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ISBN : 2298109176
Éditeur : France loisirs (01/01/2016)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 129 notes)
Résumé :
Une histoire simple aux personnages atypiques. Ou peut-être l'inverse.

Elsa est une enfant solitaire. Sa seule amie est sa grand-mère, une femme fantasque, prête à tout pour faire rire sa petite-fille, même aux pires bêtises (entrer dans un zoo par effraction ; dire des insanités ; flirter avec des policiers) ! Moquée et persécutée à l'école, Elsa sait qu'elle trouvera toujours du réconfort auprès de Mamie, qui lui change les idées en lui racontant au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (51) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  25 juillet 2015
Elsa a 7 ans, presque 8. Petite fille curieuse, vive et surdouée, elle ne s'entend guère avec les enfants de son âge. Trop immature selon elle. Ce qu'elle préfère, c'est passer du temps avec sa mamie, 77 ans, presque 78. Elle ne se lasse pas de toutes les histoires qu'elle invente et lui raconte. Complètement fantasque, désordonnée, désobéissante, elle n'en rate jamais une. Elle ne compte plus les fois où elle a fini au poste. Cette fois-ci, c'est parce qu'elle s'est enfui de l'hôpital dont sa fille est directrice. Et le pire, c'est qu'elle a entraîné Elsa avec elle, violant l'entrée d'un parc en pleine nuit et lançant au gardien et au flic des crottes. Si mamie est à l'hôpital, c'est qu'elle est gravement malade. Juste avant de mourir, elle laisse à sa petite-fille des lettres qu'elle doit envoyer à différentes personnes de son entourage. le plus souvent des lettres d'excuse ou de pardon. Elsa commence alors à mieux comprendre sa grand-mère...
Fredrik Backman nous a émus et fait rire avec son vieux, râleur et suicidaire qu'était Ove. Quid de cette petite Elsa, presque 8 ans?
Il dresse ici le portrait d'une relation touchante et presque exclusive entre la grand-mère et sa petite-fille. Cette dernière, fan des super-héros et de Harry Potter, se laisse emmener avec plaisir au Pays-Presqu'Eveillé, un pays inventé de toutes parts par mamie et qui apaise pour un temps le quotidien pas toujours drôle. Entre réalité et imaginaire, l'auteur dresse une galerie de personnages attachants, agaçants ou loufoques. Il nous offre un conte sur la tolérance et le pardon sans être moralisateur. Certes, ce deuxième roman se lit sans déplaisir mais, paradoxalement, il manque parfois de fraîcheur ou d'entrain par rapport à ce bon vieux Ove.
Ma grand-mère vous passe le bonjour quand même...
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sousweet
  18 octobre 2017
Un roman qui déborde d'humanité. Une grand-mère totalement loufoque qui envoie sa petite fille Elsa, 7 ans, dans une chasse trésor particulière dans l'immeuble dans lequel elle vit. Elsa apprend à connaître les habitants de l'immeuble, leurs histoires et se défait des premiers préjugés. Elle apprend surtout à connaître sa grand-mère, découvre qu'avant d'être grand-mère elle était une femme qui a fait des choix plus ou moins bons. L'histoire d'une petite fille de 7 ans qui se confronte aux choix des adultes tout ça avec beaucoup d'amour et d'espoir.
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Cacha
  25 mai 2017
J'ai trouvé que c'est un très beau livre, une belle histoire dans laquelle une enfant apprend à faire le deuil de sa grand-mère adorée en apportant les lettres de pardon que celle-ci a écrite avant de mourir à toutes celles et ceux qu'elle estimait avoir mal traités.
Il contient à mon avis quelques invraisemblances mais peut-être qu'en Suède les fillettes de huit ans connaissent wikipedia et les statuts facebook ? Et cette gamine est légèrement tête à claques dans sa façon de parler. C'est pour cela que je n'accorde pas un cinq étoiles complet.
