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EAN : 9782738135346
221 pages
Éditeur : Odile Jacob (04/01/2017)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Un pas en avant, deux pas en arrière. Constat peu glorieux ? Fausse route d’Élisabeth Badinter dresse un état des lieux des luttes féministes. Rappelant que la différence des sexes est un fait qui ne doit pas prédestiner aux rôles et aux fonctions, Élisabeth Badinter pointe, dénonce parfois, les contradictions d’un féminisme "obsédé par la problématique identitaire". Et l’auteur de poser la question : quels sont les réels progrès réalisés depuis quinze ans ?
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
ChtiteEmilie
  16 juillet 2018
Le féminisme fait-il fausse-route ? C'est en tout cas le constat d'Elisabeth Badinter. A force de mettre en lumière les Femmes, la cause féministe en a fait des victimes des Hommes. Une victimisation sans nom qui oublie totalement qu'une Femme est libre des ses choix, libre de dire "oui" ou "non". On est plus du tout sur la même mouvance égalitaire mais celle qui oppose les hommes aux femmes. Pour faire évoluer la société, les féministes devraient plutôt prôner: Femme, lève-toi et marche! Sois fière d'être toi-même car tu portes le monde.
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Catioucha
  02 février 2010
Cet ouvrage est le troisième livre de Badinter que je lisais, et comme à chaque fois je me suis trouvé une très forte affinité de pensée avec l'auteur. J'ai apprécié comme toujours la simplicité et la clarté de son écriture, comme la lucidité de son raisonnement et la précision de son argumentation. Cet essai, qui dénonce les excès d'une certaine forme de féminisme, se dévore comme un roman et permet de remettre beaucoup de questionnements en perspective. En tant que femme, j'ai trouvé cette lecture très salutaire et en tant que lectrice je l'ai trouvée passionnante.
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rbreizh
  18 avril 2018
Elisabeth Badinter a beaucoup écrit pour déconstruire les stéréotypes hommes-femmes, hérités de siècles de domination masculine justifiée par certaines religions, cultures et pouvoirs politiques. Dans son livre, L'amour en plus, elle mettait à mal la notion d'"instinct maternel", non sans raison. Fausse route, paru en 2003, rejoint l'actualité avec les mouvements "Me Too", "Balance ton porc" et la nouvelle législation en cours pour "protéger" les femmes des pratiques sexistes masculines. L'analyse d'Elisabeth Badinter pointe la complexité de régir les relations hommes-femmes, entre ultra-féminisme - qui sépare les hommes et les femmes - et retour au naturel (instinct maternel, régression dans les droits des femmes - port du voile, soumission... - dans une société qui prône l'égalité hommes-femmes, retour d'archaïsmes...). Sa vision fait la part des choses entre idéologie féministe et réalité des rapports hommes-femmes. Mais sa conclusion est pessimiste quant à la progression de la cause des femmes.
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BruC
  17 mars 2020
Dans Fausse Route, c'est un bilan lucide et sévère de 60 ans de féminisme et de combats pour le droit des femmes que propose Elisabeth Badinter.
L'intellectuelle, qui ne cache pas son admiration pour Simone de Beauvoir et son combat d'avant-garde pour l' émancipation féminine (Le Deuxième Sexe, en 1949), brosse un tableau sombre de la condition des femmes au début du XXIe siècle.
Malgré la fin du patriarcat et l'éclatement des archétypes – quoique cela soit à relativiser – la route pour l'égalité des femmes semble avoir fait fausse route. Elisabeth Badinter trace les contours de ce qu'est aujourd'hui la condition des femmes : des courants féministes engagés (soulignons que ce livre a été écrit avant l'apparition des Femen), un nouvel ordre moral en train de s'imposer, la vision manichéenne des relations hommes/femmes de certaines intellectuelles, la domination masculine (incontestable lorsqu'il est question de pouvoir politique et économique) et son corollaire la violence masculine, la victimisation générale de la société (conceptualisée par Pascal Bruckner), le questionnement sur la sexualité et sur ses nouveaux modèles ou la crise économique touchant plus les femmes que les hommes.
Au final, la lutte pour l'égalité homme et femme reste semée d'embûches, malgré la vitalité de certains courants féministes. Outre le fait que certains hommes aimeraient faire payer aux femmes la fin de leur imperium, de nouvelles normes semblent s'abattre sur la condition féminine : la tentation du séparatisme, la victimisation, l'inégalité domestique, économique et politique, la maternité et l'allaitement devenus des pièges, le corps marchandisé et instrumentalisé ("corps-objet ou sexe-machine"), le concept de sexualité "innocente" des femmes contre une sexualité masculine "forcément brutale" des hommes, le rejet de l'égalité hommes-femmes dans certains quartiers avec le voile islamique et les violences faites "aux soeurs et aux cousines" (l'essai date de 2003 et rien ne s'est arrangé depuis).
