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ISBN : 2369902167
Éditeur : Editions Ca et Là (23/09/2015)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 61 notes)
Résumé :
A 21 ans, J.B. se retrouve de nouveau coincé chez ses parents, dans un patelin du fin fond de l'Ohio. II vient d'arrêter la fac et doit absolument trouver un travail pour ne plus avoir sa mère sur le dos. Suite à une annonce providentielle, J.B. et un de ses amis sont engagés comme éboueurs intérimaires. Ils vont découvrir les joies du métier, se confronter aux habitants les plus dérangés de la ville, aux chiens errants et aux sacs-poubelles mal fermés... Pendant un... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
canel
08 juin 2016
Eboueur, 'agent de traitement des déchets' en politiquement correct des années 2000, 'jaillou' en vendéen des années 70.
Derf Backderf a exercé ce métier aux Etats-Unis entre 1979 et 1980. De même qu'il avait relaté dans un roman (autobio)graphique ses années de lycée avec le tristement célèbre tueur en série Jeffrey Dahmer, il raconte ici cette expérience professionnelle.
Comme il le précise en postface, le travail n'a guère changé en quarante ans, à part le tri sélectif. C'est un boulot ingrat, dur, salissant, où l'on se prend en pleine gueule (au sens littéral) tout le manque de respect dont peuvent être capables ses concitoyens : les ordures jetées sans sac, les sacs qui fuient, ceux dont le fond se rompt, les petits malins qui planquent leurs déchets verts ou toxiques au fond de la poubelle. Ceux qui déposent sans vergogne les encombrants sur le trottoir, etc. Et puis les chiens qui vous coursent, les intempéries, les exigences de m'sieur le maire qui veut rendre service à des copains, et tant pis si ça n'entre pas dans vos attributions...
Album très instructif, plein d'anecdotes intéressantes (les bouteilles pleines d'urine jetées par les camionneurs sur le bas-côté, par exemple, parce qu'ils n'ont pas le temps de s'arrêter).
Le dessin chargé et très carré façon Gotlib rend la lecture un peu fastidieuse sur la durée. D'autant qu'à l'image de ce boulot, l'histoire est assez répétitive - mais du fond de notre fauteuil, bien assis, sans les odeurs, c'est déjà beaucoup plus supportable qu'in situ...
L'exposé est en tout cas très complet, en particulier grâce à la postface où l'auteur ouvre le sujet : quid des ordures aujourd'hui, de leur gestion alors qu'elles croissent de manière exponentielle...
Quelques extraits :
■ « Imagine l'économie comme un immense tube digestif. Et nous on est là, devant le trou du cul du libéralisme, à nettoyer. »
■ « J'ai lu que des économistes se basent sur les ordures comme indicateur économique ! Plus il y en a sur le trottoir, plus l'économie est saine ! »
■ « Le principal poste d'exportation des USA vers la Chine, pour plus de 10 milliards de dollars par an, sont les déchets ! »
■ « Le liquide toxique produit par les déchets compressés se nomme le lixiviat. C'est un mélange de solvants, de produits chimiques ménagers, de vieilles peintures et de trucs bien pires (et souvent illégaux) qui se retrouvent dans les décharges. Tout ça suinte vers le bas, tout droit vers la nappe phréatique. Les décharges modernes se vantent d'être équipées d'un 'revêtement' conçu pour contenir cette mixture cancérigène. Ils sont particulièrement inefficaces. L'EPA a découvert en 1989 que TOUS les revêtements fuyaient. TOUS ! » [EPA : Environmental Protection Agency]
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LePamplemousse
15 octobre 2016
L'auteur s'est inspiré de son expérience d'éboueur pendant un an, lorsqu'il était jeune, dans cette bande dessinée très détaillée, drôle et vraiment instructive.
Il nous montre l'envers du décor de cette profession souvent décriée, il nous fait partager son quotidien, entre la saleté omniprésente, les odeurs pestilentielles, les horaires infernaux, les conditions climatiques, que ce soit la chaleur accablante de l'été ou le froid mordant en hiver, les collègues un peu étranges, la hiérarchie et ses lubies, les passe-droits de certains, l'utilisation abusive des services municipaux pour le bon plaisir de certains élus, le total irrespect de quelques citoyens, les attaques fréquentes de chiens, et même les dégâts provoqués par les ratons-laveurs !
Il nous raconte le fonctionnement des décharges municipales, il nous explique comment s'effectue le ramassage des ordures et le tri, il nous montre l'évolution de notre façon de consommer, j'ai appris par exemple que c'est en Alaska qu'il y a les plus grandes décharges d'ordures.