Cependant, malgré cette atmosphère de contes de fées à la Harry Potter, ce roman sonne juste dans l'expression des sentiments. Et quelle imagination dans les récits de la grand-mère dont la petite fille se souviendra longtemps, et tout l'immeuble aussi...
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Under_The_Moon
  12 juin 2016
Une vraie grosse déception avec ce roman.
Cette déception est encore plus grande du fait que j'avais été très emballée par la lecture du premier roman de Frederik Backman.
L'auteur pointe une fois encore de façon très pertinente des paradoxes de la société moderne comme l'éloignement des familles malgré les nombreuses études psychologiques en tous genres, notamment les enfants. Et plein d'autres, comme bien sûr, la mort d'un proche.
Mais le roman est tellement mal construit, tantôt répétitif, tantôt décousu et avec des dialogues un peu bancals ne m'ont pas permis de m'attacher aux personnages.
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Vudemeslunettes
  02 décembre 2015
« Ma grand-mère vous passe le bonjour » surprend d'entrée par son style d'écriture. Un style « à la troisième personne » assez déroutant lors des premiers chapitres. Un style auquel je ne suis pas habituée, qui ne m'est pas familier, et honnêtement qui m'a perdue au début, me laissant même redouter ne pas réussir à continuer la lecture.
Bref. Elsa est une petite fille de 7 ans, presque 8. Sa grand-mère (« La grand mère d'Elsa ») est un genre de super héroïne qui ferait tout pour sa petite fille : de la plus petite à la plus grosse bêtise ! Entrer par effraction dans un zoo en pleine nuit, flirter avec le policier … La mamie d'Elsa n'est vraiment pas une mamie ordinaire.
Pourtant, on sent très vite que cette mamie a pour unique but de rendre sa petite fille heureuse. Pour elle d'ailleurs, elle invente des contes. Des contes avec des animaux nuages, des contes avec des pays imaginaires, qui nous donnent, nous aussi, envie de rêver.
Alors quand la mamie d'Elsa meure, Elsa est perdue. Elle lui en veut. Mais la mamie d'Elsa a tout prévu pour qu'Elsa apprenne à gérer sa peine.
À travers un genre de chasse aux trésors, Elsa va devoir partir à la recherche de lettres laissées par la mamie d'Elsa, et les apporter aux personnes qui vivent autour d'elle. Dans le royaume.
Au fil de cette « chasse au trésor », on en apprend d'avantage : sur Elsa, sur la mamie d'Elsa, sur la maman d'Elsa, sur la Moitié qui va bientôt arriver … mais également sur les contes, les royaumes et tous les personnages sans qui ces contes n'existeraient pas.
Et finalement, on se laisse rapidement porter par ces contes et par l'histoire, on s'habitue au style d'écriture et très vite on veut comprendre. Parce qu'au delà d'une simple histoire de conte ou de chasse au trésor, il y a des petites énigmes qui se mettent en place … et qui trouvent des réponses.
L'histoire est fine et délicate (malgré quelques jurons prononcés par certains personnages), les événements s'enchainent (et se déchainent) sans que l'on s'y attende vraiment et chaque personnage, aussi insignifiant puisse-t-il paraitre, prend toute son importance. Que ce soit dans l'histoire réelle ou dans le conte.
Les contes nous permettent de retrouver une part d'enfance insouciante bien agréable, tandis que l'histoire en elle-même nous donne à réfléchir sur les actes, la façon de pardonner, la façon d'aborder les choses, mais également les autres.
La morale de l'histoire vaut pour Elsa autant que pour le lecteur : il ne faut pas se fier aux apparences, il ne faut pas juger, il faut apprendre à connaitre les gens avant de se permettre de porter un jugement sur eux. Il faut les observer et avoir un peu de jugeote pour comprendre les liens (et les douleurs) qui les unissent.
