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ISBN : 2081231441
Éditeur : Flammarion (10/02/2010)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 187 notes)
Résumé :
4° de couverture

Trente ans après L’Amour en plus, il se livre une véritable guerre idéologique souterraine, dont on ne mesure pas encore pleinement les conséquences pour les femmes. Le retour en force du naturalisme — qui remet à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel — constitue le pire danger pour leur émancipation et l'égalité des sexes.

À force d'entendre répéter qu'une mère doit tout à son enfant, son lait, son temps et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
LucileMM
  25 mars 2017
Dans cet Essai paru en 2010, Elisabeth Badinter offre une analyse intéressante de l'évolution du féminisme depuis les années soixante-dix.
Elle détaille comment l'arrivée d'un féminisme « naturaliste » s'appuyant principalement sur l'écologie et sur un renforcement des tenants de l'instinct maternel universel (relevant de la biologie) aurait abouti dans les faits à faire peser sur les femmes un choix impossible.
Être une bonne mère aujourd'hui, passerait notamment par l'allaitement prolongé et une garde familiale jusqu'au trois ans de l'enfant (voire l'utilisation des couches lavables…). Qui plus en est, dans notre société où la maternité est devenue un choix, difficile de ne pas vouloir donner « le meilleur » à cet enfant désiré et attendu.
Vous le voyez venir le choix impossible ?
Et oui, comment dans ces conditions mener de front maternité et carrière de haut vol ?
Même si je ne partage pas toutes les convictions d'Elisabeth Badinter, j'ai apprécié le côté extrêmement argumenté de son état des lieux, et le fait que tout en long de son texte, ce qu'elle dénonce, c'est ce jugement social dont la femme sera finalement victime quel que soit le choix qu'elle fasse.
Ne pas avoir d'enfants (égoïste), mener une carrière professionnelle de front avec sa maternité (mauvaise mère) ou bien décider de s'occuper exclusivement de ses enfants (pas intéressante).
Mesdames, il semblerait que nous serons de toutes façons perdantes, alors fermons les écoutilles, écoutons notre voix intérieure et surtout, faisons nous confiance!
Challenge Multi-défis 2017
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Myriam3
  19 août 2017
Etat des lieux intéressant sur la femme et sa relation à la maternité en Europe et Amérique du Nord, sous forme de tableaux, extraits d'analyses et réflexions sur les différentes politiques et cultures de ces pays.
Badinter s'attache à démontrer que la vague de naturalisme qui sévit depuis les années 80 entraîne une régression des droits des femmes par rapport aux années 70 ( sa propre génération versus les suivantes). Grands coupables: l'allaitement, celui au sein j'entends, et surtout, surtout, La Leche League qui à coups de campagnes de pub et accords judicieux avec diverses organisations de santé culpabilise les femmes qui ne sont pas prêtes à se sacrifier totalement pour leur progéniture. Ca passe bien sûr par l'allaitement donc, mais aussi le maternage, le cododo, le congé parental ou plus si possible.
L'allaitement: question sensible chez Badinter, qui en parlait déjà pas mal dans L'Amour en Plus. Personnellement, étant passé par ces diverses étapes par choix personnel (mais peut-être réfutera-t-elle le terme de choix?), je n'ai pas vécu tout ça comme une aliénation et je suis heureuse d'avoir lu ce livre après avoir eu des enfants! Mais je comprends bien que Badinter tient à mettre le doigt sur l'influence écrasante que peuvent avoir les regards et les pressions extérieures sur une femme, aujourd'hui.
C'est une lecture intéressante qui suscite pas mal de questionnements sur un point - la maternité, désirée ou rejetée - qui est à la fois très intime et très social.
En revanche, j'ai pas mal bondi lorsqu'elle aborde, au début du livre, la progression des mouvements écologistes d'un ton sarcastique assez proche du mépris. Question de génération?
Enfin, en reprenant au dernier chapitre les points de son premier essai l'Amour en Plus, Badinter montre comment la France et les Français font figure d'exception quand il s'agit de maternité. Intriguant!
