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ISBN : 2863744577
Éditeur : Fayard/Mazarine (28/03/2018)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 42 notes)
Résumé :
Britt-Marie, 63 ans, n’est absolument pas passive-agressive. C’est juste que la crasse, les griffures et les tiroirs à couverts rangés n’importe comment la font hurler intérieurement. Elle sort tout juste d’un mariage et d’une vie de femme au foyer qui ont duré quarante
ans, et le seul travail qu’elle ait pu dégoter la conduit à Borg, un village frappé par la crise qui s’étire le long d’une route où tout est fermé, en dehors d’une pizzeria qui empeste la bièr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  20 juin 2018
Ces derniers jours, je les ai passé avec une certaine Britt-Marie.
A priori rien en commun , mais je me suis surprise à l'aimer chaque jour davantage et bien plus qu'hier et demain.
Britt -Marie venait de quitter son mari quand nous avons fait connaissance . Ce qu'elle aime par dessus tout ( et peut-être plus que son Kent de mari ), c'est le ménage , le rangement, le briquage en tout genre ET son balcon, ( impeccable le balcon ) .
Direction l'agence pour l'emploi , ou elle cassa brillamment les c... de la jeune femme dont le boulot est de vous trouver du boulot. Britt-Marie n'a jamais travaillé, et va se voir proposer le seul job qui veut bien d'elle : s'occuper de la MJC d'une petite ville qui se meurt, ( Borg). Et de fil en aiguille , elle deviendra , entraineuse de foot.
Britt-Marie n'aime pas le foot mais Britt-Marie a beaucoup d' énergie pour remettre de l'ordre, ranger, nettoyer , casa toujours propre …
Si vous n'aimez ni le foot, ni le ménage, sachez que vous allez aimer Britt-Marie, je vous le promet , à la fin …
Parce que tout est dans le ton. Fredrik Backman manie à la perfection les répliques qui tuent , l'humour, le décalé, et c'est juste divin comme écriture.
D'ailleurs, Britt-Marie fait un carton, plus de 9 millions de lecteurs, et dans ces 9 millions, pleins de lectrices et lecteurs ne sont pas des fanas de ménage ou de foot… encore que Britt-Marie peut déteindre sur vous…
je vous laisse, j'ai les vitres à faire (avec du Faxin, of course !), du bicarbonate à saupoudrer sur mes matelas ( afin de bouter les microbes hors de chez moi ) , sur mes plantes ( afin de buter les escargots ! ) et surtout, surtout... ranger mes couverts dans le bon ordre parce que " Britt-Marie ne juge personne, mais tout de même , nous ne sommes pas des animaux !"
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Kittiwake
  18 avril 2018
C'est un monde particulier, original, témoin de blessures profondément enfouies dont les cicatrices ont façonnées un décor que l'on pourrait croire figé. Car elle a un sens personnel de ce qui se fait, de ce qui se dit, selon des critères que lui ont dictés tous ceux auprès desquels elle s'est construite, tant bien que mal. Lorsqu'on sait depuis toujours qu'on est un élément de peu de valeur, on s'applique, non pas à démontrer le contraire, mais à utiliser les recettes qui minimisent le déficit d'image.
« On ne change pas si simplement la façon de Britt-Marie de voir le monde »
Mais voilà, la vie peut parfois vous faire signe et tant pis si cela sort des règles que Britt-Marie suit à la lettre : le mari infidèle , on le quitte et l'on tente de se dépatouiller dans un univers que l'on utilise comme il se doit. L'indépendance soudaine ne doit pas rimer avec la débandade des conduites.
« Sache que tu n'es pas le seul à mener une vie débridée. J'ai fumé plusieurs cigarettes dans ma jeunesse »
C'est ainsi que Britt-Marie, sexagénaire, se retrouve gardienne d'une improbable MJC dans un improbable village que la « crise »  a laissé exsangue, entourée par des fans de foot.
Chaque personnage est un miracle. Et La détermination de l'héroïne bouleverse tout ce petit monde, alors que peu à peu son univers étriqué s'ouvre telle une plante au feuillage ingrat qui révèlerait la plus extraordinaire des fleurs.