Avec « Ma grand-mère vous passe le bonjour », Fredrik Backman nous livre une histoire aussi drôle qu'émouvante, aussi tendre que violente, aussi inattendue que touchante. L'histoire est jolie, sans être naïve. Les personnages sont très différents et se révèlent tous aussi attachants les uns que les autres. Quand au livre, on en ressort avec le sourire aux lèvres et l'envie de prendre ses proches dans ses bras et d'aller bavarder avec ses voisins.
Et si, au fond, ce livre traite de la mort et du travail de deuil qui s'en suit, il est profondément vivant. On oublie rapidement que la mamie d'Elsa est morte, pour se concentrer sur les souvenirs, sur les bons moments, sur ce qu'elle a partagé, sur sa personnalité, sa façon d'aider les autres plutôt que de rester dans la tristesse de la perte. Un livre résolument positif qui mêle l'imaginaire au réel avec émotion et sensibilité. Une lecture que je vous recommande vivement !

Lien : http://vudemeslunettes.fr/20..
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Citations et extraits (75) Voir plus Ajouter une citation
sousweetsousweet   18 octobre 2017
Quand un horrible drame se produit dans le monde réel, les gens disent que le chagrin, l'absence et la douleur dans le cœur "diminuent avec le temps", mais c'est faux. Le chagrin et le regret sont constants, mais s'il fallait les porter le restant de nos jours, personne ne tiendrait jamais le coup. Le tristesse nous paralyserait. Alors, après quelque temps, nous l'entassons dans des sacs et cherchons un endroit où la déposer.
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mamansand72mamansand72   31 mars 2016
Extrait P62
Elle espère la faire rire. Mais ça rate. Mamie se contente de souffler d’un air triste :
— Tu vas vivre une aventure grandiose et une histoire fantastique. Mais c’est à cause de moi s’il y a un dragon à la fin, mon chevalier adoré. Elsa plisse les yeux. Elle ne l’a encore jamais entendue dire ça. Mamie dit toujours que c’est « grâce » à elle qu’il y a des dragons à la fin des contes, jamais « à cause » d’elle. Mamie s’affaisse, plus petite et fragile qu’Elsa ne se souvient de l’avoir jamais vue. Pas du tout comme une super-héroïne. Mamie lui embrasse le front.
— Promets-moi de ne pas me détester quand tu apprendras qui j’étais. Et promets-moi de protéger le château. Protège tes amis. Elsa ne la suit plus du tout, mais elle promet. Elle serre mamie dans ses bras plus fort que jamais.
— Emporte la lettre à celui qui attend. Il ne voudra pas la prendre, mais dis-lui que c’est de ma part. Dis que ta mamie lui demande pardon.
Puis elle essuie les larmes sur les joues d’Elsa. Celle-ci observe qu’on dit « apporte » et pas « emporte ». Elles se chamaillent un petit peu, fidèles à leur habitude. Puis elles jouent au Monopoly en mangeant des escargots à la cannelle et se demandent qui gagnerait en cas de duel entre Harry Potter et Spider-Man. Une question ridicule, bien sûr, affirme Elsa. Mais mamie aime débiter ce genre de bêtises, parce qu’elle est trop immature pour comprendre que Harry Potter aurait réduit l’ennemi en miettes.
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mamansand72mamansand72   31 mars 2016
Maman hésite. Comme le font les mamans habituées à toujours deviner les questions de leurs filles quand elles se trompent soudain. Elsa hausse les épaules.
— Je suis différente comme mamie. Je suis une Je-Sais-Tout comme papa. Et je sais que je suis une Mlle Je-Sais-Tout parce que j’ai vérifié sur Wikipédia et je tiens ça aussi de papa. Il vérifie toujours tout. Et je me dispute avec tout le monde et je tiens ça aussi de mamie. Alors qu’est-ce que je tiens de papi ?
Maman ne sait pas trop quoi répondre. Elsa respire péniblement par le nez.
