AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2706712732
Éditeur : Salvator (27/08/2015)

Note moyenne : 2/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Les membres de Babelio n’ont pas encore rédigé de description de ce livre.
Soyez le premier à l’écrire

Vous pouvez également ajouter la description de l’éditeur (quatrième de couverture)
Ajouter la description de l’éditeur
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
YvesParis
  16 novembre 2015
Bertrand Badie est professeur à Sciences Po Paris. Une génération d'étudiants y a suivi son cours magistral. Il porte non sur les relations internationales mais sur « l'espace mondial ». Chaque mot compte dans cet intitulé : l'espace plutôt que le territoire, mondial plutôt qu'international. Car, pour l'auteur de « La fin des territoires » (Fayard, 1995) et « Un monde sans souveraineté » (Fayard, 1999), la mondialisation annule la distance tandis que l'international est supplanté par l'inter-social. Bertrand Badie reproche à l'école réaliste de réduire le jeu mondial à l'affrontement d'Etats froids et rationnels. Or, à l'heure de la mondialisation et de l'irruption des sociétés sur la scène internationale, l'espace mondial ne se réduit pas aux seuls Etats et la puissance n'est plus sa seule aune. le monde, dit-il, est composé de sept milliards d'acteurs et le principal défi qu'il nous faut relever est de regarder leurs souffrances en face.
Bertrand Badie écrit régulièrement dans La Croix. Son livre rassemble ses articles les plus marquants. Il ne s'agit pas d'une juxtaposition paresseusement chronologique qui, dans la meilleure hypothèse, permettrait de revisiter l'actualité internationale des années passées, dans la pire révèlerait la caducité d'analyses à vif. Il s'agit au contraire d'une tentative de long terme de modifier notre regard sur le monde en en corrigeant les fausses évidences qui en aveuglent la perception.
Cette entreprise de reconstruction part d'un constat : la mondialisation conditionne nos actions. Elle se définit par une saisissante progression de la mobilité : mobilité des hommes, mobilité des capitaux, mobilité de l'information. Elle a pour conséquence l'interdépendance : « tout le monde dépend de tout le monde » (p. 47). Elle est par nature inclusive : « tout le monde est réuni sur la même scène » (p. 46). le monde n'est peut-être pas encore uni – il ne partage ni les mêmes problèmes ni les mêmes valeurs – mais il est d'ores et déjà unifié – nous ne pouvons être sourds ou aveugles aux malheurs du monde. Dario Battistella ne l'exprime pas autrement qui parle joliment (« Un monde unidimensionnel », Presses de Sciences Po, 2011) d'une société internationale « unitive ».
Or, le système interétatique fonctionne encore largement selon une logique d'exclusion. L'auteur de « La diplomatie de connivence » (La Découverte, 2011) et de « le temps des humiliés » (Odile Jacob, 2014) s'en est par ailleurs longuement expliqué : la logique de « club » nourrit l'humiliation. La désignation d'un ennemi, avec lequel on s'interdit de négocier, conduit à sa radicalisation. La valorisation de la « guerre juste » rend la paix impossible. La moralisation des relations internationales a la conséquence paradoxale de bannir le compromis et d'empêcher l'équilibre. Ce progrès apparent pourrait en fait s'avérer pernicieux.
Quelles solutions Betrand Badie propose-t-il ? Elles sont simples à formuler, plus difficiles à mettre en oeuvre. Il faut sortir du prêt-à-penser westphalien. Il faut, dit-il, « écrire une autre Histoire des relations internationales, celle du nécessaire traitement social des conflits contemporains » (p. 43). Lançant à la gauche européenne un défi, il préconise « d'entrer dans la mondialisation sur une base qui lui serait propre et mettrait en avant des valeurs solidaristes (plus qu'associatives), régulatrices (plus qu'accompagnatrices), universalistes (plus qu'occidentalistes ») » (p. 184). Vaste programme ….
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          220
Videos de Bertrand Badie (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bertrand Badie
Dans « Nous ne sommes plus seuls au monde », Bertrand Badie mettait en évidence les blocages d?un ordre international pris au piège de la mondialisation. Il montre ici comment le Sud, largement issu de la décolonisation, réagit à cette situation et, reprenant la main, recompose le système. Jusqu?à la fin de la Guerre froide, la compétition entre puissances a fait l?histoire. Aujourd?hui, non seulement elle est mise en échec, mais la faiblesse, à l?origine de la plupart des conflits (à travers celle des États, des nations institutionnalisées, ou du lien social), définit les enjeux internationaux et produit la plupart des incertitudes qui pèsent sur l?avenir. Le sens de la conflictualité mondiale s?en trouve particulièrement bouleversé. Devenue compétition de faiblesses, elle n?est plus territorialisée, n?oppose plus exclusivement des armées et des États ; peut-être a-t-elle même pour seule finalité de perpétuer des « sociétés guerrières ». Elle produit une violence diffuse, se déplace par rhizome, atteint tout le monde. Les vieilles puissances peinent à l?admettre. Le système international se transforme, inévitablement, sans que les États n?en prennent la mesure : il intègre de nouveaux acteurs et réécrit l?agenda international jusqu?à faire des questions sociales les enjeux majeurs de notre temps (démographie, inégalités, sécurité humaine, migrations). Reste à inventer les remèdes à ces nouvelles « pathologies sociales internationales ».
« Quand le Sud réinvente le monde. Essai sur la puissance de la faiblesse » Le nouvel essai de Bertrand Badie professeur des universités à l?IEP de Paris (Sciences Po), expert en relations internationales En librairie dès le 4 octobre ? https://bit.ly/2IBz4Ta
+ Lire la suite
autres livres classés : mondialisationVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Romancière anglaise ou américaine ? (la suite)

Née le 16 décembre 1775 et décédée le 18 juillet 1817, Jane Austen faisait partie d'une fratrie de huit enfants et était fille de pasteur. Ses romans mettent en scène des jeunes filles dont les grandes préoccupations sont l'amour et le mariage. Elle était ...

anglaise
américaine

20 questions
34 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature anglaise , littérature américaine , xixème-xxème sièclesCréer un quiz sur ce livre