Le sujet est original et m'a véritablement passionné, en plus, j'ai adoré les dessins qui sont bourrés de détails pertinents.
L'humour est bien présent tout au long du récit et donne un peu de légèreté au propos qui pourrait sembler un peu pessimiste pas ailleurs.
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jyrille
16 avril 2016
Trashed est la nouvelle oeuvre complète (ou roman graphique) de Derf Backderf après Punk Rock & Mobile Homes et Mon ami Dahmer.
Prologue
Après avoir relaté ses années de lycée au côté du futur tueur en série Jeff Dahmer, John Derf Backderf est revenu sur une de ses jeunes années. C'est Trashed, une bd autobiographique faite au début de sa carrière, complètement revue dans une nouvelle version étendue. Et au lieu d'en refaire une histoire vraie, Derf Backderf l'augmente pour en faire un roman graphique situé à notre époque et non au début des années 80, avec des personnages inspirés de personnes réelles, à commencer par le narrateur lui-même.
De quoi parle Trashed ? du métier d'éboueur aux Etat-Unis, et de tous les corollaires qui peuvent en découler. Trashed est découpé en plusieurs parties, qui sont autant les actes d'une tragédie complète que de sujets possibles. Elle commence avec trois planches sur l'histoire de la gestion des déchets par les hommes depuis la création de la civilisation, enchaîne sur un prologue, enquille quatre saisons de camions-poubelles et se conclut avec un épilogue.
Eté
Il fait trop chaud, dès le matin, dès l'aube.
La journée passera encore trop lentement, pleine de sueur,
De collègues immoraux ou idiots,
Toujours prêts à compliquer l'horreur,
Tandis que la pause déjeuner, elle, n'aura plus jamais de saveur.
Le monde est une immense daube.
Jets de déchets, pressage de couches, puanteurs presque matérielles
Montagnes de crottes de chiens trempées,
Electro-ménager du siècle dernier et pièces détachées,
Tout ça est supportable quand, avant le dîner industriel,
Il faut vider les restes d'une famille expulsée.
Meubles trop lourds, fauteuils trop luxueux,
Livres déjà lus, cassettes obsolètes,
Plusieurs vies englouties dans la machine à la bouche édentée
Qui meurt toujours de faim, chaque jour, inlassable.
Les gens sont consommables et la civilisation se jette.
Automne
Il pleut, forcément, il va falloir mettre sa pelure,
Une seconde paire de gants, ramasser des feuilles à la pelle,
Mais s'il ne s'agissait que de feuilles, je n'aurai pas droit aux regards durs,
Condescendants, humiliants, de mes semblables à la vue belle,
Tandis que nous nous enfonçons vers le dépotoir.
Le roi des déchets nous accueille, graveleux, content même,
De sa position unique mais cachée, au milieu des habitations
Dont les occupants jamais ne se doutent de l'immensité si profonde et blême
Du tas d'ordure qu'ils génèrent.
Plus haut qu'une cathédrale,
Plus étendue que la ville de Prague,
Il coupe le monde et ouvre celui de la planète déchets.
Les cons.
Hiver
Il faut compter sur les problèmes matériels, les fils électriques
Qui s'accrochent à la benne ou les déchiqueteuses trop lourdes
Qui cassent le dos et les mains,
Nettoyer les branches d'un ami du maire,
Faire partie de la campagne électorale, tout ça pour un salaire de misère.
Sourire aux crétins néo-nazis, soulever des blocs moteurs,
Subir les sarcasmes des éboueurs du recyclage.
Je leur ferai déplacer, à tous, des montagnes de briques.
Parfois, on trouve des trésors vintage, des cassettes au format
Depuis longtemps disparu, des magazines cultes introuvables,
Des meubles en bon état, des outils utilisables, du matos potable.
Parfois, comme le dit Magee mon coloc instable, il est avec nous : le karma.
Ca me rappelle la fois où on a explosé un piano dans la benne.
Les notes s'enfuyaient, fausses ou justes, sans logique, sauf celle de la folie.
On aurait cru un concerto pour poubelle mineure.
Elle jouait pour nous, les invisibles, les larbins, les éboueurs.
Elle nous a fait oublier ceux trop lâches pour trier leurs produits dangereux,
Ceux qui laissent des tonnes de déjections canines, d'animaux morts, de métal rouillé
Qui se cachent sous le vernis de la société,
Tranquilles, sûrs d'eux.
