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EAN : 9782916207957
154 pages
Editions Ca et Là (15/02/2014)
4.09/5   107 notes
Résumé :
Situé au début des années 1980, dans la banlieue d’Akron, une ville de la Rust Belt frappée par la crise économique, Punk Rock et mobile homes est une comédie déjantée dans le milieu de la musique punk, et une version trash des teenage movies de John Hughes. Le personnage principal, Otto Pizcok, dit « Le Baron », est en terminale et vit dans le parc de mobile-homes appartenant à son grand-oncle. Gros balèze féru du Seigneur des Anneaux à la personnalité un peu borde... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Je me suis franchement régalée a lire cette BD, mais surtout avec la play list ... Et puis ça fait du bien aux oreilles de retrouver les Ramones, Patti Smith , les B52's et bien d 'autres.

Des graphismes un peu a la Gotlib, avec un humour un peu a la Gotlib aussi. (Je n'ai pas pu m'empêcher d'y penser), sont super adaptés a cette histoire ou Otto ado un peu bizarre en classe de terminale, qui regarde les filles, enfin plutôt une en particulier , pompom girl avec une paire de seins a faire damner un saint. Avec deux copains, ils décident d'aller a des concerts a the bank . Lieu culte du punk perdu dans le trou du cul du monde, mais qui rameute pas mal de groupes connus et moins connus. La vie d'Otto va complètement changer à partir de ce jour là.

Cette BD est juste hilarantes , brillantes, pleines de détails. Une BD qui sort des normes et qui fait du bien
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Attention, coup de coeur, coup de foudre, gros riff d'amour qui tâche !

Otto Pizcok, dernière année de lycée, trombone dans la fanfare de l'école, déteste tout le monde et tout le monde le déteste comme ça, hop, pas de jaloux (un postulat de départ qui n'est pas sans rappeler la riante enfance de Jeffrey Dahmer, sujet d'un autre comics de Derf Backderf mais ne nous égarons pas). En gros, juste l'air du pauvre type avec une belle tronche de calculette et culs-de-bouteille toujours vissés sur le nez, en option. Bref, la tête de Turc pile comme on se l'imagine... en juste un peu plus grand et un peu plus costaud, mais sinon tout pareil.

Mais bon, ça c'était avant.
Avant qu'il rencontre Wes et Pete. Une rencontre qui aurait bien failli pas se faire si Otto n'était pas l'heureux possesseur d'un tas de bou... d'une voiture (pour ceux qui l'ont lu : spéciale pensée à son génial volant) et donc tout à fait apte à conduire les deux autres dans le centre ville et plus précisément à The Bank, ancienne banque abandonnée transformée en salle de concert, seul endroit intéressant d'une minable ville industrielle qui se meurt, terreau ô combien fertile pour groupes de punks, oï, grind, crust... qui ne trouveraient de toute façon aucune date ailleurs (à déplorer).
C'est ainsi qu'Otto-aux-vierges-oreilles va faire la connaissance de Klaus Nomi, Wendy O., Joe Strummer, Joey Ramone, Lester Bangs... la liste (en plus d'être éblouissante) est longue.

Comme on s'en doute, tout ça va pas mal le changer et d'Otto Pine-de-Coq, ado timide avec les filles (enfin, avec Teri Workman, LA fille), mal dans sa peau et souffre douleur des grands amoureux du système scolaire (sinon comment expliquer qu'à 27 ans, ils en soient encore à essayer de décrocher leur diplôme ?!) va naître le Baron, une révélation, un mec sûr de lui qu'il ne va plus falloir trop trop emmerder...
Le pouvoir de la bonne musique quand même !

Avec cet album, Derf Backderf nous offre un vrai petit bijou d'humour et de rock'n'roll, ça pogote, ça ramone (ô drôle) les esgourdes, bref ça réveille et ça fait du bien.

A lire de toute urgence pour les fans de punk-rock... et de mobile homes.
Hey ho, let's go !!!!! ♫
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Il a suffi d'une petite poignée de B.D pour que Derf Backderf devienne un de mes auteurs de B.D préférés. Il faut dire que cet auteur a indéniablement un ton et un style personnels et il se montre souvent plus subtil que ce qu'on pourrait penser de prime abord. Backderf est capable d'être trash sans que ça ne sonne gratuit, et ça ce n'est pas donné à tout le monde. « Mon ami Dahmer » parvenait à éviter tout voyeurisme malsain sur un sujet pourtant propice aux débordements les plus craspecs. « Trashed » évoquait un problème majeur de notre époque tout en étant drôle. « Punk rock et mobile homes » confirme tout le bien que je pense de l'auteur. Ce récit initiatique à la sauce punk est jouissif.

