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Gilles Morris-Dumoulin (Traducteur)
EAN : 9782253112822
411 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (23/05/2006)
3.26/5   77 notes
Résumé :
Alors que son père se meurt, Tan quitte les Etats-Unis où il réside depuis de longues années pour revenir en Inde, dans sa province natale. Dans la chambre des parfums, où repose le corps de son père avant la crémation, Tan réalise combien il s'est éloigné de sa culture d'origine. Écartelé entre hindouisme et christianisme, entre une société de castes et des sympathies d'extrême gauche, il devra apaiser le conflit intérieur qui, jusqu'alors, n'a cessé de le déchirer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Unhomosapiens
  13 juillet 2021
Je viens de lire une centaine de pages. J'ai tiré le plus possible, en sautant des pages, en lisant en diagonale, mais j'abandonne. L'histoire de ce père qui a profité de la colonisation britannique et qui fait maintenant partie de « l'upper class » indienne m'agace et me déplaît. Plusieurs pages sur une partie de chasse ou sur un esclandre par ce que des oeufs ne sont pas cuits correctement pour le petit déjeuner dans un hôtel ne m'intéressent vraiment pas. le narrateur, qui ensuite ira faire l'étudiant en Grande-Bretagne ou aux USA et qui raconte ses exploits auprès de ses conquêtes féminines ne parviennent pas à me passionner. Et la moindre description est terriblement longue, ennuyeuse. Alors que le thème aurait pu être intéressant. Ce roman est ennuyeux.
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clarinette
  29 juin 2008
Ce livre est avant tout un hommage vibrant au père du narrateur, un shikari (chasseur) : "Papa à la chasse", "les parfums de Papa", "Papa est malade"... J'espérais une sorte de "Vie française" à l'indienne, je sortais juste du roman de Jean-Paul Dubois et je n'ai pas pu m'empêcher de mettre les deux livres en parallèle. Cette lecture m'a parue fastidieuse au début. Pourtant cette description de l'Inde partagée entre traditions et modernisme, les différentes religions qui la composent, tiraillée entre sa propre culture et la culture anglo-saxonne importée par le colonialisme et du fossé qui sépare les générations aurait pu être intéressante. Certains passages ont quand même attiré mon attention et m'ont donné envie de continuer.
La deuxième moitié du livre est plus axée sur le narrateur lui-même (on apprend qu'il s'appelle Tan). Celui-ci vit aux Etats-Unis. Il ya des moments très drôles, il y des réflexions intéressantes sur le fémininisme, sur les conflits de culture entre Orient et Occident. Tan et ses amis "philosophent", se posent des questions métaphysiques. On est alors en plein dans les années 70. Tan est partagé entre le désir de continuer à évoluer dans le mode de vie américain et celui de revenir à ses sources indiennes...
la suite sur http://leslecturesdeclarinette.over-blog.com/article-3721703.html
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Illwenne
  30 août 2014
Tan, un jeune indien qui a fait toutes ses études à New York et projetait de devenir écrivain apprend la mort de son père. C'est l'occasion pour lui de retourner dans son pays et de revoir sa famille qu'il n'a plus vue depuis de nombreuses années. C'est l'occasion aussi de retrouver ses souvenirs d'enfance et particulièrement ceux qu'il a gardé de son père. La première partie du livre s'ouvre sur ces souvenirs, quand Tan était un petit garçon et que, comme ses frères et soeurs, il aimait tant se réfugier dans la pièce de son père pendant son absence : La chambre des parfums. "C'étaient des odeurs viriles. Eaux de Cologne corporelles et after shaves variés englobaient les meilleurs produits mondiaux fidèlement importés par Mark & Spencer". Son père était un Shikari : un grand chasseur : sans cesse en train d'arpenter les forêts, les terrains broussailleux en quête de gibier. pendant ce temps-là, sa mère priait devant l'autel familial. Comme la plupart des jeunes gens de son milieu, Tan va partir faire ses études à l'étranger, il va sans s'en rendre vraiment compte s'éloigner peu à peu de sa culture. mais il n'oubliera jamais ses racines.
le récit s'ouvre sur les souvenirs de Tan, de la vie de sa famille à Raïpour dans les années cinquante, mais cette partie occupe moins de la moitié du livre. On le suit ensuite à New York, sa vie d'étudiant, sa rencontre avec Serita avec qui il vivra une dizaine d'années. On le voit changer, essayer d'adopter le style de vie occidental sans toutefois pouvoir s'intégrer complétement : aux Etats Unis, il sera toujours perçu comme "l'indien", un immigrant. Et à son retour dans son pays, il s'apercevra qu'il s'est trop éloigné de sa culture pour se sentir vraiment à l'aise parmi ses compatriotes. La Chambre des parfums n'est pas vraiment un roman sur l'Inde. Ecrit par un indien émigré aux Etats Unis, c'est plutôt un récit sur l'opposition monde traditionnel/monde moderne, Inde rurale des années cinquante et Amérique hippie marquée par la guerre du Viet Nam. C'est dire si le fossé est large....et pourquoi Tan est tiraillé entre ces deux cultures.