Printemps
Les encombrants, c'est du pain béni pour Wile E,
Notre petit chef en chef.
On lui ramène tout ce qui peut se revendre,
Comme si son salaire indécent ne lui suffisait pas,
Sa position de fonctionnaire non plus, ce pourri.
Les nouveaux changeront-ils tout ça ?
Arrêterons-ils de nous prendre pour des larbins,
Auront-ils de la décence ?
L'année va recommencer, et je ne sais pas si je dois continuer.
Tel Sisyphe, nous ne viendrons jamais au bout de cette tâche
Sans cesse renouvelée,
Quotidienne et écoeurante malgré sa nécessité.
Epilogue
J'ai rencontré Derf Backderf cette année. Il m'a fait une jolie dédicace sur son album Punk rock et mobile homes, où les héros de Trashed faisaient déjà une apparition le temps d'une planche. Ils trouvent l'oncle du héros en train de dormir sur sa tondeuse, planté au fond d'un trou du cimetière, cuvant son whisky.
Avec Trashed, Backderf fait une véritable étude sociologique. Au-delà des petites histoires et galères qui émaillent le livre et en font son déroulement parfaitement chronologique sur une année, il croque tous les problèmes, les travers et les imperfections de ceux qui rejettent de la matière, quelle qu'elle soit. Je lui ai dit qu'il était un peu le nouveau Michael Moore. Il a ri, en ajoutant « Yes, but thinner I hope ! ».
Car le sujet est bien plus profond qu'il n'y paraît. Il fait apparaître l'incivilité et le dédain de la majorité silencieuse sur ceux qui connaissent, au fond, bien trop de leur vie. Il égratigne les profiteurs et les planqués des administrations, décortique les abus de pouvoir, les sociétés privés et les banques qui font tout pour rentabiliser ce qu'une saisie peut fournir. Les déchets comme une métaphore du résultat concret du libéralisme capitaliste.
Mais il dénonce surtout l'inconséquence des consommateurs que nous sommes tous. du sac-poubelle bas-prix qui se dégrade à la moindre goutte de pluie à ceux qui jettent sans regarder, de ceux qui se croient à l'abri alors qu'ils se débarrassent du porno qu'ils n'oseraient jamais affirmer posséder, l'hypocrisie générale de cette gigantesque montagne de nuisances dont nous sommes tous responsables suffit pour affirmer que nous courons droit vers notre propre extinction.
Selon les chiffres rassemblés par Backderf, l'Europe serait en avance sur le recyclage par rapport aux Etats-Unis, mais cela reste encore trop peu. A priori, certaines villes des USA comprendraient désormais qu'il faut recycler 100% de nos déchets. San Francisco y travaille, ils seraient à 80% de recyclage effectif.
Pour parler d'un sujet aussi repoussant, le trait purement underground de Backderf est parfait. Il n'édulcore rien mais le côté cartoonesque et les bonnes blagues qui s'y trouvent dégoupillent le désespoir d'un monde d'ordures. En noir et blanc avec de simples dégradés de vert informatiques pour rehausser les reliefs ou les fonds, l'ambiance n'est donc jamais sombre tant le propos s'en charge.
Se terminant sur un véritable résumé de l'état actuel de la gestion des déchets, Trashed n'est donc ni une bande dessinée comique, ni un manifeste, mais une véritable réflexion autour de personnages losers et pathétiques mais fortement attachants et surtout, réels. Nos éboueurs JB et Mike philosophent tout en ramassant les capotes usagées, et tout le propos de Backderf est là : supprimer le gouffre superficiel qui séparent ces deux mondes a priori incompatibles. Comment faire autrement lorsque son boulot consiste à ramasser des torpilles jaunes ?
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SuperApe
10 mai 2017

Pas facile d'enchaîner quand tu t'es fait remarquer par deux romans graphiques autobiographiques (ça fait deux fois graphiques), relatant tes années lycée avec un camarade un peu chelou, plutôt alcoolique et malsain qui sera plus tard arrêté pour le meurtre de 17 garçons, le tristement célèbre Jeffrey Dahmer (Mon ami Dahmer) et ta période punkrock où tu côtoyais quelques figures du genre (Punkrock & mobile homes). L'idée de poursuivre avec une version romancée de ton expérience en tant que ramasseur d'ordures pour un bled paumé de l'Ohio semble un peu casse gueule. Pourtant Backderf, dont le talent n'est plus à confirmer, s'en sort admirablement bien. L'oeuvre est une réadaptation de sa première bd du même nom, mais développée, améliorée et transposée à l'époque actuelle.