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VincentLavandier
  28 mars 2012
A lire - “Le conflit” - Elisabeth Badinter.
Sous titré : la femme et la mère.
Destiné aussi bien aux hommes qu'aux femmes cet essai sur la maternité et la femme est passionnant.
Elisabeth Badinter y décrit avec précision les pressions sociétales que subit la femme pour devenir mère.
Je dois reconnaître que pendant longtemps, je pensais moi aussi qu'une femme qui n'avait pas eu d'enfant ne pouvait pas tout à fait être femme.
Parce qu'elle n'avait pas connu la maternité ?
En réfléchissant bien je me rends compte qu'il y en a beaucoup qui après cette aventure ne sont plus jamais femme, mais seulement mère et plus rien d'autre. Et que nombreuses sont plus épanouies que beaucoup de leur coreligionnaires qui ont pu vivre les joies de l'enfantement…
Cette vision de l'épanouissement extatique de la femme dans son rôle de mère consisterai également à passer par pertes et profits toutes celles qui n'aiment pas être mère… mais qui n'osent pas l'avouer.
Et puis il y a une critique de la Letche League.
Letche League que je qualifierai de sectaire tant leur vision de la femme est restrictive.
Allaite et t'es toi !
La femme ? une vache à lait.
Son épanouissement professionnel ?
Son épanouissement conjugal ?
Son épanouissement sexuel ?
Allaite et tais toi…
Et je ne les aime pas pour une deuxième raison.
La Leche Ligue nie le rôle du père autrement que comme protecteur.
Mais moi j'ai le droit et le devoir aussi, de nourrir mes enfants, de me lever également la nuit pour donner la becquée. Si nous avions suivi les préceptes de ces extrémistes je n'aurai surement pas passer ces moments si émouvant avec mes enfants, la nuit, en tête à tête… à deux heures du matin.
Et je ne parle même pas de leur arguments pseudo scientifiques qu'aucune étude ne vient étayer…
Enfin, je vous laisse lire le livre d'Elisabeth Badinter, elle explique cela beaucoup mieux que moi.
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nagwen
  27 avril 2011
Dans cet essai, Elisabeth Badinter tente de trouver une explication au refus de certaines femmes d'être mère et à la fois cette espèce de retour à une idéologie qui se développe en parallèle du mouvement écologiste, le "naturalisme". La société d'aujourd'hui valorise une mère présente, qui allaite à la demande, qui arrête de travailler pour faire passer sa famille avant tout le reste (et même avant elle même), qui ne donne pas de petits pots et cuisine tout bio et lave consciencieusement les couches (lavables) de ses rejetons...
Contrairement à ce qui a été dit (et trop vite dit), Elisabeth Badinter ne s'oppose pas au retour de certaines personnes à des valeurs familiales traditionnelles. Elle regrette seulement que ce modèle soit ultravalorisé alors qu'il ne correspond pas nécessairement à la vision des choses des femmes d'aujourd'hui. Mais ce livre traite également des personnes qui refusent d'avoir des enfants, de la natalité et des modèles de société qui existent dans le monde... Et l'on retrouve clairement une filiation avec son livre sur le (non) instinct maternel, L'amour en plus, écrit il y a plus de 30 ans.
Cet essai est extrêmement documenté, l'auteur fournit de nombreuses notes afin de justifier ses arguments... On est pas ici dans la polémique uniquement mais clairement dans une étude sérieuse et rigoureuse de la société et de la place des femmes.
