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EAN : 9782258086432
992 pages
Éditeur : Omnibus (30/05/2013)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Six millions de Français partagent chaque année cette ivresse douce : sentir son corps entrer dans le paysage par le mouvement régulier du pas à pas, approfondir son regard sur le monde qui défile avec une lenteur idéale, et s'en imprégner jusqu'à se dissoudre pour mieux se recomposer. "Jamais je n'ai tant pensé, écrit Rousseau, tant existé, tant vécu, tant été moi, si j'ose ainsi dire, que dans les voyages que j'ai fait à pied".
Le "Promeneur solitaire" est... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ivredelivres
  09 août 2013
Voila un livre qui donne une furieuse envie de marcher ET de Lire
Disons le tout de suite, pour les fanatiques de livres sur la marche, qu'il peut être parfois un peu redondant, mais pas tant que ça.
On y trouve des pointures comme N Bouvier, JC Bourlès, ou Jim Harrison, des amateurs plus récents dont j'ai eu l'occasion de vous parler : JL Hue ou F Gros sans oublier nos classiques de Thoreau à Emerson en passant par Jean Jacques Rousseau.
Mais surprise j'ai trouvé là des noms inconnus, des références oubliées et des extraits de livres aujourd'hui introuvables hors des archives des bibliothèques.
Ce sont ces textes là qui ont fait mon bonheur et je vais tout faire pour vous allécher.
Pétrarque par exemple qui n'a pas fait que gravir le Mont Ventoux, ou allez Hazlitt, ce nom ne vous dit rien ? alors c'est que vous n'avez pas lu Helen Hanff et ce sera votre premier oubli à rattraper.
Ou alors Agricol Perdiguier, rien que le nom donne envie d'en savoir plus, cet avignonnais va faire son Tour de compagnon du Devoir et son tour de France a une sacrée saveur.
Rimbaud, oui oui le marcheur du désert, oui mais pas que….le voilà faisant la traversée du Gothard où il trouve la neige qui l'oblige à trouver refuge à l'hospice du lieu.
Et ces récits du Pèlerin Russe tout empreints de mystique, lui qui n'a dans son sac qu' « une Bible, du pain et c'est tout »
Piquons parmi les romantiques, il n'y a pas que Chateaubriand ou Lamartine, Goethe est aussi un grand marcheur, mais aussi bien moins connu Etienne Pivert de Sénancour qui « n'imagine rien hors de la nature ».
Plus près de nous Julien Gracq et ses Carnets du grand chemin
Et ça c'est sans compter sur les montagneux et leurs multiples voyages dans les Alpes qui sont parfois d'une « sublime horreur » pour le dire comme Victor Hugo.
Là je vous sens accrochés et prêts à me suivre sur ces chemins et sentiers, en promenade avec Walser ou à la découverte du monde.
« A travers ces textes, la marche apparaît comme la meilleure façon d'appréhender le monde, à vitesse humaine, au rythme de sa propre introspection... »
Il parait qu'il y a six millions de français qui partage cette façon là d'appréhender le monde ! Vous en faites peut être partie ?