J.B. (initiales de John Backderf, Derf n'étant pas un prénom), 21 ans, revient vivre chez sa mère après avoir arrêté ses études. La glande quotidienne aura vite fait d'excéder son entourage et de le conduire à ouvrir le journal local pour répondre aux annonces emploi, ce qui est souvent le meilleur moyen pour se retrouver au bas de l'échelle sociale, plus particulièrement au cul d'un camion poubelle à ramasser la merde des gens par tout temps pendant une année complète. A subir les immondices, les éclaboussures, les intempéries, les gens qui ne te considèrent pas mieux que les déchets dont tu les débarrasses et aussi l'ambiance virile débilitante des collègues, les scènes de salle de pause parleront à mon avis à quiconque ayant un peu (ou beaucoup trop) travaillé en milieu ouvrier masculin. Ordures à tout les étages.
"Imagine l'économie comme un immense tube digestif. Et nous on est là, devant le trou du cul du libéralisme."
Avec une narration dans la lignée de ses précédents ouvrages, tout en anecdote et en humour cynique et blasé, Backderf réussit à imposer une critique de cette société qui produit et jette à l'excès, qui tente tant bien que mal de se donner bonne conscience à travers un tri sélectif et un recyclage trop peu efficace (“Oh, super ! Encore une montagne d'ordures ! Mais regarde... ces porcs recyclent scrupuleusement. Typique. Ils envoient 30 sacs de merde à la décharge, mais ils recyclent quelques bouteilles de lait... ...du coup ils sont "verts".”). Il décrit encore une fois la morosité des petites villes de banlieue blanche américaines où tout le monde se mêle de tout mais ne s'intéresse à rien et dresse avec justesse l'absurdité et l'injustice inhérents aux milieux professionnels les plus bas sur l'échelle sociale. Et malgré toute cette crasse et cette ambiance sordide, les personnages, même les pires, restent touchants et drôle et on se retrouve à dévorer un bouquin qui de base n'était vraiment pas alléchant.
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Takalirsa
24 mai 2016
A travers l'immonde quotidien des éboueurs, le bilan alarmant de notre société de consommation.
Ramasser des montagnes d'ordures par tous les temps, supporter l'infâme odeur de cette « chiotte bouchée ambulante » qu'est la benne (affectueusement surnommée Betty), se faire asperger par des projections d'immondices... On le sait, le métier n'a rien d'attirant ! On apprend surtout, dans ce roman graphique en grande partie autobiographique, que les poubelles en disent long sur leurs propriétaires... Entre ceux qui les bourrent tellement qu'elles pèsent des tonnes, ceux qui planquent des déchets toxiques au milieu des déchets ménagers, ceux qui préfèrent désosser leur voiture morceau par morceau plutôt que de la porter à la casse, on a droit à une vaste panoplie de crétins ! Ajoutez à ça des animaux morts et des sacs pleins de vers, des flacons d'urine jetés par les routiers, le tout sur fond bleu délavé avec le style particulier de Derf Backderf, et vous obtenez une peinture abjecte mais ô combien réaliste de l'écoeurante réalité !
Heureusement le récit ne manque pas d'humour. J'ai beaucoup aimé la maladresse du chauffeur qui casse tout en manoeuvrant le camion-benne, les petites vengeances personnelles des éboueurs remplissant les boîtes aux lettres de déchets, ou encore le personnage du vieux Marv, le gars de la fourrière qui ne se contente pas d'attraper les chiens errants... Entre eux, les employés de la municipalité ne se font pas de cadeaux...
et les pauvres J.B. Et Mike sont bien méprisés. L'auteur dénonce au passage la corruption qui existe dans cette ville où les agents « rendent service » gratuitement sur leur temps de travail : « Tous ces pontes de la commune qui nous prennent pour leurs domestiques ». Mais le plus impressionnant, ce sont les passages à la décharge pour vider Betty : de grandes vignettes pleine page, agrémentées de chiffres significatifs, font prendre conscience de l'ampleur de ces véritables« planète des ordures » : « L'immensité de l'endroit me sidère toujours », avoue J.B. Même si l'on peut se targuer en Europe d'avoir une situation moins catastrophique qu'aux Etats-Unis, les statistiques font peur... d'autant plus que « Ça ne s'arrête jamais », puisqu'il existe un certain nombre d'obstacles au changement, à commencer par les profits colossaux engendrés par l'industrie du tri...