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michelekastner
  20 juillet 2013
Il est entendu que les femmes sont lésées face aux hommes en ce qui concerne les inconvénients de la vie au foyer associée à l'éducation des enfants, que la liberté et l'indépendance de la femme est mise à mal, que les parents, et en particulier la mère, subissent une forte pression quant à leur rôle exigeant de tuteurs disponibles et sans failles, au risque d'être pointés du doigt par l'entourage, que la femme, parfois, met sa vie sociale entre parenthèses pour quelques années, voire plus, que la vie de couple est parfois menacée par le dévouement total de la mère pour l'enfant, que l'on a peut-être un peu forcé le trait sur l'instinct maternel et ses obligations, que l'absence de maternité est trop souvent vécue comme un échec car elle représente l'accomplissement idéal d'une vie et que l'on occulte les contraintes et les sacrifices. Mais les propos de l'auteure sont vraiment trop caricaturaux et présenter l'allaitement comme une chose souvent imposée et la tendance actuelle au "naturalisme" comme rétrograde me paraît franchement excessif et extrême.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
tamara29tamara29   14 septembre 2014
Chaque culture est dominée par un modèle maternel idéal qui peut varier selon les époques. Qu'elles en soient conscientes ou non, il pèse sur toutes les femmes. On peut l'accepter ou le contourner, le négocier ou le rejeter, mais c'est toujours par rapport à lui qu'on se détermine en dernière instance.
Aujourd'hui, le modèle est plus exigeant que jamais. Davantage encore qu'il y a vingt ans où l'on remarquait déjà l'extension des devoirs maternels. [...]
Comme par ailleurs, l'idéal féminin ne recouvre pas le modèle maternel et que l'épanouissement personnel est la motivation dominante de notre temps, les femmes se retrouvent au coeur d'une triple contradiction.
La première est sociale. Alors que les partisans de la famille traditionnelle blâment les mères qui travaillent, l'entreprise leur reproche leurs maternités répétées. [...]
La seconde contradiction concerne le couple. On l'a vu, l'enfant n'est pas propice à la vie amoureuse. La fatigue, le manque de sommeil et d'intimité, les contraintes et les sacrifices qui imposent la présence d'un enfant peuvent avoir raison du couple. [...]
La contradiction la plus douloureuse réside au sein de chaque femme qui ne se confond pas avec la mère. Toutes celles qui se sentent écartelées entre leur amour pour l'enfant et leurs désirs personnels. Entre l'individu égoïste et celle qui veut le bien-être de son petit. L'enfant conçu comme une source d'épanouissement peut donc se révéler un obstacle à celui-ci.
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MyriamBachonMyriamBachon   19 juillet 2010
Le maternalisme tant prôné n'a pour l'heure engendréni matriarcat, ni égalité des sexes, mais plutôt une régression de la condition des femmes. Régression consentie au nom de l'amour que l'on porte à son enfnat; du rêve de l'enfant parfait et d'un choix moralement supérieur..... Chacun le sait: rien ne vaut la servitude volontaire!.... C'est l'innocent bébé- bien malgré lui- qui est devenu le meilleur allié de la domination masculine.
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MyriamBachonMyriamBachon   19 juillet 2010
L'idée convenue que l'enfant renforce la solidité d'un couple a fait long feu.... A l'inverse; les couples sans enfant se plaisent à souligner les avantages du tête à tête : vivre l'un pour l'autre, faire plus de choses à deux que les parents, être à l'écoute des sentiments et des désirs de l'autre.
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sasmira44sasmira44   26 septembre 2011
Si l'allaitement est un droit, le non allaitement l'est-il encore? (...) A présent, le discourt a changé et tend à se faire plus ferme. (...) On parle de moins en moins de droit et de plus en plus de devoir. Aujourd'hui le biberon [est] synonyme d'égoïsme maternel. (...) Pourtant certaines adeptes de la Lèche League [pour l'allaitement maternel] (...) se plaignent de n'être plus qu'un "repas ambulant" ou une "tétine géante"
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sasmira44sasmira44   10 octobre 2011
Le retour en force du naturalisme, remettant à l'honneur le concept bien usé d'instinct maternel et faisant l'éloge du masochisme et du sacrifice féminins, constitue le pire danger pour l'émancipation des femmes et l'égalité des sexes.
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Elisabeth Badinter – "A Contre-Courant".
Un film d'Olivier Peyon - Collection Empreintes France 5.
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