L'auteur de Vieux Raleur et suicidaire a le sens de la formule et l'art de tourner à la dérision bienveillante des situations inconfortables pour les concernés :
« quelqu'un avait expliqué de son mieux, les yeux fermés, son pull recouvert de nourriture qui n'avait pas réussi à monter jusqu'à sa bouche ou bien en était ressortie pour une raison ou une autre, qu'elle était trop « bourrée » pour rentrer chez elle la veille. »
Et derrière ces portraits d'êtres en difficulté, on perçoit une grande tendresse et une immense appétence pour la communion des coeurs
« Parce que la vie est plus que les chaussures dans lesquelles on marche, plus que la personne qu'on est. Ce sont les liens. Les fragments de soi dans le coeur d'une autre personne. »
Et par la magie de l'écriture, ce petit groupe de laissés pour compte, devient une fantastique entreprise de réhabilitation des corps et des âmes. Impossible de faire l'impasse sur les émotions que suscitent les aventures des habitants de Borg.
Pour un peu on irait acheter du bicarbonate et on se passionnerait pour le foot (anglais, bien sûr)!
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Saiwhisper
  20 mars 2018
On a tous une Britt-Marie dans son entourage… Mais si, cherchez bien : une personne aigrie, cassante, maniaque, tenace, agaçante, un peu asociale et avec un franc-parler dévastateur… de premier abord, ce n'est pas quelqu'un que l'on qualifierait d'attachant… C'est pourtant ce genre de caractère que Fredrik Backman a attribué à son personnage principal. Comme dans « Vieux, râleur et suicidaire : La vie selon Ove », l'auteur commence fort, puisque l'on découvre Britt-Marie en train de créer un dossier dans une agence d'intérim. Avec elle, tout est prétexte à être critiqué : café servi dans un gobelet en plastique, bureau envahi par la paperasse, coupe de cheveux discutable, etc. On se demande vraiment comment le personnel est capable de garder son calme et ne va pas étriper cette bonne femme adepte des listes et du bicarbonate ! C'est qu'elle est têtue, la bougresse ! Pourtant, à force d'acharnement, cette femme au foyer va dégotter un travail temporaire à la MJC de Borg, une commune de banlieue tellement paumée et en déficit que tout va fermer. Avec un sourire non dissimulé, j'ai découvert cet endroit où la poste fait office de pizzeria et de supermarché. Là-bas, les notions d'achat, de prêt et de service ont une saveur particulière… Sans parler des villageois bourrus et au langage digne de la campagne bien profonde… Oh, que j'ai aimé tout ce petit monde ! Que ce soit Sven le policier qui prend des cours de tout et de rien, Bank la logeuse malvoyante au sacré tempérament, Quelqu'un qui n'aura pas la chance d'avoir un prénom dans cette histoire, les gamins qui jouent au foot comme le Pirate ou Vega, … Tous ces personnages gravitant autour de l'héroïne ont su m'émouvoir ou me faire sourire. Chacun cache un secret, des envies, des espoirs et une belle personnalité.
Plus qu'un travail, Britt-Marie va découvrir des gens qui l'acceptent et l'apprécient telle qu'elle est. Elle va surtout trouver un objectif, un accomplissement personnel et un sentiment de renouveau. Pour elle, qui n'est jamais sortie et qui a toujours vécu avec son mari infidèle, ce fut une incroyable expérience… Et pour nous aussi, lecteurs, qui n'avons pas pu nous empêcher de nous attacher à cette anti-héroïne peu commune ! Je me suis laissé amadouer et porter par son quotidien atypique… Ses petits rituels, je les aimais… Notamment celui consistant à nourrir le rat de la MJC avec une barre énergisante ! Ce petit rat avait intérêt à venir dîner à dix-huit heures et à essuyer ses pattes sur la serpillière, sinon, il se faisait réprimander, le pauvre ! Les scènes avec le rongeur m'ont beaucoup plu. C'est tout à fait le genre d'humour décalé que j'aime savourer. L'ambiance de cet ouvrage est vraiment fraîche ! C'est un plaisir de tourner les pages ! Très vite, les petites manies de Britt-Marie et ses réactions qui m'agaçaient ont fini par m'amuser. Finalement, elle est vraiment touchante… On aime la voir s'épanouir, douter, s'ouvrir aux autres et avancer. D'ailleurs, au fil de l'aventure, on en vient à lui souhaiter le meilleur.