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Les critiques presse (3)
BoDoi28 janvier 2016
ès le début, l’intention est là : passer au vitriol l’american way of life. Malheureusement cela ne décolle vraiment jamais et le déjà-vu est omniprésent. Le trait fanzine et le bichromisme n’arrangent rien et participent même à l’installation d’un monotone ennui qui s’éternise sur 240 pages. La platitude narrative n’invite le lecteur ni à sourire des situations au potentiel cocasse, ni à tiquer devant cette société quelque peu défaillante. Un Deck Backderf sans relief.
Lire la critique sur le site : BoDoi
ActuaBD03 novembre 2015
Backderf réussit un percutant aperçu de l’arrière-salle de la société de consommation. Un album magistral.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Liberation16 octobre 2015
Derf Backderf, auteur de «Mon ami Dahmer», entremêle fiction et réalité autour de la figure de l’éboueur, rebut de l’Amérique et Sisyphe contemporain.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel19 mai 2016
A partir de 1960, les déchets augmentent aux USA de manière drastique. La consommation à outrance et l'obsolescence programmée devenant la norme, nous sommes devenus une société du gaspillage. Quelle quantité d'ordures produisons-nous ? Avec les déchets générés par les seuls Américains, l'agence de protection de l'environnement estime qu'on pourrait former en 18 mois une ligne continue de camions poubelles pleins allant jusqu'à la lune* ! Les Européens ne valent pas mieux, et les Canadiens produisent plus de déchets par tête que n'importe qui d'autre.
[*384 400 km]
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benlebbenleb18 octobre 2015
T'as pas vu le panneau ? Encore une pile de saisie. Ces gens sont déjà loin. En général, la banque laisse les biens abandonnés sur place pourrir dans la maison jusqu'à la vente... ...et puis un sbire les balance sur le trottoir à notre attention. La banque est censée tout ramasser mais ils vont juste ignorer ce pv... ...et se planquer derrière leur bataillon d'avocats. Du coup on fait le boulot de la banque gratuitement ! Sympa, non ?

Si un jour ils construisaient un monument aux victimes de Wall St, ça devrait être la putain de sculpture d'une énorme pile de saisie !
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NievaNieva09 février 2017
— Oh, bon sang ! Un piano !! Jeté à la poubelle, putain ! Tu rêves, le riverain !!
— Il y a un mot. "J'ai appelé le chef de service et il a dit que vous prendriez le piano."
— Aaargh !! Lips McCoy frappe à nouveau ! Il ne dit jamais non à personne ! C'est toi, le fondu de piano. Tu ne veux pas le récupérer et l'ajouter à ta collection débile ?
— On dirait qu'il est dehors depuis des années. Détruit par la pluie. Dommage. On aurait bien besoin des muscles de Bone, là. On peut arracher les portes et le couvercle pour l'alléger. Heureusement que c'est un petit. Les gros pèsent plus de 350 kg ! Mais bon...
— J'ai une idée... Voilà. On bloque la grosse plaque à mi-hauteur... Si on peut soulever le piano suffisamment pour attraper le fond, ensuite Betty pourra le tirer entièrement.
— Dieu merci, les roulettes ne sont pas coincées !
— Un.. deux... on pousse !!
— Arg ! Putain de bordel de merde !!
— Ummpf !!
— Encore... un coup ! Pousse ! Eh bien voilà ! Ça a marché !
— Pfiuu !
— Bon, pousse-toi ! Si tu étais décapité par une corde de piano, bonjour l'enfer avec la paperasse.
— C'est... c'est horrible et magnifique ! C'est un concerto en poubelle mineure !
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StockardStockard10 août 2016
Ce pleutre a le nez tellement enfoncé dans le cul de Sue Robinson qu'il peut sentir l'odeur de son chewing-gum !
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benlebbenleb18 octobre 2015
Oh, super ! Encore une montagne d'ordures ! Mais regarde... ces porcs recyclent scrupuleusement.

Typique. Ils envoient 30 sacs de merde à la décharge, mais ils recyclent quelques bouteilles de lait... ...du coup ils sont "verts".
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Videos de Derf Backderf (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Derf Backderf
"Trashed", la nouvelle bande dessinée de Derf Backderf Traduction de Philippe Touboul En librairie le 24 septembre 2015 240 pages, 20 ? www.caetla.fr
(c) 2015 Derf Backderf, Abrams ComicArts
Montage vidéo: Jean-Michel Antoine
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