Le récit est bien mené et s'avère finalement plutôt fin. Derrière l'humour bas de plafond (mais vraiment drôle) il y a une tonalité douce-amère, un regard plein de nostalgie sur un moment éphémère, sur cette parenthèse géniale qu'a été le mouvement punk. Les personnages sont très bien caractérisés. Impossible de ne pas s'attacher à Otto et ses potes. Je me suis marrée tout au long de ma lecture mais un rire teinté d'une pointe d'émotion. Il est fort ce Backderf !

Et puis une B.D qui évoque les Ramones, les Clash, les Plasmatics etc… tout en crachant sur Journey et le rock FM dégueulasse est forcément bien.
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J'avais 13-14 ans quand le punk a déboulé. Autant dire que du point de vue de Derf Backderf, je suis du mauvais côté. du côté qui a raté l'explosion punk...

Il faut se rappeler du séisme de London Calling, mais surtout du fait que ce genre de musiques, cela ne passait pas en radio. Et les images de punks à Soho servaient surtout à se rassurer... "ouf, nous sommes normaux" disaient les bons bourgeois devant la télévision, "sont fous ces rosbifs" renchérissaient les ouvriers avant Jacques Martin...

Akron, une petite ville perdue, chômage, désoeuvrement, club punk The Bank, et la jeunesse entre rock FM made in US qui remplit les stades et le punk qui résonne dans les âmes (et les burnes) des collégiens. Notamment de Otto, le Baron... qui devient videur, chanteur de punk rock.

L'histoire est indescriptible. Entre Mandryka et Gotlib pour le ton, la déconne... mais j'ai aussi vu quelque chose qui m'a rappelé La Fureur de Vivre. Cette angoisse de vivre, au temps présent, vite, impérativement. Sans ignorer l'humour, un rire parfois grinçant, sur l'air du "je m'empresse de rire de tout, de peur d'avoir à en pleurer".

Derf Backderf nous invite à une plongée dans un univers musical incroyablement plus riche que ce que les radios veulent donner à croire en 2016... Je suis régulièrement branché sur une radio "Classic Rock" en Belgique (Classic 21) et on entend un peu les Clash (les tubes), rarement Ian Dury and the Blockheads, quelques Ramones, un peu de Pretenders (les plus écoutables), un peu de Specials (le côté ska), les trucs insipides des Stranglers, quelques Siouxsie, Talking Heads, B52's... et du Evlis Costello (période pop)... mais jamais Devo, Plasmatics, Dead Boys, The Slits, Wreckless Eric, Graham Parker, PIL, Buzzcocks, Rubber City Rebels, New York Dolls, Gen X, Rotters... Et le peu de punk rock que l'on y entend, c'est une fraction du prog rock diffusé. Et on diffuse plus souvent du punk récent made in US que les vrais de vrais de la fin des années 70.

La playlist fournie au début est réellement impressionnante. Bien pensée, elle est riche de toutes les influences punk.

Je recommande chaudement la page 98... tous les dialogues sont cultissimes, alors qu'Otto parle avec les Clash... Cela dézingue le rock FM US, de Boston aux Eagles... Ce sont les années Reagan aussi. Des années qui sont à l'image des années Thatcher en Angleterre. Mais là où les kids anglais réclament les Clash... les Américains demandent leur ration de Jésus et de Reagan...

Ce roman graphique, c'est aussi la critique d'une sorte d'Amérique. Pas celle qui gagne, mais celle des laissés pour compte. C'est la critique d'une vision où la religion a une place prépondérante.

La fin amère, mais pleine d'espoir aussi, quand le club ferme et que Wes meurt mais qu'Otto prend sa vie en main, vient marquer le rêve d'une réalité brutale.

En exergue du livre, on lit : "Ceci est une fiction. Mais ça AURAIT PU arriver." Je dirais plutôt: "Ceci est une fiction. Mais c'EST arrivé."

No Future... Death or Glory, that's just another story.
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Décidément, Derf Backderf a l'art de me faire rire à travers ses BD, autant qu'il sait faire pleurer. Dans la droite lignée de toutes ses autres oeuvres (ce qui semble logique puisqu'il s'agit de son premier roman graphique), "Punk Rock et mobile homes" est un ouvrage sur l'adolescence, le lycée, les atypiques, la musique. Les thèmes chers à l'auteur se retrouvent ici encore, avec ce personnage central qui évoque plusieurs autre protagonistes que j'ai pu voir dans ses BD.