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Babelcoyo
  21 décembre 2020
Il n'est pas si courant de nos jours de tomber sur un livre de chevet qui n'ait pas l'austérité du dictionnaire ou de l'anthologie. Antoine de Baecque, ex rédac-chef (comme on dit dans les rédactions) des Cahiers du Cinéma puis des pages culturelles de Libération qui n'est certes pas l'oiseau tombé du nid, a tout de même le mérite d'avoir réussi cette belle prouesse. Inconditionnel des écrivains voyageurs - auxquels fait allusion le titre - ce pavé de 965 pages est pour vous. On y retrouve donc sans surprise l'humour caustique d'Albert Londres (un extrait de l'incontournable le Juif errant est arrivé ), le raffinement de Nicolas Bouvier (un entretien des plus roboratifs), la sauvagerie d'Henri David Thoreau (l'inspirateur du populaire Into the Wild) mais aussi la pesanteur de Proust ( du côté de chez Swann ), la justesse de Jospeh Conrad (souvenirs de 1908), la rusticité de Jean Giono (un passage des grands chemins ) et bien d'autres encore. Petit bémol concernant cette compilation, il ne s'agit pas tant d'évoquer la marche en tant que telle que de faire l'éloge de la vie sauvage (pour reprendre Thoreau) , et à ce compte-là, on peut s'étonner de ne point trouver sur notre chemin Mark Twain ou Jack London, par exemple. le mot randonneur semble donc souvent usurpé : le découpage et le regroupement en chapitres aux contenus pourtant similaires apparaît à priori comme artificiel, sentiment qui sera éventuellement nuancé à la fin de la lecture complète de cette somme de nobles textes. Mais ne gâchons pas notre plaisir d'avoir à portée d'oreiller, et pour quelques années encore, un ouvrage d'écrivains si brillants dont chaque texte se suffit à lui-même. Cette cohérence éditoriale est discutable mais non scandaleuse et ceci est un bel objet en vérité, un cadeau qui ravira les esprits champêtres.
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eowin
  15 septembre 2013
Un gros livre à consommer par petites tranches.
Ecrivains et philosophes, d'hier et d'aujourd'hui, sont convoqués grâce à leurs écrits consacrés à la marche. J'ai beaucoup aimé suivre le cheminement de pensée de ces grands esprits.
Certains expliquent et conseillent: attention à monsieur Balzac.... l'idée blasphématoire que ces bons conseils n'aient pas été tant que cela suivis par l'auteur m'a effleurée ;)
Des textes plus physiologiques nous éclairent aussi sur ce qui se passe dans notre corps pendant cette cette saine activité.
Ces petits textes donnent envie de s'y mettre à la marche, ce livre étant le criant témoignage de l'adage: men sana in corpore sano..... puristes n'hésitez pas à corriger.
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gigi55
  14 août 2013
Une anthologie très riche qui permet de découvrir ou de relire des textes classiques de la littérature, ou des "classiques sur la marche".
Mas d'abortd, on est étonné de voir à quel point la marche était une pratique courante avant le développement des transports et surtout de la voiture individuelle.
Au rayon des découvertes : Rodolphe Toepffer "voyages en zigzag Paris 1884, Adolphe Joanne "Du voyage à pied, du bagages, du costume et des distances", Marie Paillon, "Conseils aux femmes excursionnistes" Annuaire du club alpin français, 1891, Henri Ferrand, de la régénération par l'excursion en montagne" , Grenoble, 1904. Yves Gallot, L'art de marcher, Paris, 1898.
Au rayon des classiques, on retrouve la puissance et le style de Rousseau, Hugo, Balzac, Chateaubriand, Flaubert, la force brute d'Emerson, H. D. Thoreau ou W. Whitmann.
On apprécie l'élégance d'Octave Mirbeau (sac au dos), Xavier de Maistre ( le tour de ma chambre) la prose racée de Péguy ( La tapisserie de Notre-Dame) ou la vivacité de Pétrarque.
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karkarot
  28 août 2018
L'auteur a réuni dans ce livre épais un aperçu très intéressant et complet de tout ce qui s'est dit sur le fait de marcher, des premières études anatomiques aux plus philosophiques de considérations, réunissant des auteurs aussi divers que passionnant. Ce livre ne doit pas se lire d'une traite, mais par petit pas, en dégustant chaque extrait commenté. Un régal !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   03 juillet 2016
Pour autant que je m'en souvienne, je me trouvai, en débouchant dans la rue vaste et claire, d'une humeur aventureuse et romantique qui m'emplit d'aise. Le monde matinal qui s'étalait devant moi me parut si beau que j'eus le sentiment de le voir pour la première fois. Tout ce que j'apercevais me donnait une agréable impression d'amabilité, de bonté et de jeunesse. J'oubliai bien vite qu'un moment encore auparavant, dans mon bureau, là-haut, je ruminais des pensées lugubres devant une feuille de papier vide. La souffrance, la tristesse et toutes les idées pénibles avaient comme disparu, quoique je ressentisse encore vivement une certaine gravité devant et derrière moi.

Robert Walser, La promenade, 1920
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Myriam3Myriam3   15 janvier 2015
Le pas humain varie suivant des conditions multiples: la profession, l'état social, le caractère, la race, le milieu où on vit.
Ainsi, le pas de l'homme du monde diffère de celui du campagnard. Le marin se reconnaît tout de suite à son balancement; ayant à marcher sur un sol constamment mobile, son centre de gravité risquant d'être à chaque instant et subitement déplacé de plusieurs degrés, il est obligé de garder les jambes fléchies et d'avancer en donnant autant d'étendue que possible à sa base de sustentation, et, conservant cette habitude même sur terre ferme, il a, dans la marche, de forts mouvements de latéralité provenant de l'écartement et de la flexion de ses jambes.

Mécanique de la Marche, Etienne-Jules Marey
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Myriam3Myriam3   02 août 2015
Il était de petite taille, très maigre et très faible en apparence. Ses habits étaient sales et déchirés; mais, comme il passait de temps à autre dans le feu éclatant d'un candélabre, je m'aperçus que son linge, quoique sale, était d'une belle qualité; et, si mes yeux ne m'ont pas abusé, à travers une déchirure du manteau, évidemment acheté d'occasion, dont il était soigneusement enveloppé, j'entrevis la lueur d'un diamant et d'un poignard.

Edgar Allan Poe, L'Homme des Foules, traduction de Charles Baudelaire
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Myriam3Myriam3   21 décembre 2015
Une promenade nocturne en forêt est un excellent substitut à la cocaïne, en plus d'être tout simplement une promenade nocturne en forêt.

Jim Harrison, Passacaille du Poète perdu
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Myriam3Myriam3   21 décembre 2015
J'ai rêvé que je découvrais une louve, l'échine brisée, sur un chemin de bûcherons. Je m'agenouillais près d'elle, et elle entrait en moi pour devenir une partie de mon corps et de mon squelette.


Jim Harrison, Passacaille du Poète perdu
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Videos de Antoine de Baecque (22) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antoine de Baecque
"Il était une fois un homme et une ville qui se rencontrèrent, s'aimèrent, se marièrent, et eurent un enfant nommé Festival". C'est en ces mots que le grand Jean Vilar décrit la création, en septembre 1947, d'"Une Semaine d'art en Avignon", qui deviendra au fil des ans le Festival d'Avignon tel que nous le connaissons aujourd'hui. Antoine de Baecque, historien et critique, co-auteur d'une "Histoire du Festival d'Avignon" (Gallimard, 2016), retrace les liens qui unissent historiquement la ville au théâtre. Il est l'invité d'Oliva Gesbert.
La Grande table Culture d'Olivia Gesbert – émission du 12 février 2020 À retrouver ici : https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie/saison-26-08-2019-29-06-2020
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