J'ai bien aimé toute la partie qui concerne l'Inde, l'enfance de Tan, de ses frères et soeurs, la description qu'il fait de son père et qui montre bien l'admiration et le respect qu'il avait pour lui. C'est probablement à cause de son père qu'il est parti aux Etats Unis ; en effet c'est lui qui décidait de mettre ses enfants dans des écoles anglaises dès leur plus jeune âge. Sa mère, est plus effacée - comme toutes les épouses indiennes de cette époque - plus tournée vers les traditions et la religion, alors que son père, lui, est profondément athée. La partie du livre qui se déroule à New York m'a profondément ennuyée : les virées entre copains, la rencontre et les rapports de Tan avec Serita, une indienne qui avait coupé toute relation avec son pays d'origine et dont elle ne voulait plus du tout entendre parler, et que soit dit en passant, j'ai trouvé particulièrement antipathique.
Même si j'ai appris pas mal de choses sur la culture indienne, que j'ai beaucoup aimé le personnage du Shikari et l'importance que l'auteur donne à ses racines, c'est l'ennui qui a prévalu dans cette lecture
Note : 5/10
Lien : http://lecturesdebrigt.canal..
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cathe
  04 septembre 2015
L'auteur, né en Inde en 1940, s'est installé aux Etats-Unis où il est devenu journaliste. Là-bas il a vécu la révolution des années soixante qui était à l'opposé des valeurs de son pays natal. Société figée en caste d'un côté, liberté extrême de l'autre. Religion omniprésente d'un côté, mise à bas de toutes les valeurs de l'autre. C'est à la mort de son père, dans cette "chambre des parfums" qui lui rappelle tant de souvenirs, qu'il essaiera d'apaiser le conflit intérieur qui n'a cessé de le hanter.
Le sujet, très intéressant, est desservi par une écriture journalistique extrêmement banale. Quant à la construction du livre qui multiplie les découpages et les sauts dans le temps, elle est très gênante pour la lecture. Je n'ai pas vraiment aimé ce livre à cause du style défaillant et de la construction alambiquée, mais le sujet est toutefois intéressant !
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Ducol
  21 avril 2019
Prêté par une amie, j'ai été emporté par ce roman et cet auteur dont je ne connaissais rien. J'y ai retrouvé, et sans nostalgie, ni culte du souvenir, les odeurs, les ambiances que j'ai connu en Inde il y a quelques décennies (comme le temps passe :) )
Je recommande sa lecture, même si je ne pense pas que l'auteur soit le Philip ROTH indien, comme indiqué sur la quatrième de couverture.
PS petite remarque en passant, si je m'en était tenu au critiques sur babelio, je n'aurai pas lu ce livre alors pour le futur, je prends la résolution de toujours les lire après.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   14 juillet 2021
Leur boulot commençait à l'aube et ne s'arrêtait pas au coucher du soleil, quand la chaleur et les moustiques de l'été torturaient leurs corps brulés, ou que l'hiver trouait leurs semelles et leurs âmes. leur seule consolation, lors de ces saisons d'insatisfaction permanente, c'était leurs buffles, dont les queues dispersaient les essaims de mouches en été, et dont la chaleur animale leur permettait de survivre, quand ils dormaient avec eux en hiver. Et toute l'année, leurs bouses n'étaient pas vraiment de la merde, car il ne s'agissait, en fait, que de masses compressées d'herbe et de fourrage, fournissaient, une fois séchées, de quoi cuire les aliments et chauffer les narghilés rustiques où se consumaient, lentement, les "bûches" de tabac brut.
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clarinetteclarinette   29 juin 2008
"Il sentait si bon, Papa.
Dehors, en juin, les vents chauds menaient la danse. Et valsaient avec eux les dunes de sable projetées vers un ciel incandescent d'où elles retombaient en nappes jaunes qui s'infiltraient chez nous, par dessous les massives portes de bois, et nous emplissaient les narines. Entre nos murs planait cette pouussière corrosive chargée d'une odeur de boue et de fumier. Parfois, les ailes géantes des ventilateurs nous projetaient au visage des gouttelettes issue du système de refroidissement des épurateurs d'air garnis de paille et de copeaux. On respirait alors, le parfum béni d'une averse sur le sol extérieur brulé par le soleil."
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UnhomosapiensUnhomosapiens   10 juillet 2021
Ce livre ne parle pas de gens que vous connaissez. Vous ne pourrez donc pas les reconnaître. La seule réalité, c'est la forêt qui, même après sa disparition, se reflète encore dans le ciel.
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