On pourrait reprocher le fait que l'intrigue est majoritairement cousue de fil blanc… Hormis la fin que je n'ai pas vu venir, le reste de l'histoire était attendue et déjà vue, surtout si on a lu « Vieux, râleur et suicidaire ». En effet, on retrouve l'idée de vieux râleur solitaire dont le quotidien va changer grâce à la rencontre d'un groupe de personnes, notamment des enfants. Ce sont surtout eux, ces jeunes qui disent ce qu'ils pensent et qui expriment à merveille leur affection, que le personnage principal va évoluer. de plus, l'ouvrage appartenant au genre feel-good, on s'attend à ce que la conclusion soit plutôt bonne… Je n'ai donc pas eu peur pour l'héroïne dont le destin était quasiment tout tracé. Cela dit, même si je me doutais de la trame scénaristique, j'ai quand même savouré ma lecture ! Pourtant, j'avais peur que le football prenne trop de place dans le récit… N'aimant pas spécialement ce sport, je craignais que l'on tourne trop autour de ce sujet. Heureusement, Fredrik Backman a bien su doser la chose et a mis en avant de belles valeurs. Ainsi, c'était un roman parfait pour ma fin de semaine ! Merci encore à Babelio et aux éditions Mazarine pour cette masse critique. En lisant les derniers chapitres, je me suis vraiment dit que c'est le genre de livre sympathique, qui donne le sourire et qui détend.
On a tous une Britt-Marie dans son entourage… Mais je suis certaine que, derrière sa carapace, notre Britt-Marie est une personne avec des valeurs et de belles qualités. Il suffit juste d'apprendre un peu à la connaître ou qu'elle trouve enfin chaussure à son pied… Avec ou sans crampons de football !
Lien : https://lespagesquitournent...
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sylvaine
  24 mai 2018
Britt-Marie que j'ai de peine à te quitter ! Pourtant ce n'était pas gagné d'avance . Parce que comme emmer.... tu te poses là . Voilà des années que tu passes ta vie à ranger, laver, repasser, dépoussiérer , oh j'allais oublier ! laver les vitres et t'occuper de ton balcon !! Comment peux tu supporter cette routine, cette monotonie ? Alors lorsque dans les premières pages j'ai compris que ton époux Kent préférait l'Allemagne et les pizzas j'avoue que je l'ai compris .Et puis je t'ai vue avec tes listes, cherchant un boulot , n'importe quoi mais du travail pour pouvoir t'éloigner de lui , je me suis dit que tu avais encore un brin d'énergie malgré tes 63 ans . Puis quand , après un forcing spectaculaire à l'Agence pour l'emploi tu décroches un boulot et te retrouves à Borg , je me suis dit voyons voir comment cette "toquée du ménage " va s'en sortir .Parce que Borg c''est vraiment un endroit perdu au milieu de nulle part . Et puis tu m'as bluffée, tu m'as fait rire et pleurer en même temps . Toi qui détestes le football désignée d'office coach de l'équipe de foot locale ... Bref tu m'as conquise , j'ai ri , pleuré, soupiré, participé . Un grand merci à Fredrick Backman qui a permis cette rencontre improbable sans oublier bien sur un très grand merci aux Editions Fayard via netGalley sans qui je ne t'aurai pas rencontrée !
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llamy89
  29 mars 2018
Britt-Marie résout tout à grand coups de Faxin et de Bicarbonate de soude. Britt-Marie n'a pas de préjugés, elle fait la conversation à un rongeur. Britt-Marie ne juge personne. Ne vous avisez pas de l'appeler Britt, n'est-ce pas. Seule sa soeur en avait le droit.
Britt-Marie n'a pas été choyée par la vie, elle s'est rattrapée en s'occupant des autres, de Kent en particulier.
Britt-Marie a harcelé la demoiselle de Pôle Emploi. Il lui fallait absolument un emploi pas tant pour l'argent que pour avoir quelque chose à faire, ne pas périr seule dans son appartement. Elle a une obsession : ne pas déranger les voisins par l'odeur de sa décomposition, si elle devait trépasser brutalement. Ce ne serait pas correct. Un emploi donc... c'est sur sa liste.
J'ai été très intriguée par Britt-Marie, ses listes, sa façon de fonctionner, irritée parfois. L'auteur réussit son pari : donner l'envie de savoir comment cette "vieille geignarde", comme l'appelle certains, va évoluer dans un monde où il n'y a plus qu'une règle : la débrouille face à la crise.
Crise économique oblige, les commerces se sont concentrés en un seul. "Quelqu'un" s'occupe de tout et les enfants du quartier se regroupent autour d'un ballon de football et un rêve, participer à LA coupe.