— Mamie ne racontait jamais d’histoires sur papi…Maman lui prend le visage entre les mains et Elsa lui sèche les joues avec son écharpe Gryffondor.
— Je crois qu’elle parlait de ton papi sans que tu t’en aperçoives, souffle maman.
— Alors qu’est-ce que je tiens de lui ?
— Tu as son rire.
Elsa remonte ses mains dans les manches de son pull. Elle fait osciller doucement le bout des manches devant elle.
— Il riait beaucoup ?
— Toujours. Toujours, toujours, toujours. C’est pour ça qu’il aimait ta mamie. Parce qu’elle le faisait rire de tout son cœur. De toute son âme.
Elsa grimpe dans le lit de maman et reste étendue contre elle au moins un milliard de battements d’ailes de colibri. Elle ne peut pas dire avec certitude combien de temps ça représente. Ça dépend peut-être du colibri.
— Mamie n’était pas complètement une ordure, déclare-t-elle. C’est juste qu’elle n’était pas complètement pas une ordure non plus.
Maman rit tout haut. Elsa aussi. Le rire de papi. Puis elles parlent très longtemps de super-héros. Maman dit que maintenant qu’Elsa est devenue grande sœur elle doit se rappeler que les grandes sœurs sont toujours des idoles pour leurs cadets. C’est une grande force. Un grand pouvoir.
— Et de grands pouvoirs impliquent de grandes responsabilités, remarque maman. Elsa s’assied tout droit dans le lit.
— Tu as lu Spider-Man !?
— J’ai regardé sur Google, répond maman en souriant avec fierté.
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mamansand72mamansand72   31 mars 2016
Tous les cœurs, tous les miroirs ont volé en éclats le jour où Elsa est née, brisés avec une telle force par la vague que leurs débris se sont éparpillés sur toute la terre. Les catastrophes improbables suscitent des réactions improbables chez les hommes, du chagrin improbable, de l’héroïsme improbable. Elles causent plus de morts que ne pourra jamais l’appréhender l’âme.
Deux garçons qui portent leur mère en sûreté et retournent secourir leur père. Qui repartent, vers la vague. Parce qu’une famille n’abandonne aucun de ses membres. Pourtant, c’est exactement ce qu’ils ont fait, ses fils. Ils l’ont abandonnée. Tous les miroirs, tous les cœurs ont volé en éclats ce jour-là. Dans un fracas audible à mille lieues à la ronde.
La mamie d’Elsa ne vivait pas au même rythme que les autres. Dans le monde réel, au milieu de ce qui fonctionne, elle était le chaos. Mais quand le monde s’écroule, quand tout n’est plus que ruine, les gens comme elle sont parfois les seuls qui fonctionnent. C’était son super-pouvoir. Alors, quand la mamie d’Elsa se rendait dans un coin précis de la terre, une chose était certaine : c’était le genre d’endroit que tous les autres essayaient de quitter. Si on lui demandait pourquoi, elle répondait :« Parce que je suis médecin, merde. Et quand je le suis devenue, j’ai renoncé au luxe de choisir qui sauver. »Elle n’était pas très douée en matière d’efficacité et d’économies, mamie, mais là, au milieu de l’apocalypse, tous l’écoutaient. En temps normal, les autres médecins ne l’auraient sans doute même pas accompagnée dans un magasin, mais quand le monde s’écroulait, ils la suivaient comme une armée. Car les catastrophes improbables engendrent des réactions improbables chez les hommes. Engendrent des super-héros improbables.
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flambotteflambotte   29 avril 2016
Une grand-mère est une épée et un bouclier. C'est une sorte d'amour très particulière, que les gros futés ne comprennent pas. Quand ils disent, à l'école, qu'Elsa est différente comme si c'était mal, quand elle rentre avec un oeil au beurre noir et que le directeur dit qu'elle "doit changer d'attitude" et qu'elle "provoque les autres enfants", mamie est de son côté.
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