesse.
Ajouter une pincée, légère, de sexe, de sang et de violence pour choquer le chaland.
Et voilà un thriller efficace certes, mais qui ne casse pas trois pattes à un canard.
Plus fâcheux à mon avis : L'auteur a décider d'éviter le manichéisme et de dire que nous sommes tous coupables de la situation, les gentils et les méchants. C'est son choix. Mais de fait, on reste sur un certain fatalisme : à leur place, vous n'agiriez pas différemment, si je ne me comporte pas comme eux, ils le feront tout de même. Et je pense que même si individuellement nous avons tous un rôle à jouer face à la catastrophe écologique qui s'annonce, il y en a qui sont plus responsables que d'autres.
Comme le fait dire l'auteur par un de ses personnages, Water knife est une "Pornographie du désastre typique" "Du matériel de masturbation pour les voyeurs.". Dans son entretien sur France Culture, l'auteur disait des romans environnementaux, féministes qu'ils étaient trop péremptoires, didactiques. Ici, il est vrai que le thriller marque le pas, mais en alignant tellement les poncifs que j'ai trouvé que cela dessert le propos.
Reste une critique de l'individualisme et du délitement étatique...
Pour ma part, je vous conseille de lire la nouvelle le chasseur de tamaris du même auteur (dans le recueil La fille-flûte). En 20 pages, vous avez tout l'arrière plan écologique de Water Knife. Pas de sexe, pas de torture, mais quelle violence !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          122
gruz
  30 décembre 2016
L'Histoire de l'humanité a débuté avec la guerre du feu. Elle risque fort de se finir avec la guerre de l'eau.
Water knife est le genre de roman d'anticipation tout à la fois enthousiasmant et flippant. Enthousiasmant parce que c'est Paolo Bacigalupi qui est aux manettes, soit l'un des auteurs les plus doués de sa génération en matière de SF humaniste. Flippant parce que ce qu'il décrit nous attend sans doute au tournant (et le virage se rapproche rapidement). Comme le dit l'un des personnages, en début de récit : « On savait bien qu'on allait droit dans le mur, et on est restés pour regarder. Il devrait y avoir un prix pour ce genre de stupidités ».
Dans un futur tellement proche, l'eau, l'or bleu, a remplacé l'or noir comme valeur qui attise toutes les convoitises. Au point que l'Amérique s'est décomposée en États désunis qui se font la guerre autant juridiquement qu'à coups de flingues (les Water knifes sont une milice qui prend part à cette guérilla entre villes, dont certaines se retrouvent totalement asséchées).
Les histoires de Paolo Bacigalupi ont toutes des points en commun. Un coté visionnaire, une préoccupation pour les aspects environnementaux et un humanisme marqué. C'est le cas une fois de plus avec Water Knife.
Même si je n'ai pas été aussi subjugué que par la lecture de son chef-d'oeuvre qu'est La fille automate, et malgré un démarrage un peu lent, ce roman est une fois de plus une belle réussite, qui est autant un objet de réflexion qu'un thriller tendu et violent.
La violence y est traduite par les actions de ces « coupeurs » d'eau dans un monde qui s'assèche à vitesse grand V, et par le sort des millions de personnes transformées en crèves-la-soif. Rien d'autre que des réfugiés climatiques de l'ancienne plus grande puissance du monde, et qui donnent corps d'une autre manière à ce que peuvent vivre des millions d'hommes de nos jours, dans la vraie vie.
La dureté aussi, à travers le gouffre qui s'est encore agrandi entre les quelques privilégiés enfermés dans leurs tours autosuffisantes, et la masse de la population qui meurt à petite eau.
Comme à son habitude, Paolo Bacigalupi fait montre d'une précieuse intelligence et n'est pas le genre à mettre de l'eau dans son vin. Son thriller est tour à tour survitaminé ou intimiste, brutal ou touchant. le difficile destin croisé des personnages, loin de tout manichéisme, ne laisse pas de marbre, avec leur soif éperdue de vivre malgré la souffrance et leur perte des valeurs.
L'auteur américain, avec son éblouissante écriture, est vraiment devenu un incontournable du genre. Sa narration est parfois exigeante et demande qu'on s'y immerge complètement pour vraiment en profiter comme il se doit. Mais quand on y est plongé, c'est un roman difficile à lâcher.
Pas la peine de se dire qu'avant ce terrible futur, de l'eau va passer sous les ponts. Il n'y en a plus… Avec Water Knife, Paolo Bacigalupi propose un thriller prenant, tout en apportant de l'eau au moulin à ce dérèglement climatique déjà bien enclenché.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
BlackWolf
  19 octobre 2016
En Résumé : J'ai passé un excellent moment de lecture avec ce roman qui nous plonge dans un futur proche ou les conséquences du réchauffement climatique sur l'eau, ainsi que la législation spécifique sur l'eau dans l'ouest des USA a amené une crise qui tend doucement vers la guerre. L'auteur construit ainsi un thriller qui, en plus de s'avérer percutants et nerveux, va nous faire réfléchir sur de nombreux points, le tout dans une ambiance sombre et légèrement angoissante. L'univers est l'un des gros points forts du roman, premièrement par sa crédibilité, tant cet avenir parait plus que plausible, et ensuite par toutes les extrapolations que fait l'auteur pour le construire que ce soit aussi bien politique, technologique ou encore humain. Mais surtout, comme je l'ai dit, ce roman nous offre de nombreuses réflexions marquantes, que ce soit sur notre vision de l'eau, sur l'Homme que ce soit sa capacité à s'autodétruire ou a se battre pour ses privilèges, sur notre société et son évolution ou encore sur la capacité de chacun à survivre, le tout sans jamais non plus s'imposer. Les personnages proposés ne manquent pas non plus d'attrait tant l'auteur arrivé à proposer des héros complexes, denses et travaillés qui ne tombent jamais dans la caricature, se révélant humains dans leurs histoires et leurs constructions. Les personnages secondaires s'avèrent eux aussi intéressant à découvrir. Alors certes la fin m'a paru légèrement trop rapide, j'ai trouvé certaines révélations une chouïa téléphonés, et l'auteur sur une ou deux points m'a paru un peu trop métaphysique, mais franchement rien de bloquant tant l'ensemble ne laisse pas indifférent et tant j'ai eu du mal à la cher ce roman. L'ensemble est bien porté par une plume soignée, percutante et entraînante, et je lirai sans soucis et avec plaisir d'autres écrits de l'auteur.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          162

Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Shan_ZeShan_Ze   10 avril 2018
- La croyance. (Il renifla) Je pourrais embrasser un millier de croix. Putain de croyance. (Il reprit amer.) La croyance, c'est pour Dieu. Pour l'amour. Pour la confiance. Je crois que je peux te faire confiance. Je crois que tu m'aimes. (Il leva les sourcils.) Je crois que Dieu nous regarde et se marre.
(Jamie)
Commenter  J’apprécie          110
hcdahlemhcdahlem   22 juin 2017
Vous avez passé un accord avec la Californie et on ne m’a rien dit ? Ils sont propriétaires de votre eau et je n’ai pas été prévenu ? Parce que, de mon point de vue, vous pompez grâce à des droits de pacotille que vous avez achetés en seconde main à un fermier du Colorado occidental et vous n’avez plus une seule carte en main. Cette eau aurait dû nous revenir depuis longtemps. C’est écrit sur les papiers que je viens de vous donner.
Yu lui décocha un regard maussade.
— Allez, Yu, reprit Angel avec légèreté en lui donnant une petite claque sur l’épaule. Ne faites pas cette tête. Nous connaissons tous les deux les règles depuis assez longtemps pour savoir quand on a perdu. La Loi du Fleuve dit que les droits plus anciens gagnent le jackpot. Les plus récents ? (Angel haussa les épaules.) Pas grand-chose.
— Quelle patte avez-vous graissée ? demanda Yu. Stevens ? Arroyo ?
— Ça a de l’importance ?
— C’est la vie de cent mille personnes !
— Ils n’auraient pas dû parier sur d’aussi mauvais chevaux alors, commenta Gupta depuis l’autre côté de la salle de contrôle où elle vérifiait les moniteurs de pompage.
Angel cacha un sourire satisfait tandis que Yu se tournait vers la jeune femme d’un air méchant.
— La soldate a raison, Yu. Vous avez votre notification. Nous vous offrons vingt-cinq minutes supplémentaires pour sortir. Après cela, je vais lâcher mes Hades et mes Hellfire. Vous feriez mieux de vous tirer avant le feu d’artifice..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   30 janvier 2017
On ne juge pas les gens, parce qu’ils craquent sous la pression, on les juge pour ces quelques fois où ils ont la chance de pouvoir choisir.
Commenter  J’apprécie          80
SioSio   05 juin 2017
- Tu crois que j'ai envie de bosser pour un autre bureau juridique de défense de l'eau ? Je vais pas rester un gratte-papier toute ma vie.
- Tu n'as pas vraiment le choix. Il n'y a pas grande monde pour t'offrir un billet de sortie pour l'Arizona.
- Tu sais, Lucy, parfois je pense que tu es la personne la plus intelligente que je connaisse et, soudain, tu dis quelque chose comme ça et je me rends compte à quel point tu es conne. Tu penses petit.
- T'ai-je déjà complimenté sur tes qualités sociales ? demanda Lucy.
- Non.
- Bien. ça aurait été un mensonge.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
SpilettSpilett   27 avril 2018
— Ne sous-estimez jamais l'incompétence induite par un salaire de fonctionnaire.
Commenter  J’apprécie          122

Videos de Paolo Bacigalupi (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paolo Bacigalupi
Vous pensiez ne pas aimer la littérature de l'imaginaire ? Détrompez-vous ! Voici une sélection de 5 livres qui vont vous faire aimer la science fiction, le fantastique et la fantasy.
Retrouvez les livres sur Babelio : 'Jonathan Strange et Mr Norrell' de Susanna Clarke : https://www.babelio.com/livres/Clarke-Jonathan-Strange-et-Mr-Norrell/4327 'Le maître du haut château' de Philip K. Dick : https://www.babelio.com/livres/Dick-Le-maitre-du-haut-chateau/4031 'La fille automate' de Paolo Bacigalupi : https://www.babelio.com/livres/Bacigalupi-La-fille-automate/343518 'Qui a peur de la mort ?' de Nnedi Okorafor : https://www.babelio.com/livres/Okorafor-qui-a-peur-de-la-mort-/524959 'American Gods' de Neil Gaiman : https://www.babelio.com/livres/Gaiman-American-Gods/6910
Abonnez-vous à la chaîne Babelio : http://bit.ly/2S2aZcm Toutes les vidéos sur http://bit.ly/2CVP0zs Suivez-nous pour trouver les meilleurs livres à lire : ?Babelio, le site : https://www.babelio.com/ ?Babelio sur Twitter : https://twitter.com/babelio ?Babelio sur Facebook : https://www.facebook.com/babelio/ ?Babelio sur Instagram : https://www.instagram.com/babelio_/
+ Lire la suite
autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3502 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre

.. ..