Le football pour combattre la morosité d'un village traversé par une route que seuls les camions empruntent. Deux directions : celle de l'appartement de Britt-Marie et celle de Paris.
Je remercie Babelio et les Editions Mazarine pour la tendre découverte de ce roman. L'auteur nous offre un beau portrait de femme, une histoire pleine d'émotions. Découvrir à 63 ans que l'on n'a vécu que pour autrui et pourquoi.
Sauter le pas ou ne frapper à aucune porte ? comme le lui demande Vega, quel sera son choix ? Tous les personnages sont attachants de Karl à Bank, Sami, Sven ou Quelqu'un, secrets, écorchés, surtout les enfants Vega, Omar, Paddan, mais tous sont capables d'aimer Britt-Marie comme elle est. De lui apprendre qui elle est !
Un roman qui se lit tantôt la ride du Lion froissée, tantôt les zygomatiques en position haute et la tendresse au coeur !
Découvrir cette femme qui n'a pas travaillé en dehors de son foyer pendant plus de trente ans, qui fait des listes pour ne rien oublier, agaçante, incapable d'un comportement social "normal", s'imposer à tous comme la gardienne de la MJC et le coach de l'équipe de football local ! Comme un membre à part entière de cette drôle de communauté de Borg est un régal !



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Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   20 juin 2018
Les deux dernières choses qui semblent subsister à Borg sont le football et une pizzeria: ce à quol les hommes renoncent en dernier. 
Le premier contact de Britt-Marie avec la pizzeria et la MJC a lieu un jour de janvier, lorsqu’elle gare sa voiture blanche sur le parking en gravier qui les sépare. Son premier contact avec le foot a lieu lorsqu’elle reçoit brutalement un ballon sur la tête, juste après que sa voiture a explosé. En bref, on peut sans doute dire que Borg et Britt-Marie n'ont pas éveillé l‘une chez l’autre une première impression très flatteuse. 
Si vous voulez tout savoir, l’explosion se produit alors que Britt-Marie vient de tourner sur le parking. Britt-Marie l’entend nettement du côté passager de la voiture. Ça a fait "BOUM", si elle avait dû décrire le bruit. Saisie d‘une sainte panique, elle relâche embrayage et frein. La voiture se met à tousser comme si on lui avait fait peur pendant qu’elle mangeait du pop-corn. Après quelques zigzags bien plus ostensibles que nécessaires sur les plaques gelées de janvier, la voiture s’immobilise devant le bâtiment…
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iris29iris29   19 juin 2018
Elle sent qu'il la suit des yeux . Elle avance d'un pas maladroit. Comme si elle ne savait plus marcher sans s'emmêler les pieds. Tous les mots qu'elle a pour lui sont un peu comme une chambre d'hôtel : nouveaux et étranges, des tâtonnements prudents sur les murs pour trouver un interrupteur qui allume systématiquement la mauvaise lampe.
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SaiwhisperSaiwhisper   20 mars 2018
- Sais-tu pourquoi j'ai choisi ce travail, Britt-Marie ? demanda de nouveau la fille.
- Non.
- Ma mère a été toute sa vie assistante sociale. Elle disait toujours qu'au milieu de toute la merde, de toutes les horreurs, il y a une histoire comme un rayon de soleil. Et que ça donne du sens à tout le reste.
La fille se tait très, très longtemps. Puis son sourire s'entend à l'autre bout du fil.
- Ton histoire est mon rayon de soleil, Britt-Marie.
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iris29iris29   19 juin 2018
Les gens de la ville décrivent toujours le crépuscule comme la " tombée de la nuit", mais dans les villages comme Borg, c'est une avalanche. Elle déferle dans les rues comme une épidémie.
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SaiwhisperSaiwhisper   25 mars 2018
Chaque relation a ses mauvais côtés, car les gens ont tous des faiblesses. Quand on vit avec quelqu'un, on apprend à composer avec ses défauts de différentes façon. On peut, par exemple, les considérer comme des meubles très lourds : on s'habitue simplement à faire le ménage autour d'eux. A entretenir l'illusion. Bien sûr, on sait que la poussière s'accumule en dessous, mais on apprend à ignorer ce détail tant il reste invisible aux invités. Mais un beau jour, quelqu'un déplace le meuble sans autorisation et tout éclate au grand jour. La poussière et les griffures. La teinte du parquet longtemps privé de lumière. A ce moment-là, il est trop tard.
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