Le Baron, nom que s'est donné un étudiant étrange, fan de Tolkien et plutôt barré dans son genre, traverse le récit au son des musiques punk qui l'émaillent. On retrouve les groupes emblématiques de ces années-là, dans l'ambiance autant que dans les thématiques. C'est la petite ville de la Rust Belt, les avenirs sombres, le lycée violent, les luttes entre jeunes ... L'ambiance de ces lycées n'a visiblement pas changé, avec une certaine propension au harcèlement (malheureusement toujours d'actualité). Et par dessus ça, l'affirmation d'un jeune homme issu de basse condition.
Ce que j'aime chez l'auteur, c'est qu'il ne se contente pas de l'histoire banale et classique du lycée, l'ambiance et les copains. Il relie ça à d'autres thématiques tout aussi importantes, comme la question de la crise dans ces anciennes cités industrielles, les malades mentaux, l'ambiance de caravanes dans lesquelles des gens vivent à l'année, ou même l'oncle alcoolique qui se révèle finalement investi d'une certaine personnalité juste avant la fin. Derf Backderf ne se prive pas de brouiller les pistes sur les personnages, certains réservant de sacrées surprises avec l'avancée du récit. Déjà Otto, dit le Baron, puisqu'il agit d'une façon bien souvent déconcertante, mélange de jeune très banal et d'un rôle plus mature, assez lucide sur la réalité de son monde. Mais le casting n'est pas en reste et transpire les anecdotes vécues. C'est surtout une galerie de personnages étranges qui donne corps à ce récit, chacun semblant plus taré l'un que l'autre.

L'intérêt principal de cette BD, pour moi, c'est l'humour. Il est assené par grandes claques dans la gueule du lecteur, avec ces moments hallucinants et surréalistes mais en même temps terriblement drôle. Je ne me suis pas remis de la session de sac sur la tête, tellement inattendue. J'ai aussi adoré l'ambiance qui s'en dégage, mélange de souvenirs de jeunesse mais aussi d'une période de nouveauté musicale qui explose les codes. C'est le début du punk rock, de l'ambiance fuck le système et des audaces sur scène. le dessin de Backderf correspond tout à fait à ce qu'il faut attendre de ce genre de récit, avec ses personnages très longilignes et aux tronches impayables. C'est un poil moins maitrisé que ce qu'il fait dans d'autres récits du genre, mais je ne peux qu'approuver. J'aime beaucoup cet auteur, il me le rends bien volume après volume. Franchement, j'ai hâte de continuer à le lire !
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critiques presse (3)
BDGest
18 mars 2014
Élevé à la marge, dans un environnement un rien sordide, victime des brimades de ses petits camarades, le jeune Otto a pour lui un physique hors norme de grand dadais et, plus encore, une insouciance absolue, de celles qui animent ceux qui osent tout.
Lire la critique sur le site : BDGest
ActuaBD
17 février 2014
Antérieure à son immense Mon ami Dahmer, cette chronique délurée montre à quel point Backderf excellait déjà dans la peinture des milieux lycéens américains. Une belle brochette de doux-dingues passionnés, avec des déclarations d’amour rock aussi touchantes qu’exaspérantes.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
BoDoi
13 février 2014
Punk Rock et mobile home est un joyeux mélange bien rythmé : un chant à la gloire des enfants terribles de la guitare électrique mais aussi un portrait humoristique et tendre de la mutation qui s’opère à l’adolescence.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
– Qui c'est qu'on va voir déjà, Wes ?
– KLAUS NOMI !!! C'est un allemand grandiloquent et prétentiard qui chante avec une étrange voix de fausset !
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Ces handicapés volontaires qui se rendent gaiement à un concert de Journey... Il faut leur botter le cul. (p.98)
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Et nos nouveaux morceaux, aux textes rédigés par le Baron, s’avèrent très populaires !
Il n’y a que toi pour écrire une chanson punk sur Bertolt Brecht qui ne soit pas ridicule !
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Ajouter des flatulences de célébrités à mon œuvre pétomane était une intuition divine !
J’ai des dizaines d’artistes enregistrés ! Mon projet devient un artefact culturel !
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- C'est du PLASTIC !! J'me l'suis fourré.''DANS LE CUL!!
Si vous essayez de m'choper, je fais se toucher les deux bouts et B O O M ! !
ALORS RECULEZ, LA FLICAILLE !! MON TROU DU CUL VA TOUT FAIRE PÉTER !!

P.83
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Vidéo de Derf Backderf
Rencontre avec l'auteur John « Derf » Backderf, auteur reconnu et incontournable, plusieurs fois récompensé aux États-Unis et en France. Observateur aiguisé de l'Amérique, il en pointe les dérèglements avec une subtilité et une sensibilité unique. Une rencontre en écho à l'exposition qui lui est consacrée. Une rencontre traduite par Serge Ewenczyk, éditeur français des livres de Derf Backderf (Cà et Là) et animée par Xavier Guilbert (journaliste).
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