Le tableau général d'Elisabeth Badinter est sévère et contribue à alimenter le débat sur la condition féminine. La philosophe s'attaque en fin de volume au relativisme sexuel et prône moins la parité générale que la réconciliation pour le partage : "Hommes et femmes ne constituent pas deux blocs séparés. D'une part, on ne vote pas en fonction de son sexe, mais de ses intérêts et de son idéologie. D'autre part, il y a moins de différence entre un homme et une femme de même statut social et culturel, qu'entre deux hommes et deux femmes de milieux différents. Contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, la différence sexuelle est peu de chose au regard de la différence sociale et la mère chômeuse avec deux enfants n'a pas la même priorité que la mère énarque ou chef d'entreprise."
Lien : http://www.bla-bla-blog.com/..
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Gaphanie
  27 septembre 2018
Dans Fausse route, Elisabeth Badinter dénonce les excès du féminisme et le renforcement du conflit, de l'opposition homme-femme qui en découle.
Comme toujours dans ce genre de lecture, j'ai beaucoup de mal à séparer ce que l'auteur dit de la résonance de mon vécu personnel. Bref, je ne me reconnais absolument pas dans les luttes féministes actuelles, en revanche, je me retrouve totalement dans cet essai.
Encore une fois, Elisabeth Badinter met des mots sur ce que je ressentais confusément sans pouvoir l'exprimer.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
TrissotinTrissotin   28 février 2013
Le port du foulard imposé par les courants fondamentalistes signifie qu'une femme doit cacher ses cheveux pour ne pas être objet de désir. Il est le signal pour tous les hommes qui ne sont pas de sa famille qu'elle est inabordable et intouchable. Sans lui, non seulement elle est provocante, mais elle endosse la responsabilité de cette provocation et de ses suites. D'emblée, la femme est coupable de susciter des désirs impurs alors que l'homme est innocenté de les éprouver. Son corps n'a pas la même valeur que celui de l'homme. Il est une menace qu'il faut dissimuler pour le désexualiser et le rendre inoffensif. Le foulard des jeunes lycéennes françaises et la burka des Afghanes ont la même signification symbolique : cachez ce corps que je ne saurais voir sous peine que j'en fasse ma chose. Seule différence : le degré de fondamentalisme qui n'est évidemment pas le même d'une société à l'autre.
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TrissotinTrissotin   28 février 2013
En vérité, le relativisme sexuel comme principe politique est un leurre. Hommes et femmes ne constituent pas deux blocs séparés. D'une part, on ne vote pas en fonction de son sexe, mais de ses intérêts et de son idéologie. D'autre part, il y a bien moins de différences entre entre un homme et une femme de même statut social et culturel qu'entre deux hommes ou deux femmes de milieux différents. Contrairement à ce qu'on a voulu faire croire, la différence sexuelle est peu de choses au regard de la différence sociale et la mère chômeuse avec deux enfants n'a pas les mêmes priorités que la mère énarque ou chef d 'entreprise.
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TrissotinTrissotin   28 février 2013
Les plus grands progrès accomplis ces dernières décennies l'ont tous été grâce à l'audacieuse déconstruction du concept de nature. Non pour la nier, comme on l'a souvent dit, mais pour la remettre à sa juste place. On a ainsi offert à chacun une liberté sans précédent par rapport aux rôles traditionnels qui définissaient le genre. C'est cette philosophie-là, culturaliste et universaliste, qui a changé la condition féminine et levé l'opprobre sur l'homosexualité. On a alors appris que le sexe, le genre et la sexualité ne prédéterminent pas un destin.
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rbreizhrbreizh   18 avril 2018
Le relativisme culturel venait de faire son entrée en force sur la scène politique et l'égalité des sexes allait en faire les frais. La première offensive eut lieu à l'occasion du rapprochement des familles des travailleurs immigrés venus d'Afrique. Le droit à la polygamie et à l'excision des petites filles fut doctement discuté. Emportées par la haine de soi et l'aveuglement, de nombreuses voix s'élevèrent pour qu'on respecte scrupuleusement les coutumes étrangères. De jeunes Africaines eurent beau supplier qu'on leur applique la loi française, les belles âmes relativistes firent mine de ne pas entendre. Pendant des années, non seulement on s'épargna d'enseigner la loi de la République aux nouveaux arrivants, mais on ferma les yeux devant des pratiques absolument contraires à la loi. Les représentants de l'Etat et ses institutions, terrorisés à l'idée d'être taxés d'intolérance, s'agenouillèrent devant les différences quoi qu'il en coûtât à leurs victimes. Il fallut beaucoup de courage et de convictions aux féministes telles Benoîte Groult et quelques autres, ainsi qu'aux tribunaux, pour continuer à lutter contre l'intolérable tolérance.
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rbreizhrbreizh   18 avril 2018
Or, pour la majorité des femmes, il ne peut y avoir d'amélioration de leur condition que par une conquête de l'égalité qui ne mette pas en péril leurs relations avec les hommes. Même si elles savent bien que l'on n'arrache pas au maître ses privilèges sans résistance ni grincements de dents, elles connaissent aussi la vérité du propos de Margaret Mead: quand un sexe souffre,l'autre souffre aussi. Bien que les unes trouvent les progrès trop lents et les autres le partage de leurs dépouilles trop rapide, la plupart des femmes et des hommes ont envie de vivre ensemble et de mieux vivre. C'est dire si le féminisme radical a peu de chance d'être entendu.
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